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PARIS MATCH N° 2384 du 02-02-1995 LA GROTTE MAGIQUE DATE DE 20.000 ANS - ROSE KENNEDY. Agn-Ås Varda Ard-Åche : la grotte des merveilles Avortement : Marie-Claire 20 ans apr-Ås Candice Bergen Drame de Furiani : Karine Famille Kennedy GErard Longuet Helmut
LIBERATION [No 4246] du 12/01/1995 - GERARD LONGUET, LA MISE EN EXAMEN CACHEE BOUTROS-GHALI - LA GUERRE DU GOLFE EMMANUELLI APPELLE AU CANDIDAT RASSEMBLEUR LEVER DE RIDEAU A LA CITE DE LA MUSIQUE LIVRES - LE CHANT PERET PELE SHOOTE DANS LE BINGO L' ARGENT
LIBERATION [No 4059] du 08/06/1994 - CLINTON, UN EUROPEEN A PARIS LES MYSTERES DE KARNAK PINEAU-VALENCIENNES LIBERE GERARD LONGUET S' EXPLIQUE
MONDE (LE) [No 15358] du 14/06/1994 - LE OUI MASSIF DE L'AUTRICHE - LES DROITES PROGRESSENT AU PARLEMENT EUROPEEN - LA GAUCHE MECONNAISSABLE PAR PATRICK JARREAU - L'EXCEPTION FRANCAISE PAR JOSE-ALAIN FRALON ET CLAIRE TREAN - ALARMES PAR J.-M. C. - UN ENTR
Gérard Longuet, né le 24 février 1946 à Neuilly-sur-Seine, est un haut fonctionnaire et un homme politique français.
Ministre sous les deux premières cohabitations, député puis sénateur de la Meuse, il est président du groupe UMP au Sénat de 2009 à 2011. Libéral, Gérard Longuet est vice-président du mouvement Les Réformateurs au sein de l'UMP. Il est ministre de la Défense et des Anciens combattants depuis le 27 février 2011.
Après une scolarité passée au lycée Henri-IV de Paris, Gérard Longuet entame des études de droit et de lettres. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris en 1966, il obtient un diplôme d'études supérieures (DES) de sciences politiques en 1968.
En 1964, il prend part, en compagnie d'Alain Madelin, à la création du mouvement Occident, groupuscule d'extrême droite souvent impliqué dans des affrontements violents contre l'extrême gauche.
En 1967, soupçonné en sa qualité de dirigeant du mouvement d'avoir été coinstigateur d'une expédition violente menée par Occident contre des étudiants d'extrême gauche à l'université de Rouen (l'un de ces derniers étant laissé dans le coma après l'attaque), il est inculpé et incarcéré. Gérard Longuet est condamné le 12 juillet 1967 à 1 000 francs d'amende pour complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation», en même temps que douze autres militants d'extrême droite, dont Alain Madelin, Alain Robert et Patrick Devedjian. Il est amnistié en juin 1968[réf. nécessaire]. Après la dissolution, par le Conseil des ministres, d'Occident en octobre 1968, il rejoint le Groupe union défense (GUD), groupuscule d'extrême droite mené par Alain Robert, dont il écrit la charte, puis Ordre nouveau, destiné à rassembler les nationalistes. Il fera partie en 1971 avec Claude Goasguen de la direction de ce mouvement, dissous par décret du Conseil des ministres le 28 juin 1973 — en même temps que la Ligue communiste d'Alain Krivine et d'Henri Weber — pour « atteinte à la sûreté de l’État ».
Il entre à l'École nationale d'administration (ENA) en 1971 et en sort en 1973 (promotion François Rabelais). Entre temps, en 1972, il rédige le premier programme économique du Front national, créé la même année.
De ses engagements nationalistes des années 1960-1970, il dit : « J'assume avoir été d'extrême droite. On s'est simplement trompés sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer[6]. »
Sous-préfet à sa sortie de l'ENA, il est d’abord directeur des cabinets des préfets de l'Eure (1973-74), de la Somme (1974-1976) et de Jacques Dominati, secrétaire d’État auprès du Premier ministre Raymond Barre (1977-1978).
En 1978, il est élu député de la Meuse sous les couleurs de l'Union pour la démocratie française-Parti républicain. Il perd son mandat en 1981 après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République.
Membre du conseil général de la Meuse à partir de 1979, il en devient vice-président en 1982.
Sous le gouvernement de cohabitation Chirac, en 1986, il est chargé des Postes et Télécommunications comme secrétaire d'État puis ministre délégué. Quittant son ministère après la victoire socialiste aux présidentielle et législatives de 1988, il retrouve, à la faveur de cette élection, son siège de député de la Meuse. Il est président du Parti républicain de 1990 à 1995.
En 1992, il devient président du conseil régional de Lorraine. À ce poste, il appuie la création de la LGV Est, en particulier la construction de la gare de Meuse TGV[7].
En 1993, il est appelé au gouvernement par Édouard Balladur, retrouvant le portefeuille des Télécommunications avec le ministère de plein exercice de l'Industrie, des Postes et télécommunications et du Commerce extérieur.
Inquiété pour le financement du Parti républicain et la construction de sa villa, il doit démissionner du gouvernement Édouard Balladur en octobre 1994, et entame un retrait médiatique tout en restant à la tête de la région Lorraine[8]. Il est mis en examen en 1995 dans l'enquête sur le financement occulte du Parti républicain[9]. Il bénéficie d'un non-lieu le 8 mars 2010, en partie grâce à la loi d'amnistie de 1990 sur les financements politiques, certains faits reprochés représentant un financement illégal de parti politique, mais la loi d'amnistie ne permettant des poursuites que pour des faits d'enrichissement personnel[10],[11].
Renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « recel d'abus de crédit » dans une affaire concernant la construction de sa villa de Saint-Tropez (Var), il est relaxé en première instance, puis par la cour d'appel de Paris, en novembre 1998[8]. Mis en garde à vue en mai 2001 pour recel de corruption dans l'affaire des marchés publics d'Île-de-France[8], il est également relaxé, en octobre 2005[12].
Durant ces années, il est administrateur de sociétés d’ingénierie informatique et de conseil, il préside la société Herbemont-César et Associés à partir de juillet 1999, et fonde en avril 2004 une holding spécialisée dans le conseil, Sokrates Group[13], dont il est le président.
Après son entrée au Sénat à la faveur des élections de 2001 et son adhésion à l'UMP, il revient sur le devant de la scène politique, en prenant, le 10 juillet 2002, la tête de l'Association des régions de France (ARF), alors qu'un accord devait permettre qu'après Jean-Pierre Raffarin, entre 1998 et 2001, la présidence aille au socialiste Alain Le Vern[14].
Face à la « vague rose » des régionales de 2004, il perd les présidences de la Lorraine et de l'ARF. L'année suivante, il devient président de l'Agence de financement des infrastructures de transports de France (AFITF).
De 2008 à 2009, il fait partie du Comité pour la réforme des collectivités locales. Il est élu président du groupe UMP au Sénat le 7 juillet 2009, succédant à Henri de Raincourt, nommé ministre chargé des Relations avec le Parlement.
Pressenti pour entrer dans le troisième gouvernement Fillon à l'automne 2010, Gérard Longuet l'intègre finalement après la démission de Michèle Alliot-Marie, le 27 février 2011, en devenant ministre de la Défense et des Anciens combattants, en remplacement d'Alain Juppé. Sa nomination permet de rééquilibrer « politiquement » le gouvernement Fillon en donnant un poste clé à l'aile centriste et libérale de l'UMP, chose qui était réclamée après le départ de plusieurs ministres centristes trois mois plus tôt. Gérard Longuet quitte son mandat parlementaire le mois suivant et est remplacé à la présidence du groupe UMP au Sénat par Jean-Claude Gaudin.
Gérard Longuet appartient à la frange libérale de la majorité présidentielle. Il s'est déclaré favorable à la suppression du bouclier fiscal et de l'ISF avant 2012[15]. Gérard Longuet condamne les 35 heures en raison de la « perte de compétitivité » induite par cette loi, de la « stagnation du pouvoir d'achat » des salariés, ainsi que la charge imposée aux contribuables « pour financer ce système ».
En réponse à la crise économique de 2008, Gérard Longuet est favorable à un « soutien aux Etats les plus endettés par un rachat de leur dette par la Banque centrale européenne », ayant pour effet une dévaluation de l'euro. Gérard Longuet a ainsi déclaré : « Ou on sort de l'euro ou on sort des 35 heures, mais on ne peut pas avoir les deux ».
En 2010, Gérard Longuet s'oppose à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), déclarant qu'« il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes »[18]. Ces propos sont condamnés par de nombreux politiques de gauche, par SOS Racisme et quelques personnalités de la majorité présidentielles, comme Jean-Louis Borloo, Éric Besson ou Frédéric Lefebvre, qui jugea « plutôt regrettables » les propos de Gérard Longuet.
En juillet 2008, Gérard Longuet est accusé de faire un rapprochement entre homosexualité et pédophilie en déclarant au Sénat : « C'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école et qu'on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête… ». Interrogé par L'Est républicain, Gérard Longuet répond ne pas avoir souvenir d'avoir tenu ces propos, mais ajoute : « Qu'il y ait un lien entre homosexualité et pédophilie, ça peut arriver. Notamment dans des écoles catholiques, on a pu voir ça ».
Source :
fr.wikipedia.org/.../ipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Longuet