Jean-Francois Cope l'ambitieux
Un député, ça compte énormément ! : Quand le parlement s'éveille
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Un député, ça compte énormément ! : Quand le parlement s'éveille
Pour en finir avec l'emploi jetable
Jean-François Copé, né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un homme politique français. Maire de Meaux de 1995 à 2002 et depuis 2005, il a occupé plusieurs fonctions ministérielles, dont celle de porte-parole du gouvernement, pendant toute la durée des gouvernements Raffarin et Villepin. Député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne, il fut notamment président du groupe Union pour un mouvement populaire (UMP) à l'Assemblée nationale avant de devenir, le 17 novembre 2010, secrétaire général de l'Union pour un mouvement populaire.
Aîné d'une famille de trois enfants, Jean-François Copé est le fils de Monique Ghanassia, originaire d'Algérie, et du professeur Roland Copé, chirurgien gastro-entérologue proctologue d'origine roumaine.
Du côté paternel, son grand-père Marcu Hirs Copelovici, fils de Copel et Zleta, originaires de Bessarabie, est un médecin né à Iaşi dans l'est de la Roumanie au début du siècle. Fuyant l'antisémitisme de son pays, il émigre à Paris en 1926. Devenu Marcel Copé, il se marie peu après avec Gisèle Lazerovici, fille de Ghidale Lazerovici, comptable, et Anna Stern. Du côté maternel, son grand-père Ismaël André Ghanassia, fils de Moïse Ghanassia et Djouhar Soussi, originaires de Miliana, est avocat à Alger. Son épouse, Lise Boukhabza, est la petite fille d'un rabbin originaire de Tunisie, et d'une mère originaire de Tétouan au Maroc. André Ghanassia, son épouse et leurs trois enfants, dont Monique, quittent Alger pour la France dans les années 1950, peu après les débuts de la guerre d'Algérie[2].
Jean-François Copé est éduqué dans le culte du général de Gaulle. À l'âge de 8 ou 10 ans, il avait affiché dans sa chambre un portrait du président de la République Georges Pompidou[3].
Il passe sa scolarité à l'École active bilingue Jeannine-Manuel dans le 15e arrondissement de Paris et au Lycée Victor-Duruy du 7e arrondissement. Il passe son baccalauréat en série B (économique et social) en 1981. En 1985, il intègre Sciences Po. En 1987, il entre à l'ENA dans la promotion Liberté-égalité-fraternité (1987-1989), dont il sort « fort médiocrement », souligne la journaliste Sophie Coignard[4].
Il suit des séminaires de formation du New Public Management aux États-Unis[réf. nécessaire] et défend en matière budgétaire le « benchmarking[5] », c’est-à-dire l’approche comparatiste des pratiques internationales performantes.
Divorcé[6], il est le père de quatre enfants : François-Xavier, Pierre-Alexis et Raphaëlla de sa première union, et Faustine de son union avec sa nouvelle compagne, Nadia. Il se déclare « juif non pratiquant » et « veille à demeurer, avant tout, le représentant d'une autorité laïque »[7] : « Ma communauté, c'est la communauté nationale. ».
De 1989 à 1991, il est chef de bureau à la Caisse des dépôts et consignations et à Dexia Crédit local (France). De 1989 à 1991, il est directeur de cabinet du président du directoire de Dexia Crédit local (France) et de 1991 à 1993 maître de conférences d'économie et de finances locales à Sciences Po.
De 1997 à 2002, il est professeur d'économie et de finance à l'université Paris VIII. Dans le même temps, de 2000 à 2002, il est membre du conseil de surveillance de Dexia Crédit local (France) et président du conseil d'administration de l'Institut des managers du développement local.
Il est membre du club Le Siècle[8] et Il anime depuis la rentrée 2006, son propre club politique, Génération France.fr.
Il a obtenu un diplôme d’avocat et prêté serment devant la cour d'appel de Paris en mai 2007 grâce à une validation des acquis de l'expérience de son parcours politique. À partir septembre 2007, il exerce à temps partiel, pour 20 000 euros par mois[9], dans le cabinet d'avocats d'affaires Gide Loyrette Nouel[10], l'un des plus importants de France, chargé par exemple de conseiller l'État dans le projet de fusion GDF-Suez. Le 17 novembre 2010 il devient secrétaire général de l'UMP[11]. À cette occasion, il annonce qu'il cesse d'exercer dans le cabinet[12].
De 1993 à 1995, il est membre de la cellule de réflexion économique de Jacques Chirac animée par Nicolas Sarkozy. Il devint ensuite directeur de cabinet de Roger Romani, ministre délégué aux Relations avec le Sénat, chargé des rapatriés, entre 1993 et 1995, dans le gouvernement Balladur. En 1995, il soutient Jacques Chirac contre Édouard Balladur lors des élections présidentielles [13]. La même année, il devient délégué général au projet de société au RPR. Il fait alors partie de la « task force Juppé » (à l'époque Premier ministre et président du RPR) en matière d'idées. De 1998 à 2001, il exerce la fonction de secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation. De 2001 à 2002, il devient secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance.
Il est membre des gouvernements Raffarin 1 et Raffarin 2 de 2002 à 2004 en tant que secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement. Une fois de plus il est en 2002 le benjamin des ministres. Contrairement à ses prédécesseurs au poste de porte-parole, il assume pleinement sa fonction en étant systématiquement sur le devant de la scène.
Il devient en mars 2004 ministre délégué à l'Intérieur, tout en demeurant porte-parole du gouvernement.
Le 29 novembre 2004, il est nommé ministre délégué au budget et à la réforme budgétaire du troisième gouvernement Raffarin et conserve ses attributions de porte-parole du gouvernement. Il est reconduit dans ces fonctions le 3 juin 2005 dans le gouvernement Dominique de Villepin, avec en complément la responsabilité de la Réforme de l'État.
Longtemps considéré comme proche d'Alain Juppé puis de Dominique de Villepin, il fonde en novembre 2006 son propre club politique, Génération France.fr, et entre au bureau politique de l'UMP. Il est élu le 20 juin 2007 Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. À ce poste, après avoir subi de vives critiques de la part de certains parlementaires membres du groupe UMP, comme ceux qui s'opposent à la réforme de la carte judiciaire en novembre[14], il s'impose comme un homme fort de la majorité, relais entre les parlementaires et l'exécutif, n'hésitant pas à exprimer ses distances avec le gouvernement[15]. Après s'être vu confié par le Premier ministre, François Fillon une mission sur la modernisation du Parlement au premier semestre 2007, il préside en 2008 la commission « pour une nouvelle télévision publique », pour étudier la mise en place de la proposition présidentielle du retrait de la publicité dans l'audiovisuel public. A ce propos, il dira[16]: "Moi vivant, la redevance télé n'augmentera pas".
ean-François Copé est élu maire de Meaux (chef-lieu d'arrondissement de Seine-et-Marne), à l'âge de 31 ans, en 1995, puis réélu en 2001, 2005 et en 2008. Nommé au gouvernement en 2002 il devient premier adjoint, obéissant à la règle non-écrite dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin de non-cumul d’une fonction ministérielle avec la tête d’un exécutif local. Il demeure néanmoins président de la communauté d'agglomération de Meaux. En 2005, il redevient maire de Meaux à la suite de la démission d'Ange Anziani.
Dès le mois de juin 1995, il devient député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, à la suite de la nomination de Guy Drut au premier gouvernement Juppé sous Jacques Chirac. De 1995 à 1997, il devient le benjamin de l'Assemblée nationale. Il est également, en 1997, le plus jeune député battu, comme il le mentionne souvent, à l'issue d'une triangulaire avec RPR-PS-FN, favorable à la gauche.
Le 16 juin 2002, au second tour des élections législatives, il est élu député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne. Le 10 juin 2007, Jean-François Copé est réélu député de la 6e circonscription de Seine-et-Marne, au premier tour des élections législatives, avec 54,26 % des suffrages exprimés, soit 25 489 voix.
Il est aussi conseiller régional d'Île-de-France de 1998 à 2007. En 2004, il conduit la liste de l'UMP au premier tour, puis la liste d'union avec l'UDF au second tour des élections régionales des 21 et 28 mars 2004 en Île-de-France. Suite à la victoire de la liste conduite par Jean-Paul Huchon (PS), il a renoncé à prendre la tête du groupe UMP au Conseil régional d'Île-de-France, que conserve le sénateur Roger Karoutchi. Réélu député en juin 2007, il quitte sa fonction de conseiller régional durant l'été 2007 pour respecter les règles sur le cumul de mandats, cédant son siège à Jean-François Robinet.[17].
Le 9 mars 2008, à l'occasion des élections municipales de 2008, il est réélu à la mairie de Meaux avec 13 926 voix soit 67,74% des suffrages exprimés, pour un troisième mandat.
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Détails des mandats et fonctions
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Au sein des partis politique
* 1998 - 2001 : Secrétaire national du RPR, chargé de l'économie, puis de la formation
* 2001 - 2002 : Secrétaire général adjoint du RPR, chargé du projet d'alternance
* 2002 - 2008 : Membre du bureau politique de l'UMP
* Depuis le 17 novembre 2010 : Secrétaire général de l'UMP
Fonctions locales
* De 1995 à 2002 : Maire de Meaux
* De 1998 à 2007 : Conseiller régional d'Île-de-France
* Depuis 2003 : Président de la communauté d'agglomération du Pays de Meaux
* Depuis 2005 : Maire de Meaux
Fonctions parlementaires
* De 1995 à 1997 : Député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne
* Depuis le 16 juin 2002 : Député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne
* Du 20 juin 2007 au 17 novembre 2010 : Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
Fonctions ministérielles
* Du 7 mai 2002 au 15 mai 2007 : Porte-parole de gouvernement
* Du 7 mai 2002 au 31 mars 2004 : Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement
* Du 31 mars 2004 au 29 novembre 2004 : Ministre délégué à l'Intérieur
* Du 29 novembre 2004 au 15 mai 2007 : Ministre délégué au Budget
Polémiques
En 2005, il est mis en cause, notamment par Le Canard enchaîné[18] car il occupait un logement de fonction. Ayant acquis quelques semaines plus tôt un appartement à Paris 16e, près du Trocadéro (logement un temps occupé par son collaborateur de l'époque, Bastien Millot[19]), Jean-François Copé contrevenait donc à la règle selon laquelle un ministre disposant d'un appartement privé à Paris ne peut disposer d'un logement de fonction. L'appartement de fonction, loué 5 500 €, était également plus grand (230 m²) que ce qu'autorisent les consignes ministérielles (120 à 140 m² au maximum dans sa situation d'alors)[19]. Jean-François Copé s'est, partiellement, justifié par le fait qu'il faisait réaliser un certain nombre de travaux dans cet appartement, et qu'il y emménagerait après que son épouse, alors enceinte, aurait accouché. Cette polémique éclate en même temps que l'affaire Gaymard[18], qui conduira le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à instaurer de nouvelles règles en la matière.
En 2010, Jean-François Copé propose un amendement afin de supprimer la rémunération du président de l'agence du service civique[20] alors dirigé par Martin Hirsch, peu après qu'un livre écrit par Martin Hirsch l'ait accusé d'un potentiel conflit d'intérêt entre sa fonction de parlementaire et d'avocat.
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Bibliographie
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Ouvrages de Jean-François Copé
* 1990 : Finances locales - Economica (Rééditions en 1993 et 1997)
* 1999 : Ce que je n'ai pas appris à l'ENA. L'aventure d'un maire - Hachette Littératures
* 2002 : Devoir d'inventaire. Le dépôt de bilan de Lionel Jospin - Albin Michel
* 2006 : Promis, j'arrête la langue de bois - Hachette Littératures
* 2007 : L'état de l'opinion, avec Sylvie Goulard, Muriel Humbertjean, et Gérard Le Gall - Le Seuil
* 2009 : Un député, ça compte énormément - Albin Michel
Source :
fr.wikipedia.org/.../g/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Cop%C3%A9