50 droits contre l'exclusion
La chômarde et le haut commissaire : lettre ouverte à ceux qui pensent qu'il n'y a rien à faire
Martin Hirsch, le parti des pauvres : Histoire politique du RSA
Pour en finir: avec les conflits d'intérêt
Pour en finir avec les conflits d'intérêt
Martin Hirsch, né le 6 décembre 1963 à Suresnes (France), est un homme politique français.
Ancien président d'Emmaüs France et de l'Agence nouvelle des solidarités actives, il occupe de 2007 à 2010 le poste de Haut- commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, au sein du Gouvernement François Fillon. Le 12 janvier 2009, il est nommé Haut-commissaire à la Jeunesse (tout en conservant le Haut-commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté) aux dépens de Bernard Laporte qui voit ses attributions réduites.
Il est le fils de Bernard Hirsch, ancien directeur de l’École nationale des ponts et chaussées et le petit-fils d’Étienne Hirsch, ancien commissaire général au Plan.
Il est reçu en 1983 à l'École normale supérieure, où il commence des études de biologie. Diplômé en biochimie, titulaire d'un DEA de neurobiologie, il entre finalement à l'École nationale d'administration en 1988 (promotion Jean Monnet) puis devient à sa sortie conseiller d'État.
Promu maître des requêtes en 1993, il devient alors conseiller juridique à la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) (1990-1992) puis au ministère de la Santé et de l'Action humanitaire (1992-1993).
Il est ensuite secrétaire général adjoint du Conseil d'État (1993-1995), puis revient à sa première orientation en prenant la direction de la PCH, la Pharmacie Centrale des Hôpitaux de Paris (rebaptisée Agence générale des équipements et produits de santé depuis 2001), à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (1995). Il a également enseigné à l'Institut d'études politiques de Paris entre 1990 et 1997, et à l'ENA en 1994.
En 1997, il entre en politique en devenant directeur du cabinet de Bernard Kouchner au secrétariat d'État à la Santé et à l'action sociale, et conseiller chargé de la santé au cabinet de Martine Aubry au ministère de l'Emploi et de la solidarité.
Deux ans plus tard, il est directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire (AFSSA), fonction qu'il assume jusqu'en 2005, ne souhaite pas le renouvellement de son mandat. À cette date, il réintègre le Conseil d'État et devient conseiller d'État en 2006.
Président de l'Union centrale de Communautés Emmaüs (UCC) de 1995 à 2002, il devient président d'Emmaüs France en mai 2002 et démissionne le 18 mai 2007, pour assurer l'indépendance du mouvement Emmaüs, suite à sa nomination au sein du Gouvernement François Fillon.
Il a fondé en janvier 2006, avec Benoît Genuini, l'Agence nouvelle des solidarités actives, en devient président puis directeur général. Cette agence a pour but de mettre en œuvre des actions locales, expérimentales, innovantes, originales de lutte contre la pauvreté, en partenariat avec les pouvoirs publics et les entreprises. Benoît Genuini est l'actuel président de l'association.
Il est membre, depuis juin 2006, du conseil d'orientation de l'Institut Aspen France[1].
Il est aussi vice-président de l'ARC - Association pour la recherche sur le cancer, membre du Comité Consultatif de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) depuis 2005, administrateur de l'Agence européenne de l'évaluation des médicaments, membre du forum de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire et du Conseil national de lutte contre l'exclusion (CNLE)[2].
Il est nommé, le 18 mai 2007, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté du gouvernement François Fillon et annonce immédiatement sa démission de la présidence d'Emmaüs France. Sous cet intitulé original, il exercera sans doute des fonctions proches de celles d'un secrétaire d'Etat mais surtout de ce fait il obtient d'être rattaché directement au premier ministre et par conséquent de ne pas dépendre d'un ministre de tutelle et d'avoir les coudées plus franches[3]. Il désire « sortir de la dichotomie entre une gauche qui défendrait l'assistanat et une droite qui s'est arrogé le monopole de l'effort ». Il est l'initiateur de la réforme du Revenu de solidarité active reprise dans le programme du président Sarkozy, auparavant mise en expérimentation dans quatorze départements.
Le 25 janvier 2008, il inaugure l'Ecole de la Deuxième Chance sud 77 dont il est le parrain avec Claudie Haigneré en compagnie d'Yves Jégo, Député et Président fondateur de l'E2C sud 77 à Montereau-Fault-Yonne. A cette occasion, il remet les cartes d'étudiants à la troisième promotion.
Le 22 mars 2010, au lendemain des régionales, il quitte le gouvernement pour présider l'Agence nationale du service civique[4].
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Livre
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* Les Enjeux de la protection sociale, LGDJ, 1993
* L'Affolante histoire de la vache folle, Balland, 1996
* Ces peurs qui nous gouvernent, Albin Michel, 2002
* Manifeste contre la pauvreté, Oh ! éditions, 2004, écrit en collaboration avec l'abbé Pierre.
* La pauvreté en héritage, Robert Laffont, 2006
* La chômarde et le haut-commissaire : lettre ouverte à ceux qui pensent qu'il n'y a rien à faire !, Oh ! éditions, 2008
* 50 droits contre l'exclusion, Dalloz-Sirey, 2009
* Secrets de fabrication : Chroniques d'une politique expérimentale, Grasset, 2010
* Pour en finir avec les conflits d'intérêts, Éditions Stock, 2010
Source :
fr.wikipedia.org/...//fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Hirsh