Bayrou, Hollande, Joly, Mélenchon, Marine Le Pen, Sarkozy... Leur philosophie
Ils portaient l'écharpe blanche - L'aventure des premiers réformés, des guerres de religion à l'Édit de Nantes...
François Bayrou est un homme politique français, né à Bordères (Pyrénées-Atlantiques) le 25 mai 1951.
Ministre de l'Éducation nationale sous trois gouvernements différents de droite, député des Pyrénées-Atlantiques depuis 1986, ancien député européen et conseiller du président du Parlement européen, deux fois président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, conseiller municipal de Pau, il a été aussi président des partis CDS, Force démocrate, l'UDF et du Mouvement démocrate qu'il a fondé.
Il réunit 18,57 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, et lance peu après un nouveau parti qui se veut au centre de l'échiquier politique : le Mouvement démocrate (MoDem), successeur de l'UDF, dont il est le président.
Il est né le 25 mai 1951 à Bordères, entre Pau et Lourdes. Il est le fils de Calixte Bayrou, un petit cultivateur, et d'Emma Sarthou, agricultrice.
Il suit des études à l'Université Bordeaux III où il obtient son agrégation de lettres classiques à 20 ans, après avoir échoué au concours de l'École normale supérieure. Il s'était marié deux ans plus tôt. Son père meurt d'un accident du travail, et, tout en enseignant, il aide sa mère à tenir l'exploitation. Il réussit à vaincre son bégaiement.
Il est l'auteur d'une biographie d'Henri IV, qui a remporté un grand succès. Grâce à ses droits d'auteur, il s'est lancé avec un certain succès dans l'élevage de chevaux, ce qui lui permet également de « se ressourcer » loin du monde politique.
Avec son épouse Elisabeth, il a six enfants (Hélène, Marie, Dominique, Calixte, Agnès, André) et huit petits-enfants.
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Parcours politique
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À 30 ans, en 1982, il devient conseiller général, puis quatre ans plus tard député UDF des Pyrénées-Atlantiques. D'inspiration démocrate-chrétienne, catholique pratiquant, c'est un fervent partisan de l'Europe fédérale.
En 1993, après la victoire du centre-droite, il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur. Bien qu'il ait soutenu Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle de 1995, et qu'il se soit opposé au projet de référendum sur l'éducation proposé par le candidat
Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d'Alain Juppé un portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle. Il perd cette dernière attribution dans le deuxième gouvernement Juppé. Opposé à la dissolution de 1997, il quitte le ministère à la suite de l'arrivée au pouvoir de la gauche plurielle. Sa présence à ce ministère est très remarquée pour sa grande prudence en matière de réformes ; il y dirige néanmoins une réflexion approfondie sur la condition des professeurs et des élèves qui inspire les documentaires de la réalisatrice Marie Desmeuzes.
Président du CDS - qu'il rebaptise Force Démocrate - depuis 1994, il est élu en 1998 à la tête de l'UDF et affirme sa volonté de construire un grand parti du centre, capable de s'émanciper de la droite. Suite à la scission de Force démocrate, l'ex-Parti républicain, conduit par
alain madelin, il réaffirme clairement le refus du parti de toute compromission avec l'extrême-droite. Cette stratégie d'autonomie face au RPR le conduit, lors des élections européennes de juin 1999, à mener lui-même, contre la liste d'union RPR/DL, une liste UDF qui obtient 9,28% des voix et lui permet de faire son entrée au Parlement européen. Ce score apparaît comme fort honorable.
Fort de ce premier succès, il se lance en 2002 dans la campagne présidentielle et arrive, malgré des débuts difficiles, notamment des sondages longtemps très faibles le créditant de moins de 5%, en quatrième position, avec 6,84% des voix, devant Jean-Pierre Chevènement du Pôle Républicain et
Arlette Laguiller de Lutte Ouvrière auxquels les sondages attribuaient le rôle de "troisième homme" du scrutin. Mais, de nombreux élus et cadres de l'UDF refusent de le suivre dans cette aventure, qui à leurs yeux nuit à l'unité de la droite. Ainsi, lorsque
Jacques Chirac et Alain Juppé lancent l'Union pour la majorité présidentielle après le premier tour des élections législatives, ce sont plus de la moitié des Parlementaires UDF qui choisissent de quitter le mouvement. L'UDF ne compte plus que 30 députés, durant la XIIème législature (2002-2007)).
Affirmant son opposition à l'UMP et désireux de mieux faire entendre sa voix, François Bayrou démissionne de son poste de Député européen pour pouvoir revenir à l'Assemblée Nationale où il est élu lors des élections législatives de mai 2002, dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Affirmant sa liberté de parole comme son appartenance à la majorité, il n'hésite pas à s'opposer à plusieurs reprises à la politique du gouvernement de
Jean-Pierre Raffarin.
Lors des élections régionales de 2004, il choisit à nouveau de promouvoir des candidatures UDF et n'accepte l'alliance avec l'UMP que dans de rares cas. Mais cette fois, le bilan est mitigé. Si l'UDF accroît le nombre de ses élus, François Bayrou échoue à conquérir l'Aquitaine où il comptait défier en terre radicale un de ses plus grands adversaires à droite, Alain Juppé. Or, ce dernier étant rendu inéligible par l'effet de condamnations pénales, le combat n'aura pas lieu. Arrivé en troisième position derrière le candidat UMP radical
Xavier Darcos, Ministre délégué à l'Enseignement scolaire, il essuie une défaite personnelle. Entre les deux tours, il accepte que leur liste fusionne, ainsi que les listes UDF avec les listes UMP dans les régions où les deux partis n'avaient pas présenté de liste commune dès le premier tour. L'UDF revient alors à une alliance qui lui est classique. Il faut tout de même noter que l'UDF arrive à faire une moyenne nationale, au premier tour, de 12%, ce qui est déjà beau, mais loin des objectifs de distancer l'UMP à droite vu qu'elle n'arrive devant elle dans aucune région.
Le bilan des élections européennes de 2004 est quant à lui plus positif, l'UDF totalisant 12% des voix, lors d'un scrutin où la circonscription unique, le territoire français, a été remplacé par 8 grandes circonscriptions inter-régionales, rendant l'épreuve plus difficile. Si François Bayrou ne s'y présente pas lui-même, il s'investit toutefois largement dans la campagne, dans laquelle, à nouveau, l'UDF part seule. Le bon résultat enregistré par les listes UDF, avec 11 eurodéputés, témoigne du fait que c'est en tant qu'ambassadeur de l'Europe que François Bayrou est le plus connu et le plus écouté. Dans la nouvelle assemblée européenne, l'UDF quitte le groupe parlementaire de droite du Parti populaire européen auquel appartient l'UMP, pour rejoindre celui de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe. Il profite d'ailleurs de sa crédibilité dans ce domaine pour affirmer, en décembre 2004, son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et demander un vote de l'Assemblée nationale sur cette question. L'année suivante, il prend fermement position en faveur du Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Il est l'un des rares à s'investir autant pour la ratification de ce texte.
Il a déclaré à plusieurs reprises souhaiter le passage à une VIe République. Le 5 avril 2006, il a estimé que la crise du CPE s'était soldée par "un effondrement des institutions" tel que "le moment est venu". En 2005 et 2006, il s'est de plus en plus opposé à la politique du gouvernement de
Dominique de Villepin, qu'il juge inadaptée et dont il dénonce les modalités d'adoption en réduction des droits du Parlement, notamment via les procédures d'urgence. Pour la première fois depuis son arrivée à la tête du parti en 1998, il vote la motion de censure déposée par le Parti Socialiste le 16 mai 2006 contre le gouvernement Villepin dans le cadre de l'Affaire Clearstream 2.
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Perspectives
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La perspective d'une candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle française du printemps 2007 semble plus que probable, puisque son parti, l'UDF, a fait enregistrer, dès le 25 avril 2003 et pour une période de cinq ans – soit jusqu'au 25 avril 2008 –, les noms de domaine bayrou2007.com, bayrou2007.net et bayrou2007.org.
Depuis 2 ans, il s'est démarqué de l'UMP, rejoignant parfois certaines revendications de membres du PS comme
Dominique Strauss-Kahn. Il s'est ainsi vu contester la suprématie de son parti par l'actuel Ministre de l'éducation nationale,
Gilles de Robien qui est favorable à un rapprochement avec l'UMP. Dans un débat sur LCI,
Luc Ferry et Jacques Julliard ont noté que François Bayrou posait l'UDF comme centre-pivot un peu à l'instar du MRP de la IVème République, et qu'une stratégie d'union nationale permanente du fait du caractère-pivot de l'UDF risquerait de limiter l'alternance... avec les extrêmes. Pour l'UDF, il s'agit d'un parti risqué : le scrutin majoritaire à deux tours des élections législatives ne favorise pas les troisièmes voies. De plus, son positionnement est souvent mal compris dans l'opinion, souvent perplexe. Même en cas de beau score de François Bayrou à l'élection présidentielle, son parti risque de connaître des heures difficiles, lors de la prochaine - la XIIIème- législature. Les scrutins de liste paraissent plus favorables ; ils sont actuellement pratiqués pour les élections municipales, régionales et européennes, mais pas pour les législatives, ni aux cantonales. Après une campagne législative probablement difficile, François Bayrou et son parti peuvent redorer leur blason lors des élections locales, actuellement prévues pour mars 2008.
A l'occasion de la motion de censure votée le 16 mai 2006 contre le gouvernement De Villepin, François Bayrou a joint sa voix à celles de la gauche, entrainant avec lui 10 des députés UDF, sur les 30 que compte son groupe, seulement. Il a clairement parlé d'une "censure franche" par opposition à celle des "couloirs". Cette participation à la motion de censure (la troisième contre De Villepin) est un signe fort de la volonté qu'a François Bayrou de ménager à son parti un véritable espace politique, se libérant ainsi de la tutelle de l'UMP. Le vote pour cette motion de censure était symbolique car il était prévisible qu'elle soit repoussée par l'Assemblée. Elle n'a obtenu que 190 suffrages, alors qu'il en fallait 289 pour qu'elle soit adoptée.
Le 10 juin 2006, à Issy-les-Moulineaux, à l'occasion d'un Conseil National statutaire de l'UDF, François Bayrou jette les grandes lignes de ses ambitions présidentielles en proposant de mener une Révolution Civique.
Le 30 juin 2006 il exprime son opinion contre DADVSI.
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Œuvres et bibliographie
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- La Décennie des mal-appris, François Bayrou, Flammarion, 1990, ISBN 2-08-066472-7
- Le roi libre, François Bayrou, Flammarion, 1994, ISBN 2-08-066821-8
- Le droit au sens, François Bayrou, Flammarion, 1996 ISBN 2-08-067204-5
- François Bayrou : portrait, Gelly Violaine, ISBN 2-84100-048-6
- François Bayrou : "et si la Providence veut", Michelland Antoine - Séguy Philippe, Éd. du Rocher, 1996, ISBN 2-268-02400-8
- Saint-louis, François Bayrou, Flammarion, 1997, ISBN 2080672088
- Henri IV raconté par François Bayrou, Perrin jeunesse, 1998, ISBN 2-262-01301-2
- Ils portaient l'écharpe blanche : l'aventure des premiers réformés, des Guerres de religion à l'édit de Nantes, de la Révocation à la Révolution, François Bayrou, Grasset, 1998, ISBN 2-246-55981-2
- Hors des sentiers battus : entretiens avec Sylvie Pierre-Brossolette François Bayrou, Sylvie Pierre-Brossolette, Hachette littératures, 1999, ISBN 2-01-235258-8
- Relève, François Bayrou, Grasset, ISBN 2246618215
- Oui : Plaidoyer pour la Constitution européenne, François Bayrou, Plon, ISBN 2259201830
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Postes
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- 1979-1981 : Chargé de mission au cabinet de Pierre Méhaignerie, ministre de l'Agriculture.
- 1981-1982 : Chargé de mission au cabinet d'
Alain Poher, président du Sénat.
- 1984-1986 : Conseiller de Pierre Pflimlin, président du Parlement européen.
- 1986-1993 : Président du Groupe permanent de Lutte contre l'Illettrisme.
- En 1994, il prend la présidence du CDS qu'il transforme en Force démocrate.
- En 1998, il devient président de l'UDF.
- Le 22 janvier 2005, il est réélu président de l'UDF avec 98,46% des voix.
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Mandats électifs
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- Conseiller municipal
20/03/1989 - 01/04/1993 : membre du conseil municipal de Pau (Pyrénées-Atlantiques)
14/03/1983 - 12/03/1989 : membre du conseil municipal de Pau
- Conseiller général
22/03/1982 - 02/10/1988 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
03/10/1988 - 27/03/1994 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
30/03/1992 - 27/03/1994 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
28/03/1994 - 18/03/2001 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
28/03/1994 - 22/03/1998 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
23/03/1998 - 18/03/2001 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
depuis le 18/03/2001 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
- Député
02/04/1986 - 14/05/1988 : député des Pyrénées-Atlantiques
13/06/1988 - 01/04/1993 : député des Pyrénées-Atlantiques
02/04/1993 - 01/05/1993 : député des Pyrénées-Atlantiques
01/06/1997 - 21/12/1999 : député des Pyrénées-Atlantiques
depuis le 17/06/2002 : député des Pyrénées-Atlantiques
- Député européen
20/07/1999 - 17/06/2002 : député
François Bayrou a démissionné de son mandat de député européen en 2002 afin de pouvoir à nouveau siéger à l'Assemblée nationale.
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Fonctions gouvernementales
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- 30/03/1993 - 11/05/1995 : ministre de l'Éducation nationale
- 18/05/1995 - 07/11/1995 : ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle
- 07/11/1995 - 02/06/1997 : ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Source :
fr.wikipedia.org/.../pedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Bayrou