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Nathalie Kosciusko-Morizet
Nathalie Kosciusko-Morizet (surnommée NKM), née le 14 mai 1973 à Paris, est une femme politique française. Députée de la quatrième circonscription de l'Essonne à partir de 2002, elle occupe les fonctions de secrétaire d'État chargée de l'Écologie, puis chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, au sein du gouvernement François Fillon II (2007-2010). Secrétaire générale adjointe de l'UMP et maire de Longjumeau, elle est nommée ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement le 14 novembre 2010.
Nathalie Kosciusko-Morizet est issue d'une vieille famille politique française issue de la noblesse polonaise, les Kosciusko-Morizet. Elle pratique d'ailleurs le polonais. Son arrière-grand-père, Charles Kosciusko, était le descendant direct de Józef Tomasz Kościuszko (1743-1789), frère aîné du patriote polonais Tadeusz Kosciuszko[1]. Elle est la fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet, et de Bénédicte Treuille, enseignante. Elle est également la petite-fille de Jacques Kosciusko-Morizet, résistant gaulliste et ambassadeur de France, et l'arrière-petite-fille d'André Morizet, sénateur-maire communiste puis SFIO de Boulogne-Billancourt. Elle est la sœur de Pierre Kosciusko-Morizet, co-fondateur de PriceMinister.
Sa scolarité se passe au lycée de Sèvres, au lycée Daniélou de Rueil-Malmaison puis au lycée Louis-le-Grand à Paris. Polytechnicienne (promotion 1992), elle a choisi la biologie comme spécialité, et l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) comme école d'application, au sein du corps des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts. Elle est également titulaire d'un MBA du Collège des ingénieurs (promotion 1997).
Nathalie Kosciusko-Morizet est mariée, depuis le 19 juillet 2003, à Jean-Pierre Philippe, actuellement professeur au Conservatoire national des arts et métiers de Paris[2], après avoir été directeur de la stratégie et de la communication chez EADS d'octobre 2005 à septembre 2007. Ils ont deux fils, nés le 25 mai 2005 et le 23 septembre 2009. Son mari fut maire PS de Villefontaine dans l'Isère de 1989 à 1995 et candidat UMP à l'élection municipale de Longpont-sur-Orge en 2008.
De 1997 à 1999, elle est agent contractuel, détachée à la direction de la prévision au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.
Elle est ensuite conseillère commerciale, responsable de la cellule environnement à la direction des relations économiques extérieures (Dree) au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de 1999 à 2001 avant de devenir chargée de mission auprès du directeur de la stratégie d'Alstom.
À partir de mai 2002, elle entre au cabinet de Jean-Pierre Raffarin comme conseiller technique pour l'écologie et le développement durable.
Proche du président de la République Jacques Chirac, elle est placée lors des élections législatives de juin 2002 suppléante de Pierre-André Wiltzer (UDF), qui doit être nommé membre du gouvernement (au ministère de la Coopération et de la Francophonie dans le gouvernement Jean-Pierre Raffarin 2) après la victoire de la droite : elle est ainsi assurée d'être députée et devient la benjamine de l'Assemblée nationale.
Elle a été le rapporteur de la charte de l'environnement et de la mission d'information sur l'effet de serre. Elle s'est ainsi distinguée localement dans la défense de l'environnement (nuisances aériennes, projets d'infrastructures) et de l'emploi (Alcatel, Thales, Sanofi). Comme parlementaire, elle s'est aussi distinguée par son activisme en faveur de la défense du consommateur, notamment dans la lutte contre les frais bancaires abusifs imposés par les banques.
Membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), elle est d'abord responsable de l'environnement à la direction des études puis présidente du groupe parlementaire santé et environnement à partir de 2002. Depuis 2003, elle est secrétaire nationale chargée de l'écologie et depuis 2004, présidente de l'association Consodurable et administratrice de la Fondation Charles-de-Gaulle.
Depuis les élections régionales de mars 2004, elle est aussi conseillère régionale (UMP), pour la région Île-de-France. Son absentéisme est remarqué par les médias (100% d'absences en 2005[3]; 75% d'absences en 2009[4][5]).
Lors des élections législatives de juin 2007, elle obtient 46,97 % des voix au premier tour face à 14 autres candidats dont Olivier Thomas (25,04 %) son concurrent socialiste pour le second tour. En 2002, Pierre-André Wiltzer avait obtenu 44,09 % au premier tour. Au second tour, elle est élue députée avec 56,09 % des voix face au socialiste Olivier Thomas (43,91 %)
Le 19 juin 2007, elle est nommée secrétaire d'État auprès de Jean-Louis Borloo, le ministre français de l'Écologie, chargée de l'Écologie dans le second gouvernement Fillon. C'est son suppléant Guy Malherbe, maire d'Épinay-sur-Orge qui devient donc le député de la 4e circonscription de l'Essonne.
Le 16 mars 2008, la liste qu'elle conduit remporte l'élection municipale à Longjumeau avec 39 voix d'avance sur la liste adverse[6].
Le 9 avril 2008, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui venait d'être nommée secrétaire générale adjointe de l'UMP, laisse voter à l'Assemblée nationale un amendement déposé par André Chassaigne et qui précédemment avait été formulé de manière identique par Louis Giscard d'Estaing (député UMP du Puy-de-Dôme), destiné à limiter la culture des OGM. Elle est « recadrée » par le Premier ministre François Fillon et stigmatise, dans une interview au Monde datée du 10 avril, le groupe parlementaire UMP, son président, Jean-François Copé, et son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, dénonçant « un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum[7] ». Ayant rompu les règles de solidarité au sein du gouvernement, elle est sommée de s'excuser par le Premier ministre, ce qu'elle fait dans un communiqué. Cette affaire a été notée par la presse soit comme un acte de courage[8], soit comme un premier accroc dans une carrière politique annoncée comme prometteuse. Selon un sondage IFOP[9], près de huit Français sur dix donnent raison à la secrétaire d'État à l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet sur la question des OGM.
Le 15 janvier 2009, elle est nommée secrétaire d'État à l'économie numérique, prenant ainsi la succession d'Éric Besson, promu ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire.
Lors de la formation du gouvernement François Fillon III, le 14 novembre 2010, NKM est promue au sein au poste de ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, remplaçant, entre autres, son ex-ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo. Deux jours plus tard, elle démissionne de son poste de conseillère régionale d'Île-de-France, laissant la place au huitième de liste, Mustapha Saadi (Nouveau Centre)[10].
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Détail des mandats et fonctions
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Fonctions au sein de partis politiques
* depuis le 28 mars 2008 : poste de secrétaire général adjoint de l'UMP (en charge de la protection des Français depuis mars 2009[11])
* Déléguée générale à l'écologie au sein de l'UMP
* Secrétaire nationale de l'UMP, chargée de l'environnement (2002-2006) puis déléguée générale à l'écologie (2006-2007)
* Secrétaire exécutive du conseil du développement durable auprès de l'UMP (2003-2007)
* Ancienne responsable de l'environnement à la direction des études du RPR
* Déléguée UMP de la quatrième circonscription de l'Essonne
Fonctions électives locales
Conseil régional
* 28 mars 2004 - 16 novembre 2010 : conseillère régionale d'Île-de-France
Mandat municipal
* depuis le 16 mars 2008 : maire de Longjumeau (Essonne)
Fonctions parlementaires
* 19 juillet 2002 - 19 juin 2007 : députée de la quatrième circonscription de l'Essonne, en remplacement de Pierre-André Wiltzer ; membre de la Commission des lois et présidente du Groupe d'études Santé et environnement de l'Assemblée nationale.
* 20 juin 2007 - 19 juillet 2007 : députée de la quatrième circonscription de l'Essonne
Fonctions ministérielles
* 19 juin 2007 - 15 janvier 2009 : secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, chargée de l'Écologie (gouvernement François Fillon II)
* 15 janvier 2009 - 13 novembre 2010 : secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique (gouvernement François Fillon II)
* depuis le 14 novembre 2010 : ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (gouvernement François Fillon III)
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Œuvres
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* Les Petits matins, essai sur la pensée politique, avec Jérôme Peyrat, Ramsay, avril 2002 (ISBN 2841146138)
* Rapport relatif à la Charte de l'environnement, édit. La Documentation Française, coll. « Documents législatifs », 1er mai 2004 (ISBN 211118375X et 978-2111183759)
* Le changement climatique : aubaine ou désastre ?, avec Adret, François Bayrou, Sylvie Faucheux, Nicolas Hulot, Alain Juppé, Jean-Yves Le Déaut, Hervé Le Treut, Gilles Pennequin, Michel Rocard, Loup Verlet, Hubert Védrine et Dominique Voynet, édit. Cerf, coll.« L'histoire à vif », 1er février 2007 (ISBN 2204083607 et 9782204083607)
* L'homme saura-t-il réparer ce qu'il détruit ?, avec Dominique Voynet, Forum Libération de Grenoble, sur CD audio chez Frémeaux & Associés, 2008
* Tu viens ?, Gallimard, coll. « Hors série Connaissance », novembre 2009 (ISBN 9782070127771)
Source :
fr.wikipedia.org/.../org/wiki/Nathalie_Kosciusko-Morizet