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ALLIOT-MARIE Michèle

Biographie de
Michèle ALLIOT-MARIE

Nom : ALLIOT-MARIE
Prénom : Michèle
Age : 67 ans
Sexe : Femme
Nationalité : Francaise
Naissance : Née le
10 septembre 1946
Mort : --
Statut : Femme vivante
Michèle (Jeanne Honorine) Alliot-Marie (surnommée MAM ou Mame) née le 10 septembre 1946 à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), est une femme politique française .
Nommée Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales le 18 mai 2007, elle fut également la première femme politique française à diriger un parti politique en France. Elle est la compagne de Patrick Ollier (actuel président de l'Assemblée nationale)

Au sein de l'UMP, tout comme le Président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, elle incarne le courant social. Héritière du gaullisme, elle veut promouvoir une certaine vision de la France et de l'action au service des Français.

En 2006, elle est classée comme la 57e femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes.

Le 6 avril 2006, lors d'un déplacement à Marseille, elle a affirmé qu'elle n'excluait rien et qu'elle pourrait décider début 2007 de se porter candidate à l'élection présidentielle. Plusieurs fois interrogée depuis, elle a réitéré ses positions.

Au dernier palmarès des leaders politiques, droite et gauche confondues, un sondage du 11 janvier 2007 la place en 4e position avec 58% d'opinions favorables.

Le 7 octobre 2006, un article dans Le Parisien annonce que Michèle Alliot-Marie déclarera la semaine suivante sa candidature à l'Elysée. "MAM" dément à Deauville, où elle participe au Forum mondial des femmes ; elle indique qu'elle annoncera sa décision en janvier 2007 et que "rien ni personne ne fera modifier ce calendrier".

En outre, Michèle Alliot-Marie a fondé une association baptisée "Le Chêne" (en référence à son dernier livre "Le Chêne qu'on relève") qui s'est installée dans ses locaux à Paris à la fin octobre 2006, comme MAM l'avait annoncé. Hasard de l'immobilier ou clin d'oeil, "Le Chêne" est installé au 88 rue de Lille, dans le 7e arrondissement de Paris ; à quelques mètres des lieux qui furent, pendant des décennies, le siège des Mouvements Gaullistes, jusqu'au RPR dont "MAM" fut la dernière présidente. Le site Internet du "Chêne", http://www.lechene.org, a été ouvert le 31 octobre, et Michèle Alliot-Marie y a animé un Chat en direct le 2 novembre. Depuis le 1er décembre 2006, "Le Chêne" est structuré sous la forme d'un parti politique.

Le 27 décembre, Michèle Alliot-Marie annonce dans une interview au journal Sud Ouest, qu'elle ne demandera pas "le soutien logistique et financier" de l'UMP à l'élection présidentielle de 2007 mais qu'elle réfléchit à une candidature hors parti. À l'affirmation du journaliste qui lui dit "Tout laisse à penser que vous serez candidate", Michèle Alliot-Marie répond : "Il est vrai que j'ai envie d'être candidate. J'ai un certain nombre de convictions et d'idées que j'ai envie de porter devant les Français."

Le 12 janvier 2007, MAM annonce qu'elle apportera son soutien au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy qui a "repris l'essentiel des idées et valeurs" défendues par elle. Michèle Alliot-Marie entend incarner un "gaullisme du renouveau".
Le 14 janvier 2007, lors du congrès d'investiture de l'UMP, elle prononce un discours de soutien en faveur de Nicolas Sarkozy.
Le 18 mai 2007, elle est nommée Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territorialesdans le 1er gouvernement Fillon et est confirmée à ce poste dans le second formé un mois plus tard, après les élections législatives. C'est la première femme nommée à ce poste.

Elle lutte alors à nouveau, comme elle l'avait fait lorsqu'elle était ministre de la Jeunesse et des Sports, contre la violence dans les milieux de supporters de football. Elle décide notamment, le 18 avril 2008, après les avis favorables de la Commission nationale consultative pour la prévention des violences dans les enceintes sportives et suite à l'affaire de la banderole anti-chti déployée au Stade de France le 29 mars 2008, de dissoudre l'un des clubs de supporters jugés les plus violents, les Boulogne Boys. Elle renforce également la législation concernant les chiens jugés dangereux, là encore après une série de faits-divers dont le décès d'une enfant de 18 mois à Épernay des suites d'une attaque d'un chien le 26 août 2007.

En charge de la réforme des services de renseignement français, elle préside à la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST, essentiellement chargé du contre-espionnage en France) et de la Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG, renseignant le gouvernement sur tout mouvement pouvant porter atteinte à l'État) au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), fondée le 1er juillet 2008, se voulant un « "FBI à la française" en matière de renseignement ».

Toujours dans ce domaine, Michèle Alliot-Marie a dû faire face à la contestation liée aux fichiers de renseignement créés par cette réforme. En effet, la DCRI est alors dotée de deux fichiers de base de données concernant la lutte anti-terrorisme et le contre-espionnage (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et des intérêts nationaux ou CRISTINA) et des fichiers des renseignements généraux augmentés des critères utilisés par CRISTINA (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale dit EDVIGE). S'attirant les réserves de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), notamment concernant l'âge minimum lié à la collecte d'informations sur des mineurs au sein du fichier EDVIGE que la CNIL souhaite remonter à 16 ans au lieu de 13 ans, ces deux bases de données, et en tout premier lieu EDVIGE, provoquent un vaste mouvement de protestation à la fin de l'été 2008 de la part des associations de défense de la vie privée et des libertés individuelles et au sein de la classe politique, des membres du gouvernement (dont le ministre de la Défense Hervé Morin) émettant à leur tour des réserves. Ces opposants critiquent surtout le flou qui entoure le qualificatif « susceptibles de porter atteinte à l'ordre public », le fichage des mineurs dès 13 ans, l'introduction dans les renseignements conservés de l'orientation sexuelle et de l'état de santé des personnes concernées. Michèle Alliot-Marie défend le projet tout en proposant peu à peu des aménagements comme l'introduction d'un « droit à l'oubli » qui provoquerait le retrait du fichier au bout d'un certain délais des renseignements concernant une personne qui aurait commis des infractions dans son jeune âge mais « qui se compor[te] bien par la suite » ou en remplaçant la motion ambiguë d'« atteinte à l'ordre public » par « atteinte à la sécurité publique, aux personnes et aux biens ».

L'intervention directe dans ce dossier de la présidence de la République a été vue par une grande partie des observateurs comme un « désaveu » de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de la gestion de la crise par son ministre, tandis que sa marge de manœuvre était déjà considérée comme très faible dans un ministère dirigé pendant quatre ans par Nicolas Sarkozy et qui a donné à ce dernier ses principaux collaborateurs à l'Élysée.

Son passage Place Beauvau est aussi marqué par l'affaire Julien Coupat, accusé de faits de terrorisme et incarcéré pendant sept mois avant d'être relâché, le rattachement au 1er janvier 2009 des forces de gendarmerie au ministère de l'intérieur sur le plan budgétaire pour leurs missions de sécurité intérieure et par le lancement le 19 janvier 2009 de la préparation du projet de la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite LOPPSI 2. Les mesures concernant la cybercriminalité ont été présentées le 24 mars 2009. Le mercredi 27 mai 2009, ce projet de loi passe en conseil des ministres.

Malgré les difficultés rencontrées, Michèle Alliot-Marie reste l'un des membres du gouvernement les plus appréciés des Français, tout en ayant connu une certaine baisse dans les sondages à partir de juin 2008. Le baromètre politique IPSOS du 13 octobre 2008 en fait, avec 51 % de satisfaits contre 39 % d'insatisfaits et 10 % d'indifférents, la 8e personnalité politique, droite et gauche confondue, préférée des Français, et la 5e au sein du gouvernement (derrière Bernard Kouchner, Jean-Louis Borloo, Rachida Dati et Rama Yade).

Le 23 juin 2009, Claude Guéant annonce que Nicolas Sarkozy nomme Michèle Alliot-Marie garde des Sceaux, ministre de la Justice. Celle-ci prend ses nouvelles fonctions le lendemain. Elle est désormais le deuxième ministre d'État du second gouvernement de François Fillon, avec Jean-Louis Borloo.

Sa nomination intervient après une série de suicides dans les prisons françaises. C'est le cas notamment de celui, dans la nuit du 23 au 24 mai 2009, du maire UMP de Saint-Cyprien, Jacques Bouille, alors qu'il était en détention provisoire, portant à 50 le nombre de détenus s'étant donnés la mort depuis le début de l'année. Le 6 août 2008, alors que les chiffres donnés par le ministère de la Justice (75 suicidés depuis janvier à cette date) et les associations (qui parlent de 88 à 90) divergent légèrement, Michèle Alliot-Marie demande à la direction de l'administration pénitentiaire un rapport sur l'état de la question afin de réaliser « une analyse rétrospective des suicides constatés depuis début 2009 » et « de tirer les leçons pour faire plus que ce qui est fait aujourd’hui ». Onze jours plus tard, une fois cette étude remise, elle rend officiellement public les vingt recommandations qui avaient été présentées en avril précédent par la commission que Rachida Dati avait confié au docteur Louis Étienne Albrand (qui avait toutefois boycotté alors la remise de ce rapport et en avait ainsi récusé la paternité) et en annonce la mise en place intégrale. Ces mesures mettent essentiellement l'accent sur la formation des personnels des quartiers de détention jugés « à risques » (ceux des arrivants, disciplinaires et d'isolement ainsi que les établissements pour mineurs) « pour leur permettre de détecter les détenus qui présentent un risque suicidaire et de mieux les accompagner », la limitation des risques en confiant aux détenus des « kits de protection » (contenant couvertures indéchirables, pyjamas et serviettes « à usage unique », matelas anti-feu, entre autres), l'amélioration des conditions des détenus placés dans les quartiers disciplinaires avec « le développement de l'accès au téléphone et à la radio » par exemple, et l'accompagnement des « détenus en situation de détresse psychologique » par des « détenus de soutien », « volontaires et stables », formés pour cette mission. Ce dernier dispositif est inspiré de pratiques déjà mises en place dans d'autres pays européens (Angleterre, Autriche, Espagne),. La CGT pénitentiaire, par le biais de sa secrétaire générale Céline Verzeletti, critique un « plan communication », qui pour elle se limite à contraindre « à ne pas se suicider » et appelle à ce que la politique gouvernementale fasse en sorte que « la personne, malgré son enfermement, ait envie de vivre ».

Un autre chantier lancé avant la prise de fonction de « MAM » à la Justice, le président de la République Nicolas Sarkozy reçoit le 1er septembre 2009 les conclusions du comité présidé par l'ancien magistrat Philippe Léger, chargé de réfléchir à une refonte de la procédure pénale française, qui propose surtout la suppression du juge d'instruction pour confier ses pouvoirs au Parquet (celui-ci restant malgré tout soumis à l'autorité hiérarchique du Ministère de la Justice), et charge Michèle Alliot-Marie d'ouvrir une concertation pour mener à bien cette réforme,. L'opposition, les principaux syndicats de magistrats, ainsi que certains juges, tels que Renaud Van Ruymbeke, critiquent fortement ces propositions quant à leurs effets redoutés sur l'indépendance de la justice. La garde des sceaux défend ce projet, estimant notamment lors de la rentrée solennelle de l'école du barreau le 4 janvier 2010 que « le code de procédure pénale est devenu illisible, à force de réformes ponctuelles et d'empilement de texte » et qu'il faut désormais « une seule et même procédure pour tous les citoyens », tout en confirmant le même jour, afin de rassurer les magistrats sur la question de l'intervention du ministre de la Justice et donc du pouvoir exécutif, par le biais de sa supériorité hiérarchique sur le Parquet, sur la procédure, que le chef de la Chancellerie ne pourra plus ordonner le classement sans suite d'une affaire et que cette disposition sera inscrite « noir sur blanc » dans le nouveau code. Sont également proposées la possibilité d'un « droit de retrait » des membres du parquet à l'égard d'instructions provenant de la Chancellerie qu'ils jugeraient contraires aux intérêts de l'enquête, ou encore la médiation du juge de l'enquête et des libertés (ou JEL, magistrat indépendant qui serait créé par la réforme pour contrôler l'enquête) qui pourrait obliger le parquet à effectuer des actes d'enquête demandés par les parties mais refusés par le procureur. Et si le procureur « demeure peu coopératif et refuse de tirer les conséquences de la décision du juge », les parties pourraient saisir la chambre de l'enquête et des libertés (remplaçante de la chambre de l'instruction de la cour d'appel) afin renvoyer l'affaire et la gestion de l'enquête au JEL. L'avant-projet de loi est finalement présenté le 23 février 2010, mais l'un de ses articles ajoutent une nouvelle polémique à l'affaire : la réforme du régime de prescription des abus de biens sociaux, le projet ramenant ce délai du jour où l'infraction est commise alors qu'il débutait jusqu'alors au jour de la révélation des faits qui interviennent souvent assez tardivement dans ce type d'affaires. Cela inquiète les magistrats et l'opposition, qui y voit un risque de permettre d'étouffer plus facilement les dossiers politico-financiers, même si en contrepartie la Chancellerie propose de doubler (de 3 à 6 ans) les délais de prescription des délits passibles d'au moins cinq ans de prison (banqueroute, corruption, escroquerie, faux et usage de faux). Michèle Alliot-Marie finit par annoncer le 19 avril suivant le retrait de cet article controversé, se justifiant ainsi : « Les associations de victimes, de l'amiante notamment, ont attiré mon attention ». De plus, la Cour de cassation rend un avis défavorable sur l'ensemble du projet de loi le 16 avril, tandis que la défaite de la Majorité présidentielle aux élections régionales du mois précédent laissent présager une mise entre parenthèse de certaines réformes trop critiquées. De fait, la garde des sceaux annonce bientôt que le texte sera scindé en deux pour accélérer les choses en séparant, à la demande de l'Élysée, d'une part les éléments jugés prioritaires (surtout concernant la garde à vue) et d'autre part ceux reportés sine die (comme la suppression du juge d'instruction). Le 13 mai 2010, invoquant « l'encombrement du calendrier parlementaire », Michèle Alliot-Marie estime que la réforme de la procédure pénale « pourrait ne pas être votée avant 2012 », du moins dans son ensemble.

Suite aux polémiques enclenchées par l'affaire Hodeau (l'enlèvement, la séquestration, le viol et le meurtre de Marie-Christine Hodeau, 42 ans, le 28 septembre 2009), Michèle Alliot-Marie annonce sa volonté de réformer le régime législatif de la récidive. Cette intention se concrétise par la présentation le 3 novembre 2009 devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale du projet de loi tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle et portant diverses dispositions de procédure pénale (déjà présenté en conseil des ministres au début de l'année 2009 avant d'être mis de côté), soumis au Parlement, en procédure accélérée, à compter du 24 novembre suivant, et finalement adopté par ce dernier le 25 février 2010. Ce texte vise à renforcer certaines dispositions de la loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental en tenant compte surtout du refus du Conseil constitutionnel de l'application rétroactive de la rétention de sûreté, en raison du principe constitutionnel de non-rétroactivité de la loi. Il prévoit surtout la création d'un nouveau fichier répertoriant la dangerosité des individus mis en cause dans une affaire, l'interdiction de séjour dans la commune de la victime des condamnés à leur sortie de prison ou l'obligation pour eux d'avoir recours à la castration chimique sous peine d'être réincarcérés ou placés en détention de sûreté.

Elle s'est également livrée au début de l'année 2010 à ce que les médias ont présenté comme des « passes d'armes » avec son collègue et successeur au ministère de l'Intérieur, Brice Hortefeux. Passée à la Chancellerie et Hortefeux Place Beauvau, elle a à plusieurs reprises « recadrée » certains propos de ce dernier, s'inscrivant dans une tradition de relations souvent conflictuelles entre les deux administrations. Tout d'abord, en septembre 2009, après la mise en cause des juges d'application des peines par le ministre de l'Intérieur suite au meurtre d'une femme à Milly-la-Forêt dans l'Essonne, la garde des sceaux réplique en déclarant qu'« aucun magistrat n’est en cause. S’en prendre aux juges d’application des peines dans ce cadre, c’est juste de l’ignorance » et « qu'il faut dire avec précision ce qu'est la réalité ». Puis, lorsque Brice Hortefeux dit vouloir créer des gardes à vue de quatre jours pour les délinquants sexuels, comme pour le trafic de drogue, elle lui rappelle que la réforme de la procédure pénale, et donc ce sujet, est de son ressort, tandis que les deux ministères s'opposent sur le couvre-feu pour les mineurs de moins de treize ans que l'Intérieur veut réserver aux seuls délinquants quand la Chancellerie appelle à une mesure plus générale. C'est un nouveau fait-divers, le meurtre à l'arme blanche d'un couple de septuagénaire dans leur pavillon de Pont-Sainte-Maxence dans l'Oise dont les corps furent découverts le 29 janvier 2010, qui crée une nouvelle « confrontation » au sujet de la lutte contre les agressions de personnes âgées. Brice Hortefeux réagit le 30 janvier en appelant à une aggravation des « sanctions pénales », estimant que : « Ce n'est pas la même chose d'agresser ou de cambrioler un quadragénaire ou quelqu'un qui a 85 ans. » Pour sa part, Michèle Alliot-Marie, tout en rappelant ses prérogatives concernant le fait que « les propositions en matière pénale sont faites soit par le ministre de la justice, soit par les parlementaires », considère le lendemain comme suffisantes les mesures déjà prévues par le code pénal en la matière. Le 3 février 2010, Europe 1 rend public une lettre datée du 29 janvier précédent dans laquelle la garde des sceaux semblerait sous-entendre, selon la station de radio, que les forces de l'ordre ne mettraient pas en œuvre tous les moyens nécessaires pour lutter contre le hooliganisme. Elle y écrit notamment qu'« il n'est pas admissible que des personnes filmées en train de dégrader des tribunes ou de se battre dans les gradins soient laissées libres de quitter le stade » et « déplore [...] que les procureurs de la République soient saisis d'un nombre insuffisant de procédures faisant suite à des interpellations à l'issue des matchs », parlant de « l'absence ou la quasi-absence d'interpellations après les graves incidents ayant accompagné de récentes rencontres à Grenoble et Lille »,. Brice Hortefeux précise lui-même dans une lettre du 4 février suivant que « les interdictions judiciaires de stade ne sont pas assorties systématiquement d'une obligation de pointage au commissariat, ce qui rend la mesure largement inopérante » et regrette « l'absence de magistrat du parquet lors du match Grenoble/Saint-Etienne, pourtant à risques prévisibles ». Les deux ministres réfutent toutefois l'existence de toute « polémique » entre eux.

Au printemps 2010, lors du débat sur le projet de loi portant adaptation du droit pénal français à l'institution de la Cour pénale internationale (CPI), Michèle Alliot-Marie défend devant la Commission des lois de l'Assemblée nationale l'imposition de critères très restrictifs pour l'application de la compétence universelle en France qui rendent quasiment impossibles la poursuite et le jugement en France des auteurs présumés de crimes internationaux (crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide). En dépit de la campagne lancée par la Coalition française pour Cour pénale internationale (CFCPI) rassemblant près de cinquante organisations non gouvernementales (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture, Amnesty International, Fédération internationale des droits de l'homme) et des avis rendus par la Commission nationale consultative des droits de l'homme, le projet de loi sera voté conforme, conduisant, selon la CFCPI, la France à demeurer "en marge de la mondialisation de la lutte contre l’impunité des dictateurs et des bourreaux".

À l'automne 2010, alors que se profile un remaniement annoncé par Nicolas Sarkozy, le nom de Michèle Alliot-Marie est évoqué pour le poste de Premier ministre et elle fait un temps figure de favorite dans les sondages en cas de non reconduction de François Fillon. Elle affiche ses ambitions dans une interview au Figaro du 11 octobre 2010 : « C'est un devoir d'être prête, si c'était la décision du Président ». Finalement, le 14 novembre 2010, Michèle Alliot-Marie est nommée ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et européennes, en deuxième place de l'ordre de nomination, derrière Alain Juppé. Elle est la première femme à détenir le portefeuille des Affaires étrangères en France. Il s'agit là du quatrième ministère régalien qu'elle occupe consécutivement, établissant ainsi un record national.

Comme la plupart de ses prédécesseurs sous la Ve République, elle réserve son premier déplacement à l'étranger à l'Allemagne, se rendant à Berlin les 24 et 25 novembre 2010 pour rencontrer son homologue Guido Westerwelle ainsi que la chancelière fédérale Angela Merkel. Le 24 novembre 2010, elle nomme également Hervé Ladsous, jusque là ambassadeur de France à Pékin, comme directeur de cabinet, signe de l'importance que Paris souhaite donner au sein de sa politique diplomatique aux relations avec la République populaire de Chine.

Le 11 janvier 2011 à l'Assemblée nationale, trois jours avant la chute de Zine el-Abidine Ben Ali et alors que la révolution tunisienne prend de l'ampleur, Michèle Alliot-Marie réagit en proposant que « le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type ». Une grande partie de la presse française analyse sa proposition comme un soutien au régime de Ben Ali. Elle est critiquée par des parlementaires de gauche ainsi que des associations; certains demandent sa démission. Michèle Alliot-Marie affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte. Début février 2011, François Fillon admet que Michèle Alliot-Marie, en tant que ministre des Affaires étrangères, avait autorisé la livraison de grenades lacrymogènes à la police tunisienne, autorisation qu'elle a rendue définitive le 12 janvier. Mais les douanes françaises retardent la livraison en demandant une confirmation. La livraison est finalement annulée par la ministre le 18 janvier, quatre jours après la fuite de Ben Ali.

Fin janvier, Le Canard enchaîné révèle que Michèle Alliot-Marie a passé ses vacances de fin d’année 2010 en Tunisie, alors que les manifestations étaient en cours depuis plusieurs semaines. L'hebdomadaire dévoile ensuite, dans ses éditions successives, une série de détails sur ces vacances qui alimentent une controverse : Michèle Alliot-Marie, son compagnon Patrick Ollier, et ses parents ont effectué deux trajets dans le jet privé d'Aziz Miled, un homme en affaires avec des proches de Ben Ali ; les parents de Michèle Alliot-Marie ont conclu avec lui une acquisition immobilière. Ces faits, ainsi que les explications partielles et contradictoires de la ministre, sont compris par certains observateurs comme révélateurs de sa proximité avec l'ancien régime tunisien. Mediapart révèle que MAM a bien eu, au cours de ses vacances, une brève conversation téléphonique avec le président Ben Ali. Le 4 février à Paris le nouveau ministre tunisien des Affaires étrangères, Ahmed Ounaies, prononce un discours élogieux à propos de sa collègue française, mais cela lui est si vivement reproché en Tunisie par les fonctionnaires de son ministère qu'il est contraint de démissionner le 7 février.

Face à la polémique, Michèle Alliot-Marie dénonce une « campagne indigne » menée contre elle, et affirme que « répéter des mensonges n’en font pas des vérités ». L’opposition et une partie de la presse détectent au contraire les contradictions dans ses réponses successives et réclament sa démission, ce que refusent, à plusieurs reprises, la ministre elle-même, le Premier ministre et le président de la République.

Le 27 février 2011, Michèle Alliot-Marie remet finalement au Président sa lettre de démission, dans laquelle elle affirme avoir « le sentiment de n'avoir commis aucun manquement ». Intervenant à la télévision le soir même, Nicolas Sarkozy annonce un remaniement gouvernemental, notamment la « réorganisation du ministère des Affaires étrangères » et la nomination d'Alain Juppé, sans citer le nom de Michèle Alliot-Marie. Pour le Premier ministre, François Fillon, sa sortie du gouvernement « était devenue inéluctable car sa voix en tant que chef de la diplomatie était devenue “inaudible” ».

Le 28 mars 2011, Michèle Alliot-Marie redevient automatiquement députée de la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où elle avait été élue lors des élections législatives de 2007 (son siège avait été occupé dans l'intervalle par son suppléant, Daniel Poulou). Elle réintègre la Commission de la défense nationale et des forces armées.

Elle perd son siège à l'issue du second tour des élections législatives de juin 2012, battue par la socialiste Sylviane Alaux. Michèle Alliot-Marie obtient au second tour 48,38 % des suffrages exprimés. Cette « chute inattendue », selon les observateurs, met fin, pour Michèle Alliot-Marie, à une série de sept élections consécutives depuis 1986. L'usure du pouvoir et la « vague rose », générale sur le Grand Sud-Ouest, sont évoquées comme causes possibles de la défaite, mais le quotidien local Sud-Ouest y détecte aussi un « effet Ben Ali », contre-coup de son départ du gouvernement lors de la révolution tunisienne.

Le 18 septembre 2012, Michèle Alliot-Marie annonce qu'elle ne choisit pas entre François Fillon et Jean-François Copé dans la compétition qui les oppose pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012. Elle dépose en revanche, avec Roger Karoutchi, Gérard Larcher, Patrick Ollier et Henri Guaino, une motion gaulliste : « Le Gaullisme, une voie d’avenir pour la France», qui recueille 12,4 % des votes des militants.

Le 11 octobre 2013, Michèle Alliot-Marie est visée par une enquête sur des mouvements de fonds suspects.

Source : fr.wikipedia.org/.../.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie
fin de la biographie de Michèle ALLIOT-MARIE
ALLIOT-MARIE Michèle

Citations de Michele Alliot Marie

Cessons d'être moralisateurs. Devenons plutôt initiateurs et incitateurs.
Source : Extrait du discours prononcé lors de la Réunion publique de Bordeaux - 1er Mars 2007
Il peut y avoir de bonnes idées à droite comme à gauche, mais pour être efficace, il faut une même politique pendant dix ou quinze ans.
Source : Extrait du discours prononcé lors de la Réunion publique de Bordeaux - 1er Mars 2007
fin des citations de Michèle ALLIOT-MARIE

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