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STRAUSS-KAHN Dominique

Biographie de
Dominique STRAUSS-KAHN

Nom : STRAUSS-KAHN
Prénom : Dominique
Age : 65 ans
Sexe : Homme
Nationalité : Francais
Naissance : Né le
25 avril 1949
Mort : --
Statut : Homme vivant
Dominique Strauss-Kahn (dit « DSK »), de son nom complet Dominique Gaston André Strauss-Kahn, né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Professeur d'économie à l'Institut d'études politiques de Paris, il est élu député socialiste de Haute-Savoie en 1986, puis élu dans la 8e circonscription du Val-d'Oise et préside la commission des finances de l'Assemblée nationale de 1988 à 1991. Dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy, il est ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur.

Maire de Sarcelles de 1995 à 1997, il contribue à la victoire de la majorité plurielle et devient ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il démissionne et retrouve son siège de député en 2001, après un non-lieu.

Candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal.

Il est le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) depuis le 1er novembre 2007. Le 15 mai 2011, il est empêché d’exercer sa fonction, à la suite de son inculpation par le parquet de New York dans une affaire de mœurs. Son interim est assuré par John Lipsky.

Le 14 mai 2011, quelques minutes avant le décollage de son avion pour la France, il est arrêté à l’aéroport Kennedy à New York, soupçonné d’agression sexuelle envers une femme de chambre dans une suite du Sofitel New York Hotel, de Manhattan54 survenue le même jour. Ses avocats, Benjamin Brafman et William Taylor, annoncent que Strauss-Kahn, qui nie les accusations qui le visent, « plaidera non coupable »55.

La plaignante, une femme de chambre de l’hôtel où il séjournait, a formellement identifié Dominique Strauss-Kahn56 et a affirmé avoir « été agressée par le directeur du FMI alors qu’il sortait nu de sa douche57 ». Les enquêteurs américains étudient l’emploi du temps de Dominique Strauss-Kahn afin d’éclaircir certaines zones d’ombre58,59. De leur côté, ses avocats démentent l’hypothèse d’une tentative de fuite de l'hôtel de la part de Dominique Strauss-Kahn, évoquant un déjeuner avec sa fille60.

Le 16 mai 2011, devant le tribunal pénal de Manhattan, la juge Melissa Jackson, après avoir signifié à Strauss-Kahn les sept chefs d’accusations retenus contre lui61, refuse sa remise en liberté sous caution et demande son maintient en détention provisoire à la prison de Rikers Island. Un grand jury doit se réunir afin décider de la mise en accusation62, avant une nouvelle audience préliminaire prévue le 20 mai 2011.

Après avoir séjourné durant son enfance au Maroc qu'il doit quitter suite au tremblement de terre d'Agadir, puis à Monaco, il étudie à HEC et à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est licencié en droit public, docteur en sciences économiques et professeur agrégé de sciences économiques. Il devient professeur d'économie à l'université de Nancy-II (1977-1980) puis à l'université de Nanterre (à partir de 1981) et à l'École nationale d'administration. Après un passage comme professeur à HEC, il enseigne aujourd'hui la microéconomie et la macroéconomie à l'IEP de Paris.

En 1971, il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie d’amitié avec Denis Kessler (ancien vice-président du Medef et à l'époque membre de l'extrême gauche). Ce dernier devient son assistant à Nanterre et ils écrivent ensemble, en 1982, « L’épargne et la retraite ».

Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement au milieu des années 70, il lie son destin à celui de Lionel Jospin.

En 1982, il entre au Commissariat au plan, dont il devient commissaire-adjoint.

En 1986, il est élu pour la première fois député de Haute-Savoie, et réélu en 1988, mais dans le Val-d'Oise cette fois-ci. Il devient alors président de la Commission des finances. C'est à cette époque qu'il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991).

En 1991, François Mitterrand le nomme ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d'Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu'aux élections législatives de 1993, puis devient avocat à la Cour.

En 1993, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence. Cette même année, il crée le cabinet DSK Consultants pour exercer le métier d'avocat d'affaires.

En 1994, Raymond Lévy, alors PDG de Renault, crée le « Cercle de l’Industrie », un cercle spécialisé dans la défense de l'industrie française à Bruxelles, où il côtoie notamment Vincent Bolloré et Louis Schweitzer, et dont il devient le vice-président.

Élu maire de Sarcelles en juin 1995, il épouse Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentant l'émission politique dominical "Sept sur Sept". Elle renonce à son magazine hebdomadaire lorsque Dominique Strauss-Kahn est nommé ministre suite à la victoire de la gauche aux élections législatives de 1997.

1997-1999 : Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie

En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et devient une pièce maîtresse du gouvernement. Les bons résultats de l'économie française, le retour de la croissance et la baisse du chômage, font que DSK devient un poids lourd du gouvernement et du parti socialiste. Avec environ 300.000 créations d’emplois dans le secteur marchand, l'année 1998 a été la meilleure pour l’emploi depuis 1969.

Cette position centrale au sein du gouvernement lui vaut d'être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Ile de France, que la gauche remporte. Cependant, au cours de la campagne, affirmant ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l'exécutif régional, c'est Jean-Paul Huchon qui est mis en avant et qui devient président du conseil régional. D'ailleurs peu intéressé par les questions régionales, il ne conserve son mandat que le temps de retrouver son siège de député après sa démission du gouvernement le 2 novembre 1999.

DSK réussi a imposer la TVA à 5,5% sur les travaux du bâtiment, cette reforme majeure a pu relancer toute une activité et crée une nouvelle dynamique de croissance lié à la consommation des ménages en matière d'équipement de la maison. La France était en queue de peloton en Europe en matière de croissance économique en 1997 ; en 2001 elle est en tête de ce même classement.

DSK tente d'organiser cette influence au sein de son parti, mais s'il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d'un courant politique dénommé Socialisme et Démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l'attraction qu'il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.

Mis en cause dans les médias pour des affaires judiciaires liées à ses fonctions d'avocats (MNEF et affaire Elf), il choisit de démissionner de son poste ministériel en novembre 1999 pour pouvoir se défendre et ne pas porter atteinte au gouvernement Jospin. Christian Sautter le remplace dans ses fonctions. Ainsi DSK justifie sa démission par la volonté de ne pas nuire au gouvernement jospin : J’ai pris cette décision parce que je considère que la morale et le sens des responsabilités l’imposent. Pour moi, il n’est pas convenable qu’un ministre puisse continuer d’exercer sa mission alors qu’existe à son encontre un soupçon donnant lieu à une procédure judiciaire, au risque de porter atteinte à tout le gouvernement. La justice émet des non-lieux (aucune preuve à charge) dans les deux affaires en question. Il se représente quelques mois plus tard et est réélu dans sa circonscription du Val-d'Oise lors d'une élection législative partielle.

Alors que l'UMP remporte les elections présidentielles et dispose d'une majorité à l'assemblée nationale, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, pour la législature (2002-2007), dans la 8e circonscription du Val-d'Oise.

À la fin de l'année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste 2007.

En parrallèle, il co-fonde le club de réflexion À gauche en Europe avec Michel Rocard et dont Marisol Touraine est aujourd'hui la présidente.

Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis, le courant Socialisme et Démocratie dans le parti socialiste.

DSK anime un blog et y poste très régulièrement des articles sur son actualité, y annonce des propositions, y fait part de ses commentaires et propose aux lecteurs de debattre sur différents thèmes. Son blog fait figure de référence en la matière avec celui d’Alain Juppé dans le monde politique avec plus d'un million de pages vues.

En mai 2005, il sort un DVD en faveur du « OUI » à la Constitution européenne. DSK s'investit de manière soutenue pour imposer le OUI de gauche. Quelques semaines plus tard le « NON » l'emporte en France à plus de 54 %.

Il affirme pour la première fois à l'université d'été 2005 du PS à la Rochelle vouloir être "candidat à la candidature" pour l'élection présidentielle de 2007. Il souhaite pouvoir incarner la « rénovation » au sein du Parti Socialiste.

DSK a soutenu la motion 1 dont le premier signataire est François Hollande qui a été soumise au vote des militants au congrès du Mans en novembre 2005. Avec près de 54 % des voix des militants, cette motion sort majoritaire, les autres motions font une synthèse autour de François Hollande.

Dominique Strauss-Kahn est, depuis novembre 2005, Secrétaire national du Parti socialiste en charge des élus. Il s'occupait auparavant du volet économique du futur projet socialiste pour 2007. Il reste cependant membre de la commission du projet présidé par François Hollande.

Il compte, parmi ses proches en politique, sur le soutien d'une équipe regroupant Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, Pierre Moscovici, député européen, vice-président du Parlement européen, Alain Richard, ancien ministre de la Défense et vice-président du Parti socialiste européen, Michel Destot, député-maire de Grenoble et président du Groupement des autorités responsables de transports, Michèle Sabban, première secrétaire fédérale du PS du val de Marne, Laurent Baumel, responsable national du PS, Claude Evin, ancien ministre de la Santé, et Jean-Paul Huchon, président de la région Île-de-France.

Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard qui le considère comme le plus expérimenté et le plus à même de porter un projet "social réaliste".

Le 17 janvier 2006, il énumère 15 propositions, sur des sujets variés (sécurité sociale professionnelle, ZEP, service public de l'environnement, nouvel urbanisme, choix énergétiques, etc). Sur la question du vote des immigrés, il souhaite « renverser la table » : Plus que d'accorder le droit de vote aux étrangers, accorder la nationalité aux étrangers qui font acte de citoyenneté en allant voter.

Il se positionne en faveur d'une refonte profonde du système universitaire, qui doit pour lui s'accompagner d'une augmentation très significative des moyens consacrés à l'enseignement supérieur. Constatant que le pourcentage d'une classe d'âge diplômé du supérieur est de 30 % en France contre 80 % en Corée du Sud ou en Suède et de 50 % aux États-Unis, Dominique Strauss-Kahn insiste sur l'ampleur des changements à entreprendre. Ainsi, le 17 septembre 2006, il déclare : « Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Il faut créer une concurrence entre les établissements et mettre fin à l'hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n'empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire. » Il ajoute : « Pour moi, il n'y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c'est bon pour son image. Mais ce n'est pas dans les mœurs. »

En 2006, le Parti socialiste organise une primaire pour choisir son candidat à l'élection présidentielle de 2007. Dominique Strauss-Kahn se présente contre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Incarnant la sensibilité sociale-démocrate, il compte sur la coopération de François Hollande, qu'il a soutenu au congrès du Mans en 2005, et d'une équipe regroupant notamment Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis, Michel Destot, Catherine Trautmann, Alain Richard, Claude Évin, Jean-Paul Huchon. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard et de Robert Badinter, ainsi que du mouvement Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente mais minoritaire au sein du Mouvement des jeunes socialistes. Le 16 novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,69 % des voix, loin derrière Ségolène Royal (60,65 %), qui l'emporte dès le premier tour et le devance y compris dans la fédération du Val-d'Oise.

À la suite de la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du PS vers une voie sociale-démocrate, à l'image du tournant pris par beaucoup de partis socialistes européens. Briguant un nouveau mandat lors des élections législatives de 2007, dans la huitième circonscription du Val-d'Oise, il arrive en deuxième position au premier tour, devancé de 90 voix par Sylvie Noachovitch (UMP), puis l'emporte au second, avec 55,47 % des voix.

En 2007, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, apporte son soutien à Dominique Strauss-Kahn en vue de la désignation du nouveau directeur général du Fonds monétaire international (FMI). Sans l'accord préalable du président français Nicolas Sarkozy, Juncker reconnaît qu'il n'aurait pas appuyé cette candidature. S'ensuivent de nombreux autres soutiens pour Dominique Strauss-Kahn.

Après une tournée des principales capitales mondiales, les États-Unis, la Chine et une importante majorité des pays d'Afrique lui apportent leur soutien, tandis que la Russie tente de contrer cette candidature en proposant la candidature de Josef Tošovský, ancien Premier ministre tchèque, à la direction de l'institution internationale. De même, les pays émergents, à travers une déclaration du G24, demandent à ce que soit revue la règle tacite de la nomination d'un Européen à la tête du FMI et le Financial Times dénonce ouvertement cette nomination dans son éditorial du 28 août 2007.

Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé directeur général du FMI. Il prend ses fonctions le 1er novembre suivant. Entre temps, il démissionne de son poste de député du Val-d'Oise.

Selon le magazine l'Express, sa rémunération annuelle totale en tant que directeur général du FMI s'élève à 496 280 dollars américains (nets d'impôt) : 420 930 dollars auxquels s'ajoute une allocation de frais de 75 350 dollars. En 2010, elle s'élève selon ABC News, à 530 000 dollars.

À son arrivée, il met notamment en place un plan de départs volontaires pour 600 cadres et salariés, et vend une partie des stocks d'or du FMI.

À la tête du FMI, Dominique Strauss-Kahn se prononce pour la régulation du capitalisme à l'échelle mondiale. Il se situe en rupture avec plusieurs intellectuels de gauche en s'opposant à la taxe Tobin (taxation des transactions monétaires internationales), soutenue par des économistes comme Joseph E. Stiglitz ou Lawrence Summers. La rupture avec les positions classiques de la gauche s'est aussi illustrée à la tête de l'institution financière dans la mise en œuvre des politiques de rigueur touchant la Grèce, l'Espagne ou l'Irlande.

En mai 2010, Dominique Strauss-Kahn persuade les dirigeants de la zone euro de la nécessité que le FMI accorde un prêt de 30 milliards d'euros à la Grèce, dans une situation économique désastreuse. Son action à la tête du FMI est alors contestée par plusieurs dirigeants de la gauche française, comme Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg ou Ségolène Royal, qui l'accusent de remettre en cause les acquis sociaux dans des pays en difficulté (baisse des salaires des fonctionnaires, coupes dans les dépenses publiques ou de santé, allongement de la durée du travail…), tout en refusant de soutenir le projet de taxe Tobin sur les transactions financières.

Le Wall Street Journal révèle, le 18 octobre 2008, qu'une enquête interne est ouverte au FMI pour savoir si Dominique Strauss-Kahn fait preuve de favoritisme au sein de l'organisation en faveur de sa maîtresse, Piroska Nagy, ancienne responsable du département Afrique du Fonds. Cette dernière l'accuse d'avoir abusé de sa position dans une lettre envoyée aux enquêteurs :

« Je pense que M. Strauss-Kahn a abusé de sa position dans sa façon de parvenir jusqu'à moi. Je vous ai expliqué en détail comment il m'a convoquée plusieurs fois pour en venir à me faire des suggestions inappropriées. […] Je ne savais que faire ; ainsi que je vous l'ai dit, j'avais le sentiment que j'étais perdante si j'acceptais, et perdante si je refusais […]. Pour ce que cela peut valoir, je pense que M. Strauss-Kahn est un leader brillant […]. C'est également un homme agressif […] je crains que cet homme ait un problème pouvant le rendre peu apte à diriger une institution où des femmes travaillent sous ses ordres. »

Réputé « homme à femmes » et qualifié de « drague[ur] » de manière « très lourde, très appuyée » par Aurélie Filipetti, Dominique Strauss-Kahn présente publiquement ses excuses à son épouse Anne Sinclair, ainsi qu'au personnel du Fonds monétaire international pour avoir fait « une erreur de jugement » en ayant eu cette liaison et, le 25 octobre, il est disculpé par l'enquête du FMI, dont le doyen du conseil d'administration souligne toutefois qu'il a commis des actes « regrettables et reflétant une grave erreur de jugement ». À ce sujet, le journaliste Jean Quatremer écrit en 2007 : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant […], il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). »

Le 6 mai 2011, à la suite de l'affaire Piroska Nagy, le harcèlement devient un motif de licenciement au FMI.

En juillet 2009, il est, pour la première fois, désigné « personnalité politique préférée des Français » (ex-æquo avec Jacques Chirac) par le baromètre Ifop de l'hebdomadaire Paris Match, avec 73 % d'opinions positives. Sa fonction au FMI lui imposant un devoir de réserve, Dominique Strauss-Kahn ne peut s'exprimer sur la politique française durant son mandat.

Lors du débat sur la réforme des retraites, Dominique Strauss-Kahn déclare qu'il n'y a pas « de dogme » sur le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, tandis que le FMI publie un rapport qui préconise le relèvement de l'âge de départ à la retraite comme « point de départ de la réforme ». Cette opposition avec la position du Parti socialiste suscite surprise et incompréhension dans son parti.

Au fil des mois, son retour en France est régulièrement évoqué et sa candidature à la primaire présidentielle socialiste de 2011 apparaît probable pour ses partisans et les médias français (selon BFM TV, il avait l'intention de l'annoncer officiellement le 28 juin 2011). Dominique Strauss-Kahn est alors en tête dans les sondages en vue de la primaire socialiste et de l'élection présidentielle de 2012.

En mai 2011, les médias diffusent une photographie montrant le couple Strauss-Kahn monter dans une Porsche Panamera appartenant à Ramzi Khiroun, porte-parole du groupe Lagardère et conseiller en communication de DSK, ce qui fait polémique. Dans le même temps, les médias font état de l'important patrimoine du couple Strauss-Kahn, qui possède une maison à Georgetown (Washington, D.C.), deux appartements à Paris, un situé place des Vosges et l'autre dans le XVIe arrondissement, et un riad à Marrakech, de même que des collections d'œuvres d'art appartenant à Anne Sinclair, dont la valeur est estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros.

À la suite de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn le 14 mai 2011, et conformément aux procédures du Fonds monétaire international, John Lipsky, premier directeur général adjoint, est désigné le lendemain par le conseil d'administration pour assurer la direction par intérim du FMI. Dominique Strauss-Kahn annonce sa démission le 18 mai 2011.

Le 14 mai 2011, soupçonné d'agression sexuelle envers une femme de chambre dans une suite de l'hôtel Sofitel de Manhattan, il est arrêté à l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York, peu avant le décollage du vol AF 023 d'Air France à destination de Paris. Le 16 mai, Melissa Carow Jackson, juge du tribunal pénal de la ville de New York, lui signifie les sept chefs d'accusation retenus contre lui, refuse sa mise en liberté sous caution et demande son maintien en détention provisoire à la prison de Rikers Island. Un grand jury l'inculpe formellement le 19 mai 2011.

Le même jour, Michael J. Obus, juge de la Cour suprême de l'État de New York, accepte sa mise en liberté sous caution avec plusieurs conditions. Le 20 mai, Dominique Strauss-Kahn est transféré de la prison de Rikers Island à un appartement de l'immeuble sis au 71, Broadway, pour y être placé en résidence surveillée. Le 25 mai, il quitte cet appartement pour une maison située au 153, Franklin Street, dans le quartier de TriBeCa. Au cours de l'audience du 6 juin 2011 consacrée à la lecture officielle de l'acte d'accusation, Dominique Strauss-Kahn plaide « non coupable ».

Lors de l'audience du 1er juillet 2011, Dominique Strauss-Kahn est libéré sur parole, en raison de doutes sur la crédibilité de la plaignante, qui a menti à plusieurs reprises, notamment dans ses déclarations à la police et au grand jury.

Le 23 août 2011, le juge Michael J. Obus décide d'abandonner les poursuites au pénal, suivant ainsi l'avis du procureur Cyrus Vance, qui la veille, avait recommandé dans une motion de non-lieu l'abandon des charges en raison du manque de crédibilité de Nafissatou Diallo qui ne permet pas de « donner du crédit à sa version des faits au-delà du doute raisonnable ».

Une procédure civile concernant cette affaire est en cours depuis le 8 août 2011, pour laquelle Nafissatou Diallo argue d'"attaque violente et sadique, comportement humiliant et dégradant, atteinte à sa dignité de femme".

Le 29 novembre 2012, le New York Times annonce qu'un accord amiable a été trouvé entre Dominique Strauss-Kahn et son accusatrice, Nafissatou Diallo. Si le journal indique ne pas connaître le montant de l'indemnité financière à payer par Strauss-Kahn, il relève que cette transaction interviendrait une semaine avant l'audience prévue devant le Juge de la la Cour Suprême du Bronx, au cours de laquelle l'avocat de Mme Diallo avait indiqué vouloir confronter M. Strauss-Kahn aux témoignages d'autres femmes qu'il aurait semblablement agressées.

Le 10 décembre 2012, la procédure contre Dominique Strauss-Kahn est abandonnée par la conclusion d'une transaction financière entre l'ancien président du FMI et Nafissatou Diallo, dont le montant reste confidentiel. Avec cet accord, Dominique Strauss-Kahn en termine avec toutes les procédures, sans jamais avoir donné à la justice sa version de ce qui s'est passé dans la suite 2806 du Sofitel, le 14 mai 2011.

L'affaire judiciaire, dont le retentissement international le contraint à démissionner du FMI, empêche Dominique Strauss-Kahn de participer à la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012.

Une étude indique que 69 % des Français ne souhaitent pas que DSK joue à l'avenir un rôle important dans la politique ou la finance.

Sur le plan politique, son retour en France est présenté par la presse comme une « gêne », voire un « handicap », pour le Parti socialiste, dont plusieurs dirigeants se sont démarqués de lui. En effet, les commentateurs considèrent que son image est durablement écornée dans l'opinion publique et estiment son retour en politique impossible dans l'immédiat, ce que confirment plusieurs sondages.

Lorsqu'éclate l'affaire du Sofitel, la cote de popularité de Dominique Strauss-Kahn s'effondre, passant notamment de 46 % d'opinions favorables en mai à 17 % en juin dans le baromètre TNS Sofres ; il reste à ce niveau d'opinion dans le baromètre de juillet, après la mise en doute de la crédibilité de son accusatrice. Fin 2011, Dominique Strauss-Kahn est la personnalité la moins populaire du baromètre Ipsos, avec 20 % d'opinions favorables contre 71 % de défavorables. Début 2013, une étude d'opinion, mesurant l'effet des affaires du Sofitel de New York et du Carlton de Lille , indique que 69 % des Français refusent que DSK joue à l'avenir un rôle important dans la politique ou la finance.

En février 2013, l'essayiste Marcela Iacub publie Belle et Bête, un livre dans lequel elle raconte sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn, entretenue en 2012, alors qu'elle prenait publiquement la défense de ce dernier dans le contexte de l'affaire du Sofitel de New York. L'écrivaine qualifie notamment Dominique Strauss-Kahn d'« être double, mi-homme, mi-cochon ». Celui-ci réagit en exprimant son « dégoût » devant « le comportement d'une femme qui séduit pour écrire un livre, se prévalant de sentiments amoureux pour les exploiter financièrement ». La justice n'accède pas à sa demande d'interdiction de l'ouvrage, mais ordonne l'insertion d'un encart dans chaque exemplaire du livre et condamne à des amendes son éditeur et Le Nouvel Observateur, qui avait diffusé des extraits du livre.

Il fait un retour remarqué dans un forum économique organisé le 19 décembre 2011 à Pékin, mais il se fait par la suite plus discret, en raison des réactions que suscitent ses déplacements, aussi bien en France qu'à l'étranger.

Un an après son retour en France, le 4 septembre 2012, il crée, à Paris, la société de conseil Parnasse SARL.

Le 12 juillet 2013, le groupe pétrolier public russe Rosneft, annonce qu'il va entrer dans le conseil de surveillance de la Banque russe de développement des régions (BRDR). Il intègre également le conseil de surveillance du fonds russe des investissements directs.

Mi-septembre 2013, DSK, pourrait devenir le nouveau conseiller du gouvernement serbe avec pour mission de réduire la dette du pays.

Le 20 mars 2014, DSK est en tournée à Shanghaï pour lever des capitaux auprès de Chinois en vue de créer un fonds d'investissement de près de 2 milliards d'euros.

Source : fr.wikipedia.org/.../dia.org/wiki/Dominique_Strauss-Kahn
fin de la biographie de Dominique STRAUSS-KAHN
STRAUSS-KAHN Dominique

Citations de Dominique Strauss Kahn

Rien n'est pire que le rêve qui ne débouche sur rien.
Source : Extrait du magazine Télérama - 13 Mars 2002
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