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Christine Lagarde - enquête sur la femme la plus puissante du monde
Success Stories françaises à l'export
Project Syndicate's 2011 Year End Feature
Christine Lagarde, née Lallouette le 1er janvier 1956 à Paris (IXe arrondissement), est une personnalité politique française, précédemment avocate et femme d'affaires.
Après une formation en droit et une carrière au sein d'un des plus grands cabinets d'avocats américains, elle a occupé le poste de ministre déléguée au Commerce extérieur et de ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Elle est ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi du deuxième gouvernement François Fillon depuis le 18 juin 2007, et la première femme à occuper ce poste dans un pays du G8.Après la formation du gouvernement Fillon III, elle est ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, perd la responsabilité de l'Emploi et retrouve le portefeuille ministériel des Finances.
Christine Lagarde est classée, en 2009, 17e femme la plus puissante du monde par le magazine Forbes1. La même année, elle est désignée par le Financial Times comme étant le meilleur ministre des Finances de la zone euro2.
Le 28 juin 2011, elle est nommée directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), devenant la première femme (hors périodes de direction intérimaire) à occuper ce poste.
Christine Lagarde est née Christine Lallouette le 1er janvier 1956 à Paris dans le 9e arrondissement, aînée de trois garçons, Rémy Lallouette, Luc Lallouette et Olivier Lallouette (lequel est baryton. Son père, Robert Lallouette, et sa mère, Nicole Carré, sont respectivement universitaire et enseignante. Christine Lagarde étudie au lycée François-Ier du Havre. Elle pratique également la natation synchronisée et intègre l'équipe de France. À 15 ans, elle remporte une médaille de bronze au championnat de France[3]. Après le décès de son père lorsqu'elle avait 17 ans[1], sa mère doit élever seule ses quatre enfants. Après son baccalauréat obtenu en 1974, elle obtient une bourse et décide de partir une première fois pour un an aux États-Unis grâce à l'association AFS. Elle y suit des cours, est diplômée du lycée Holton Arms School à Bethesda (Maryland) et effectue un stage au Capitole en tant qu'assistante parlementaire du représentant républicain du Maine, William S. Cohen, qui deviendra ensuite secrétaire à la Défense de Bill Clinton.
De retour en France, elle suit le cursus à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence puis, une fois diplômée, intègre la préparation à l'ENA de Sciences-Po Paris. Elle échoue au concours d'entrée de l'ENA et obtient finalement une maîtrise d'anglais, une maîtrise de droit des affaires et un diplôme d'études supérieures spécialisées de droit social à l'Université Paris X[1], tout en enseignant le droit à l'université Paris X[4]. À deux reprises, elle tente sans succès d'intégrer l'École nationale d'administration, et dit ne pas regretter du tout ces échecs[5].
En 1981, après ses études, elle est avocate au barreau de Paris, et rejoint le bureau parisien du cabinet d'avocats Baker & McKenzie, un des premiers cabinets d'avocats mondiaux (4 400 collaborateurs dans 35 pays) dont elle gravira tous les échelons en 25 ans de carrière : associée du bureau parisien en 1987, associée gérante en 1991 membre du comité exécutif mondial à Chicago en 1995 et présidente de ce comité en 1999, la première femme à le devenir. Elle occupera ce poste jusqu'en 2004[6]. Sous sa présidence, Baker & Mckenzie a augmenté son chiffre d'affaires de 50 % pour clôturer l'exercice 2004 à 1 228 millions de dollars. En 2002, elle est classée 5e femme d'affaires européenne par le Wall Street Journal Europe[7].
De 1995 à 2002, elle est membre du think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS), au sein duquel elle coprésidait avec Zbigniew Brzezinski la commission Action USA-UE-Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais[8]. En 2003, elle est également devenue membre de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique[9].
En 2004, le président Jacques Chirac l'élève au grade de chevalier de la Légion d'honneur.
En avril 2005, elle entre au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés financières au monde[10], place qu'elle a quittée avant de devenir ministre déléguée[11].
Repérée par Jean-Pierre Raffarin, Christine Lagarde quitte les États-Unis en 2005 pour entamer, après vingt ans passés hors de France, une carrière politique en France. Alors peu connue du public, elle est nommée ministre déléguée au Commerce extérieur du gouvernement Dominique de Villepin le 2 juin 2005. À ce poste, elle se fait rapidement remarquer en déclarant, 48 heures après sa nomination, qu'il fallait absolument réformer le code du travail français, qu'elle trouve « compliqué, lourd » et qui « constitue un frein à l'embauche », ce qui lui a valu un rappel à l'ordre du Premier ministre Dominique de Villepin[12]. Elle avait tenu ses propos sur la base de son expérience d'avocate puisque c'est elle qui a créé et développé le département de droit social de son cabinet à Paris[13].
Le 18 mai 2007, elle devient, pour un mois, ministre de l'Agriculture et de la Pêche du premier gouvernement Fillon.
Lors du remaniement du 19 juin 2007 qui suit les élections législatives, elle est nommée ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi. Elle remplace à ce poste Jean-Louis Borloo qui, à la suite de l'échec d'Alain Juppé aux élections législatives de Bordeaux, hérite du ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables. Elle est la première femme à occuper un tel poste en France, mais également pour tous les pays du G8.
Deux secrétaires d'État sont alors rattachés à son ministère : Luc Chatel, (Tourisme) et Hervé Novelli (PME et commerce extérieur) ; lors du remaniement de 2008, ces derniers voient leurs responsabilités modifiées et deux autres secrétaires d'État, Laurent Wauquiez (emploi) et Anne-Marie Idrac, ancienne présidente de la SNCF, (commerce extérieur) sont adjoints à l'équipe de Christine Lagarde ; le titre officiel de Christine Lagarde est également modifié lors du remaniement, devenant « Ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi » (la tutelle d'Eric Woerth sur les Finances est confirmée).
La « lettre de mission[14] » adressée par le président Nicolas Sarkozy le 11 juillet 2007 lui demande de mettre en place des réformes économiques, entre autres pour « rendre le travail payant ». Elle déclarait ainsi en juillet 2007 :
« Que de détours pour dire une chose au fond si simple : il faut que le travail paye. Mais c’est une vieille habitude nationale : la France est un pays qui pense. Il n’y a guère une idéologie dont nous n’avons fait la théorie. Nous possédons dans nos bibliothèques de quoi discuter pour les siècles à venir. C’est pourquoi j’aimerais vous dire : assez pensé maintenant. Retroussons nos manches. »
— Assemblée nationale, le 10 juillet 2007[15]
Elle a fait voter deux lois majeures, la loi « TEPA » et la loi de modernisation de l'économie (LME). Elle a travaillé à rendre la place de Paris plus efficace.
Christine Lagarde a également défendu le projet de loi fusionnant l'ANPE et l'UNEDIC.
En 2006, Christine Lagarde a été classée trentième femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes[16]. L'année suivante, elle est classée douzième dans le monde, troisième en Europe et deuxième en France (derrière Michèle Alliot-Marie). En 2009, elle perd deux places mais reste la troisième européenne et la seconde française (derrière Anne Lauvergeon cette fois). En 2009, le magazine Time la cite parmi sa liste annuelle des 100 personnes les plus influentes au monde.
Ses communications régulières en anglais avec ses services lui valent d'être interpellée[17] au parlement par le député Jean-Pierre Brard ainsi que d'être lauréate 2007 du Prix de l'Académie de la Carpette anglaise.
Deuxième sur la liste UMP de Jean-Marie Cavada aux élections municipales de 2008 dans le 12e arrondissement de Paris[18], on lui prête un temps l'ambition (rivale de celle de Rachida Dati) de diriger la fédération UMP de Paris[19]. Sa liste est battue par le candidat socialiste, et elle siège dans l'opposition au conseil d'arrondissement et au Conseil de Paris.
En novembre 2009, elle est désignée ministre des Finances « de l'année » par un jury du quotidien britannique Financial Times, qui la qualifie de « star parmi les décideurs politiques de la finance mondiale », ayant fait preuve de pugnacité pendant la crise[20].
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Fonctions ministérielles
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* du 2 juin 2005 au 15 mai 2007 : ministre déléguée au Commerce extérieur dans le gouvernement Dominique de Villepin
* du 18 mai 2007 au 18 juin 2007 : ministre de l'Agriculture et de la Pêche dans le gouvernement François Fillon I
* depuis le 19 juin 2007 : ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi dans le gouvernement François Fillon II (poste dénommé « ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi » du 19 juin 2007 au 8 mars 2008)
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Mandats locaux
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* depuis 2008 : conseillère municipale d'opposition, au Conseil de Paris, au conseil du 12e arrondissement de Paris
Source :
fr.wikipedia.org/.../ikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde