Bertrand Delanoë est un homme politique français, membre du Parti socialiste. Il est actuellement maire de Paris.
Né le 30 mai 1950 à Tunis, Bertrand Delanoë grandit à Bizerte et c'est pendant son adolescence que sa famille vient s'installer en France.
Il fait ses premiers pas en politique dès l'âge de 23 ans, à Rodez, en tant que secrétaire de la Fédération des socialistes de l'Aveyron. Il est remarqué pour ses talents d'orateur par le chef du Parti socialiste au niveau national, François Mitterrand, celui-ci le fait monter à Paris au début des années 1970.
Aux élections municipales de 1977, il est élu au Conseil de Paris en compagnie de Lionel Jospin, Claude Estier, Daniel Vaillant (la fameuse « bande du XVIIIe ») sur la liste de gauche emmenée par le communiste Louis Baillot.
En 1981, il est élu jeune député de Montmartre (XVIIIe arrondissement de Paris). Il devient alors porte-parole du PS, soit numéro trois national.
En 1993, il devient président de groupe du Parti Socialiste du Conseil de Paris. Il a aussi dirigé son entreprise de conseil.
En 1995, il mène comme chef de file la campagne municipale de toute la gauche parisienne contre Jean Tiberi, dauphin RPR désigné de l'ancien maire Jacques Chirac (élu Président de la République). La gauche emporte six arrondissements (IIIe, Xe, XIe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissement) sur les vingt que détenait la droite depuis 1983 (monopole alors surnommé le « grand chelem »).
Bertrand Delanoë est dans la foulée élu au Sénat en septembre 1995, où il devient secrétaire de la Commission des Affaires Etrangères et de la Défense.
De 1995 à mars 2001, il est le chef de l'opposition municipale.
En avril 2006, il est fait Docteur Honoris Causa par l'Université du Québec à Montréal (Canada) pour la qualité de sa "vision" et de son travail comme maire d'une grande métropole.
Il siège de manière permanente au Bureau National (BN) du Parti socialiste depuis 1995.
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Prises de positions
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Bertrand Delanoë est favorable au droit de vote des immigrés (en situation régulière) aux élections locales, au raccourcissement de tous les mandats électifs à cinq ans, à l'interdiction d'enchaîner un troisième et même mandat consécutif, au mariage homosexuel, à la limitation stricte du cumul de mandats (partisan d'un mandat renouvelé une seule fois) et au droit de mourir dans la dignité.
Militant des Droits de l'Homme, il fut un membre actif, comme parlementaire, de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH). Il a aussi consacré plusieurs interventions (discours, chapitre de livre...) à défendre le droit à l'eau potable dans le monde, et a fait en sorte que la société Eau de Paris (SAGEP) finance des projets concrets d'accès à l'eau dans des pays pauvres.
Depuis des décennies, il se veut très vigilant contre l'antisémitisme, contre tous les racismes et le sexisme, invoquant son enfance à Bizerte, en Tunisie, où Musulmans, Juifs et Catholiques vivaient plutôt en bonne entente.
Dès son élection, s'interdisant tout cumul de mandat et voulant être "maire à temps plein", il démissionne de son mandat de sénateur de Paris. Il choisit aussi en 2001 de ne nommer aucun maire d'arrondissement parmi ses 33 adjoints, leur préférant les candidats battus (Anne Hidalgo est ainsi nommée première adjointe; Jean-Yves Mano devient adjoint chargé du logement).
Bertrand Delanoë a dévoilé son homosexualité lors d'une interview télévisée en novembre 1998 sur M6, bien avant les élections municipales afin que ce thème ne soit pas au centre du débat électoral. Il ne tient pas une part active dans la communauté homosexuelle. Il a augmenté les subventions municipales aux associations gays & lesbiennes comme Act-Up, le Centre Gay & Lesbien (CGL), SOS Homophobie, le Festival de Films Gays & Lesbiens ou encore aux diverses organisations de lutte contre le sida (Aides, Sida Info Service), Paris étant depuis le début des années 1980 la ville la plus touchée par l'épidémie en Europe.
En 2004, il se prononce comme la majorité du Parti socialiste en faveur du « oui » au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Au soir du 29 mai 2005, alors que le reste de la France rejette le traité constitutionnel, le « oui »obtient un score de 65% sur la ville de Paris, l'emportant dans les vingt arrondissements que compte la capitale. Ceux du centre et de l'ouest, aux population de classes moyennes et aisées, ont voté très massivement dans ce sens (avec des records à près de 80% dans certains d'entre eux); ceux du centre (60-70%) alors que ceux les plus à l'est et nord-est (les moins favorisés) ont plafonné à 55%.
En juin 2006, comme d'autres conseils généraux de tous bords et avec le soutien de l'Association des Départements de France (ADF), il réclame à l'Etat le remboursement "à l'euro près" de 52 millions d'euros dus pour 2005 au titre du RMI, dorénavant géré et versé par les conseils généraux, les nouvelles lois de décentralisation introduites dans la Constitution prévoyant que l'Etat rembourse ces sommes aux collectivités.
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Les projets phares de la mandature
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- Réduction de la circulation automobile et de la pollution:
- Construction d'un tramway sur les boulevards des Maréchaux (XIIIe, XIVe, XVe arrondissement) intégré en temps que T3 au réseau
- Augmentation du nombre de pistes cyclabes, de couloirs de bus de couloirs protégés pour les véhicules d'urgence (pompiers, police, ambulances, Samu…)
- Interdiction temporaire de la circulation sur certaines portions des voies sur berges (plusieurs dimanche de l'année et un mois pendant l'été à l'occasion de Paris-plage), suppression de plusieurs axes rouges, piétonisation de certains quartiers
- Stationnement : de nouveaux tarifs résidentiels ont été instaurés pour inciter les parisiens à ne pas se déplacer en voiture
Logements sociaux:
- Rachats au prix du marché d'immeubles entiers dans les quartiers de l'ouest parisien pour tenter de diminuer le déséquilibre géographique de logement social avec l'est de la capitale
- Aménagement d'un nombre minimum de logements sociaux (25% de logement social selon le Plan Local d'Urbanisme) dans les nouveaux programmes immobiliers de plus de 800 m2
- Financement inscrit dans le budget de 4 000 logements sociaux par an en Île-de-France. Selon le bilan (contesté) de la mairie à fin 2005, un total de 18 622 logements en 5 années aurait été financé comprenant la réfection de logements anciens.
- Cession d'immeubles à l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris dans le XVIe arrondissement (22 rue Wilhem) afin de loger son personnel (à charge pour cette dernière de ne pas renouveler les baux à leur terme, de rompre ceux indûment renouvelés par l'ancien bailleur ou de proposer le rachat de leur appartment aux anciens locataires)
- Opposition au projet de construction du nouveau Tribunal de grande instance (considéré par certains comme étant à l'étroit sur l'Ile de la Cité), à Tolbiac, afin de préserver le nombre de futurs logements et la taille d'un espace vert.
- Immeubles insalubres : engagement de faire disparaître tous les immeubles insalubres de la Ville de Paris d'ici 2007, dont au moins 1 000 bâtiments catalogués comme taudis (en 2005, 136 étaient en voie de réhabilitation et six réhabilités). Durant l'été 2005, après que deux immeubles ont brûlé dans Paris, causant la mort de nombreuses personnes, sa politique du logement - notamment sa lutte contre les immeubles insalubres - est remise en cause. Bertrand Delanoë a répliqué à ces critiques en accusant l'Etat qu'il juge responsable des délais légaux imposés pour prendre en main les immeubles insalubres privés, et dont il critique le manque d'engagement sur cette question.
Petite enfance:
- Aménagement d'une crèche au sein même de l'Hôtel de ville dans les anciens appartements privés (plus de 1 000 m2 avec un jardin privatif) alloués gratuitement avant 2001 au maire de Paris
- Engagement de créer 4 500 nouvelles places de crèche et de halte-garderie à Paris (2 500 places ont été créées au bout de quatre ans, mais certains affirment que les effectifs du personnel ne sont pas suffisants). La pénurie des places en crèche n'est pas compensée par la création de nombreuses halte-garderies privées, dont les coûts sont nettement supérieurs à ceux des structures publiques.
- Suppression de l'Allocation Paris Petite Enfance (APPE)[2] aux ménages de la classe moyenne et supérieure, allocataires de la PAJE
- Augmentation des aides au logement, accordées sous conditions de revenus, qui seront dorénavant accessibles dès le deuxième enfant (et non plus le troisième).
Culture et fêtes:
- Instauration de la gratuité pour les collections de la quinzaine de Musées municipaux (Petit Palais, Musée d'Art Moderne de la Ville, Musée Carnavalet, Musée Cernushi…)
- Nouvelles manifestations festives comme la mise en place d'une plage géante sur les bords de la Seine (Paris-Plage), ou la Nuit Blanche
- Mise en place d'un nouveau festival du cinéma intitulé Paris Cinéma après s'être désengagé du Festival du film de Paris (dirigé par Louisa Maurin, celle-ci avait été félicitée pour son travail par Bertrand Delanoë en avril 2001) [3]
- Suppression de la subvention municipale au festival de danse de Paris
- Instauration d'une enveloppe de 1 euro par an par arrondissement et par habitant (donc proportionnelle à la population de l'arrondissement) pour des actions culturelles locales (expositions, festivals...)
Source :
fr.wikipedia.org/.../edia.org/wiki/Bertrand_Delano%C3%AB