Bleu blanc sang T1 - Provence, août 1944
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Et soudain, tout le monde me manque
Laurent Blanc est un ancien footballeur français, né le 19 novembre 1965 à Alès (Gard). Ce défenseur, au profil très offensif, formé à l'origine comme milieu de terrain, fut l'un des cadres majeurs de l'équipe de France qui a remporté la Coupe du monde en 1998 et l'Euro 2000. Après sa carrière de joueur, il a poursuivi une carrière d'entraîneur. Il quitte ses fonctions après l'Euro 2012, le 30 juin.
Issu du centre de formation de Montpellier où il arrive en 1980 après avoir évolué dans les équipes jeunes de l'Olympique d'Alès en Cévennes, Laurent Blanc débute en équipe première en 1983. Doté d'une excellente technique individuelle et d'une remarquable vision du jeu, il occupe un poste de milieu de terrain offensif. Il est de l'aventure montpelliéraine qui aboutit à la montée en première division en 1987. C'est à ce poste qu'il remporte le Championnat d'Europe de football Espoirs 1988.
Lors de la saison 1989-1990, devant les difficultés du club en championnat (19e à la 25e journée) et à la demande de Michel Mézy qui vient de remplacer Aimé Jacquet à la tête de l'équipe, il descend en défense centrale au poste de libero. Laurent Blanc se trouve trop jeune pour ce poste, il s'y plie à contre-cœur, de peur de perdre sa place en équipe de France.
Son entente avec Julio Cesar fonctionne parfaitement et le club finit 13e du championnat. En fin de saison, il remporte avec son équipe la coupe de France face au RC Paris 2 à 0, il ouvre le score sur coup-franc dans les prolongations à la 103e minute.
Il se fixe définitivement au poste de libero dès la saison suivante, ce qui ne l'empêche pas de finir meilleur buteur du club en championnat avec 14 buts inscrits (sur penalty ou de la tête principalement) lors du championnat.
En Coupe des Vainqueurs de Coupes, Laurent Blanc réalise avec Montpellier un très beau parcours en sortant successivement le PSV Eindhoven puis le Steaua Bucarest avant de s'incliner en quart de finale face à Manchester United, malgré un 1 à 1 prometteur au match aller à Old Trafford.
L'exil en Italie, puis le retour en France
En 1991, Laurent Blanc tente une première expérience en Italie, à Naples. Défenseur très porté vers le but adverse, il peine à se faire aux exigences tactiques de son équipe. À l'issue d'une saison honorable (31 matchs et 6 buts inscrits) mais peu concluante, il revient en France, à Nîmes, puis à l'AS Saint-Étienne, de 1993 à 1995 où il retrouve toute son efficacité défensive et offensive (13 buts la dernière année). Malheureusement en pure perte car les Verts sombrent dans le classement, ne devant leur maintien qu'à la décision de la Ligue de ne pas faire remonter l'OM, à cause de finances trop précaires.
L'AJ Auxerre le recrute en 1995. Guy Roux souhaitait trouver un successeur à l'international néerlandais Frank Verlaat, mais aussi relancer le joueur, comme auparavant l'international belge Enzo Scifo (de 1989 à 1991) et l'international français Alain Roche (de 1990 à 1992). Mission accomplie : certes, il se blesse rapidement mais revient après la trêve hivernale fin 1995 et réalise la saison parfaite en remportant un doublé coupe/championnat.
L'épisode FC Barcelone
En cette fin de saison 1996, Laurent Blanc est convoité par de nombreux clubs européens, et c'est finalement le FC Barcelone qui emporte la signature du libéro de l'Équipe de France. Sa deuxième tentative étrangère ne s'avère pas aussi concluante que prévue. Recruté par Johan Cruyff, l'entraîneur néerlandais est remercié le jour même de la signature du contrat. Il remporte fin août la Supercoupe d'Espagne face à l'Atletico Madrid, mais une blessure perturbe ses débuts en Liga. Il parvient tout de même rapidement à décrocher une place de titulaire au sein de la défense catalane. La seconde partie de saison est plus délicate avec un carton rouge en 1/4 de finales de Coupe des Coupes, puis une blessure contre Extremadure qui le prive du Clásico contre le Real Madrid et de la finale de la Coupe des Coupes qui oppose le Barça au PSG. Malgré 28 matchs de championnat, 5 matchs européens et 4 matchs de coupe, Laurent Blanc n'est pas le titulaire indiscutable qu'il se doit d'être à un an de la Coupe du Monde et décide de quitter le club.
La naissance du « Président »
Il revient une fois de plus en France en 1997, à l'OM, convaincu par Rolland Courbis. À l'OM il apporte beaucoup à une équipe en perte de confiance et lui permet dès sa première année de se positionner en 4e position du championnat. La même saison, il marque 11 buts (coups francs, penalties, têtes...). C'est à cette époque qu'il gagne le surnom de « Président ». Il marque seulement 2 buts en 1998-1999 mais reste solide en défense. En 1999, après la conquête de la Coupe du monde 1998 et la finale perdue avec l'OM en Coupe UEFA, il est contraint au départ car Rolland Courbis supporterait mal que son capitaine ait plus d'influence que lui auprès des dirigeants et supporters olympiens[réf. nécessaire]. Il repart une nouvelle fois à l'étranger. L'Inter Milan le recrute pour renforcer sa défense centrale.
En 2001, c'est Manchester United qui le recrute pour construire une des meilleures équipes d'Europe, avec notamment
fabien barthez dans les buts. Il prend sa retraite en 2003, achevant sa carrière sur un titre de champion d'Angleterre.
L'Équipe de France
Avec les Espoirs, Laurent Blanc est champion d'Europe 1988 . L'année suivante, dès le second match à la tête de la sélection de
Michel Platini, il est appelé à disputer son premier match en équipe de France A, le 7 février 1989, contre la sélection République Irlandaise.
C'est le début d'une aventure avec les Bleus.
Cette sélection française en reconstruction ne peut se qualifier pour le mondial 1990. Elle aligne néanmoins une impressionnante série de 19 matches sans défaite dont 10 victoires en 10 rencontres pendant la phase de qualification pour l'Euro 92, ce qui en fait un des favoris pour la phase finale, mais durant laquelle Laurent Blanc et les siens se font sortir dès les poules, par les futurs vainqueurs de l'épreuve: le Danemark.
À l'issue du fiasco des éliminatoires pour la Coupe du monde de football 1994, Blanc, peu épargné par les critiques, annonce qu'il renonce désormais à l'équipe de France. L'une des priorités d'Aimé Jacquet, le nouveau sélectionneur national, est de faire revenir Blanc sur cette décision.
Blanc devient l'un des joueurs les plus importants des Bleus de Jacquet, que ce soit sur et en dehors du terrain. Il participe ainsi à l'Euro 1996 en Angleterre où la France échoue en demi-finale contre la République tchèque. Il s'agit de la naissance de la grande équipe qui devient championne du monde deux ans plus tard.
Exemplaire durant la Coupe du monde 1998, décisif en huitièmes de finale face au Paraguay, où il inscrit le but de la qualification en prolongation à la suite d'une passe de la tête de
david trezeguet sur un centre de Pires, il est pourtant absent de la finale en raison d'un carton rouge reçu en demi-finale pour avoir giflé le joueur croate Slaven Bilic suite à un accrochage entre les deux joueurs. Cette sanction est une des grandes déceptions de sa carrière et est vécue par les supporters et ses équipiers comme une injustice, Laurent Blanc ayant une réputation de joueur fair-play.
Parmi les images fortes de la Coupe du monde 1998, en France, il en est une qui reste gravée dans les esprits des supporters français : lorsque Laurent Blanc, avant chaque match, embrasse la tête rasée de
fabien barthez. Ce geste rituel est attendu par tous au fur et à mesure de l'avancée de la compétition.
Après la victoire de 1998, il participe également à la victoire à l'Euro 2000. Parfois critiqué lors des matchs de qualifications où l'on stigmatise son âge et son manque de vitesse, il reste solide et fiable en défense centrale lors de la phase finale en Belgique et aux Pays-Bas et ne laisse pas échapper le titre. À l'issue du tournoi, il annonce sa retraite internationale, comme son capitaine
Didier Deschamps.
Profil du joueur
Bien qu'il ne fût pas un réel libéro (du moins en équipe de France qui évoluait avec une défense en ligne), Laurent Blanc fut un défenseur "offensif" dans la lignée de joueurs tels que l'allemand
Franz Beckenbauer. Formé à l'origine comme milieu de terrain offensif, il était réputé pour ses qualités techniques, sa vision du jeu et son sens du but. Ces qualités lui permirent de se convertir en un défenseur très adroit dans les relances et n'hésitant pas à monter sur les actions offensives. Son placement et sa lecture du jeu compensaient amplement une certaine lenteur et lui évitait de se lancer dans des tacles hasardeux. Durant sa carrière, Blanc avait la réputation d'un joueur défendant toujours "debout" et de manière propre. Sa technique lui permettait aussi de garder son sang-froid dans les situations délicates, lui donnant l'impression de toujours maîtriser son calme et de rassurer ses coéquipiers.
Joueur élégant, au port altier, il fut aussi un très grand buteur en dépit de sa position reculée sur le terrain. Si son jeu de tête fut à l'origine de certains de ses buts sur corners, d'autres furent inscrits dans le cours du jeu, soit sur ses montées, soit sur des coups de pieds arrêtés (penalty ou coup franc).
Très régulier, il n'a connu que très peu de passages à vide en équipe de France, devenant à la fin des années 1990 l'un des cadres les plus sûrs de l'équipe. Son rayonnement sur le terrain, sa maîtrise technique, son sang-froid ainsi que son influence sur ses coéquipiers lui ont valu le surnom de « Président ».
En équipe de France, Laurent Blanc était positionné demi relayeur sous l'ère Platini, avant de se confirmer sous l'ère Houllier défenseur axial de la sélection. Dès lors, lorsque ces 5 joueurs étaient alignés ensemble sur le terrain :
fabien barthez,
Lilian Thuram, Laurent Blanc, Marcel Desailly et
Bixente Lizarazu l'équipe de France n'a jamais perdu. Entre la prise en main de l'équipe de France par Aimé Jacquet en 1994 et la fin de sa carrière internationale en 2000, Laurent Blanc n'a connu qu'une seule fois la défaite (France-Angleterre 0-1 le 7 juin 1997).
Laurent Blanc entraîneur
Ayant passé ses diplômes, Blanc souhaite entraîner au plus vite un grand club en sautant l'étape d'entraîner des clubs de plus faible envergure. Ceux-ci hésitent à faire confiance à un homme leader certes, mais inexpérimenté. Après des approches infructueuses de l'OM, ce sont les Girondins de Bordeaux qui lui offrent finalement son premier poste en 2007, en remplacement du Brésilien Ricardo.
Pour sa première saison sur un banc de Ligue 1, Laurent Blanc est distingué. Il remporte le trophée UNFP du football de « meilleur entraîneur de Ligue 1 » [1]. Avec lui, les Girondins terminent le championnat 2007-2008 à la seconde place en 2008, et remportent la Coupe de la Ligue.
Après cette première saison réussie, il parvient à faire mieux l'année suivante. Le 31 mai 2009, grâce à la victoire contre Caen, Bordeaux et Laurent Blanc deviennent Champion de France, 10 ans après leur dernier sacre, mettant ainsi fin au règne de l'Olympique lyonnais qui perdurait depuis 2002.
Sa troisième année débute sur d'excellents résultats. En championnat, le club s'empare rapidement de la première place, et compte neuf points d'avance sur le deuxième quand arrive la trêve hivernale. En Ligue des champions, le club se qualifie brillamment pour les huitièmes de finale, en marquant 16 points sur 18 possibles lors des matches de poules, avec notamment deux victoires contre le Bayern Munich et une victoire et un match nul contre la Juventus de Turin.
Le seconde partie de la saison est beaucoup plus difficile. Les Bordelais perdent la finale de la coupe de la Ligue contre l'Olympique de Marseille (3-1). En Ligue des champions, ils remportent laborieusement leur huitième de finale contre l'Olympiakos le Pirée, avant de céder en quarts de finale contre l'Olympique lyonnais. En championnat, ils enchaînent les mauvais résultats, et ne terminent finalement que sixièmes.
Ces mauvais résultats interviennent sur fond de rumeurs insistantes quant à l'avenir de Laurent Blanc : celui-ci restera-t-il à Bordeaux la saison prochaine, ou bien quittera-t-il le club pour devenir sélectionneur de l'équipe de France ou entraîneur d'un grand club étranger ? Les supputations vont bon train dans les media, d'autant plus que Laurent Blanc refuse de se prononcer sur son avenir tant que la saison n'est pas finie. Cette incertitude est probablement une des causes de la fin de saison ratée des Bordelais.
Le 16 mai 2010, au lendemain de la fin de la saison 2009-2010, il souhaiterait répondre favorablement à la proposition de la F.F.F. concernant le poste de sélectionneur national française et donc de fait quitter le F.C. Girondins de Bordeaux.
Après le fiasco total de l'équipe de France lors de la coupe du monde 2010 sous l'ère Domenech, il succède à celui-ci en prenant ses fonctions de sélectionneur le 2 juillet 2010.
Son premier match sur le banc des Bleus est un match amical prévu pour le 11 août face à la Norvège. Pour ce match, il décide d'écarter les 23 mondialistes, auteurs d'un mondial catastrophique entaché de nombreuses polémiques (Grève de l'entraînement par les joueurs, faits divers, etc...) de la liste des convoqués avec le soutien de la FFF. Son second match aura lieu le 3 septembre, date du premier match des éliminatoires de l'Euro 2012 face à la Biélorussie.
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Palmarès de joueur
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En Sélection
* Champion du monde 1998
* Champion d'Europe 2000
* Vainqueur du Tournoi
Hassan II en 1998 et 2000
* Vainqueur de la Coupe Kirin en 1994
* Champion d'Europe Espoirs 1988 avec l'équipe de France des - de 23 ans
En club
* 1984 - Finaliste de la Coupe Gambardella avec le Montpellier HSC
* 1985 - Finaliste de la Coupe Gambardella avec le Montpellier HSC
* 1987 - Champion de France de Division 2 avec le Montpellier HSC
* 1990 - Vainqueur de la Coupe de France avec le Montpellier HSC
* 1996 - Vainqueur de la Coupe de France avec l'AJ Auxerre
* 1996 - Champion de France de Division 1 avec l'AJ Auxerre
* 1996 - Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne avec le FC Barcelone
* 1997 - Vainqueur de la Coupe des Coupes avec le FC Barcelone (n'a pas joué la finale)
* 1997 - Vainqueur de la Coupe du Roi avec le FC Barcelone (n'a pas joué la finale)
* 1999 - Finaliste de la Coupe UEFA avec l'Olympique de Marseille
* 2000 - Finaliste de la Coupe d'Italie avec l'Inter Milan
* 2003 - Champion d'Angleterre avec Manchester United
* 2003 - Finaliste de la League Cup avec Manchester United (n'a pas joué la finale)
* Divers saisonnier : Vainqueur du Tournoi de Paris (1988 - Montpellier)
* Divers : sous les couleurs montpelliéraines, il se classe 4ème meilleur buteur du championnat
en 1989 avec 15 buts et 3ème en 1991 avec 14 buts. Lors de ses deux saisons marseillaises, de
1997 à 1999, son équipe termine à chaque fois meilleure défense du championnat
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Distinctions personnelles
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* Joueur français de l'année : 1990
* Oscar UNFP de DII : 1987
* Capitaine de l'équipe de Montpellier
* Chevalier de la Légion d'honneur : 1998
* Figure dans l'ESM XI du mois en novembre et décembre 1997, janvier, février, novembre et
décembre 1998, janvier et avril 1999[3]
* Figure dans l'ESM XI de la saison en 1998 et 1999
* 4e joueur français du siècle L'Équipe : 2000
* Meilleur buteur de l'Histoire du Montpellier HSC avec 84 buts
* Trophée UNFP du Meilleur Entraîneur de Ligue 1 en 2008
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Palmarès
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* Girondins de Bordeaux
o Champion de France de Ligue 1 : 2009
o Vice-champion de France de Ligue 1 : 2008
o Trophée des Champions (2) : 2008 et 2009
o Coupe de la Ligue : 2009
o Finaliste de la Coupe de la Ligue (1) : 2010
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Distinctions personnelles
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* Trophée UNFP du football du meilleur entraîneur : 2008
* Meilleur entraîneur France Football : 2009
Source :
fr.wikipedia.org/.../fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Blanc