Frankreich Jahrbuch 2012: Deutsch-franz?sische Beziehungen: Entwicklungslinien Und Funktionswandel
Mission impossible ? : Comment la gauche peut battre Sarkozy en 2012
L'Heure des choix. Pour une économie politique
Le « déclin » économique de l'Europe
Urgence plaidoyer pour une autre politique
Pierre Moscovici, né le 16 septembre 1957 à Paris, est un homme politique français, membre du Parti socialiste, réélu député du Doubs le 17 juin 2007. Il n'a pas caché ses ambitions, notamment celle d'être candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2012. Il nommé Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie le 16 mai 2012 dans le gouvernement
Jean-Marc Ayrault.
Pierre Moscovici est le fils du psychologue social Serge Moscovici et de la psychanalyste Marie Bromberg-Moscovici. Après des études au lycée Condorcet,Il est titulaire d’un DEA de sciences économiques, d’un DEA de philosophie, ancien élève de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et de l’ÉNA (promotion
Louise Michel (1982-1984)) où
Dominique Strauss-Kahn fut son professeur. Il était d'ailleurs président de l'association À gauche, en Europe fondée par ce dernier et
Michel Rocard.
Il quitte la LCR d’Alain Krivine en 1984 pour le PS. En 1986, il est secrétaire du « groupe des experts » constitué par Claude Allègre. Il devient en 1988 chargé de mission au cabinet de
Lionel Jospin à l’Éducation nationale, Claude Allègre étant conseiller spécial du même cabinet.
En 1990, il entre au Commissariat général du Plan et devient bientôt chargé de mission auprès du commissaire, Jean-Baptiste de Foucauld (président du club « Échanges et Projets »). En 1991, il publie avec François Hollande (secrétaire général des clubs « Témoins ») L’Heure des choix, un réquisitoire contre la politique économique de Pierre Bérégovoy. Il devient le plus jeune secrétaire national du PS en 1990. En 1992, il devient trésorier du PS.
Pierre Moscovici devient député européen lors des élections européennes du 12 juin 1994, poste duquel il démissionne le 5 juin 1997 pour devenir député à l'Assemblée nationale. À la fin du second mandat de François Mitterrand, il se prononce pour un bilan critique du mitterrandisme. Il est d'ailleurs le premier socialiste à réagir lors de la parution du livre de Pierre Péan, sur la jeunesse de François Mitterrand, et déclare, à propos des relations de l'ancien président avec René Bousquet : « Ce qui me choque c’est qu’il ait pu frayer avec quelqu’un qui a été un outil de l’antisémitisme d’État et un complice de la solution finale du Reich. On ne peut pas tolérer d’être tolérant envers le mal et, pour moi, René Bousquet c’était le mal absolu ». En octobre 1995,
Lionel Jospin en fait son secrétaire national du PS, chargé des études et du projet. Il est alors un fidèle de
Lionel Jospin.
Pierre Moscovici est élu député du Doubs aux élections législatives de 1997, pour lesquelles il a été un des auteurs du programme socialiste. Cependant, il devient immédiatement ministre délégué aux affaires européennes dans le gouvernement de
Lionel Jospin, y restant en poste cinq ans, et n'exerce donc pas la fonction de député. Durant cette période, il doit notamment préparer la présidence française de l'Union européenne en période de cohabitation, alors que les affaires étrangères sont un domaine de compétence partagé avec le président de la République
Jacques Chirac. C'est au cours de cette présidence (premier semestre 2001) qu'est négocié le traité de Nice. Il sera ensuite l'un des négociateurs français du traité constitutionnel européen.
Il est battu aux élections législatives françaises de 2002, un an après avoir subi un rude échec aux élections municipales à Montbéliard. Lors des élections européennes du 13 juin 2004, il redevient député européen, poste duquel il démissionne le 25 juin 2007 pour devenir député à l'Assemblée nationale. Il devient un des vice-présidents du Parlement européen.
Au cours de la campagne interne pour la désignation du candidat socialiste fin 2006, pour l'élection présidentielle du printemps 2007, il soutient activement
Dominique Strauss-Kahn.
Après l'élection de
Nicolas Sarkozy en 2007, il retrouve son siège de député. Il devient alors président de la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares prisonnières en Libye. Il demande notamment à Cécilia Sarkozy de venir s'expliquer de son rôle dans cette affaire.
Après le départ de
Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international, Pierre Moscovici devient l'un des principaux animateurs du courant social-démocrate dont l'ancien ministre de l'Économie était le représentant au sein du PS. Cependant, Pierre Moscovici se distingue alors de la stratégie de Jean-Christophe Cambadélis, autre animateur de ce courant. Ce dernier cherche à nouer des alliances avec d'autres courants du PS en vue du congrès de 2008 pour éviter que ce congrès désigne un éventuel présidentiable en 2012.
En effet, en 2007, Pierre Moscovici annonce qu'il pourrait lui-même briguer la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire du Parti socialiste lors de son prochain congrès, prévu à Reims en novembre 2008. Dans ce cas, il renoncerait à une éventuelle candidature à l'élection présidentielle en 2012. Le 18 mai 2008, il est désigné par le courant Socialisme et démocratie pour être le premier signataire d'une contribution présentée dans la perspective du Congrès.
Il est élu président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard en 2008 après les élections municipales.
En 2008, il présente sa candidature au 1er Secrétariat du PS – dont l'élection est prévue mi-novembre 2008 au Congrès de Reims – dans son « Appel du 18 mai » avec l'objectif d'animer un travail collectif pour rénover le parti, et préparer le programme qui pourra servir de tronc commun à toute la gauche et présenter l'Alternative crédible pour 2012. Si élu, il s'est engagé à s'exclure de la course présidentielle de 2012. Des primaires élargies pour élire le/la Présidentiable seraient organisées en 2011. Il est le premier signataire de la contribution "Besoin de gauche", qui rassemble Socialisme et Démocratie et Rénover maintenant d'Arnaud Montebourg.
Lors de l'université d'été du PS à la Rochelle, le dernier week-end d'août, alors qu'il mise sur le ralliement de
Martine Aubry notamment, il s'estime trahi par celle-ci et par Jean-Christophe Cambadélis, ceux-ci s'alliant à
Laurent Fabius et souhaitant voir l'ancienne ministre prendre la tête du PS. Il choisit de s'allier à des « barons locaux », le maire de Lyon, Gérard Colomb, Jean-Noël Guérini, chef du PS dans les Bouches-du-Rhône et
Manuel Valls, député-maire d'Évry (91).
Début septembre 2008, il se déclare « post-strausskahnien ». Fin septembre 2008, lors du dépôt des motions, les "barons locaux" de la Ligne Claire ayant décidé de rejoindre Ségolène Royal, Jean-Christophe Cambadélis et
Arnaud Montebourg se déclarant soutenir la motion de
Martine Aubry, il annonce au dernier instant qu'il rejoint Bertrand Delanoë. Après le congrès de Reims, suite au forfait de Delanoe, il ne donna pas de consigne de vote, ni envers
Martine Aubry ni envers Ségolène Royal.
Début juin 2009, il s'entoure d'une petite équipe jeune et moderne pour lancer le site internet de son courant ainsi qu'un réseau social.. L'homme se dit fasciné par les nouvelles technologies, il possède à ce sujet près de 5000 amis sur Facebook, utilise Twitter et poste près d'un article par jour sur son blog.
A la mi-juin 2009, Pierre Moscovici lance une pétition pour la tenue d'une convention socialiste sur les primaires. Cette action prolonge son engagement pour ce mode de désignation du candidat socialiste à la présidentielle, qu'il estime impératif pour renouveler les structures du PS.
En octobre 2009, il publie un nouvel ouvrage, "Mission impossible? Comment la gauche peut battre
Nicolas Sarkozy en 2012", dans lequel il présente quelques axes programmatiques, en particulier pour rénover la République, créer une croissance économique écologiquement responsable ou encore modifier la fiscalité dans un esprit de justice et d'égalité.
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Mandats et fonctions
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Mandats électoraux
Député européen
* 19 juillet 1994 - 5 juin 1997 : député européen élu en France
* 20 juillet 2004 - 25 juin 2007 : député européen de la circonscription « Est » de France
Député
* 1er juin 1997 - 4 juillet 1997 : député de la quatrième circonscription du Doubs
* Depuis le 20 juin 2007 : député de la quatrième circonscription du Doubs
Conseiller régional
* 28 mars 1998 - 15 mars 2004 : membre du conseil régional de Franche-Comté
Conseiller général
* 27 mars 1994 - 18 mars 2001 : membre du conseil général du Doubs (élu dans le canton de
Sochaux-Grand Charmont).
Conseiller municipal
* 18 juin 1995 - 18 mars 2001 : membre du conseil municipal de Montbéliard
* 19 mars 2001 - 8 mars 2008 : membre du conseil municipal de Montbéliard
* Depuis le 9 mars 2008 : membre du conseil municipal de Valentigney
Communauté d'agglomération
* Depuis le 12 avril 2008 : président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard
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Fonctions ministérielles
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* 2 juin 1997 - 6 mai 2002 : ministre délégué aux Affaires européennes du gouvernement Lionel
Jospin
* Depuis le 16 mai 2012 : Ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement de Jean-Marc Ayrault
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Autres fonctions
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* Représentant français à la Convention européenne
* Président du Mouvement Européen-France 2004-2006.
* Secrétaire national aux relations internationales au Parti socialiste.
* Enseignant à Sciences Po
* Président du SMAU depuis juin 2009.
* Président de l'Agence de Développement et d'Urbanisme du Pays de Montbéliard
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Ouvrages
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* L'heure des choix : pour une économie politique (avec François Hollande), Odile Jacob, 1991
(ISBN 2-7381-0146-1)
* Épargne salariale et fonds propres, rapport à
Dominique Strauss-Kahn, ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur (avec Olivier Pastre), Ministère de l'Industrie et du Commerce extérieur, délégation à l'information et à la communication, collection « Études », 1992.
* À la recherche de la gauche perdue, Calmann-Lévy, 1994 (ISBN 2-7021-2303-1)
* L'urgence : plaidoyer pour une autre politique, Plon, 1997 (ISBN 2-259-18484-7)
* Au coeur de l'Europe (entretiens avec Henri de Bresson), le Pré aux clercs, 1999 (ISBN 2-84228-075-X)
* L'Europe, une puissance dans la mondialisation, éditions du Seuil, 2001 (ISBN 2-02-051912-7)
* Un an après, Grasset, 2003 (ISBN 2-246-64881-5)
* Les 10 questions qui fâchent les Européens, Perrin, 2004 (ISBN 2-262-02208-9)
* L'Europe est morte, vive l'Europe, Perrin, 2006 (ISBN 2-262-02463-4)
* La France dans un monde dangereux : de l'exception à l'influence, collection « Fondation Jean Jaurès-Plon », Plon, 2006 (ISBN 2-259-20525-9)
* Florence Chaltiel, Naissance du peuple européen (préface), Odile Jacob, 2006 (ISBN 2-7381-1843-7)
* Le liquidateur, Hachette littératures, 2008 (ISBN 978-2-01-237399-0)
* Rapport d'information sur les conditions de libération des infirmères et du médecin bulgares détenus en Libye et sur les récents accords franco-libyens (Commission d'enquête de Assemblée nationale, avec Axel Poniatowski), Assemblée nationale, 2008 (ISBN 978-2-11-124311-8)
* Mission impossible ? Comment la gauche peut battre Sarkozy en 2012, Le Cherche midi, Paris, 2009 (ISBN 978-2749115504)
Source :
fr.wikipedia.org/.../wikipedia.org/wiki/Pierre_Moscovici