Les emblèmes de la République: Préface d'Alain Corbin (HORS.COLL.)
Exit, tome 2 : Le Deuxième Cercle
Culture & Société : Un lien à recomposer
Le Parc de la Villette de Bernard Tschumi
Alain Bernard, né le 1er mai 1983 à Aubagne, est un nageur français. Licencié au Cercle des nageurs d'Antibes, il est entraîné par Denis Auguin.
Le 14 août 2008, il devient le premier champion olympique français du 100 mètres nage libre lors des Jeux olympiques de Pékin en 47 s 21 devant Eamon Sullivan et le duo Jason Lezak – César Cielo Filho. À l'ère des combinaisons en polyuréthane, il est le premier nageur de l'histoire à couvrir la distance en moins de 47 s, avec un temps de 46 s 94 réalisé le 23 avril 2009 à Montpellier (record du monde non homologué).
En 2004, il ne peut se rendre à Athènes pour participer aux Jeux olympiques puisqu'il est handicapé par une mononucléose et une toxoplasmose. Il renoue avec les bassins en 2005 et parvient à passer pour la première fois sous la barre des 50 secondes au 100 m nage libre lors des championnats de France 2005. Plus encore, il remporte sa première médaille internationale lors de l'Euro en petit bassin avec ses compatriotes du relais 4 × 50 m nage libre. Le nageur français connaît une saison 2006 riche puisqu'il remporte de nouvelles médailles aux championnats d'Europe en grand et petit bassin. À Budapest pour l'Euro en grand bassin, le nageur monte sur la troisième marche du podium avec le relais 4 × 100 m nage libre. Lors de la finale du 100 m nage libre, le Français part extrêmement vite passant en tête après la première longueur de bassin mais doit cependant se contenter de la dernière place dans cette épreuve après une seconde longueur plus difficile.
Quelques mois plus tard, il obtient sa première médaille individuelle dans un grand championnat lors de l'Euro en petit bassin d'Helsinki. Troisième sur le 100 m nage libre, il obtient la médaille d'argent avec le relais 4 × 50 m nage libre. Mais en cette fin d'année 2006, Bernard, qui évoluait jusqu'ici au sein du club du Cercle des nageurs de Marseille, rejoint le club du CN Antibes pour suivre Denis Auguin, son entraîneur depuis 20001.
En février 2007, il bat le record de France du 100 m nage libre en grand bassin en 48 s 81 (ancien record en 48 s 97 par Frédérick Bousquet). À cette occasion il s'appropriait la meilleure marque mondiale de l'année et se plaçait en outsider pour les Championnats du monde de natation 2007 à Melbourne.
A Melbourne, Bernard entame de la meilleure façon qui soit les mondiaux. En effet, il décroche sa première médaille à ce niveau de compétition avec le relais français du 4 × 100 m nage libre en finissant troisième. Quelques jours plus tard, en individuel sur 100 m nage libre, Bernard se hisse à la quatrième place à l'issue des séries. Néanmoins il ne parvient pas à passer le cap des demi-finale, réalisant le neuvième temps (48 s 89) à seulement deux centièmes de la huitième place qui lui aurait permis de se qualifier. On compte également parmi les éliminés le Suédois Stefan Nystrand. Encore en compétition sur 50 m nage libre, il bat son record personnel dès les séries (22 s 26) et atteint les demi-finales. Neuvième ex-æquo avec l'Espagnol Eduardo Lorente Ginesta, il participe à une course de départage pour l'enjeu de cette neuvième place. Perdant cette dernière, il repart donc assez déçu de ces Championnats du monde sur le plan individuel avec une huitième et une dixième places.
Passé la déception individuelle de ces mondiaux, il enchaîne les records de France sur 50 et 100 m nage libre. Sur la première distance, il réalise un chrono de 21 s 76 lors des Championnats de France à Saint-Raphaël ce qui constitue la troisième performance mondiale de tous les temps à seulement 12 centièmes de seconde du record de monde du Russe Alexander Popov. Lors de ces mêmes championnats, il bat le record de France du 100 m pour la troisième fois en quelques mois. Plus encore, en 48 s 12, il devient le deuxième nageur le plus rapide de l'histoire sur la distance à égalité avec le double champion du monde Filippo Magnini et à moins de trois dixièmes de seconde du record du monde de Pieter van den Hoogenband.
Deuxième performeur de l'histoire durant quelques temps3, il dépasse aussi les temps réalisés par quelques-uns des plus grands sprinteurs de l'histoire comme le tsar russe Alexander Popov (double champion olympique de la distance en 1992 et 1996) ou l'Américain Matt Biondi (champion olympique en 1988) avec des records respectivement à 48 s 21 et 48 s 42.
Le vendredi 21 mars 2008, il bat le record du monde du 100 mètres nage libre en 47 s 60, épreuve reine de la natation, en demi-finale des championnats d'Europe. Il améliore de 24 centièmes de seconde le temps de référence de Pieter van den Hoogenband réalisé lors des jeux de Sydney en 2000. Il améliore de nouveau le record du monde d'un dixième le lendemain en finale pour le porter à 47 s 50 et remporte donc la médaille d'or.
Le dimanche 23 mars 2008, il bat le record du monde du 50 mètres nage libre en demi-finale des championnats d'Europe à Eindhoven en le portant à 21 s 50 (anciennement détenu en 21 s 56 par l'Australien Eamon Sullivan et établi le 17 février 2008 à Sopac en Australie à l'occasion des Championnats de Nouvelle-Galles du Sud). Ce record est à nouveau battu par Eamon Sullivan le 27 mars 2008 aux championnats d'Australie avec un temps de 21 s 41 en demi-finale, puis amélioré à 21 s 28 lors de la finale le 28 mars 2008. Le record d'Alain Bernard n'aura donc tenu que quatre jours.
Le jeudi 19 juin 2008, lors de l'Open de France de natation Amaury Leveaux, Fabien Gilot, Frédérick Bousquet et Alain Bernard ont amélioré le record d'Europe du 4 × 100 m nage libre en le portant à 3 min 12 s 54, à 8 centièmes du record du monde (l'ancien record appartenait à l'Italie en 3 min 14 s 04 et avait été établi en mars 2007 à Melbourne (Australie) à l'occasion des championnats du monde).
Le même quatuor bat à nouveau le record d'Europe, de plus de 4 secondes, lors de la finale du 4 × 100 m nage libre, le 11 août 2008, pendant les Jeux olympiques de Pékin, le portant à 3 min 08 s 32. La France cède toutefois la première marche du podium à l'équipe américaine, qui la devance de 8 centièmes de seconde. Cette finale est par ailleurs marquée par le duel entre Bernard et l'Américain Jason Lezak, tous les deux derniers relayeurs de leur équipe. En effet bien qu'il soit encore en avance sur Lezak après 50 m, le Français se fait passer dans les derniers mètres, ce qui offre l'or aux Américains. Lors de cette finale, Bernard perd également son record du monde du 100 m, battu par son rival Eamon Sullivan, premier relayeur de l'équipe australienne avec un temps de 47 s 24.
Il le récupère pendant seulement trois minutes le 13 août 2008, lors de la première demi-finale du 100 m nage libre des Jeux olympiques de 2008, avec 47 s 20, avant qu'Eamon Sullivan ne se l'approprie à nouveau, le portant cette fois à 47 s 05.
Le lendemain, pour la finale, le duel entre Alain Bernard et Eamon Sullivan a bien lieu et c'est l'Australien qui prend l'avantage au 50 m (22 s 48 contre 22 s 53) avant que le Français ne produise son effort et soit le premier à la touche. Sullivan termine deuxième à douze centièmes de Bernard (47 s 32 contre 47 s 21). Bernard devient donc le premier champion olympique français sur 100 mètres nage libre. Il apporte à la France sa deuxième médaille d'or à Pékin5.
Le 15 août, Bernard se qualifie pour la finale du 50 m nage libre en remportant sa demi-finale avec le deuxième meilleur temps des deux courses, juste derrière le Brésilien César Cielo Filho. Il y retrouve son compatriote Amaury Leveaux ainsi que son rival Eamon Sullivan. Le jour d'après, Alain Bernard accroche sa troisième médaille, en bronze cette fois-ci en terminant troisième de la finale du 50 m nage libre juste derrière Filho et Leveaux. Fait unique dans l'histoire de la natation, tous les nageurs sont passés sous les 22 secondes lors de cette course.
Le 23 avril 2009, lors des demi-finales des championnats de France à Montpellier, Alain Bernard entre dans l'histoire en battant une nouvelle fois le record du monde du 100 mètres nage libre, étant le premier nageur à passer sous les 47 secondes : 46 secondes et 94 centièmes, il améliore ainsi le record de son rival australien Eamon Sullivan de 11 centièmes. Toutefois, ce nouveau record du monde établi avec une combinaison entièrement en polyuréthane n'a pas été homologué par la FINA. Le 22 juin 2009, la FINA a en effet décidé d'homologuer 134 combinaisons, mais pas la Arena X-Glide utilisée par Bernard lors de son record du monde6qui a donc été invalidé7. L'équipementier d'Alain Bernard lui a ensuite fourni une combinaison modifiée, à 80 % polyuréthane, qui a été homologuée et qu'il utilise aux championnats du monde de Rome. Actuellement c'est le Brésilien César Cielo Filho qui possède le record du monde avec un temps de 46 secondes et 91 centièmes, César Cielo Filho devient alors le premier homme à avoir nagé moins de 47 secondes avec une combinaison homologuée.
Alain Bernard a signé un contrat de volontariat en gendarmerie à l'école de gendarmerie de Montargis en 2008 et est affecté au Groupement blindé de gendarmerie mobile, situé à Versailles-Satory dans les Yvelines.
Source :
fr.wikipedia.org/.../fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Bernard