Comme Nicole Kidman, Julianne Moore est rousse et comme elle, elle est une des meilleures actrices de sa génération. Une grande différence pourtant sépare les deux comédiennes : leurs parcours cinématographiques.
Julianne Moore n'a pas la renommée de l'épouse de Tom Cruise. Elle a su choisir des rôles à sa mesure (et faire sans doute moins de concessions que Nicole Kidman) en travaillant avec de très bons réalisateurs (Robert Altman, Paul Thomas Anderson, ou les frères Coen). Elle a même joué dans le seul bon film d'Andrew Davis (responsable de plusieurs farces avec le très laid et ridicule Steven Seagal), Le fugitif (1993).
Née le 3 décembre 1961 à Fayetteville (Caroline du Nord), Julie Anna Smith, de son vrai nom, est licenciée de la School of Performing Arts de l'Université de Boston. Elle fait beaucoup de théâtre et son vaste répertoire lui permet de participer à de nombreux spectacles au Public Theatre. Elle se produit beaucoup à Manhattan, dans les spectacles Off-Broadway et débute à la télévision à la fin des années 80. Elle reçoit un Emmy award pour le film tv As the world turns, qui connaît un grand succès.
Elle obtient son premier rôle en 1990 dans le navrant Tales from the darkside : The movie. Peu importe la qualité du film, Julianne Moore est immédiatement remarquée par des réalisateurs et des producteurs. En 1993, on la retrouve par trois fois à l'affiche. Tout d'abord, dans le dernier grand film de Robert Altman, Short cuts, aux côtés de Tom Waits, Chris Penn, Tim Robbins, Andie MacDowell, Lili Taylor et Bruce Davison ! Pour beaucoup, c'est dans ces chroniques de Raymond Carver, remarquablement mises en scène par un Robert Altman très en forme, qu'ils découvrent cette superbe rousse. Puis c'est aux côtés d'Harrison Ford qu'on la retrouve pour l'adaptation cinématographique de la très belle série, Le fugitif. Enfin, elle donne la réplique à Johnny Depp dans Benny & Joon de Jeremiah Chechik. Sa grande expérience du théâtre lui permet de tout jouer.
Elle est la vedette du dernier film de Louis Malle, Vanya, 42nd street (1994) avant de se tourner vers les nouveaux représentants du cinéma américain indépendant. Premièrement en 1995 avec Todd Haynes dans le très réussi Safe, où elle interprète le rôle d'une jeune bourgeoise, allergique à la pollution, qui se réfugie dans un centre "new age". Puis, en 1998, chez Paul Thomas Anderson qui lui offre un de ses plus beaux rôles dans Boogie nights, où elle joue la compagne d'une star masculine du porno. Julianne Moore est aussi belle dans ces rôles que dans ses prestations les plus sobres (Le fugitif, Benny & Joon…). Après un petit intermède en 1997 chez Steven Spielberg pour le très drôle Jurassic Park : The lost world (on se souvient de la mémorable scène où une petite fille terrasse un vélociraptor de 300 kilos grâce à ses talents de gymnaste), elle surclasse John Goodman et Jeff Bridges (déjà très en forme) dans la folie chez les frères Coen avec The Big Lebowski (1998). Elle y joue le rôle d'une artiste-peintre-volante-nue assez peu préoccupée par les problèmes de Jeff Bridges (The Dude) qui tient à ce qu'on lui rembourse son tapis, souillé par l'urine de trois voyous.
Cette année, on a déjà pu la voir deux fois à l'écran. A nouveau avec Paul Thomas Anderson dans Magnolia (dans le lequel on retrouve un très curieux Tom Cruise<), et dans le dernier film de Neil Jordan, The end of the affair, adaptation du roman autobiographique de Graham Green, où elle partage l'affiche avec Ralph Fiennes.
Source :
www.actustar.com/.../.com/biographies/moorejulianne.html
Julianne Moore
: Fille de militaire,
Julianne Moore passe son enfance à déménager entre les Etats-Unis et l'Allemagne. Elle fait ses études au sein de l'école américaine de
...