Invisible Kid (Jacques Foccart)
L'Homme de l'ombre:Eléments d'enquête autour de Jacques Foccart, l'homme le plus mystérieux et le plus puissant de la V
L'homme de l'ombre : éléments d'enquête autour de Jacques Foccart, l'homme le plus mystérieux et le plus puissant de la Ve république
Journal de l'Elysée, tome 1 : Tous les soirs avec de Gaulle (1965-1967)
Foccart parle, entretiens avec Philippe Gaillard, tome 2
Jacques Koch-Foccart (31 août 1913, Ambrières-le-Grand –19 mars 1997), dit Jacques Foccart, était un conseiller politique français, secrétaire général de l'Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974.
La Résistance
Il prend contact avec la Résistance en 1942 sur sa terre natale. Après des faits de résistance en Mayenne, il rejoint Londres et le BCRA.[1]
Le 27 avril 1944, lieutenant-colonel, il franchit sous les balles un barrage de la Feldgendarmerie dans l'Orne. Son adjoint, Roger Le Guerney, est tué en le protégeant de son corps. Au moment du débarquement de Normandie, il est chargé du plan "Tortue"[2].
En octobre 1944, il est à nouveau à Londres où il rejoint les services spéciaux alliés. Il monte l'opération Viacarage[3]
L'homme politique
D'abord membre du conseil national, puis secrétaire général adjoint, il remplace en 1954 Louis Terrenoire comme secrétaire général du RPF sous la IVe République.
Monsieur Afrique
En 1952, il est coopté par le groupe sénatorial gaulliste pour participer à l'Union française, censée gérer les rapports de la France avec ses colonies. En 1953, il accompagne de Gaulle dans un périple africain. Il fait la connaissance à Abidjan d'Houphouët-Boigny.
Il revient au pouvoir en 1958, en étant nommé par de Gaulle au poste de conseiller technique à l'Hôtel Matignon, chargé des affaires africaines.[4]
C'était le « Monsieur Afrique », homme de l'ombre du général Charles de Gaulle, puis de Georges Pompidou.
Homme de réseaux et de l'ombre, il joue un grand rôle dans la politique étrangère africaine à partir de 1960, au point qu'on a pu dire qu'il était, après De Gaulle, l'homme le plus influent de la Ve République. Il a été souvent considéré comme étant l'instigateur de nombreuses conspirations et coups d'État en Afrique durant les années 1960[5].
Considéré comme un proche du Maréchal Mobutu au Congo-Kinshasa, il fut également dès 1967 un acteur important du soutien apporté par la France à la sécession du Biafra, par livraisons d'armes et mercenaires interposés.
Des critiques du gaullisme aiment à insinuer que deux bureaux se faisaient face au gouvernement : le bureau du Premier Ministre pour la métropole, et celui de Foccart pour la Françafrique.
Il fut le co-fondateur du Service d'action civique (SAC).
Ce qui a été appelé les « réseaux Foccart » était constitué d'un carnet d'adresses très fourni qui faisait remonter jusqu'à lui les diverses tendances composant les relations franco-africaines et de liens étroits avec les services secrets (SDECE, DST).
Son rôle ne se limitait pas à l'Afrique, puisqu'il était chargé par de Gaulle à la fois des services secrets et du suivi des élections et en particulier des investitures durant les années 60.Pendant les campagnes électorales,il fut accusé à plusieurs reprises d'utiliser barbouzes et blousons noirs contre les candidats de gauche. En 1969, pendant le bref passage d'Alain Poher à l'Elysée, une commode qui permettait d'enregistrer les autres pièces du palais fut découvert. L'affaire fut dévoilée par le Canard enchaîné et connue sous le nom de commode à Foccart.[6]
Jacques Foccart a été l'un des initiateurs principaux d'une certaine politique française en Afrique appelée « Françafrique » par ses détracteurs - terme emprunté à Houphouët-Boigny, repris par François-Xavier Verschave dans ce sens dans son ouvrage La Françafrique, le plus long scandale de la République - et qui se serait poursuivi sous François Mitterrand avec le fils de ce dernier, Jean-Christophe surnommé papa m'a dit.
Source :
www.monde-magouilles.com/.../ww.monde-magouilles.com/foccart.php