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Frédéric Lefebvre est un homme politique français, né le 14 octobre 1963 à Neuilly-sur-Seine.
Il est actuellement secrétaire d'État, chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des services, des Professions libérales et de la Consommation, auprès du Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le Gouvernement Fillon III.
Il a également été député de la 10e circonscription des Hauts-de-Seine, prenant en tant que suppléant la suite d'André Santini, nommé dans le Gouvernement Fillon II de 2007 à 2009, et porte-parole de l'UMP.
Fils de médecin « antigaulliste » à cause de la guerre d'Algérie.
Il est marié à la graphologue Valérie Lefebvre, et père de deux enfants.
Frédéric Lefebvre est responsable des jeunes RPR de Garches lorsqu'il rencontre Nicolas Sarkozy à l'occasion de la campagne présidentielle de Jacques Chirac de 1981.
Licencié en droit privé et titulaire d'un DEA en droit public interne, il débute sa carrière en 1986 comme collaborateur de Gérard-Henri Mathieu, secrétaire général du groupe RPR au Conseil de Paris.
En 1987, il rejoint le cabinet de Jacques Chaban-Delmas, président de l'Assemblée nationale, comme chargé de mission aux côtés de Patrick Ollier. En 1988, ce dernier l'embauche pour devenir, jusqu'en 1993, son assistant parlementaire ainsi que celui de Michèle Alliot-Marie.
Il entre au conseil municipal de Garches en 1989, et devient adjoint au maire.
À partir de 1993, il collabore avec Nicolas Sarkozy, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement d'Édouard Balladur, d'abord comme attaché parlementaire puis comme chef adjoint de cabinet, chargé de la communication jusqu'à la victoire de Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995, durant laquelle il a organisé les déplacements de soutien de Nicolas Sarkozy à Édouard Balladur.
De 1995 à 2002, il est assistant parlementaire de Nicolas Sarkozy à mi-temps. À cette époque, en 1996, il crée avec notamment Steven Zunz et Stéphan Denoyés, anciens assistants parlementaires de Christian Estrosi, Perroquet institutionnel communication (Pic conseil), cabinet parisien de communication institutionnelle et de lobbying4, ayant pour clients entre autres les industries du tabac, de l'alcool et les casinos. Même s'il dit ne plus être actif dans sa société depuis 2000, il a touché 199 325 € à titre d'actionnaire en 2008, d'après un document interne à Pic Conseil.
En mai 2002, après la nomination de Nicolas Sarkozy comme ministre de l'Intérieur puis au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, il reprend son rôle de conseiller, chargé des Relations avec le Parlement jusqu'en novembre 2004, et comme chargé de relations avec les élus entre 2004 et 2005, dans son cabinet de président du conseil général des Hauts-de-Seine3. À ces fonctions, il tisse des réseaux pour le compte du ministre auprès des parlementaires UMP, ce qui permet à Nicolas Sarkozy de briguer la tête du parti puis la présidence de la République8.
Réélu adjoint au maire de Garches aux municipales de 1995 et 2001, il siège à la communauté d'agglomération Cœur de Seine9 depuis sa création en 2005 et jusqu’à l'obtention de son poste de député d'Issy-les-Moulineaux et de Vanves, obtenu par la nomination en tant que ministre d'André Santini, dont il était le suppléant. Il est aussi élu en 2004 conseiller régional d'Île-de-France sur la liste d'union UMP-UDF-MPF de l'opposition régionale.
Pic conseil, dont Frédéric Lefebvre était encore l'actionnaire majoritaire en nue-propriété fin 2006, s'unit en 2004 à une autre agence de lobbying, Causalis, sous la marque Domaines publics et vend notamment ses services au Syndicat national des professionnels immobiliers, au groupe Lucien Barrière, à Bouygues, à Altadis, et à Alcatel. En janvier 2005, Frédéric Lefebvre fonde une société de conseil en communication, Frédéric Lefebvre Conseil, et reprend à mi-temps, en juin suivant, ses fonctions de conseiller chargé des relations avec le Parlement après le retour de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur.
Après avoir créé le « pôle relation élus » de l’UMP en novembre 2004, il devient quelques mois plus tard directeur de cabinet du président de l'UMP puis membre de son équipe de campagne pour l'élection présidentielle de 2007. Lors de la réorganisation de l'UMP qui suit la victoire de Nicolas Sarkozy, il est nommé secrétaire national de l’UMP chargé de l’économie, des finances publiques et des nouvelles technologies.
Pour les élections législatives de 2007, Nicolas Sarkozy le place comme suppléant du député sortant de la dixième circonscription des Hauts-de-Seine, le centriste André Santini, qui, réélu le 17 juin 2007 avec 55,90 % des voix au second tour, est nommé dans le 2e gouvernement Fillon le 19 juin. Frédéric Lefebvre est ainsi proclamé député le 20 juillet 2007 à sa place, siégeant au sein du groupe UMP alors qu'André Santini s'était inscrit dans le groupe Nouveau Centre1.
À l’Assemblée nationale, il multiplie les responsabilités dans le domaine économique et financier. Membre de la commission des Finances, il est nommé rapporteur du budget de l’emploi et prend la parole sur « les niches fiscales, les retraites, les prêts à taux variable, le tarif social pour le gaz, la participation des salariés aux résultats des entreprises, les règles anti-concentration pour les chaînes hertziennes, l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne... », au point d'« irrite[r] au sein du groupe, où beaucoup se méfient de sa proximité avec le chef de l'État », mais parvient à faire voter à l'Assemblée huit de ses amendements à l'unanimité durant la première session parlementaire de 2008.
Président avec Jérôme Chartier d’un groupe de travail sur le pouvoir d’achat au sein du groupe UMP, il est co-président du club parlementaire sur l'avenir de l'audiovisuel public et du groupe d'études sur l'audiovisuel et le cinéma, travaillant sur les réformes de l'audiovisuel en parallèle de la commission Copé, provoquant ainsi des tensions au sein du parti majoritaire. Il est ainsi l'auteur d'amendements discutés, tel celui voté par l'Assemblée nationale le 5 juin 2008 relevant de 2,5% à 8% le seuil d'audience d'une chaîne de télévision en dessous duquel la chaîne n'a pas à se conformer au plafond de 49% de détention de son capital par un même opérateur. Cet amendement a été critiqué comme trop favorable à TF1 et M6.
Très présent dans les médias par sa fonction de porte-parole du parti présidentiel, il multiplie les prises de parole, sans craindre la polémique qu'il pouvait créer8. Ainsi, il critique en mai 2008 l'absence de reprise par l'AFP de communiqués de presse de l'UMP concernant Ségolène Royal8, affirme que les « provocations » des collectifs d'aide aux étrangers en situation irrégulière dont RESF auraient amené à l'incendie du centre de rétention de Vincennes17 18, et défendant en février 2009 la proposition d'Éric Besson de régulariser les immigrés clandestins qui dénonceraient des passeurs, en déclarant que « la dénonciation est un devoir républicain »19. Ces déclarations fracassantes voire hasardeuses, parfois appelées lefebvreries, lui valent le surnom de « sniper de l'UMP ».
Le 23 juin 2009, lors du remaniement ministériel, André Santini n'est pas reconduit au gouvernement. En conséquence, à la suite de la modification de l'article 25 de la réforme constitutionnelle de l'année précédente, André Santini a la possibilité de retrouver son siège automatiquement. Le 24 juillet 2009, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, annonce que Frédéric Lefebvre n'est plus député.
Partisan déclaré du contrôle d'Internet, Frédéric Lefebvre s'est beaucoup exprimé sur le sujet. Il déclare, en décembre 2008, que « l'absence de régulation du Net provoque chaque jour des victimes », et créant alors un amalgame très controversé entre internautes et trafiquants, proxénètes, racistes, violeurs et psychopathes. Il a également comparé certains sites de streaming illégaux à des dealeurs de drogue24 et lié éducation des enfants et piratage. Dans le cadre de la loi Création et Internet, dite loi Hadopi, il a déposé un amendement pour taxer les sites collaboratifs au profit de France Télévisions26. Il a également défendu un amendement mettant l'Internet français sous tutelle du CSA : « Le CSA, dont chacun se plait à souligner le travail en matière de protection des enfants sur tous les diffuseurs de contenus, doit pouvoir étendre son action à Internet. » Ces positions lui valent en 2009 un Big Brother Award.
Frédéric Lefebvre prête serment comme avocat au barreau de Paris le 22 octobre 2009.
Le 14 novembre 2010, Frédéric Lefebvre est nommé secrétaire d'état chargé du Commerce et de l'Artisanat dans le gouvernement François Fillon III succédant à Hervé Novelli à ce poste.
Détail des mandats et fonctions[modifier]
20 mars 1989 - 30 mars 2007 : adjoint au maire de Garches (Hauts-de-Seine)
depuis le 28 mars 2004 : membre du conseil régional d'Île-de-France
20 juillet 2007 - 24 juillet 2009 : député (en tant que suppléant d'André Santini) de la 10e circonscription des Hauts-de-Seine
depuis le 14 novembre 2010 : secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation.
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Bibliographie
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3 mars 2011 : Le mieux est l'ami du bien, (Cherche midi, 2011), (ISBN 9782749118710).
Plusieurs passages de cet ouvrage ont été recopiés, sans citer la source, d'articles provenant de Wikipédia et de l'AFP.
Source :
fr.wikipedia.org/.../rg/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Lefebvre