Ségolène Royal / Nicolas Sarkozy
La Madone et le Culbuto:ou l'inlassable ambition de Ségolène Royal et François Hollande
Consensus de pensée politique à propos de l'Etat Social entre Monsieur Nicolas Sarkozy, president de la république française et l'ex-pretendante, madame Ségolène Royal
Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions
Cesar - M909-001 - Déguisement - Masque Segolene Royal
Marie-Ségolène Royal, dite Ségolène Royal, née le 22 septembre 1953 à Dakar, dans l'arrondissement de Ouakam (Afrique occidentale française, aujourd'hui au Sénégal), est une femme politique française.
Ancienne conseillère du président François Mitterrand, députée des Deux-Sèvres, ministre des gouvernements Pierre Bérégovoy et Lionel Jospin, elle est actuellement présidente du conseil régional de Poitou-Charentes et vice-présidente de l'Internationale socialiste.
Elle est à ce jour la seule femme à avoir accédé au second tour d'une élection présidentielle française, qu'elle a perdu face à Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, avec 46,94 % des suffrages exprimés (16 790 440 voix), contre 53,06 % (18 983 138 voix) à Nicolas Sarkozy.
Ancienne députée, ancienne ministre des gouvernements Bérégovoy et Jospin, elle est actuellement toujours présidente du conseil régional de Poitou-Charentes. Elle est également la première femme à avoir accédé au second tour de l'élection présidentielle, qu'elle a perdu face à Nicolas Sarkozy, le 6 mai 2007.
Elle est la fille de Jacques Royal (1920 - 1981), lieutenant-colonel d'artillerie de marine, adjoint au maire de Chamagne (Vosges), chevalier de la Légion d'Honneur, lui-même fils du général de brigade Florian Royal (1891 - 1975), polytechnicien (X 1912), officier de la Légion d'Honneur, et d'Hélène Dehaye, qui eurent huit enfants en neuf ans (Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, lieutenant-colonel à la DGSE (protagoniste de l'affaire du Rainbow Warrior), Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert).
Sa famille habite la Martinique pendant trois ans en raison d'une autre affectation de son père en 1960. Elle est alors élève du pensionnat Saint-Joseph de Cluny à Fort-de-France[1]. À son retour en métropole, la famille Royal s'installe dans le village de Chamagne, près d' Épinal, dont elle est originaire.
Elle effectue ses études primaires et secondaires à Charmes (Vosges), puis intègre le lycée privé Saint-Joseph d'Épinal en 1968 et obtient le baccalauréat B, en sciences économiques. Elle est jeune fille au pair à Dublin (Irlande) pendant l'été 1971[2]. Après une licence de sciences économiques à l'Université Nancy II, elle est diplômée de Sciences Po en 1978. Cette année-là, âgée de 25 ans, elle assigne son père en justice et gagne, car ce dernier refusait de financer les études de ses enfants[réf. nécessaire].
Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration, promotion Voltaire. Pendant sa scolarité, elle fait un stage en Martinique en 1978. Elle en sort en 1980 (95e de sa promotion[3]), et choisit un poste de magistrat au tribunal administratif de Paris. En 1994, elle passe l'examen d'avocat au barreau de Paris[4] tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.
À la fin des années 1970, elle rencontra François Hollande lors d'une soirée de l'École nationale d'administration. Sorti de l'ENA à la Cour des comptes, il est depuis 1997 premier secrétaire du Parti socialiste. Ils ont eu quatre enfants : Thomas (1984), qui s'est occupé de la campagne sur le web de sa mère et du site Segosphere.net, Clémence (1985), Julien (1987) et Flora (1992). Il conclurent un PACS en 2001. La rupture entre Ségolène Royal et François Hollande a été annoncée sur le site de l'hebdomadaire Marianne, ainsi que par la diffusion d'un extrait d'une interview exclusive sur la station de radio "France Inter" le soir du 17 juin 2007, jour du second tour des élections législatives françaises de 2007[5].
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Études
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Elle effectue ses études secondaires à Charmes (Vosges) avant d'intégrer le lycée privé Saint-Joseph d'Épinal en 1968. Après le baccalauréat, elle obtient une licence de sciences économiques à l'Université de Nancy II puis est diplômée de Sciences-Po en 1978. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration dont elle sort diplômée en 1980 (95e de la promotion Voltaire[1]) et choisit une affectation de magistrat au tribunal administratif. En 1994, elle passe le concours d'avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l'Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.
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Carrière politique
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Conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle est remarquée par Jacques Attali, et devient de 1982 à 1988 conseillère technique au secrétariat général de la présidence de la République, chargée d'abord de la jeunesse et des sports, puis des affaires sociales. En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), commune de résidence de sa mère. Cependant, devant le refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos de Micheline Vincent, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste battue, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle démissionne de ce poste fin 1985.
En 1988, elle est « parachutée » par François Mitterrand dans les Deux-Sèvres, où, après une campagne vigoureuse, « expliquant aux paysans qu'elle allait leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou », elle est élue députée de la 2e circonscription, celle de Saint-Maixent-l'École. Commentant son succès, elle déclare : « Pour un parachutage, l'atterrissage est réussi. » En 1995, elle obtient l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à la mairie de Niort mais échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec qui avait refusé de se retirer.
Elle a annoncé en 2006 qu'elle ne se représenterait pas au poste de députée. Le PS a investi Delphine Batho pour lui succéder.
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Actions et postes majeurs
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Ministre de l'Environnement :
Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement du Gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets.
Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc. Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »).
Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une Direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau, réforme de la police des eaux (coordination internationale de la gestion de l'eau).
Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire :
Du 4 juin 1997 au 27 mars 2000, elle est ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre. Elle abandonne alors son mandat de député qu'elle reconquiert en juin 2002. Durant son mandat, elle s'attache à l'aide aux enfants défavorisés ou en difficultés scolaires avec la relance des zones d'éducation prioritaire, la création de fonds sociaux pour les élèves (comme le fond social pour les cantines scolaires), la création des heures de soutien scolaire ou encore la création des classes et des premiers internats-relais.
En matière d'éducation, elle fait de la maîtrise des langages la priorité à l'école maternelle. Elle s'attache à la rénovation de la pédagogie au collège avec notamment l'instauration des « itinéraires de découverte » et à l'aménagement du temps de l'enfant avec la création des contrats éducatifs locaux et l'éducation à la citoyenneté. Elle instaure la « Semaine des parents à l'école » et soutient une campagne nationale pour les élections des représentants de parents d'élèves. Enfin, elle met en œuvre des « Initiatives citoyennes » pour apprendre aux enfants à vivre ensemble et rend l'éducation civique obligatoire au brevet des collèges.
En matière de sécurité, elle s'attache à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Elle fait voter également la loi de juin 1998 contre le bizutage, soutient des campagnes de sensibilisation contre le racket et met en place le numéro SOS Violences[2]. Enfin, dans le domaine de la santé, elle s'attache à la revalorisation du rôle des infirmières scolaires et rend disponible gratuitement la pilule du lendemain dans les lycées.
Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance :
Du 27 mars 2000 au 27 mars 2001, elle est ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Elisabeth Guigou. Ensuite, du 28 mars 2001 au 5 mai 2002, elle est ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du Gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Elisabeth Guigou. C'est comme Ministre déléguée à la famille et à l'enfance dans le gouvernement Jospin qu'elle se fit ainsi connaitre du plus grand public : renforcement du soutien aux parents d'enfants handicapés, loi sur l'autorité parentale, création du congé paternité, soutien à l'adoption internationale, loi contre la pédopornographie, etc.
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Lois et réformes importantes à ce ministère
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Réforme de la loi sur l'autorité parentale :
- Possibilité pour une famille monoparentale de déléguer l'autorité parentale à un tiers[3]. Cette loi permet, entre autre, à des couples homosexuels d'assumer ensemble tout ou partie de l'autorité parentale. Toute délégation est cependant soumise à une décision de justice qui agit dans l'intérêt de l'enfant ;
- Création d'un livret de paternité qui souligne la place et le rôle du père tant sur des aspects juridiques que pratiques ;
- Création du congé de paternité : le nouveau père peut ainsi prendre 11 jours de congé payé (18 jours en cas de naissances multiples) ;
- Reconnaissance légale de la garde alternée de l'enfant, garde déjà actée dans la pratique ;
- Protection des mineurs contre la prostitution : le recours à la prostitution ainsi que le proxénétisme à l'égard d'un mineur de 15 ans à 18 ans sont punis pénalement par la loi (Précédemment, il ne s'agissait que de peines indirectes) ;
- Incrimination de la détention de documents pédopornographiques (le recel était déjà punissable).
La réforme de l'accouchement sous X :
- Création du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles ;
- Le soutien à l'adoption internationale : Facilitation et encadrement plus poussé de l'adoption d'un enfant étranger ;
- Renforcement de l'accueil de la petite enfance : Mesures pour la formation des éducateurs et des assistants, création de 15000 à 20000 places en crèches ou halte-garderie sur un projet initial de 30 à 40 mille places ;
- Harmonisation par le haut des aides au logement à travers la création d’un barème unique (correspondant à une aide supplémentaire de 6,5 millions de francs) ;
- Le congé et allocation de présence parentale pour enfant malade ;
- L'allocation d'éducation spéciale (parents d'enfants handicapés) ;
- La lutte contre les violences en institution (renforcement du SNATEM) ;
- La création du collectif « Enfance et média », contre la violence dans les médias ;
- Le lancement d'une grande campagne télévisée de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles ;
- La rénovation des COTOREP (structures pour personnes handicapées) ;
- Le développement du parc de logement adapté pour les personnes handicapées ;
- La création du plan Handiscol pour la scolarisation et l'intégration des enfants et des adolescents handicapés à l'école ;
- L'aménagement en matière de transport collectif et particulier pour les personnes handicapées ;
- La création du label « tourisme et handicap ».
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Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes
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En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Élisabeth Morin (UMP).
Ségolène Royal fait de l'éducation une de ses priorités (la région, comme d'autres en France, consacre près de la moitié de son budget à la formation, l'apprentissage, l'éducation et l'enseignement supérieur). Elle met ainsi en place des aides à la formation (10 000 en 2005) et à la reconversion pour les femmes ayant des métiers sans débouchés. A l'intention des jeunes, elle utilise la taxe sur les permis de conduire pour financer la gratuité du permis pour les diplômés du CAP (300 bénéficiaires en 2005 et 1500 prévus pour 2006), lance un portail Internet[5] pour « répondre aux questions des jeunes au quotidien » et met en place une aide au logement visant à la prise en charge de la caution par la Région (pour les jeunes ne bénéficiant pas d'une autre aide publique). Les « bourses de la découverte » permettent d'aider des jeunes (3240 entre 2004 et 2005) à effectuer des stages à l'étranger (obligatoires dans certains cursus scolaires) alors que les aides pour l'achat des livres scolaires sont affectées à 45 000 familles en 2005. Enfin, elle soutient la recherche en faisant signer à la Région des contacts de 3 ans avec de jeunes chercheurs en doctorat (80 en 2005, 120 prévus en 2006).
Comme la plupart des régions françaises, la région Poitou-Charentes a fortement augmenté les impôts en 2005 (+14,5 % pour une moyenne nationale de +21%). L'effort est principalement venu des taxes industrielles ou patronales et des biens fonciers. Le président de l'Association des régions de France a imputé cette hausse à la loi sur la décentralisation de Jean-Pierre Raffarin[6], ce que le gourvenement a fortement réfuté. En 2005, elle stabilise également la dette publique (augmentation inférieure à 2% en 2006) qui n'avait cessé de croître depuis 2001 et fait passer la taxe foncière de 2,97 à 3,32 (première augmentation depuis 2001 ; la moyenne nationale est de 3,17).
En matière économique, la région met en place une charte d'engagements réciproques qui engage les entreprises touchant des aides de la région à ne pas délocaliser, à ne pas licencier (si elles font des bénéfices) et à respecter la loi en matière d'environnement. En 2005, les 182 chartes signées auraient créé 832 emplois et permis 1415 formations. Elle soutient les programmes de recherche appliquée (10 millions d'euro) et utilise les commandes publiques pour soutenir des « productions locales d'excellence » (comme les installations pour les énergies renouvelables). Elle met en place les « bourses tremplins » pour l'emploi qui auraient participé à la création de 2000 entreprises (dont la moitié pour les jeunes) et les « emplois tremplins » pour les jeunes qui en deux ans auraient créé 2900 emplois (dont 1560 dans le secteur associatif). Elle favorise l'accompagnement des salariés licenciés par la création d'une plate-forme de conversion à Châtellerault et le développement des « comités de bassins d'emploi ». Elle accorde également des aides pour les projets de reprise d'entreprises par les salariés ou un repreneur. Enfin, elle met en place une aide pour les jeunes agriculteurs (35 installations aidées en 2005) et à la production agricole de qualité et respectueuse de l'environnement (687 exploitations ont bénéficié des Contrats régionaux d'exploitation en 2005).
Ségolène Royal s'attache à la défense de l'environnement et du patrimoine de la région Poitou-Charentes et notamment du Marais poitevin (dont elle a soutenu la restauration dans le cadre des Grands travaux du président Mitterrand).
En matière de santé, la région créé un fonds social régional pour assurer la gratuité d'accès à la contraception pour les jeunes filles des lycées professionnels et des centres de formation des apprentis de Poitou-Charentes.
Enfin, en matière d'infrastructure et de technologie, la région soutient, dans la continuité de ses prédécesseurs, le développement des TER (achat de 27 nouveaux train pour 100 millions d'euros), crée l'opération « TER à un euro » et défend les lignes de trains Corail menacées de fermeture. Via Arantis[8] la région équipe 500 petites communes en ordinateurs reliés à Internet et propose une aide à la création de site Internet pour les entreprises et les agriculteurs de la Région.
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Présidentielle de 2007
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En 2006, le parti socialiste organise des élections primaires pour choisir un candidat à l'élection présidentielle française de 2007. Ségolène Royal déclare sa candidature, tout comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Plusieurs sondages menés au début de l'année 2006 indiquaient qu'elle pouvait remporter cette investiture[18], ainsi que l'élection présidentielle[19]. Finalement, Ségolène Royal a obtenu 60,60% des voix contre 20,81% pour Dominique Strauss-Kahn et 18,59% pour Laurent Fabius. La participation a été de 82,03%, soit 178 000 votants pour près de 218 000 militants inscrits[8].
Positionnement politique :
Les commentateurs ont largement relevé ses prises de position fermes en matière d'ordre intérieur, souvent comparées aux positions de Nicolas Sarkozy.
Après une période d'écoute qu'elle qualifie de « diagnostic partagé », Ségolène Royal commence à exposer plus précisément ses prises de positions à partir du printemps 2006. Toutefois, ses détracteurs l'accusent toujours de ne pas avoir de programme clairement défini et de se situer dans l'aile droite du parti, ce qui est contesté par ses partisans.
Féminisme :
Elle veut faire de la défense des femmes sa première priorité et déclare ainsi que « La première loi qui sera déposée sur le bureau de l'assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre la violence faite aux femmes[20] ». Elle a par le passé vivement critiqué la pornographie, la publicité et en 2003 le port du string : « Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles.[21] »
Économie :
En matière économique, Ségolène Royal explique dans les Échos[24] être favorable à une nouvelle donne économique (« un bon deal[25] ») alliant performance économique et justice sociale.
Elle envisage, entre autres, d'instaurer un statut fiscal incitatif pour les investissements dans la recherche, l'innovation et l'environnement. Elle n'est également pas opposée à des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35 heures, etc.) à condition que le CDI reste une référence et que de nouvelles sécurités soient trouvées pour compenser une plus grande flexibilité. Elle se pose comme objectif de réduire les déficits par une politique économique favorable à la croissance, mais également de réduire le train de vie de l'État (éviter les gaspillages, éliminer les doublons, etc.).
Pour réduire le coût du travail (causé par les charges selon elle), elle propose de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Enfin, elle se prononce pour une augmentation du Smic et insiste sur le fait que personne ne doit être payé à ne rien faire.
Ségolène Royal est de plus opposée à l'indépendance de la BCE (Banque centrale européenne) dans la conduite de sa mission. Elle a en effet déclaré vouloir que « la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques [26] ». Cette position va donc à l'encontre du traité de Maastricht, qui avait été soumis par référendum au peuple français en 1992, et qui prévoit que, si la mission de la BCE lui est bien dictée par les Etats de l'Eurogroupe, la conduite de sa mission se fait de manière indépendante. Ségolène Royal fait là écho aux positions de certains opposants au TCE (Traité pour l'Etablissement d'une Constitution pour l'Europe).
En matière fiscale, François Hollande a dévoilé[27] une série de mesures qui seraient prise en cas de victoire de la candidate à l'élection présidentielle de 2007. Sont notamment prévues une hausse de l'impôt sur le revenu sur les dernières tranches du barême, la suppression du bouclier fiscal ainsi que la création d'une nouvelle contribution pour financer les retraites (sorte de « CSG-retraite ») payée par les entreprises et les salariés.
Institutions :
Ségolène Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats (prévu dans le projet du Parti socialiste) et par souci de « cohérence » elle a décidé de ne pas poser sa candidature au renouvellement de son mandat de député des Deux-Sèvres[28] qu'elle cumulait avec la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.
Invitée par Arnaud Montebourg le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse, elle se prononce pour une nouvelle république et pour le partage du pouvoir actuellement concentré entre les mains du chef de l'État.
Le 22 octobre 2006, elle déclare qu'elle souhaite limiter à deux le nombre de mandats pour le Président de la République et limiter dans le temps celui de tous les élus.
Pour impliquer les citoyens dans les processus politiques, elle émet l'idée de faire évaluer l'action des élus par des jurys citoyens. Cette proposition a soulevé immédiatement de vives réactions à droite comme à gauche d'hommes politiques et d'éditorialistes la comparant à « Mao[29] », aux « sans-culotte de 1793[30] », à Boulanger, Déroulède, Pétain[31], « Pol Pot[32] », aux « soviets[33] », d'être une mesure qui « confine à la stupidité »[34] ou lui reprochant d'« épouser un populisme qui ferait le jeu de l'extrême droite[35] » ainsi que des critiques de l'Association des maires de France.
Immigration :
Elle est en accord avec les positions officielles du Parti Socialiste sur les questions d'immigration. Elle est donc favorable aux dispositifs administratifs d'intégration et de naturalisation des personnes immigrées arrivées légalement ou clandestinement sur le territoire national.
Elle se prononce contre le principe même d' "immigration choisie" voulue par Nicolas Sarkozy, estimant "insupportable" que la France aille "piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé" et prône le codéveloppement des pays en voie de développement.
Politique étrangère et Europe :
Voici certaines prises de positions le 20 août 2006, à Frangy-en-Bresse, à propos de la politique étrangère
Elle critique la politique étrangère effacée de la France alors qu'elle est membre du Conseil de sécurité et que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. Elle a honte du classement international de la France en matière d'aide au développement au 18e rang sur 21 pays. Elle dénonce, sans citer de pays, qu'une partie de cette aide irait à des pays peu démocratiques. Elle ironise sur la performance de la France concernant les ventes d'armes aux dictatures.
La politique étrangère semble être le point faible de la candidate du PSréf. nécessaire. Si la presse étrangère la voit comme « celle qui peut sauver les socialistes », de plus en plus de critiques se font jour, dans les quotidiens de tous bordsréf. nécessaire. Pour le très conservateur quotidien espagnol ABC, « Royal est une personnalité vide d'idéologie, un pur produit marketing disant à chacun ce qu'il a envie d'entendre, sans autre objectif que de grappiller des voix, et qui n'a guère de scrupules à proposer plusieurs solutions contradictoires au même problème. »
Europe :
Concernant le Traité établissant une Constitution pour l'Europe : elle fixe l'horizon, d'une Europe sociale, politique, de l'environnement et de la recherche comme chantiers majeurs. Elle exclut que les socialistes proposent à nouveau la ratification d'un traité constitutionnel que le peuple français a rejeté. Le projet socialiste prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court, visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Ce texte, une fois négocié, serait soumis à un référendum populaire. Ségolène Royal défend depuis son discours du 11 octobre 2006 une « Europe par la preuve »[36]. Cette vision est très critiquée par les fédéralistes européens[37].
Concernant la question de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, Ségolène Royal a déclaré qu'elle se rangerait à l'avis des Français. Cette phrase, prononcée lors de sa conférence de presse à l'Assemblée Nationale le 11 octobre 2006, a laissé sur leur faim les observateurs politiques.
Moyen-Orient :
Concernant la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, elle estime que les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter, qu'il n'y a plus que George W. Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak et que le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. Elle qualifie de « simpliste » la théorie de l'Axe du Mal avancée par George W. Bush et considère la peur comme une mauvaise conseillère[38].
D'autre part elle s'oppose à ce que l'Iran développe, même pour un usage civil et énergétique, une capacité nucléaire, arguant du fait que l'Iran ne se conforme pas aux demandes d'inspection de ses sites et que de fait il perd tout droit garanti par le traité de non-prolifération nucléaire[39].
Une polémique, à laquelle contribuent certains membres de l'UMP[40], est née suite à son passage au Liban début décembre 2006 où après une conversation avec le député du Hezbollah Ali Ammar, elle dit ne pas avoir entendu que celui-ci faisait un parallèle entre l'État d'Israël et le nazisme[41]. Cette version est confirmée par l'ambassadeur de France au Liban.réf. nécessaire
Lors d'une conference de presse à Jérusalem, elle déclare à propos du « mur de séparation » : « Quand c'est nécessaire pour la sécurité, je crois qu'effectivement une construction est sans doute justifiée. Encore faut-il que les choses se fassent dans une bonne entente et qu'en particulier le problème du tracé de ce mur puisse être résolu. » Les critiques portent aussi sur d'autres points abordés lors du voyage. Pierre Lellouche pointe ainsi la contradiction suivante : elle défend le survol par Israël du Liban au motif que « ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël », après les avoir condamnés quelques heures plus tôt lors de son passage à Beyrouth : « Je crois que les survols doivent cesser parce que c'est à la fois l'intérêt d'Israël et l'intérêt du Liban. Il faut respecter le mandat de l'Onu, le mandat de la Finul et donc il faut que ces survols cessent[42]. » Il note également sa proposition d'une conférence internationale sur le Liban alors même qu'une telle conférence est déjà prévue le 24 janvier 2006 (à l'initiative de Jacques Chirac) et son plaidoyer pour la reprise de l'aide économique aux Palestiniens bien que celle-ci soit en fait déjà reconduite (et en augmentation sur l'année précédente).
Société :
Ségolène Royal n'est pas favorable à une dépénalisation du cannabis qui serait selon elle, « un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue ». Quant à la question de la légalisation de la prostitution (sur le modèle allemand), elle se dit contre ce qu'elle appelle « la vente des corps » et qu'elle considère contraire à la charte internationale des droits de l'Homme.
Elle a de plus estimé que « le mariage, c'est une institution bourgeoise[43] ».
Homosexualité et homoparentalité :
Ségolène Royal s'est par le passé opposée au mariage homosexuel[44] puis en 2006 a changé de position en émettant simplement des réserves sur ce sujet : « Je me suis toujours refusée à instrumentaliser les questions de société pour faire "dans le coup". Je préfère le mot union à celui de mariage pour ne pas bousculer les repères traditionnels, la famille c'est un père et une mère[45]. » Néanmoins, depuis juin 2006 et un entretien paru dans le magazine Têtu, elle a déclaré qu'elle appliquerait le programme du Parti socialiste qui comprend le mariage des couples de même sexe et de leur droit à l'adoption en promettant leur mise en place en cas de victoire socialiste.
Sécurité :
En juin 2006, Ségolène Royal révèle certaines des solutions qu'elle envisage pour « tarir la source de la délinquance ». Elle surprend jusque dans son camp par un discours de fermeté, proposant notamment de placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». A l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006 elle insiste sur le fait que toutes les alternatives à la prison doivent être développées et que des camps humanitaires encadrés par des militaires peuvent permettre à un mineur délinquant de « reconquérir l'estime de soi ». Elle reconnait cependant que tous ne pourront en profiter pour des raisons matérielles.
Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales[46] au premier acte d'incivilité de l'enfant » pour « responsabiliser » les parents et propose la création d'« écoles de parents » où seraient tenus de se rendre les parents d'enfants ayant commis des incivilités répétées. Enfin, elle propose la création de « tuteurs de collèges » qui permettraient à certaines classes d'être encadrées par deux adultes.
Elle déclare par ailleurs qu'elle souhaite l'amnistie des faucheurs volontaires d'OGM.
Travail :
Elle vante le travail en tant que valeur le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse et se déclare pour un syndicalisme de masse (« Les Français ne sont pas fâchés avec la valeur du travail mais profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. (...) La France doit sortir de l'archaïsme de ses relations sociales. J'ai vu, en Suède, un autre état d'esprit et des pratiques bien différentes, grâce à un syndicalisme de masse »).
Elle considère que les 35 heures ont été un progrès pour une majorité de salariés, mais une régression pour d'autres. Le deuxième chapitre du livre édité sur son site Internet, intitulé les désordres du travail, développe cette idée, s'inspirant notamment des travaux de La République des idées qui a démenti tout lien avec Ségolène Royal.
Éducation :
Lors du second débat télévisé de la campagne d'investiture, elle propose d'instituer un soutien scolaire gratuit, dans le cadre des établissements scolaires.
Au cours de cette campagne, est apparue sur Internet une vidéo de Ségolène Royal, filmée à son insu en janvier 2006, dans laquelle elle y propose notamment que les enseignants effectuent 35 heures de présence au collège pour améliorer le soutien scolaire[47][48], ce qui représenterait un doublement de leur astreinte actuelle.
Association « Désirs d'avenir » :
« Désirs d'avenir » est le nom de l'association de soutien à Ségolène Royal, présidée par Christophe Chantepy, dans sa « candidature à la candidature » au Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2007.
« Désirs d'avenir » est aussi le nom d'un vaste « forum participatif » qu'elle a lancé sur Internet mi-février 2006[49]. Le site se veut une illustration de la « démocratie participative » prônée par Ségolène Royal. Plusieurs débats sont ouverts à la participation des citoyens internautes sur divers sujets (justice, prison, école, téléchargement, etc.). Les remarques et commentaires apportés par les internautes doivent, normalement, faire ensuite l'objet de synthèses (a priori sous forme de livres) où Ségolène Royal note les idées qu'elle a retenues de ces échanges. Des modérateurs contrôlent les messages, les moins constructifs et certains émettant des critiques sur les propositions de Royal ne sont pas diffusés.
Le principe a fait école et tout au long de 2005 se sont ouverts des blogs « Désirs d'avenir » départementaux, voire communaux.
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Mandats et fonctions
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Mandats politiques nationaux :
- 13 juin 1988 au 2 mai 1992 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy) ;
- 2 avril 1993 au 21 avril 1997 : députée des Deux-Sèvres ;
- 1er juin 1997 au 4 juillet 1997 : députée des Deux-Sèvres (démissionne pour entrer dans le gouvernement Jospin) ;
- depuis juin 2002 : députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres (élue au 2e tour).
Mandats politiques locaux :
- 1983-1986 : conseillère municipale de Trouville-sur-Mer (Calvados). Elle quitte son poste en 1986, attitude justifiée par elle par des fonctions d'importance croissance à l'Élysée, mais il semble qu'elle ait quitté le Calvados parce qu'elle se serait rendu compte qu'elle ne serait pas investie par le PS local pour les législatives de 1986 ;
- 13 mars 1989 au 18 juin 1995 : conseillère municipale de Melle (Deux-Sèvres) ;
- 18 juin 1995 au 18 mars 2001 : conseillère municipale de Niort (Deux-Sèvres) ;
- 2 avril 1992 au 23 mars 1998 : conseillère générale des Deux-Sèvres ;
- 23 mars 1992 au 3 avril 1992 : conseillère régionale de Poitou-Charentes (démissionne pour entrer dans le gouvernement Bérégovoy) ;
- depuis le 2 avril 2004 : présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes ;
Présidente du syndicat mixte du Parc interrégional du Marais Poitevin, 2004-2006.
Fonctions ministérielles
Ministre :
* 3 avril 1992 au 29 mars 1993 : ministre de l'Environnement du gouvernement Bérégovoy
Ministre déléguée :
* 4 juin 1997 au 27 mars 2000 : ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du gouvernement Jospin auprès du ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre
* 27 mars 2000 au 27 mars 2001 : ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance du gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, brièvement Martine Aubry puis Élisabeth Guigou
* 28 mars 2001 au 5 mai 2002 : ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes handicapées du gouvernement Jospin auprès de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou.
En 1989, Ségolène Royal entame un mouvement contre la violence à la télévision française dont l'archétype serait l'animation japonaise, qualifiée de « nulle, médiocre et laide » et écrit notamment un livre intitulé Le ras-le-bol des bébés zappeurs[83]. Ségolène Royal conserve, 18 ans après cet écrit, la même opinion sur la production japonaise : Fukushima Mizuho, dirigeante du Parti social-démocrate japonais, qu'elle a rencontrée le 22 décembre 2006, a expliqué que Ségolène Royal l'avait interrogée sur la condition des femmes au Japon et avait considéré que le problème pourrait venir de l'impact des mangas et des dessins animés japonais « dans lesquels des femmes sont torturées » et note que même au sein du gouvernement japonais, certains craignaient un refroidissement des relations franco-japonaises en cas d'élection de Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007[84].
Ségolène Royal a plusieurs fois exprimé sa volonté d'appliquer une politique économique keynésienne. Par ailleurs, elle a plusieurs fois critiqué la « logique boursière ». Le 27 avril 2007, elle défend « le choix, toujours, des valeurs humaines sur les valeurs financières et sur les valeurs boursières[85] ». Ségolène Royal a déclaré adhérer à certaines idées de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair (réinvestissement dans les services publics, lutte contre le chômage des jeunes et prise en charge des jeunes diplômés), ce qui lui valut l'étiquette de « blairiste ».
En 2005, elle soutient, comme le Parti socialiste et la plupart des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, mettant en avant par exemple des progrès de ce texte sur la question des services publics dans l'Union européenne.
Pendant les troubles au Tibet du printemps 2008, Ségolène Royal s'exprime à plusieurs reprises sur le sujet et rencontre diverses personnalités tibétaines[86] y compris le dalaï-lama. Elle déclare son intention d'aller au Tibet dans les plus bref délais[87],[88], et elle invite les autorités chinoises à dialoguer avec les Tibétains[89].
En janvier 2009, Ségolène Royal déclare que la campagne victorieuse de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine de 2008 s'est inspirée de la sienne, propos qu'elle tempère par la suite, en affirmant que c'était de l'humour[90]. D'après Archippe Yepmou, un membre du comité Obama à Paris, l'équipe d'Obama se serait concentrée sur les faiblesses de la campagne de Ségolène Royal et sur son « manque de cohérence », à ne pas reproduire[91].
Fin août 2009, à l'issue de l'université d'été du PS, Ségolène Royal se déclare hostile à la contribution climat-énergie alors que le bureau national du PS annonce son accord avec l'idée d'une taxe carbone, mais conteste le projet actuel du gouvernement[92],[93]. Elle est alors critiquée par les Verts, et, étant signataire, comme la majorité des candidats, du Pacte écologique de Nicolas Hulot durant la campagne présidentielle de 2007, est accusée par la droite de manquer à sa parole[94], tandis qu'elle s'en défend en indiquant avoir à l'époque émis des réserves sur la taxe carbone[95]. Elle considère la taxe carbone comme injuste car taxant obligatoirement des Français qui n'ont ni accès aux transports au commun ni accès au véhicule propre. Elle précise néanmoins ne pas être opposée au principe de la fiscalité écologique à condition que celle-ci soit cohérente[96].
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Bibliographie
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Ouvrages de Ségolène Royal
* Le Printemps des grands-parents : la nouvelle alliance des âges, Paris, Cogite-R. Laffont, 1987. (ISBN 2-221-05314-1); (France Loisirs, 1988) (ISBN 2-7242-3948-2); (Presses pocket, 1989) (ISBN 2-266-02730-1). (Broché) (ISBN 978-2221053140)
* Le Ras-le-bol des bébés zappeurs, Paris, R. Laffont, 1989. (ISBN 2-221-05826-7) (ISBN 978-2221058268). Note : La couverture porte en plus : « Télé-massacre, l'overdose ? » ; Sujet(s) : Télévision et enfants, Violence télévision. Au-delà de la dénonciation du système, cet ouvrage est un appel aux gestionnaires de chaînes de télévision pour que ce moyen de communication social soit mieux utilisé.
* Pays, paysans, paysages, Paris, R. Laffont, 1993. (ISBN 2-221-07046-1). (Broché) (ISBN 978-2221070468) Sujet(s) : Environnement Protection, Politique de l'environnement, Développement rural. Les efforts faits en France par la ministre Ségolène Royal dans la lutte pour la protection de l'environnement.
* France. Assemblée nationale (1958-…), Commission des affaires étrangères, Rapport d'information sur les suites de la Conférence de Rio (Assemblée nationale, 1994) présenté par M. Roland Nungesser et Mme Ségolène Royal, (ISBN 2-11-087788-X).
* La Vérité d'une femme, Paris, Stock, 1996. (ISBN 2-234-04648-3). (ISBN 978-2234046481) Une étude sur des problèmes sociaux contemporains et sur des solutions appropriées ; exemples : le désordre politique et une morale de l'action ; le désordre du chômage et la valorisation du travail ; le désordre de l'environnement et les métiers pour protéger la vie, etc.
* Désirs d'avenir, Paris, Flammarion, 2006 (ISBN 978-2080688057). Ségolène Royal revient sur sa carrière politique, ses sept années de chargée de mission à l'Élysée pendant la présidence de François Mitterrand. Elle propose une réflexion sur le pouvoir politique et son exercice.
* Parler du patrimoine roman : enjeux, démarches et mises en œuvre : actes de la première université d'automne des professionnels de la médiation du patrimoine, abbaye royale de Saint-Jean d'Angely, 17-19 octobre 2005 / [organisée par la Région Poitou-Charentes et le Centre de culture européenne] ; sous la direction de Ségolène Royal, Paris, L'Harmattan, 2006. (ISBN 978-2296015838)
* Maintenant, Paris, Hachettes littératures, 2007. (sous la dir. de Marie-Françoise Colombani), Hachette Littérature et Flammarion, (ISBN 978-2012372467). Dans ce livre d'entretien avec Marie-Françoise Colombani — le titre est une référence au Ici et maintenant de François Mitterrand sorti sur fond de campagne présidentielle victorieuse en 1981 —, Ségolène Royal détaille son projet « pour changer la France » et se livre à quelques confidences sur sa vie de couple et de mère. Elle y développe notamment les concepts de « démocratie participative » et d'« ordre juste » qui sont au cœur de sa campagne.
* Les Droits de l'Enfant, Paris, Dalloz, 2007 (ISBN 978-2247072590). C'est un petit livre citoyen qui met de précieux repères à la portée de tous ceux qui s'intéressent à l'enfance et à ses droits.
* Ma plus belle histoire, c'est vous, Paris, B. Grasset, 2007. Elle revient sur sa campagne présidentielle, sa défaite, et elle annonce notamment avoir proposé un poste de Premier Ministre à François Bayrou au cas où elle serait élue.
* Si la gauche veut des idées, Paris, B. Grasset, 2008. Avec Alain Touraine.
* Femme debout, Paris, Denoël, 2009. Entretiens avec Françoise Degois, alors journaliste à France Inter.
* Mon dictionnaire de la politique, Paris, Plon, 2010.
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Ouvrages sur Ségolène Royal
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* Cécile Amar et Didier Hassoux, Ségolène et François (Privé, impr. 2005) (ISBN 2-35076-002-2).
* Daniel Bernard, Madame Royal (Jacob-Duvernet, impr. 2005) (ISBN 2-84724-091-8).
* Marie-Ève Malouines et Carl Meeus, La Madone et le Culbuto, ou l'inlassable ambition de Ségolène Royal et François Hollande (Fayard, impr. 2006) (ISBN 2213623546).
* Cassandre, La Prétendante - Le livre qui la révèle (éd. Philippe Rey, impr. 2006) (ISBN 2-84876-074-5) ; Sujet : critique de Ségolène Royal par un(e) proche écrivant sous un pseudo. Il révèle que Ségolène Royal aurait plagié en 1996 les 10 commandements de Bernard Poignant, proche de Lionel Jospin[1] [2] [3].
* Philippe Alexandre, Les Éléphants malades de la peste (Albin Michel, 2006)
* Maurice Séveno, Ségolène à la plage (éditions Méditions Coprah, 2006)
* Marie-Monique Robin, L'École du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie (La découverte, 2006)
* François Moulin Ségolène Royal, un destin français (éditions de la Nuée Bleue, janvier 2007). (ISBN 978-2-7165-0245-0)
* Évelyne Pathouot, Ségolène Royal, ombre et lumière, Edition Michalon, 2007 (ISBN 2841863948)
* Éric Besson, Qui connaît Madame Royal ?, Éditions Grasset, 2007 (ISBN 2246726514)
* Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, La Femme fatale, Éditions Albin Michel (ISBN 978-2226179296)
* Guillaume Bachelay, Désert d’avenir : le Parti socialiste 1983-2007, Éditions Bruno Leprince
* Jacques Mazeau, Merci Madame Royal, Éditions Hors commerce
* Marie-Noëlle Lienemann, Au revoir Royal, Librairie académique Perrin
* Lionel Jospin, L'Impasse, Éditions Flammarion, 2007
* Claude Fouchier Ségolène, l'électron libre, chroniques picto-charentaises, comment elle gouverne la région Poitou-Charentes [Éditions Anne Carrière] 2006
* Patrick Menucci Ma candidate, récit du Directeur adjoint de campagne présidentielle de Ségolène Royal [Éditions Albin Michel] 2007
* François Rebsamen De François à Ségolène, entretien avec Phillipe Alexandre, récit du co-Directeur de campagne présidentielle de Ségolène Royal [Édition Fayard] 2007
* Aymeric Mantoux et Benoist Simmat, Ségolène Royal la dame aux deux visages, Edition l'Archipel 2006
Source :
fr.wikipedia.org/.../a.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Royal