'...C'est quand il y en a beaucoup...' Nouveaux périls identitaires Français
Salam Ouessant (LITT.GENERALE)
Algerian Writers: Frantz Fanon, H L Ne Cixous, Kateb Yacine, Assia Djebar, Azouz Begag, Pierre Rabhi, Mouloud Mammeri, Ahlam Mosteghanem
Un train pour chez nous : CM1
Azouz Begag (5 février 1957, Lyon, Rhône) est un écrivain et chercheur français en économie des transports au CNRS. Il est aujourd'hui ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances.
Azouz Begag est né à Lyon en 1957 de parents algériens (sa mère est kabyle) émigrés en France dès 1949. Il est père de deux filles.
Il a passé son enfance dans l'un des bidonvilles de Lyon puis dans la cité de la Duchère à Lyon. L'enfant Azouz rêve de devenir « président comme Nasser ».
Azouz Begag décroche un doctorat en économie à l'université Lyon 2. Il va combiner des fonctions de chercheur au CNRS et à la Maison des sciences sociales et humaines de Lyon depuis 1980 et d'enseignant à l’École centrale de Lyon. Il sera visiting professor à l’Université Cornell de New York, durant une saison universitaire.
Il a été membre du Conseil économique et social en 2004, jusqu'à son entrée dans le gouvernement Villepin en juin 2005.
Il est décoré, fait chevalier de l’Ordre national du Mérite et chevalier de la Légion d’honneur.
Azouz Begag a publié plus de 20 livres, dont plusieurs romans s'inspirant de son enfance comme Le Gone du Chaâba ou encore l'hommage rendu à son père dans le livre Le marteau pique-cœur. Le titre du premier cité est un jeu de mot révélateur de sa fascination pour le métissage culturel en tant que mélange d'un terme du dialecte lyonnais, langue de sa région de naissance qui est passé dans la langue française et d'un terme algérien signifiant tribu.
Il est aussi parolier de chansons et le scénariste du film Camping à la ferme où il expose sa vision de la France d'aujourd'hui multi-ethnique depuis un temps relativement récent qui se mélange à une France d'aujourd'hui historiquement et naturellement multiculturelle, que ce soit de par sa construction même et la richesse de ses langues et cultures régionales que de par les vagues migratoires qu'elle a accueillies avec succès auparavant. Le mélange de ces trois niveaux de richesses culturelles françaises sont souvent traités dans son travail.
Depuis le 2 juin 2005, Azouz Begag est ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Promotion de l'égalité des chances, dans le gouvernement Dominique de Villepin. Celui-ci lui avait auparavant commandé un rapport sur les relations entre la police nationale et les jeunes. En conflit plus ou moins larvé avec Nicolas Sarkozy – qui le surnomme « Vidéo Begag », selon Libération –, il est régulièrement pris à partie par Brice Hortefeux, un proche du ministre de l'Intérieur.
Sa mission est d'assurer l'égalité des chances et la promotion de tous les Français.
Il a été au centre d'un incident diplomatique entre la France et les États-Unis en octobre 2005. Bien que citoyen et ministre français, détenteur d'un visa diplomatique A1, il a été arrêté par les contrôleurs de l'immigration états-uniens à l'aéroport d'Atlanta, a vu son immunité diplomatique être mise à mal et a été lourdement et longuement questionné. Cela a fait scandale en France et a été considéré comme un cas de discrimination sur le faciès.
En 2006, il a violemment critiqué, devant la presse arabe, les prochaines élections législatives de 2007 qui ne verraient que six députés d’origine arabe ou africaine à l’Assemblée, précisant que cela fait bien peu pour une population issue de l’immigration de plus de 15 millions de personnes en France. On notera au passage que le chiffre de 15 millions de personnes n'est pas le chiffre habituellement cité en France. Pour sa part, il se présentera dans la 7e circonscription du Rhône, à Bron et Vaulx-en-Velin.
Concernant l'élection présidentielle française, il déclare en novembre 2006 :
« Je voterai Dominique de Villepin, même s'il ne se présentait pas. »
avant de dire, deux mois plus tard, le 15 janvier 2007 :
« Ce sont Dominique de Villepin et Jacques Chirac qui m'ont tendu la main. (...) Nicolas Sarkozy a changé. (...) Moi aussi (...). Je suis indécis quant à mon vote si de Villepin venait à se présenter[réf. nécessaire]. »
Le 13 Mars 2007, au lendemain du ralliement de Villepin à Sarkozy, il déclare qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy et que la candidature de François Bayrou est "salutaire pour la démocratie.
En 1989, le roman de sa jeunesse paraît: "Béni ou le Paradis privé" (Nagel & Kimche, Zurich 2000). Il y décrit, entre autres, la discrimination que subissait une partie de la population non-blanche au milieu des années soixante-dix. Dans la préface de l'édition allemande, Begag écrit que déjà dans les années soixante-dix, on en vint à des explosions de violence dans les banlieues, mais que maintenant, en 2000, il prédit que ce sera pire: "De la guerre de quelques rares jeunes de la banlieue qui ont affronté le racisme (...), cela devient une guerre collective."
Source :
fr.wikipedia.org/...///fr.wikipedia.org/wiki/Azouz_Begag