Phèdre, Racine: Dossier du professeur
Histoire de la littérature française
Dictionnaire amoureux de la Rome antique
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L'école abandonnée : Lettre à Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale
Xavier Darcos, né le 14 juillet 1947 à Limoges, est un haut fonctionnaire et homme politique français.
Il fut maire de Périgueux (1997-2002 puis 2005-2008), sénateur de la Dordogne (1998-2002); ministre délégué à l'Enseignement scolaire (2002-2004) puis au Développement, à la Coopération et à la Francophonie (2004-2005), ministre de l'Éducation nationale (2007-2009) et ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville (2009-2010).
Xavier Darcos est le fils de Jean-Gabriel Darcos (originaire du Bazadais), trésorier-payeur général, et d'Anne-Marie Banvillet.
Veuf de Marie-Lys Beaudry dont il a deux enfants, Xavier Darcos a épousé, en secondes noces, le 10 avril 1999, Laure Driant (arrière-petite-fille du colonel Émile Driant[1]), avec qui il a eu un fils. Laure Driant-Darcos a été chef de cabinet adjoint auprès de Xavier Darcos au ministère de l'Éducation nationale[2]. Elle est désormais responsable des relations institutionnelles du groupe Hachette Livre.
Après ses études au lycée de Périgueux et à l’université de Bordeaux, il devient professeur agrégé de lettres classiques et enseigne à partir de 1968, au collège, puis au lycée Laure-Gatet de Périgueux.
Là, en 1982, parallèlement membre de la commission académique chargée du choix des sujets des examens, il fait travailler ses élèves, quelques jours avant le bac, un sujet très proche de l'un des trois proposés aux candidats à l'épreuve nationale. Saisi des rumeurs de fuite, le recteur de l'académie de Bordeaux prononce l'annulation de l'épreuve dans la ville, contraignant 670 candidats à repasser l'examen en octobre, ordonne une enquête administrative et dépose plainte contre X. Inculpé, Xavier Darcos passe le 30 mai 1983 devant le tribunal de grande instance de Périgueux qui le relaxe, jugeant que personne ne pouvait prévoir les trois sujets finalement choisis parmi plusieurs listes de propositions[3].
Ayant obtenu son doctorat de troisième cycle en lettres et sciences humaines à l'université de Bordeaux, en 1981, il enseigne en classe de première supérieure au lycée Michel-Montaigne à Bordeaux de 1982 à 1987, puis est nommé professeur de chaire supérieure en première supérieure au lycée Louis-le-Grand à Paris jusqu'en 1992[4].
Il devient, en 1992, inspecteur général de l’Éducation nationale. Il aurait alors participé, selon le syndicaliste Eddy Khaldy et la journaliste Muriel Fitoussi, dans Main basse sur l’école publique[5], à la création de l'association Créateurs d'école, qualifiée de « très droitière », aux côtés du philosophe Philippe Nemo, partisan d'une libéralisation du système éducatif, de Dominique Antoine et de Maurice Quénet, ancien secrétaire du club de l'horloge et ancien recteur de Paris, information que l'association SOS Éducation dément[6].
Directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, François Bayrou de 1994 à 1995, il soutient une thèse à Reims, dirigée par le professeur Jean-Pierre Néraudau sur le sentiment de la mort chez Ovide, en 1995. Il devient alors doyen de l’inspection générale de l’Éducation nationale de 1995 à 1997, et professeur associé de littérature comparée à l’université Paris-IV de 1996 à 1999[4].
Il a écrit la préface du Liber amicorum : mélanges sur la littérature antique et moderne à la mémoire de Jean-Pierre Néraudau[7]. Auteur d'une biographie de Mérimée, il a publié sur l’histoire et les théories de l’école et l’historien latin Tacite, sa spécialité universitaire étant cependant le thème ovidien de la mort[8].
Depuis juin 2006, il est membre de l’Académie des sciences morales et politiques (section morale et sociologie), élu au fauteuil de Bruno Neveu.
Après avoir longtemps assumé de petits mandats locaux, Xavier Darcos entame une carrière politique nationale en entrant au cabinet du ministre de l’Éducation nationale, François Bayrou, comme conseiller en 1993 puis directeur de cabinet de 1994 à 1995. Il est ensuite conseiller pour l’éducation et la culture d’Alain Juppé Premier ministre de 1995 à 1997 et est élu maire de Périgueux en 1997.
De mai 2002 à mars 2004, il est ministre délégué à l'enseignement scolaire, auprès de Luc Ferry, puis ministre délégué au développement, à la coopération et à la francophonie, auprès du ministre des affaires étrangères Michel Barnier de mars 2004 juin 2005. Aux 1er tour des élections régionales de 2004 en Aquitaine, sa liste obtient 18,40 % des voix. Au second tour, sa liste UMP fusionne avec la liste UDF de François Bayrou mais n'obtient que 33, 46 % des voix, largement battue par la liste du président sortant de la région Alain Rousset.
Il n'est pas reconduit après la démission du Gouvernement Jean-Pierre Raffarin le 31 mai 2005 et l'arrivée de Dominique de Villepin à Matignon. En juin 2005, il est alors nommé ambassadeur de France auprès de l'OCDE.
Le 18 mai 2007, Xavier Darcos devient ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement François Fillon (reconduit dans le gouvernement Fillon II le 19 juin 2007). Candidat à sa succession aux municipales de mars 2008, il est battu au second tour par Michel Moyrand (PS).
Il annonce la suppression de 13 500 postes dans l'Éducation nationale pour 2009, et présente un projet de réforme des lycées qui propose la restructuration de la classe de seconde en un tronc commun de 21 heures avec 6 heures de « modules » et 3 heures d'accompagnement personnalisé, répartis sur 2 semestres. Mais le 15 décembre 2008 à la suite d'un mouvement de blocage national des lycéens, il annonce le report de la réforme[9].
Le 23 juin 2009, il est nommé ministre du Travail, des Relations sociales, de la Solidarité, de la Famille et de la Ville.
Seul candidat à la primaire UMP pour la tête de liste aux régionales 2010 en Aquitaine, il est désigné par les militants, obtenant 4029 voix (participation : 31,77%) le 22 mars 2009[10]. Au second tour des élections régionales de 2010, Xavier Darcos (28,01 % des voix) est largement devancé par la liste d'Alain Rousset (56,34 %), le président sortant socialiste. Au lendemain du second tour, lors d'un remaniement ministériel, il quitte le ministère du Travail au profit d'Éric Woerth[11].
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Fonctions locales
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* 1978-1994 : membre du Conseil économique et social régional
* 1989-1997 : adjoint au maire de Périgueux chargé de la culture
* 1997-2002 : maire de Périgueux. En 1997, à la suite de la nomination d'Yves Guéna au Conseil Constitutionnel, il est élu maire en séance du conseil municipal par les conseillers municipaux (32 voix contre 7). En mars 2001, il est élu au suffrage universel direct au 1er tour des élections municipales avec près de 60% des voix face au socialiste Michel Moyrand.
* 1998-2002 : sénateur de Dordogne (rattaché au groupe RPR), cède son siège de sénateur à Dominique Mortemousque à la suite de sa nomination aux fonctions ministérielles dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
* 2002-2005 : à la suite de sa nomination aux fonctions ministérielles dans le gouvernement Raffarin, il démissionne de son fauteuil de maire et devient premier adjoint de Jean-Paul Daudou, nouveau maire de Périgueux (et ancien premier adjoint de Xavier Darcos).
* mars 2004 : Conseiller régional d'Aquitaine
* septembre 2005 - mars 2008 : maire de Périgueux
* Mars 2008 : au second tour des élections municipales, sa liste est battue (de 113 voix) par la liste de gauche de Michel Moyrand. Il est élu conseiller municipal d'opposition, mais démissionne peu de temps après, refusant de siéger au conseil municipal ; voir élections municipales [12].
* Membre du RPR, puis de UMP
* 1997-2002 : Président de la Communauté d'Agglomération Périgourdine (CAP)
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Fonctions politiques
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* Secrétaire national à l'UMP chargé de la culture (depuis mars 2006)
* Conseiller politique de l'UMP (depuis octobre 2008)
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Fonctions ministérielles
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* Du 7 mai 2002 au 30 mars 2004 : ministre délégué à l'Enseignement scolaire, auprès du ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche
* Du 31 mars 2004 au 31 mai 2005 : ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères
* Du 18 mai 2007 au 23 juin 2009 : ministre de l’Éducation nationale
* Du 23 juin 2009 au 22 mars 2010 : ministre du Travail, des Relations sociales, de la Solidarité, de la Famille et de la Ville
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Décorations
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* Officier de la Légion d'honneur
* Officier de l'Ordre national du mérite
* Commandeur des Palmes académiques
* Officier des Arts & Lettres
Source :
fr.wikipedia.org/.../fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Darcos