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Après le bac, mode d'emploi
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Valérie Pécresse, née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française.
Députée des Yvelines de 2002 à 2007, elle a été ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche des gouvernements François Fillon du 18 mai 2007 au 29 juin 2011. Elle occupe, depuis ce jour, la fonction de ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'Etat. La liste de la majorité présidentielle qu'elle conduit à l'élection régionale en Île-de-France est battue par celle de Jean-Paul Huchon (PS) le 21 mars 2010.Le 29 juin 2011 ,à la suite d'un remaniement ministériel suivant la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI , elle hérite du ministère du Budget , des Comptes publics et de la Réforme de l'État , et devient aussi porte-parole du gouvernement de François Fillon.
Valérie Pécresse, née Valérie Roux, est la fille de Dominique Roux, professeur d'université et président de Bolloré telecom. Catholique pratiquante, elle est mariée depuis le 6 août 1994 à Jérôme Pécresse (directeur général adjoint d'Imerys) et mère de trois enfants, prénommés Baptiste, Clément et Émilie.
Elle étudie à l'Institution Sainte-Marie de Neuilly-sur-Seine et obtient son baccalauréat à l'âge de 16 ans. Après une classe préparatoire au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles, elle intègre HEC Paris, dont elle est diplômée en 1988. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (promotion Condorcet, 1990-1992), dont elle sort 2e.
De 1992 à 1998, elle enseigne le droit constitutionnel à l'Institut d'études politiques de Paris, tout en étant auditrice au Conseil d'État. De 1993 à 1998, elle est également conseillère auprès du service juridique et technique de l'information (SJTI), rattaché au Premier ministre français.
De 1995 à 1998, elle est en parallèle commissaire du gouvernement auprès de la section du contentieux du Conseil d'État et secrétaire général du Conseil supérieur de l'Agence France-Presse (AFP).
Après la dissolution de l'Assemblée nationale et les législatives de 1997, elle est approchée par Lionel Jospin, mais préfère se tourner vers Jacques Chirac, et est alors nommée, en juillet 1998, conseillère chargée des études, de la prospective et des technologies de l’information auprès de la présidence de la République française. Son grand-père Louis Bertagna, gaulliste, ancien résistant, et psychiatre a été l'un des médecins de la famille Chirac et le psychiatre de Laurence Chirac, lorsque la deuxième fille de Jacques et Bernadette Chirac fut frappée d'anorexie à l'adolescence, et les Pécresse sont apparentés à Henri Belcour, ancien maire d'Ussel et suppléant de Jacques Chirac lorsque celui-ci s'est présenté à la députation. Ces liens unissant Valérie Pécresse, la Corrèze et la famille Chirac lui vaudra d'être surnommée, comme elle le raconte elle-même, « la Corrézienne » par le président Jacques Chirac, qui apprécie autant qu'elle le japonais.
En 2002, alors que le RPR cherche des femmes pour les législatives, Pierre Bédier et Henri Cuq lui proposent la succession du député des Yvelines, Franck Borotra, ancien ministre dans le gouvernement Alain Juppé (2), ce dernier donne alors son accord pour la présenter aux législatives dans sa circonscription. En juin, elle est élue à l'Assemblée nationale dans la deuxième circonscription des Yvelines, contre le général Philippe Morillon représentant l'UDF, qu’elle bat largement (42,64 % contre 11,54 % au premier tour). À l'Assemblée nationale, elle devient une spécialiste des questions familiales — elle fut rapporteur de la mission d'information sur la famille, s'impliqua fortement dans la réforme du divorce et contre les violences faites aux femmes — et fut aussi membre de la commission des Affaires culturelles.
À partir de novembre 2002, elle devient secrétaire générale adjointe de l'UMP, chargée des études et du centre d'études politiques. Alain Juppé a alors dit d'elle : « Elle a vocation à entrer dans un gouvernement». Elle a été porte-parole de l'UMP au niveau national, avec Luc Chatel.
En mars 2004, elle est également élue conseillère régionale d'Île-de-France.
Elle a participé comme rapporteur en 2005-2006 à la mission parlementaire d'information sur la famille sous la présidence de Patrick Bloche, député du Parti socialiste. Cette commission a présenté 100 propositions pour rénover le droit de la famille en vue de protéger l'enfant. Son rapport, intitulé L'enfant d'abord8, a été adopté par les seuls membres UMP et UDF de la mission.
Le Premier ministre Dominique de Villepin l'a chargée en juillet 2006 d'un rapport sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle, pour novembre 2006. Directrice de la revue de l'UMP Les débats de l'union, adversaire résolue du Front national, elle défend en avril 2006 dans le quotidien Le Monde l'idée d'une « société métissée fière et énergique».
Organisatrice de la convention de l’UMP sur l’université et la recherche elle est finalement nommée le 18 mai 2007, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement François Fillon. Elle remplace ainsi l'ancien maire de Vannes, François Goulard, proche de Dominique de Villepin. Elle est parfois surnommée la « Ségolène de droite ».
En ce qui concerne sa politique linguistique, ses déclarations pour la promotion de l'anglais au sein des universités françaises lui valent de recevoir, le 26 novembre 2008, le prix de la carpette anglaise.
Le 10 juin 2009, elle devient présidente de la fédération UMP des Yvelines en remplacement de Gérard Larcher. Proche de Pierre Bédier et d'Henri Cuq, elle soutient la candidature d'Alain Schmitz à la tête du conseil général des Yvelines malgré le soutien de Nicolas Sarkozy à Christine Boutin.
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Fonctions ministérielles
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Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (2007-2011)
Le 18 mai 2007, Valérie Pécresse est nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans le gouvernement Fillon.
Elle conserve son poste dans le deuxième gouvernement Fillon (19 juin 2007).
Elle met en œuvre et fait voter par l'Assemblée nationale en 2007 une loi sur l'autonomie des universités (loi LRU), soutenue par la Conférence des Présidents d'université (CPU), mais contestée par une partie des universitaires et par des étudiants, de même que son plan de réforme du CNRS par l'association Sauvons la recherche. Elle annonce en janvier 2008 un « plan campus », lui aussi contesté, devant faire émerger en France dix pôles universitaires d'excellence de niveau international. Début 2009, son projet de décret de réforme du statut des enseignants-chercheurs suscite à nouveau un mouvement contre elle.
Elle conserve son poste dans le troisième gouvernement Fillon (14 novembre 2010).
Ministre du Budget (depuis 2011)
Le 29 juin 2011, Valérie Pécresse est nommée ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État, en remplaçement de François Baroin, nommé ministre de l'Économie. Par ailleurs, elle récupère également le deuxième poste ministériel occupé par son prédécesseur, porte-parole du gouvernement.Cette nomination eu lieu à la suite de la nomination de Christine Lagarde à la tête du FMI (succédant ainsi à Dominique Strauss-Kahn, accusé à New-York d'agressions sexuelles). C'est Laurent Wauquiez qui lui succède au poste de ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, qu'elle occupait alors depuis 4 ans.
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Fonctions électives
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Valérie Pécresse a été députée de la deuxième circonscription des Yvelines lors de la XIIe législature (2002-2007), ayant été élue le 16 juin 2002 avec 65,11 % des suffrages au second tour13. Elle a été réélue le 17 juin 2007, dès le premier tour avec 54,80 % des suffrages14.
Elle remporte la primaire UMP pour les élections régionales de 2010 dans la région Île-de-France le 22 mars 2009 avec 59,9 % des suffrages contre le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, qui recueille 40,1 %15.
La liste qu'elle mène est battue au second tour de l'élection régionale de 2010 avec 43,31% des suffrages face à celle de Jean-Paul Huchon qui en recueille 56,69% 16. Dans les Yvelines, où elle se présente, sa liste obtient 50,54 % des voix face celle menée par Jean-Paul Huchon17.
Le 22 mars 2010, elle est élue présidente du groupe de la Majorité présidentielle au Conseil régional d'Île-de-France succédant à Roger Karoutchi.
Source :
fr.wikipedia.org/.../org/wiki/Val%C3%A9rie_P%C3%A9cresse