Christine Boutin, née le 6 février 1944 à Levroux (Indre), est une femme politique française.
Ses prénoms sont Christine, Marcelle, Valérie, Cécile, Marie. Elle est la fille de Xavier Martin, journaliste et de Bernadette Durand, femme au foyer. C'est une ancienne journaliste de profession. Elle est mariée à Louis, informaticien, et mère de 3 enfants (Loïc, Armelle, Pierre-Yves).
Députée des Yvelines, elle est présidente du Forum des républicains sociaux, mouvement politique autonome fondé en 2002 et associé à l'UMP. En 2005, le FORUM revendique plus de 6500 adhérents et 20.000 sympathisants.
En 2002, elle obtient environ 1% des suffrages exprimés à l'élection présidentielle. Elle se croit alors, selon Alain Duhamel, " investie de la mission de porter la parole des catholiques ultramontains dans la bataille présidentielle " .
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Un leitmotiv: le respect de la personne humaine
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Extrait des statuts du Forum des républicains sociaux: Respecter le dignité de toute personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle, avec la préoccupation prioritaire du plus faible. De ce fondement découlent toutes ses prises de position sur les questions de société. On en déduit notamment qu'elle est clairement contre l'avortement et l'euthanasie. Elle souhaite ainsi à tout prix empêcher les femmes d'avorter, pour quelque motif que ce soit.
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Une militante du respect de la vie humaine
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Lors de son premier mandat de député, Christine Boutin a été coprésidente, avec l'ancien député RPR Hector Rolland, et le comte Michel de Rostolan, ancien député de l'Essonne d'un « groupe d'études parlementaire pour favoriser l'accueil de la vie ». Ce groupe entretient des relations privilégiées avec l'AOCPA (Association pour l'objection de conscience à toute participation à l'avortement), association catholique responsable de l'organisation, le 17 janvier 1988, d'une « marche nationale pour le droit à la vie ».
En 1995, elle devient Consulteur du Conseil Pontifical pour la famille créé par Jean-Paul II. Elle travaille par ailleurs à l'Assemblée Nationale sur ce thème en rédigant avec Etienne Pinte et une centaine de parlementaires le rapport "Osons la Famille!"
Pour Christine Boutin, respecter la vie humaine et autrui passe par un combat acharné contre toute forme de reconnaissance de l'union entre deux homosexuels ( hommes ou femmes ) . Elle dit pourtant "aimer les homosexuels", en référence à la charité chrétienne. En 1998, elle est la chef de file de la campagne anti-PaCS. Durant le débat à l'Assemblée nationale, jugeant que la ministre Madame Guigou cherche à faire traîner les choses, elle ouvre une Bible à la tribune et propose d'en faire lecture pour faire passer le temps. Le 31 janvier 1999, elle conduit une manifestation anti-PaCS qui rassemble environ 100 000 personnes et au cours de laquelle certains participants (parmi lesquels le député Pierre Lellouche) ont montré ouvertement une homophobie violente, avec des slogans comme « les pédés au bûcher, les goudous aux égouts ». Les organisateurs de la manifestation ont cependant toujours refusé ce type de message haineux.
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Une proposition qui fait débat : le Dividende universel
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Dans le rapport commandité par le premier ministre Jean-Pierre Raffarin sur l'exclusion, Christine Boutin a proposé une série de mesures dont la plus médiatisée est le dividende universel. Il s'agit d'une idée qui fut exprimé tout d'abord par le grand penseur, moraliste et homme politique Thomas MORE. Cette idée est fondée sur une observation, faite par de nombreux économistes dont Thomas Paine depuis plus de deux siècles, selon laquelle les revenus salariaux percus aujourd'hui par ceux qui travaillent comprennent une part non négligeable due non pas à leur mérite personnel ni à leur effort, mais à l'accumulation de moyens personnels et de connaissances procurée par les générations antérieures. Le Dividende universel consiste à faire bénéficier de manière inconditionnelle cette part de l'héritage des générations antérieures à chaque individu, de sa naissance à la mort. Ce dividende mensuel, appelé à se substituer et/ou complémenter les prestations sociales actuelles par un système beaucoup plus simple, est estimé autour de 300 euros par mois et par français. Selon Christine Boutin, cette mesure est une vraie rupture de société, apportant une réponse globale, ouvrant de nouvelles perspectives, donnant le moyen de valoriser tous les temps, toutes les situations personnelles, toutes les formes d'activité. Elle propose également des modes de financement du Dividende Universel, qui est à l'image de ce qui est mis en œuvre en Alaskamais aussi depuis peu au Brésil et en cours d'analyse dans de nombreux pays occidentaux.
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Positions sur les prisons et l'insertion
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En 2003, au terme d'un mission parlementaire pour le compte de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, sur le thème « l'isolement et la fragilisation du lien social en France » (site Internet : L'isolement en question). Elle milite pour l'établissement d'un Revenu Minimum d'Existence, garanti à toute personne: le Dividende Universel. Cette proposition économique permet à la fois de sortir de la misère, de marquer un nouveau sentiment d'appartenance et de favoriser la recherche d'activité. Elle résulte essentiellement de travaux d'économistes comme Yoland Bresson ou de philosophes comme Jean-Marc Ferry.
Elle suit de près le dossier des prisons françaises, sur lesquelles elle a enqueté pour le compte du parlement et n'a de cesse de demander une amélioration des conditions de détention.
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Proposition : "Un revenu minimum pour les détenus"
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J’ai visité plusieurs prisons et je continuerai. Aujourd’hui, j’ai envie de pousser un coup de gueule. Il est plus que temps d’imposer de nouvelles règles du jeu. Je vais peut-être surprendre, mais ce qui me tient le plus à cœur, c’est la mise en place d’une politique sociale dans les prisons. Outre le numerus clausus - mesure consistant à ne pas incarcérer plus de détenus qu’il n’y a de places, en favorisant le plus possible les peines alternatives à l’incarcération -, je souhaite que soit créé un revenu minimum pour les détenus, calqué sur le dividende universel que je préconise pour tous les citoyens. Non seulement il n’y a pas de raison que les prisonniers n’en bénéficient pas, mais l’opinion doit savoir que rien n’est gratuit en prison ! Tout se monnaie ou s’échange : le shampoing, la carte de téléphone, les chaussettes... A la privation de liberté s’ajoutent la précarité et les dérives qui en découlent : trafics, violences... Il faut aussi que tous les détenus exercent une activité et qu’elle soit rémunérée, systématiquement ! Si l’on veut réellement que les individus se réinsèrent un jour, ils doivent pouvoir économiser. Laisser des détenus oisifs, sans activité ni ressources, c’est une insulte à la dignité. Et surtout, c’est le pire des dangers.
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Sa position sur le "Projet de loi relatif aux droits d'auteurs, droits voisins dans la société de l'information"
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En décembre 2005, lors du débat sur le projet de loi relatif aux droits d'auteurs et droits voisins, présenté au nom du gouvernement français par le Ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, et qui inclut des dispositions relatives au téléchargement d'œuvres de l'esprit par Internet, elle s'oppose à la pénalisation des formes de téléchargement que le projet de loi envisage de rendre illégales. Elle se prononce plutôt en faveur d'une "licence globale optionnelle" permettant le téléchargement moyennant le paiement d'une redevance afin de concilier, selon elle, le droit à la Copie privée et le droit d'auteur.
Cependant, le 30 juin 2006, elle n'a pas assisté au vote final de cette loi, étant retenue à Rennes par des rencontres et une conférence de presse.
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Carrière politique
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L'évenement central de sa carrière politique a été sa présence importante dans le débat du projet de loi instituant le Pacte Civil de Solidarité. Fidèle à ses convictions religieuses, elle a combattu de toutes ses forces un contrat qui par nature avait pour vocation à donner un cadre légal aux unions des personnes de même sexe. L'opposition menée par Mme BOUTIN étant minoritaire, la loi sur le Pacte Civil de Solidarité a été adoptée.
Son omniprésence médiatique pendant toute cette époque lui a valu beaucoup d'inimitiés politiques, y compris dans sa propre majorité. Cependant son action politique permis de stopper les aprojets favorables à l'évolution de l'UMP en faveur de l'adoption d'enfants par les couples homosexuels en arguant de la nécessité de défendre prioritairement les droits de l'enfants et non le droit à l'enfant.
En décembre 2001, elle est exclue de l'UDF, pour avoir décidé de se présenter à l'élection présidentielle d'avril 2002, malgré la présence de l'UDF François Bayrou. Ne remportant que 1,19% des suffrages, elle se positionne avant dernière des 16 candidats présents à ce premier tour.
Elle est réélue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 10e circonscription des Yvelines. Elle fait partie du groupe UMP.
Durant la campagne pour le référendum sur le projet de Constitution européenne, elle fait campagne pour le non.
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Responsabilités confessionnelles
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À la Curie romaine, Christine Boutin est consulteur du Conseil pontifical pour la famille, une fonction correspondant à celle d'un conseiller technique du cardinal Alfonso Lopez-Trujillo, le ministre de la famille du Vatican.
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Emplois
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- Bureau des relations extérieures du CNRS de 1964 à 1969
- Adjointe au chef de service du secrétariat général du Crédit agricole (1973-1979)
- Journaliste à « Dossier familial », le mensuel du Crédit agricole, jusqu'en 1986
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Mandats électifs
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- Conseillère municipale, maire
1980 - 1983 : Maire d'Auffargis (Yvelines)
14/03/1983 - 12/03/1989 : Adjointe au Maire de Rambouillet (Yvelines)
17/03/1989 - 18/06/1995 : Adjointe au Maire de Rambouillet (Yvelines)
25/06/1995 - 18/03/2001 : Adjointe au Maire de Rambouillet (Yvelines)
- Conseillère générale :
26/03/1982 - 07/10/1988 : Membre du Conseil général des Yvelines
07/10/1988 - 31/03/1994 : Membre du Conseil général des Yvelines
01/04/1994 - 18/03/2001 : Membre du Conseil général des Yvelines
- Député :
02/04/1986 - 14/05/1988 : Député des Yvelines
13/06/1988 - 01/04/1993 : Député des Yvelines
02/04/1993 - 21/04/1997 : Député des Yvelines
01/06/1997 - 18/06/2002 : Député des Yvelines
- depuis le 16/06/2002 : député des Yvelines (10e circonscription)
Mars 2001, création du Forum des républicains sociaux
En vue de la campagne de Christine Boutin à l’élection présidentielle, il est créé un parti politique pour faciliter la collecte des dons auprès des personnes. Ce parti n’est à ce stade qu’un élément constitutif de l’organisation de la campagne, nécessaire à son bon déroulement et à son financement.
28 juin 2001, "20 heures" sur TF1 : Christine BOUTIN annonce et motive sa candidature à l’élection présidentielle. Thème clef : "Ensemble, mettons la France au service de l’homme".
27 janvier 2002, 5000 personnes en meeting à Paris pour Christine Boutin Plus de 5000 personnes qui se retrouvent autour de Christine BOUTIN, candidate à l’élection présidentielle, pour la soutenir dans ses engagements et son programme.
21 avril 2002, premier tour des présidentielles Christine BOUTIN obtient 1,2% des voix exprimées (336 426 voix).
22 avril 2002, rencontre avec Jacques Chirac
A l’issue de ce premier tour, Christine BOUTIN rencontre Jacques Chirac arrivé en tête des candidats au premier tour. Elle lui demande de soutenir un pacte national de cohésion sociale, fondé sur les quatre engagements suivants :
Reconnaissance de la place centrale de la famille pour la mise en place de l’allocation parentale de libre choix, assortie du droit à la retraite pour celui des deux parents qui choisit de se consacrer à l’éducation des enfants ;
Priorité à l’accueil de la vie par la fourniture aux femmes enceintes en difficulté des moyens matériels et de l’aide nécessaire pour donner naissance à leur enfant ;
Protection de l’enfant par la responsabilisation des media contre les images de violence, et plus généralement l’affirmation des droits de l’enfant plutôt que du droit à l’enfant ;
Lutte contre la pauvreté qui deviendra un objectif prioritaire de la construction européenne.
Le " Président de la République-candidat " accepte ce pacte et s’engage à ce que Christine BOUTIN puisse le défendre dans le cadre de la future majorité présidentielle qu’il souhaite mettre en place.
23 avril 2002, création de "l’Union pour la Majorité Présidentielle" L’UMP se créé dans l’urgence et la tension de l’entre-deux tours des élections présidentielles sur les bases de l’association " l’Union En Mouvement " (UEM). Christine BOUTIN en est membre fondateur.
16 juin 2002, Christine BOUTIN réélue député Christine BOUTIN est réélue au second tour député des Yvelines (10è circonscription) avec 56% des voix. Elle fait à cette occasion son meilleur " score ".
7 septembre 2002, réunion nationale des délégués départementaux CB2002 Christine BOUTIN rassemble les délégués départementaux ayant animé la campagne des présidentielles pour la candidature CB2002 [1]. Il est décidé de lancer le FORUM des républicains sociaux comme parti indépendant, en accompagnement du lancement de l’UMP. Cette décision veut répondre à la confiance accordée à Christine BOUTIN par les presque 340 000 personnes qui ont voté pour elle, et à leur souhait ainsi exprimé de voir une nouvelle génération de femmes et d’hommes politiques s’engager dans les prochaines années, avec comme préoccupation première de restaurer la priorité donnée à l’homme dans les décisions politiques.
Le Forum des républicains sociaux se dote alors d’une équipe de direction provisoire afin de préparer son lancement. Cette équipe est présidée par Christine Boutin.
9 octobre 2002, contrat d’association FORUM/UMP Christine BOUTIN, pour le FORUM des républicains sociaux, et Alain JUPPÉ, pour l’Union pour la Majorité Présidentielle, cosignent un contrat d’association entre les deux partis politiques, formalisant un partenariat.
10 novembre 2002, convention nationale de lancement du FORUM Une semaine avant le 1er Congrès de l’UMP, c’est à la salle de la Mutualité, à Paris, que se sont réunis pour la première fois les adhérents au FORUM des républicains sociaux.
C’est au cours de cette convention fondatrice que sont adoptés les statuts du parti politique, et élus les membres constituant le 1er Comité Exécutif du FORUM des républicains sociaux. Y-est lu un message d’encouragement de Jacques CHIRAC, Président de la République. Afin de marquer toute son attention à cette démarche de fondation du FORUM, Jean-Pierre RAFFARIN et son gouvernement se font représenter à cette convention par Jean-François COPPÉ, Ministre chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement. Le FORUM des républicains sociaux est donc " activé " par ses adhérents et mis en ordre de marche. De nombreux médias nationaux et régionaux en signalent sa création et la position originale qu’il entend tenir dans le paysage politique national. Depuis cette date, le FORUM ne cesse de progresser dans ses implantations régionales, son nombre d’adhérents et son action spécifique tournée vers l’attention première portée à l’homme, et aux plus "petits" d’entre eux, quelque soit l’origine de leur fragilité.
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Citations
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- « Je suis catholique avant tout, avant d'être législateur. Je suis au service de la vie, donc contre l'avortement. Et l'Église, dans ce domaine, se réfère à une loi naturelle qui, en fait, s'impose à tous. Aux catholiques comme aux non-catholiques ». La Cinq, 16 mai 1990.
- « Seul l'amour de l'Homme me guide dans mon combat ». Libération, 30 juin 2001
- « Sachez que je prendrai la parole lors de l'examen en séance du projet de loi relatif aux droits d'auteurs et droits voisins dans la société de l'information, car il me semble important de rappeler la place d'Internet dans notre société et des conséquences que cela apporte sur nos modes de consommation et d'échange, et notamment en matière culturelle. Je suis persuadée que les enjeux d'un tel projet de loi dépassent de loin le texte qui va être très prochainement examiné à l'Assemblée nationale, mais concernent en effet notre modèle de société, dont le caractère démocratique doit être absolument préservé. ». 19 décembre 2005, à propos de la loi DADVSI
- « Vos encouragements me confirment l'importance de ces débats, dont la personne humaine ne doit à aucun prix être évacuée au profit d'intérêts supérieurs. ». 4 janvier 2006
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Débats sur le PaCS
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- « L'homosexualité doit-elle devenir une référence sociale et institutionnelle ? »
- « Le PACS interroge sur le regard que notre société pose sur l'homosexualité et sur la souffrance que portent la majorité des membres de la communauté qui la composent. »
- « Proposer aux personnes du même sexe de vivre une caricature de la famille est une décision qui leur manque de respect. On leur donne une illusion. On recouvre leur souffrance d'un voile pudibond. »
- « Mais de là à considérer ce comportement [homosexuel] comme anodin et à le mettre socialement sur le même pied que la relation entre un homme et une femme, [...] »
- « Il n'est pas en notre pouvoir de modifier une réalité qui existe depuis l'origine du monde, à savoir que c'est la relation naturelle entre l'homme et la femme qui fonde la société et la fait vivre. Fortes de cette évidence, les sociétés se sont toujours attachées à protéger cette relation naturelle, vitale, de ce qui pouvait la fausser ou l'amoindrir. Ainsi s'explique le refus du prosélytisme homosexuel et la réprobation plus ou moins forte que l'on rencontre dans toutes les sociétés. »
- « Dès lors, se mettre à considérer, par le droit, comme des conjoints deux personnes homosexuelles, assimiler leur vie commune à un mariage, et, dans cette logique, leur offrir la possibilité d'adopter et d'élever des enfants serait, pour la société, une conduite absurde et suicidaire. »
- « Il est évident que les personnes homosexuelles doivent être accueillies et respectées comme toute personne, d'autant plus qu'à l'origine de leur situation existe souvent la souffrance. »
- « Qu'est ce que l'homosexualité, sinon l'impossibilité d'un être à pouvoir atteindre l'autre dans sa différence sexuelle ? [...] L'homosexualité érigée en norme sociale construirait un environnement social favorable à l'établissement de l'exclusion comme règle sociale. C'est pour cette raison fondamentale qu'aucune civilisation ne l'a érigée comme règle de vie. »
- « Toutes ces acrobaties biologiques et sociales pour justifier l'accession d'un couple homosexuel à la paternité ou la maternité me semblent relever d'un fantasme narcissique d'auto-engendrement. »
- « Quant au plan collectif, une société qui mettrait sur le même plan l'homosexualité et l'hétérosexualité travaillerait à sa propre disparition et pourrait compromettre gravement l'éducation de ses enfants. »
- « [...] toutes les civilisations qui l'ont reconnue et justifiée [l'homosexualité] comme un mode de vie normal ont connu la décadence. »
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Ouvrages
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- Une éthique sans citoyen (1991)
- Pour la défense de la vie (1993)
- Le mariage des homosexuels ? Cucs, Pic, Pacs et autres projets législatifs (1998)
- Les larmes de la république (1999)
- L'embryon citoyen (2001)
- Pour sortir de l'isolement, un nouveau projet de société. rapport parlementaire au Premier ministre (2003)
Source :
fr.wikipedia.org/.../wikipedia.org/wiki/Christine_Boutin