Guillon, Stéphane - Portraits au vitriol - 1ère salve !
On m'a demandé de vous calmer
Liberté (Très) Surveillée
Je me suis bien amusé, merci !
On m'a demandé de vous virer
Stéphane Guillon, né le 6 décembre 1963 à Neuilly-sur-Seine[1], est un humoriste et acteur français.
Fils d'un conseiller patrimonial et d'une galeriste, Stéphane Guillon est exclu de son lycée en seconde. Alors que ses parents l'ont inscrit dans une « boîte à bac » près de la gare Saint-Lazare, à Paris[1], il suit une formation de comédien[2]. De 17 à 35 ans, il tourne dans une dizaine de téléfilms où il ne réussit cependant pas à percer. Sa carrière d'humoriste débute en 1990[1] par un premier one-man-show.
Mais c'est en tant que chroniqueur qu'il devient connu du grand public. Il intervient en effet dans La Grosse Émission sur Comédie ! en 2001-2002[3]. Puis, après s'être fait remarquer sur scène dans son one-man-show Petites horreurs entre amis au festival d'Avignon en 2002 puis à la Main d'or au printemps 2003 de Dieudonné[4], il rejoint Stéphane Bern à la radio dans l'équipe du Fou du roi, sur France Inter. Celui-ci lui propose de le suivre à la télévision, sur Canal+, dans son émission 20h10 pétantes, où il assure une chronique entre 2003 et 2005. Suite à l'arrêt de l'émission, il continue sur Canal+ avec Thierry Ardisson dans Salut les Terriens à partir de 2006. Depuis la rentrée 2008, il tient également une chronique intitulée « L'humeur de... » à 7 h 55 du lundi au mercredi dans Le Sept dix sur France Inter. Il continue à mener en parallèle sa carrière d'humoriste sur scène, avec Liberté Surveillée, son dernier spectacle en date, ainsi que d'acteur au cinéma.
Depuis 2005, il vit en couple avec Muriel Cousin, chroniqueuse télé et radio[5], qui collabore à l'écriture de ses textes et le met en scène[6],[7].
Son humour se veut noir, corrosif et sans tabou, « politiquement incorrect ».
Dans l'émission 20h10 pétantes, il a parfois été confronté à la colère ou au mépris des invités :
* Le 14 mars 2005, Vincent Delerm lui a reproché de quitter le plateau juste après sa chronique, empêchant ainsi toute réponse de sa part. Il a sorti un numéro de L'Équipe et l'a lu durant la chronique de Guillon, afin de montrer qu'il ne l'écoutait pas[8].
* Le 30 mars 2005, Agnès Soral lui a reproché de faire de l'humour à propos du viol dont elle a été victime. Ce à quoi Stéphane Guillon a répondu qu'il fustigeait la police espagnole chargée de retrouver le violeur et qu'il ne voulait pas heurter Agnès Soral[9].
Le 17 février 2009, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), est la cible de Stéphane Guillon dans sa chronique matinale sur France Inter[10]. Avant de commencer son entrevue qui suit la chronique, Strauss-Kahn déclare avoir « assez peu apprécié les commentaires » de Guillon[11],[12], ce qui déclenche un nombre record de connexions à la vidéo de la chronique[13].
Le président Nicolas Sarkozy dénonce alors « l'humour méchant » du chroniqueur, à propos de cette chronique et de celle où Guillon compare Martine Aubry à un petit pot à tabac[12]. Guillon prendra le parti d'en rire et déclare que sa place pour l'année suivante est assurée[14].
Le 2 mars 2009, Guillon est l'invité de l'émission Mots croisés sur France 2 pour débattre de l'humour et de ses limites[15] et revenir sur l'épisode Strauss-Kahn. Quelques jours plus tard, le 6 mars, l'humoriste participe, accompagné de Didier Porte, à un plateau d'Arrêt sur images sur le thème « Les humoristes sont des journalistes de complément »[16]. Les deux humoristes y dénoncent une différence de traitement de l'humour entre les radios privées et publiques, et voient en l'attaque du président une manière d'atteindre Jean-Paul Cluzel, alors directeur de Radio France.
Cette affaire DSK a eu un large retentissement, certains organes de presse non francophones ayant même repris l'information[17].
---------------------------
Cinéma
---------------------------
* 1991 : La Neige et le Feu, de Claude Pinoteau
* 1992 : La Règle du je, de Françoise Etchegaray : Simon
* 1998 : Harlem, de François Cuel (court métrage)
* 1998 : À vendre, de Laetitia Masson
* 2000 : La Taule, d'Alain Robak : Dingo
* 2001 : Comment j'ai tué mon père, d'Anne Fontaine : Patrick
* 2002 : Sachez chasser, d'Elsa Barrère et Marc Fitoussi (court métrage) : Gérard
* 2003 : Un grain de beauté, d'Odile Abergel (court métrage) : le producteur
* 2003 : Moi César, 10 ans ½, 1m39, de Richard Berry : le père de Sarah
* 2004 : Illustre inconnue, de Marc Fitoussi (court métrage) : le beau-frère
* 2004 : Une vie à t'attendre, de Thierry Klifa : Loïc
* 2007 : La Vie d'artiste, de Marc Fitoussi : le remplaçant de Michel
* 2010 : Le temps de la kermesse est terminé, de Frédéric Chignac : Alex
---------------------------
Télévision
---------------------------
* 1989 : Juliette en toutes lettres, de Gérard Marx (série de 12 épisodes)
* 1991 : Jeux de vilains, de Charles L. Bitsch : Gabriel
* 1991 : Navarro, épisode La mariée était en rouge, de Gérard Marx
* 1992 : Turbulences, d'Élisabeth Rappeneau : Ugo
* 1998 : Elle a l'âge de ma fille, de Jacques Otmezguine : Antoine
* 1999 : Drôles de clowns, de Thierry Binisti : Mo
* 2000 : La Double Vie de Jeanne, d'Henri Helman : Sylvain
* 2002 : Vu à la télé, de Daniel Losset : Maurice
---------------------------
DVD
---------------------------
* 2007 : En avant la musique
* 2008 : Portraits au vitriol
Source :
fr.wikipedia.org/.../edia.org/wiki/St%C3%A9phane_Guillon