Webster's Guide to World Governments: Portugal, Featuring President Anibal Cavaco Silva and Prime Minister Jose Socrates
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El balcon de socrates. una propuesta frente al nihilismo
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José Sócrates Carvalho Pinto de Sousa, né le 6 septembre 1957 à Alijo, au Portugal, est un homme politique portugais membre du Parti socialiste (PS), dont il est secrétaire général.
Il est, depuis le 12 mars 2005, Premier ministre du Portugal, et dirige depuis 2009 un gouvernement minoritaire. Il débute sa carrière politique au sein des jeunesses du Parti social-démocrate (PPD/PSD), qu'il quitte en 1975, avant de rejoindre en 1981 le Parti socialiste (PS). Élu député du district de Castelo Branco en 1987, il est nommé dix ans plus tard ministre adjoint du Premier ministre, António Guterres. À ce poste, il a notamment assuré l'obtention par le Portugal de l'Euro 2004. En 1999, il est nommé ministre de l'Environnement, un poste qu'il cumule avec celui de ministre de l'Équipement à partir du début de l'année 2002.
La victoire du PPD/PSD aux législatives anticipées du mois de mars le renvoie dans l'opposition. Suite à la démission d'Eduardo Ferro Rodrigues, il est élu secrétaire général du PS en 2004 avec 80 % des voix face à deux candidats, et mène le parti à la victoire aux législatives de 2005, où il remporte pour la première fois depuis 1974 une majorité absolue. Investi Premier ministre, il met en place une politique de rigueur budgétaire, légalise l'interruption volontaire de grossesse et réalise la signature du traité de Lisbonne.
Lors des élections législatives de 2009, il perd sa majorité absolue et, face à l'impossibilité de former une coalition avec l'un des quatre autres partis, prend la tête d'un gouvernement minoritaire. Il remet alors en place une politique de rigueur budgétaire pour répondre à la dégradation des comptes publics induite par la crise économique mondiale et aux inquiétudes sur la solvabilité du Portugal. C'est à l'occasion de la présentation de son quatrième plan de rigueur, en mars 2011, qu'il doit faire face au désaveu de l'Assemblée de la République et remettre sa démission.
Accusé de corruption à deux reprises, ses rapports avec les médias sont connus comme conflictuels.
Après avoir suivi l'ensemble de sa scolarité à Covilhã, il entre à l'École supérieure d'ingénierie de Coimbra (ISEC) en 1975. Il en ressort quatre ans plus tard avec un diplôme d'ingénieur technique civil.
En 1987, il entreprend des études supérieures de droit à l'université Lusíada de Lisbonne, mais doit abandonner six ans plus tard, faute d'avoir réussi complètement sa première année[1]. Pendant la même période, il a suivi des cours d'ingénieur sanitaire à l'École nationale de santé publique.
Il s'inscrit à l'Institut supérieur d'ingénierie de Lisbonne (ISEL) en 1994, pour obtenir un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESE) qui équivaut à une licence. Il renonce à cette idée en 1995 et intègre l'Université indépendante, une institution universitaire privée à Lisbonne, où il obtient une licence d'ingénieur civil en 1996.
Durant les années 1980, il travaille comme ingénieur dans le secteur privé à Covilhã. En 1990, il s'associe à Armando Vara afin de fonder la société Sociedade de Venda de Combustíveis Lda. (Sovenco) à Amadora. Cette aventure commerciale ne dura cependant qu'un an, et il a même nié y avoir participé[2].
Il a également été commentateur politique sur la Radio Télévision du Portugal (RTP) entre 2002 et 2004.
Agnostique, il est divorcé de Sofia da Costa Pinto Fava, et père de deux fils, José Miguel, né en 1993, et Eduardo, venu au monde deux ans plus tard. Il réside à Lisbonne mais vote à Covilhã, où il a passé une grande partie de sa jeunesse.
Il pratique régulièrement le jogging et a annoncé en 2008 qu'il avait arrêté de fumer.
Sa carrière politique commence en 1974, juste après la révolution des œillets, lorsqu'il adhère au mouvement de jeunesse du Parti populaire démocrate (PPD). Il le quitte dès l'année suivante, et adhère au Parti socialiste (PS) en 1981. Cinq ans plus tard, il en prend la présidence dans le district de Castelo Branco, après avoir occupé celle de la section municipale de Covilhã. Il intègre le secrétariat national du parti en 1991, et renonce à ses responsabilités locales en 1995.
Le 15 juillet 2004, il se présente comme candidat au poste de secrétaire général du parti[3], six jours après la démission d'Eduardo Ferro Rodrigues. Environ deux mois et demi plus tard, le 29 septembre, José Sócrates est élu à la tête du PS avec 80,07 % des voix face à deux autres candidats[4].
Seul candidat à sa succession, il a été réélu novembre 2006, avec 96,8% des voix[5], puis en février 2009 avec 96,4 % des suffrages[6]. Lors du scrutin de mars 2011, alors que le pays se trouve plongé dans une crise politique et qu'il fait face à trois opposants, il recueille 93,3% des voix[7].
Le 30 mai 2010, il propose à la commission nationale du PS que le parti apporte son soutien à l'ancien député socialiste Manuel Alegre, déjà soutenu par le Bloc de gauche (BE), pour sa candidature à l'élection présidentielle de 2011[8] alors qu'il avait refusé de le faire et choisi Mário Soares au scrutin de 2006[9].
Sa première élection comme député à l'Assemblée de la République remonte aux élections législatives de 1987. Sans cesse réélu, il y représente depuis toujours le district de Castelo Branco.
Un an plus tard, en 1988, il effectua sa première intervention en séance en défendant l'adoption d'un projet de loi[10] légalisant la pratique du nudisme[11]. En 1995, suite à la victoire du PS aux élections législatives, il devient secrétaire d'État adjoint au ministre de l'Environnement.
Le 27 novembre 1997, José Sócrates est nommé ministre adjoint au Premier ministre António Guterres, avec un champ de compétences recouvrant la jeunesse, le sport et la toxicomanie. À ce titre, il joua un rôle de premier plan dans l'attribution de l'Euro 2004 au Portugal.
Les socialistes ayant obtenu un second mandat aux législatives de 1999, il passe au ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire le 28 octobre suivant. Il est pressenti pour cumuler ce poste avec celui de l'Équipement social suite à la démission de Jorge Coelho le 4 mars 2001[12], mais Guterres lui préfère le ministre du Travail Eduardo Ferro Rodrigues. Quand celui-ci quitte l'exécutif pour prendre la direction du PS le 23 janvier 2002, ce cumul se réalise[13].
À peine deux mois plus tard, le 17 mars, le Parti social-démocrate (PPD/PSD) de José Manuel Durão Barroso s'impose aux élections législatives, et Sócrates est contraint d'abandonner son poste le 8 avril. Il redevient alors député de l'opposition.
Chef de file du Parti socialiste aux élections législatives anticipées du 20 février 2005, il remporte le scrutin avec 45 % des suffrages et 121 députés sur 230. C'est la première fois depuis le retour à la démocratie que le PS obtient la majorité absolue.
Deux jours plus tard, à la sortie de son entrevue avec le président Jorge Sampaio, il déclare que « Il y aura un gouvernement aussi vite que possible » (« Tão breve quanto possível haverá governo »), ajoutant que les Portugais souhaitaient que le PS gouverne avec son programme et que la décision de dissoudre l'Assemblée de la République était justifiée, étant donné qu'il semble évident que les Portugais souhaitaient changer de gouvernement, ce qu'il a démenti aussitôt.
José Sócrates est officiellement nommé Premier ministre du Portugal le 12 mars 2005. Son gouvernement est investi deux jours plus tard, et il devient membre de droit du Conseil d'État.
Au cours de son premier mandat, il mit en œuvre une importante réforme de l'administration publique, dans le but d'en réduire la lourdeur des procédures et le coût de fonctionnement, avec les programmes SIMPLEX de simplification législative et réglementaire, PRACE, de réduction de l'administration centrale de l'État, et Entreprise en une heure. L'ensemble de ses mesures a pour objet de réduire le déficit public et de le ramener dans les critères de Maastricht. À ce titre, il a également gelé les carrières et salaires des fonctionnaires et augmenté la fiscalité[14].
En parallèle, et réalisant sa promesse de campagne de créer un « choc technologique »[15], son gouvernement lança le Plan technologique (Plano Tecnológico) basé sur la connaissance, la technologie et l'innovation. Une vaste réforme éducative, achevant la mise en place du processus de Bologne, fut également lancée, ce qui engendra des critiques, notamment concernant le nouveau modèle d'évaluation des professeurs.
Le gouvernement engagea également une politique de développement des transports avec l'annonce de la construction d'un nouvel aéroport pour Lisbonne le 10 janvier 2008 ou encore la création d'un réseau de train à grande vitesse (TGV). Par ailleurs, suite à un référendum, non contraignant faute d'avoir atteint une participation suffisante (50 % des inscrits), l'avortement fut légalisé.
Ce premier mandat de José Sócrates fut également marqué, au second semestre 2007, par la présidence portugaise de l'Union européenne (UE), au cours de laquelle fut signé le traité de Lisbonne. La cérémonie s'est tenue le 12 décembre 2007 dans la capitale portugaise. Cette période a également été marquée par l'organisation du premier sommet entre l'UE et le Brésil et la tenue d'un sommet UE-Afrique.
Candidat à un second mandat lors des législatives du 27 septembre 2009, il s'impose face à Manuela Ferreira Leite, présidente du PPD/PSD, mais perd sa majorité absolue avec seulement 96 sièges sur 230. Il est cependant reconduit par le président Aníbal Cavaco Silva le 12 octobre, et annonce la composition de son nouveau gouvernement deux semaines plus tard. Ce second mandat est évidemment marqué par la crise économique mondiale, qui a sérieusement dégradé les finances publiques.
Obligé de négocier le budget de l'État, son gouvernement minoritaire s'appuie notamment sur le centre-droit, à savoir le Parti social-démocrate (PPD/PSD) et le Parti populaire (CDS/PP)[16], tandis que pour réussir la légalisation du mariage homosexuel, il a cherché le soutien des formations de gauche[17]. Au cours de cette nouvelle législature, il compte également rouvrir le dossier de la création de régions administratives (regionalização)[18]. Après avoir annoncé plusieurs mesures pour geler les dépenses publiques et ainsi réduire le déficit public, il s'accorde en avril 2010 avec le Parti social-démocrate pour anticiper certaines mesures sociales du « pacte de stabilité et de croissance » portugais[19]. Deux semaines plus tard, afin d'éviter une contagion de la crise de la dette grecque, il propose une hausse de l'impôt sur le revenu, une taxe sur les produits de luxe ou encore la baisse de 5 % du traitement des ministres[20]. Il doit en outre affronter une motion de censure du Parti communiste portugais (PCP), sept mois à peine après sa confirmation[21], qui est toutefois rejetée par les députés le 21 mai avec le plus petit nombre de votes contraires depuis l'instauration de la démocratie, à savoir 92 voix, les seules du PS, tandis que 89 députés de droite se sont abstenus[22].
Il annonce, le 29 septembre 2010, une nouvelle série de mesure d'austérité budgétaire dans le but de ramener le déficit public de 7,3 % du produit intérieur brut à 4,6 %, notamment la baisse de 3,5 % à 10 % du salaire des fonctionnaires gagnant au moins 1 500 euros par mois, la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée à 23 %, et le gel des pensions de retraite[23]. Ces mesures, en particulier la hausse de la fiscalité, sont aussitôt critiquées par le Parti social-démocrate[24], le Parti communiste portugais[25] ou encore le Bloc de gauche[26]. Il se défend alors en expliquant qu'il n'y a « aucune autre alternative »[27]. Face à ce train de mesures, la Confédération générale des travailleurs portugais - Intersyndicale nationale (CGTP-IN) lance un appel à la grève générale pour le 24 novembre[28]. Même José Vieira da Silva, le ministre de l'Économie, s'est dit « préoccupé » par l'effet de ce plan d'austérité, le plus dur de l'Union européenne après celui décidé en Grèce[29], sur la croissance économique[30]. Malgré le fait que les discussions avec le PSD, entamées le 23 octobre[31], aient échoué très rapidement[32], ce dernier devrait tout de même choisir de s'abstenir lors du vote du budget, permettant ainsi son adoption[33]. Les négociations reprennent finalement le 29 octobre 2010[34] et aboutissent le soir même à la conclusion d'un accord[35]. Environ un mois plus tard, le 24 novembre, une grève générale convoquée par les deux principaux syndicats, paralyse le pays, atteignant une ampleur jamais vue depuis la grève générale de 1988, mais à laquelle il n'entend rien céder, prenant alors l'exemple de récente la crise des finances publiques irlandaise[36].
Il annonce, le 23 mars 2011, avoir remis sa démission au président Aníbal Cavaco Silva, après le rejet par l'Assemblée de la République de son quatrième plan de rigueur depuis 2009[37]. Il appelle ensuite à la tenue d'élections législatives anticipées[38], auquel il compte bien être candidat à sa propre succession.
En 2007, des doutes surgissent quant à l'obtention de son diplôme d'ingénieur civil à l'Université indépendante[39]. S'ils étaient fondés, cela pourrait remettre en cause l'usage du titre d' « ingénieur » au profit de celui d' « ingénieur technique » par Sócrates. Toutefois, une enquête officielle[40] a conclu que ce diplôme était parfaitement valable, tandis que, dans le même temps, le ministère de la Science ordonnait la fermeture de l'Université pour cause d'irrégularités et d'erreurs pédagogiques. Peu après, la presse révèle qu'un ordinateur du gouvernement a été utilisé pour effacer toute référence à cette affaire sur la page Wikipédia portugaise du Premier ministre[41].
Environ un an après, en octobre 2008, une polémique naît à propos d'une éventuelle fraude fiscale de l'entreprise J.P. Sá Couto. Celle-ci a la particularité de fabriquer les Magalhães, ordinateurs à bas coût financés par l'État pour ses écoles[42]. Cette affaire, à laquelle s'ajoute des doutes quant à la régularité de l'appel d'offres passé par le gouvernement, entraîne la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire en décembre 2009[43].
José Sócrates est également mis en cause dans « l'affaire Freeport », en cours au Royaume-Uni et au Portugal. Alors qu'il était ministre de l'Environnement, il aurait, sous pression de son oncle et de son cousin, fait sauter certaines restrictions justifiées par la protection de l'environnement afin de permettre l'implantation d'un magasin d'usine Freeport sur les rives du Tage[44]. Charles Smith, consultant et principal mis en cause par les autorités britanniques, a même affirmé que le Premier ministre « [était] corrompu »[45]. Cette affaire s'est doublée d'un scandale judiciaire puisque le procureur José da Mota, chef d'Eurojust et ami de Sócrates, aurait fait pression sur les procureurs portugais en charge du dossier afin qu'ils arrêtent leurs investigations[46]. Il devrait toutefois être blanchi dans la mesure où aucune preuve n'a été trouvée contre lui[47].
Le Premier ministre s'est aussi vu embarqué dans une autre affaire de corruption, Face Occulta (« Face cachée ») à la fin de l'année 2009, du fait que l'un des suspects est Armando Vara, son ancien associé et désormais ami. Les deux hommes se sont passés plusieurs appels téléphoniques qui ont été enregistrés par les autorités judiciaires, mais le Tribunal suprême a ordonné leur destruction[48].
Depuis le début de son mandat, il a attaqué en justice neuf journalistes de trois médias différents, sans jamais gagner un seul procès[49].
Source :
fr.wikipedia.org/.../ia.org/wiki/Jos%C3%A9_S%C3%B3crates