Dominique Strauss-Kahn (dit DSK) est un homme politique français, né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), membre du Parti socialiste (PS).
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Formation
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Après avoir séjourné durant son enfance au Maroc qu'il doit quitter suite au tremblement de terre d'Agadir, puis à Monaco, il étudie à HEC et à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est licencié en droit public, docteur en sciences économiques et professeur agrégé de sciences économiques. Il devient professeur d'économie à l'université de Nancy-II (1977-1980) puis à l'université de Nanterre (à partir de 1981) et à l'École nationale d'administration. Après un passage comme professeur à HEC, il enseigne aujourd'hui la microéconomie et la macroéconomie à l'IEP de Paris.
En 1971, il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie d’amitié avec Denis Kessler (ancien vice-président du Medef et à l'époque membre de l'extrême gauche). Ce dernier devient son assistant à Nanterre et ils écrivent ensemble, en 1982, « L’épargne et la retraite ».
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Débuts politiques
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Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement au milieu des années 70, il lie son destin à celui de Lionel Jospin.
En 1982, il entre au Commissariat au plan, dont il devient commissaire-adjoint.
En 1986, il est élu pour la première fois député de Haute-Savoie, et réélu en 1988, mais dans le Val-d'Oise cette fois-ci. Il devient alors président de la Commission des finances. C'est à cette époque qu'il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991).
En 1991, François Mitterrand le nomme ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d'Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu'aux élections législatives de 1993, puis devient avocat à la Cour.
En 1993, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence. Cette même année, il crée le cabinet DSK Consultants pour exercer le métier d'avocat d'affaires.
En 1994, Raymond Lévy, alors PDG de Renault, crée le « Cercle de l’Industrie », un cercle spécialisé dans la défense de l'industrie française à Bruxelles, où il côtoie notamment Vincent Bolloré et Louis Schweitzer, et dont il devient le vice-président.
Élu maire de Sarcelles en juin 1995, il épouse Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentant l'émission politique dominical "Sept sur Sept". Elle renonce à son magazine hebdomadaire lorsque Dominique Strauss-Kahn est nommé ministre suite à la victoire de la gauche aux élections législatives de 1997.
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Gouvernement Jospin
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1997-1999 : Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et devient une pièce maîtresse du gouvernement. Les bons résultats de l'économie française, le retour de la croissance et la baisse du chômage, font que DSK devient un poids lourd du gouvernement et du parti socialiste. Avec environ 300.000 créations d’emplois dans le secteur marchand, l'année 1998 a été la meilleure pour l’emploi depuis 1969.
Cette position centrale au sein du gouvernement lui vaut d'être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Ile de France, que la gauche remporte. Cependant, au cours de la campagne, affirmant ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l'exécutif régional, c'est Jean-Paul Huchon qui est mis en avant et qui devient président du conseil régional. D'ailleurs peu intéressé par les questions régionales, il ne conserve son mandat que le temps de retrouver son siège de député après sa démission du gouvernement le 2 novembre 1999.
DSK réussi a imposer la TVA à 5,5% sur les travaux du bâtiment, cette reforme majeure a pu relancer toute une activité et crée une nouvelle dynamique de croissance lié à la consommation des ménages en matière d'équipement de la maison. La France était en queue de peloton en Europe en matière de croissance économique en 1997 ; en 2001 elle est en tête de ce même classement.
DSK tente d'organiser cette influence au sein de son parti, mais s'il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d'un courant politique dénommé Socialisme et Démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l'attraction qu'il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.
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1999 : Démission du gouvernement Jospin
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Mis en cause dans les médias pour des affaires judiciaires liées à ses fonctions d'avocats (MNEF et affaire Elf), il choisit de démissionner de son poste ministériel en novembre 1999 pour pouvoir se défendre et ne pas porter atteinte au gouvernement Jospin. Christian Sautter le remplace dans ses fonctions. Ainsi DSK justifie sa démission par la volonté de ne pas nuire au gouvernement jospin : J’ai pris cette décision parce que je considère que la morale et le sens des responsabilités l’imposent. Pour moi, il n’est pas convenable qu’un ministre puisse continuer d’exercer sa mission alors qu’existe à son encontre un soupçon donnant lieu à une procédure judiciaire, au risque de porter atteinte à tout le gouvernement. La justice émet des non-lieux (aucune preuve à charge) dans les deux affaires en question. Il se représente quelques mois plus tard et est réélu dans sa circonscription du Val-d'Oise lors d'une élection législative partielle.
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Depuis 2002 : Dans l'opposition
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Alors que l'UMP remporte les elections présidentielles et dispose d'une majorité à l'assemblée nationale, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, pour la législature (2002-2007), dans la 8e circonscription du Val-d'Oise.
À la fin de l'année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste 2007.
En parrallèle, il co-fonde le club de réflexion À gauche en Europe avec Michel Rocard et dont Marisol Touraine est aujourd'hui la présidente.[1]
Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis, le courant Socialisme et Démocratie dans le parti socialiste.
DSK anime un blog[2] et y poste très régulièrement des articles sur son actualité, y annonce des propositions, y fait part de ses commentaires et propose aux lecteurs de debattre sur différents thèmes. Son blog fait figure de référence en la matière avec celui d’Alain Juppé dans le monde politique avec plus d'un million de pages vues.
En mai 2005, il sort un DVD en faveur du « OUI » à la Constitution européenne. DSK s'investit de manière soutenue pour imposer le OUI de gauche. Quelques semaines plus tard le « NON » l'emporte en France à plus de 54 %.
Il affirme pour la première fois à l'université d'été 2005 du PS à la Rochelle vouloir être "candidat à la candidature" pour l'élection présidentielle de 2007. Il souhaite pouvoir incarner la « rénovation » au sein du Parti Socialiste.
DSK a soutenu la motion 1 dont le premier signataire est François Hollande qui a été soumise au vote des militants au congrès du Mans en novembre 2005. Avec près de 54 % des voix des militants, cette motion sort majoritaire, les autres motions font une synthèse autour de François Hollande.
Dominique Strauss-Kahn est, depuis novembre 2005, Secrétaire national du Parti socialiste en charge des élus. Il s'occupait auparavant du volet économique du futur projet socialiste pour 2007. Il reste cependant membre de la commission du projet présidé par François Hollande.
Il compte, parmi ses proches en politique, sur le soutien d'une équipe regroupant Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, Pierre Moscovici, député européen, vice-président du Parlement européen, Alain Richard, ancien ministre de la Défense et vice-président du Parti socialiste européen, Michel Destot, député-maire de Grenoble et président du Groupement des autorités responsables de transports, Michèle Sabban, première secrétaire fédérale du PS du val de Marne, Laurent Baumel, responsable national du PS, Claude Evin, ancien ministre de la Santé, et Jean-Paul Huchon, président de la région Île-de-France.
Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard qui le considère comme le plus expérimenté et le plus à même de porter un projet "social réaliste".
Le 17 janvier 2006, il énumère 15 propositions, sur des sujets variés (sécurité sociale professionnelle, ZEP, service public de l'environnement, nouvel urbanisme, choix énergétiques, etc). Sur la question du vote des immigrés, il souhaite « renverser la table » : Plus que d'accorder le droit de vote aux étrangers, accorder la nationalité aux étrangers qui font acte de citoyenneté en allant voter.
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Doctrine
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Pour DSK, le modèle social français a été fondé dans les années '60 autour d’un couple vertueux de croissance et de redistribution, s’appuyant sur l’extension de l’industrie et sur une forme de cohésion sociale. Cette cohésion est liée à la condition salariale et à une maîtrise des inégalités. Or, de nos jours, ce modèle est mis en péril par les mutations du capitalisme,
qui se financiarise et capte une part accrue de la valeur ajoutée sur les salaires au bénéfice des profits,
qui se mondialise et rompt les solidarités locales,
qui se flexibilise et diffuse le risque chez les travailleurs.
En conséquence, les inégalités explosent et deviennent protéiformes.
Refusant l’abandon pur et simple de ce modèle, comme sa défense intégrale qui constitue un moyen de résistance au changement, mais avec des possibilités d’action qui ne correspondent plus aux nécessités actuelles, DSK estime qu’il est nécessaire de refonder un nouveau compromis social. Pour cela, le socialisme doit "changer de logiciel", c'est à dire revenir à une recherche de la justice sociale et de la dignité humaine. Ce renouveau du socialisme passe par le recours à une méthode du réformisme radical, qui peut emprunter trois axes :
Le socialisme de la réparation ou socialisme de la redistribution vise à prélever et redistribuer, afin de réduire le risque individuel pesant sur les gens ainsi que l’inégalité de la société. Mais cette forme d’intervention devient de plus en plus difficile devant la montée des inégalités, de plus elle ne répond pas à leur diversification. Le filet de sécurité de la protection sociale doit donc être renforcé et rendu plus juste (par exemple, l’âge de la retraite doit prendre en compte la pénibilité du travail, et le caractère redistributif de l’impôt amélioré). Mais ce filet ne peut plus suffire. Il est nécessaire de le compléter, en empêchant la création des inégalités de revenus plutôt qu’en les réparant, et en éradiquant les inégalités de destin.
Le socialisme de la production prône l’action au sein même du système productif pour le réguler, là où se créent les inégalités de revenu. Initiée au XIXè siècle avec les luttes syndicales, cette approche doit être utilisée à nouveau. On peut citer à cet égard l’augmentation du nombre de syndiqués et le développement de la démocratie sociale, la régulation des licenciements économiques, la sécurisation des parcours professionnels, la législation sur les accidents du travail, les nationalisations temporaires, la réorganisation du marché de l’emploi, la modulation de l’IS (Impot sur les Sociétés) en fonction de la précarité des emplois occupés par cette société…
Le socialisme de l’émancipation ambitionne d’empêcher que chacun ne se trouve emprisonné dans ses inégalités de départ. Il s’appuie donc sur la mobilisation des services publics pour contrer les inégalités de destin, et la concentration des moyens publics là où celles-ci sont les plus puissantes. Chacun, pour exercer sa liberté, doit pouvoir bénéficier d’un "droit de tirage social". Il faut ainsi mettre en place un service public de la petite enfance, renforcer l’éducation, le logement, l’urbanisme, la santé dans les zones où les inégalités se concentrent et se cumulent, sur une base géographique et non communautaire. L'émancipation passe également par la lutte contre les discriminations ce qui appelle le droit au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels, ou le droit de vote des étrangers aux élections locales.
La mise en place de telles actions suppose un niveau de fiscalité élevé, ainsi qu’une économie en croissance. L’Etat doit donc mener une politique de croissance, à court terme pour soutenir l’activité et à long terme à travers l’investissement dans l’économie de l’intelligence pour conserver à ce nouveau modèle un caractère soutenable.
Cela suppose également la mise en place d’une Europe politique et l’achèvement de l’Euro. Une coordination des politiques fiscales doit mettre fin à la concurrence fiscale intra-européenne, le pacte de stabilité doit cesser de contraindre les Etats à des politiques budgétaires contracycliques et le mandat de la Banque centrale européenne doit être élargi pour permettre la mise en place d’un mélange de politiques (policy mix) budgétaire et monétaire. Le budget européen doit être augmenté sensiblement, pour conduire une politique industrielle européenne et financer l'innovation. A terme, dans une logique de grandes zones régionales, l’Europe doit aller jusqu’à inclure l’ensemble du bassin méditerranéen, au Nord et au Sud comme à l’Est.
Au-delà des pays riches, le développement du tiers-monde est un impératif moral et pratique dans un monde de plus en plus petit. Les pays pauvres ne doivent plus se voir imposer une libéralisation systématique, dont l’expérience montre l'échec. De plus, ils doivent être dispensés des règles de l’OMC pour commercer. La solidité de leurs Etats doit être maintenue pour assurer la pérennité de leurs services publics, financièrement et politiquement, ce qui passe par un soutien de la démocratie, et éventuellement une décentralisation dans des pays ethniquement divisés. L’aide internationale doit être augmentée, et des fonds mis en place pour assurer une santé de base universelle. Les pays pauvres doivent enfin avoir une voix dans la gouvernance mondiale (FMI et Banque mondiale, en particulier).
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Propositions
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Dans le cadre de sa candidature à la candidature au sein du Parti Socialiste, DSK a avancé un certain nombre de propositions.
Redynamisation de l’économie française :
- Soutenir le dynamisme de long terme de l’économie française en développant massivement la recherche publique et en encourageant la recherche privée.
- Accompagner le développement et le financement des PME.
- Mettre en place une agence de la réindustrialisation qui soutienne le tissus économique local. En cas de délocalisation d’une entreprise économiquement stratégique, celle-ci peut recourir à une nationalisation temporaire pour préserver sa présence sur le territoire national.
- Convoquer une conférence des partenaires sociaux qui constitue un « Grenelle des salaires », afin de permettre la renégociation du partage de la valeur ajoutée entre les revenus du capital et ceux du travail au niveau national.
Mise en place d'une sécurité professionnelle :
- Réformer le service public de l’emploi pour qu’il offre un soutien actif individualisé aux chômeurs en le dotant des moyens logistiques et humains correspondant, dans un premier temps pour les jeunes sans emploi puis étendre cette réforme à l’ensemble de la population. Réorganiser ce service public par bassin d’emploi, en associant les services de l’Etat, les partenaires sociaux, les professionnels de l’insertion et les collectivités locales.
- Attribuer une allocation de recherche d’emploi aux personnes n’ayant pas pu cotiser qui les rémunère au niveau des indemnisations UNEDIC, en faisant du service public de l’emploi un employeur de derniers recours.
- Développer la validation des acquis professionnels dans le cadre des emplois précaires.
- Moduler le taux de l’impôt sur les bénéfices en fonction du degré de précarité des emplois offerts par l’entreprise.
- Etendre la formation en alternance, non seulement à la formation initiale, mais à l’amélioration de la qualification interne aux entreprises. Inciter les entreprises à pratiquer cette politique en modulant leurs impôts en fonction de leur participation, favoriser le maintien des seniors dans l’entreprise pour accroître le nombre de maîtres de stage.
- Porter le SMIC à plus de 1.500€ d’ici la fin de la législature.
Education :
- Créer un service public de la petite enfance, qui permette à tous les enfants d’éveiller avant quatre ans leurs capacités cognitives. Ceci doit permettre d’éviter de trop grandes inégalités de départ entre les enfants issus de familles qui s’investissent dans leur éducation et les autres. Il consiste en une généralisation de toutes les formes de crèches, l’abaissement de l’âge de la scolarité obligatoire pour rejoindre les pratiques des quartiers aisés, un soutien médical pédiatrique généralisé et gratuit, avec la mise en place d’un dossier médical personnel pour chaque enfant.
- Créer un poste d’instituteur volant en CP qui ne soit pas rattaché à une classe mais donne un soutien pédagogique supplémentaire aux enfants qui en ont besoin.
- Réformer le fonctionnement des zones éducatives prioritaires pour adapter la pédagogie aux problèmes qui y sont rencontrés. Les moyens budgétaires doivent être réellement concentré sur ces territoires qui ne bénéficient actuellement que d’un surplus de 7% par élève, et doivent être répartis entre les établissement en fonction du nombre d’élèves à besoins éducatifs prioritaires dont ils ont la charge. Les meilleurs élèves de ZEP doivent pouvoir bénéficier d’une voie d’entrée privilégiée dans les grandes écoles.
- Créer des filières professionnelles longues en réservant aux bacheliers professionnels la moitié des places dans les formations supérieures techniques et professionnelles. Ceci doit permettre aux titulaires de BEP et de CAP d’obtenir un diplôme d’ingénieur.
- Amener 60% d’une classe d’âge à Bac +3, pour démocratiser l’enseignement supérieur et augmenter la productivité globale de l’économie.
- Faire de l’Université la prochaine priorité budgétaire de l’Education nationale, afin de lui permettre de fournir un enseignement de qualité à la population étudiante et de participer au développement de la recherche.
- Garantir un droit à une formation initiale gratuite de 20 ans, pour permettre à ceux qui ont quitté le système scolaire plus tôt de le retrouver à toute période de leur vie.
Logement :
Au sein des quartiers défavorisés :
- Soutenir la construction de nouveaux logements HLM.
- Créer de nouvelles villes pour prendre en compte le caractère particulièrement important du manque de logements en France.
Lutte contre la ségrégation territoriale :
- Remplacer les zones franches par un système de salarié franc, qui fasse bénéficier les entreprises de réductions de charges si elles emploient les habitants de la zone concernée.
- Rééquilibrer la fiscalité locale en supprimant la taxe d’habitation et en généralisant la taxe professionnelle par bassin d’emploi pour éviter la séparation fiscale entre les zones d’emploi et les zones de résidence.
- Concentrer la politique de la ville sur les 5% des quartiers les plus défavorisés, afin qu’elle ait une efficacité réelle. La logique est identique pour les ZEP, voir Education
- Favoriser la création d’habitations de qualité, avec des quartiers pavillonnaires et des logements intermédiaires pour réintroduire la mixité sociale.
Au sein des quartiers favorisés :
- Réprimer plus fortement les communes qui ne respectent pas leur quota de logements sociaux.
- Etendre les quotas de logements sociaux à la promotion immobilière privée, comme à Paris, ainsi qu’au sein des copropriétés existantes, soit par rachat public de logements, soit de manière organisée par la copropriété.
- Interdire les ventes à la découpe.
Lutte contre la délinquance :
- Développer la prévention en soutenant le tissus associatif local, les services publics sociaux et notamment d’aide aux familles en difficulté, ainsi que les services publics de transport.
- Réorganiser les forces de l’ordre autour de la police de proximité, afin que celles-ci puissent intervenir plus rapidement, élucider plus efficacement les crimes et délits grâce à une meilleure connaissance du terrain, et s’insérer dans la vie de leurs territoires.
- Créer un continuum de sécurité du travail au domicile, en sécurisant l’ensemble du parcours plutôt qu’en segmentant l’action des forces de l’ordre.
- Augmenter fortement les moyens de la justice afin de diminuer drastiquement les délais de jugement, d’améliorer la qualité des décisions et l’effectivité de leur exécution.
- Développer les peines alternatives à l’emprisonnement : semi-liberté, placement à l’extérieur, contrôle judiciaire socio-éducatif, sursis avec mises à l’épreuve, travaux d’intérêt général
- Réformer les prisons en individualisant le suivi socio-éducatif des condamnés en vue de faciliter leur réinsertion. A cet effet, la mise en place d’un numerus clausus limitant effectivement le nombre de détenus au nombre de place doit faciliter le recours aux peines alternatives et à la libération conditionnelle, la limitation de la détention provisoire et la dignité des détenus.
Emancipation de la société :
- Autoriser le mariage des couples homosexuels et leur reconnaître le droit d’adoption.
Immigration :
- Tarir la source de l’immigration de survie par une politique de coopération avec les pays d’origine qui y assure un développement local.
- Lutter contre l’immigration illégale en focalisant la répression sur les passeurs clandestins, les logeurs et les entrepreneurs qui exploitent la main d’œuvre en situation irrégulière.
- Traiter dignement et humainement les immigrés qui sont parvenus à entrer illégalement sur le territoire national.
- Revenir à une politique de régularisation annuelle sur critères, qui permet de prendre en compte l’intégration des immigrés sans provoquer d’effet d’appel d’air.
- Favoriser l’intégration des immigrés en France.
- Faire de l’exercice concret du droit de vote l’acte attributif de la nationalité française lorsque les autres conditions sont réunies par ailleurs.
Réforme des institutions :
- Mettre en place un mandat unique des parlementaires, afin que ces derniers se consacrent effectivement à leur rôle de contrepouvoir.
- Relancer le processus constitutionnel en insérant les parties I et II du Traité constitutionnel européen relatives aux institutions et à la déclaration des droits dans les traités d’adhésion des nouveaux membres. L’adhésion de nouveaux membres étant soumise à référendum auprès du peuple français, cette procédure conduirait à un accord minimal sur la rénovation des institutions européennes et sur les normes fondamentales qui ont cours en Europe.
- Faire du choix du Président de la Commission et des commissaires l’enjeu des élections européennes, réserver une partie des sièges aux listes pan-européennes.
- Organiser des référendums européens.
- Déconcentrer la Commission européenne au sein des Etats membres, avec des représentants locaux responsables devant les citoyens de la mise en œuvre des politiques européennes.
- Institutionnaliser l’Eurogroupe et lui donner un pouvoir de gestion économique de la zone Euro, en tant que ministre des Finances collégial, unifier la représentation de la zone Euro dans les instances financières internationales.
Politique économique :
- Réformer le pacte de stabilité afin qu’il ne conduise plus à mettre en œuvre des politiques budgétaires contracycliques et confier son application à la Commission.
- Créer un impôt européen, qui pourrait prendre la forme d’une taxe additionnelle à l’impôt sur les sociétés, supprimer le plafond des ressources propres.
- Supprimer la concurrence fiscale déloyale au sein de l’Union par le bannissement juridique des régimes fiscaux extraordinaires.
- Faire de la recherche la priorité budgétaire de l’Union, ainsi que du renforcement de l’enseignement supérieur, arriver à 50% d’une classe d’âge à BAC +3. Inciter au développement de la recherche privée.
- Autonomiser la politique industrielle européenne par rapport à la politique de concurrence, et ne plus la subordonner à cette dernière.
- Dynamiser le marché intérieur en développant les infrastructures de transport, en facilitant la création et l’entrée d’entreprises nouvelles et en unifiant le marché du travail par l’équivalence des diplômes et la transférabilité des droits sociaux de base.
Solidarité :
- Mettre en place une politique d’égalité réelle au niveau européen, qui se fonde sur un fonds de soutien à la petite enfance, des politiques actives de gestion du vieillissement démographique et le traitement des zones urbaines défavorisées.
- Créer une protection sociale européenne en mettant en place une sécurité sociale professionnelle au niveau communautaire, en introduisant un revenu minimum européen pour chaque citoyen et en créant un fonds de soutien européen aux salariés victimes de restructurations.
- Augmenter les fonds structurels européens pour permettre aux nouveaux membres de converger sans avoir recours au dumping fiscal et social.
- Créer une sécurité civile européenne, renforcer le fonds de soutien aux régions victimes de catastrophes naturelles.
- Elaborer un programme de convergence écologique qui repose sur une planification stratégique préventive et qui s’appuie sur des fonds structurels dédiés. Inclure des critères écologiques dans les marchés publics communautaires et nationaux.
- Développer un sentiment d’appartenance commun en favorisant la mobilité entre les fonctions publiques européennes et en valorisant les cursus universitaires plurinationaux. Rendre obligatoire l’enseignement d’une seconde langue européenne dès le primaire et créer un enseignement de l’histoire européenne. Investir dans la culture en soutenant la création d’œuvres européennes.
Politique internationale :
- Accélérer le développement de la politique de défense européenne afin de réduire les coûts et d’appuyer de façon crédible l’approche négociée et multilatérale privilégiée par l’Union.
- Lancer une initiative de co-développement euro-méditerranéen.
- Atteindre le niveau de 0,7% du PIB consacré à l’aide internationale, en augmentant la part communautaire de ce financement.
Régulation de la mondialisation :
- Créer un mécanisme de contribution au développement géré au niveau mondial (comme une nouvelle taxe), qui ne soit plus soumis au bon vouloir des Etats afin de pérenniser le financement de l’aide.
- Créer un fonds mondial pour assurer une santé de base universelle donnant accès aux vaccins et médicaments standards, mettre en place des systèmes essentiels de prévention, de soin et d’accompagnement des malades, étendre et simplifier la « licence obligatoire » pour les médicaments génériques dans les pays pauvres.
- Reconnaître un droit d’ingérence sanitaire face à une situation non maîtrisée par les autorités locales, ce qui permettrait en outre d’empêcher le développement des épidémies.
- Soutenir la cohésion des institutions publiques locales qui constitue le fondement de l’espace démocratique à travers des politiques de financement et de coopération institutionnelle ou décentralisée.
- Réorganiser les mécanismes de prêts aux pays en développements en utilisant l’ingénierie financière de sorte que lorsqu’un événement externe intervient qui diminue leur capacité de remboursement, le poids de la dette diminue également.
- Mettre en place un droit du commerce asymétrique qui suspende les règles de l’OMC lorsqu’elles nuisent aux pays en développement, pour leur donner accès aux marchés des pays développés en leur permettant de protéger les leurs de manière dérogatoire.
- Renforcer le pouvoir des pays pauvres dans les institutions internationales sur le modèle de l’OMC, notamment au FMI et à la banque Mondiale. Les faire accéder au Conseil de sécurité de l’ONU et moduler les droits de vote en son sein par référence à des critères comme la population ou le niveau de participation aux biens publics mondiaux…
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Œuvres
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- Inflation et partage des surplus ; le cas des ménages. Cujas, 1975. (avec la coll. d'André Babeau, et André Masson).
- Economie de la famille et accumulation patrimoniale. Cujas. 1977.
- La Richesse des Français- Epargne, Plus-value/Héritage. (avec la coll. d'André Babeau). Paris: PUF, 1977. Collection "L"économiste" dirigée par Pierre Tabatoni. Enquête sur la fortune des Français.
- Pierre Bérégovoy : une volonté de réforme au service de l'économie 1984-1993. Cheff, 2000. (avec la coll. de Christian Sautter)
- La flamme et la cendre, Grasset, 2002
- Oui, lettre ouverte aux enfants d'Europe. Grasset et Fasquelle, 2004.
- DVD pour le OUI à la constitution, 2005
- 365 jours, journal contre le renoncement, Grasset 2006
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Mandats
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02/04/1986 - 14/05/1988 : député
13/06/1988 - 16/06/1991 : député
20/03/1989 - 18/03/1990 : membre du Conseil municipal de Sarcelles (Val-d'Oise)
19/03/1990 - 17/06/1995 : membre du Conseil municipal de Sarcelles
17/05/1991 - 02/04/1992 : ministre délégué à l'Industrie et au commerce extérieur
03/04/1992 - 29/03/1993 : ministre de l'Industrie et du commerce extérieur
18/06/1995 - 18/03/2001 : membre du conseil municipal de Sarcelles (Val-d'Oise)
18/06/1995 - 03/06/1997 : maire de Sarcelles
01/06/1997 - 04/07/1997 : député
04/06/1997 - 18/03/2001 : adjoint au maire de Sarcelles
04/06/1997 - 02/11/1999 : ministre de l'Économie, des finances et de l'industrie
15/03/1998 - 02/04/2001 : conseiller régional d'Ile de France.
02/04/2001 - 18/06/2002 : député
Mandats en cours depuis 2002 :
Député du Val-d'Oise
Adjoint au Maire de Sarcelles, Val-d'Oise
Président de la communauté d'agglomération Val de France
Source :
fr.wikipedia.org/.../dia.org/wiki/Dominique_Strauss-Kahn