Vque Anglican: Desmond Mpilo Tutu, Rowan Williams, Robert Lowth, John William Colenso, John Arthur Thomas Robinson, Lewis Bayly
Mandela : Le portrait autorisé
Hammering Swords into Ploughshares: Essays in Honor of Archbishop Mpilo Desmond Tutu
Rêver : Inspirations et paroles de Martin Luther King, Jr.
The Theology of Martin Luther King, Jr. and Desmond Mpilo Tutu
Laur at Sud-Africain Du Prix Nobel: Nelson Mandela, Frederik de Klerk, Desmond Mpilo Tutu, J. M. Coetzee, Nadine Gordimer, Albert Lutuli
Desmond Mpilo Tutu (né le 7 octobre 1931 à Klerksdorp, en Afrique du Sud) est un archevêque anglican sud-africain qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1984.
Il fut ensuite le président de la Commission de la vérité et de la réconciliation, chargée de faire la lumière sur les crimes et les exactions politiques commis, durant la période de politique d'apartheid, au nom des gouvernements sud-africains mais également les crimes et exactions commis au nom des mouvements de libération nationale.
Deuxième des trois enfants de Zacheriah Zililo et Aletta Tutu, Desmond Mpilo Tutu est né à Klerksdorp dans la province du Transvaal le 7 octobre 1931. Son père est instituteur et sa mère, femme de ménage et cuisinière dans une école pour aveugle.
Desmond Tutu fait ses études dans la ville de Johannesburg. Il veut dans un premier temps devenir médecin, mais de telles études coûtant trop cher pour sa famille, il se destine à devenir instituteur, tout comme son père. De 1951 à 1954, il étudie et commence à enseigner en 1954 au Johannesburg Bantu High School. Mais il démissionne en 1957, pour protester contre la mauvaise qualité de l'enseignement donné aux noirs.
Il décide alors de s'orienter vers la théologie. Il est ordonné prêtre de l'Église anglicane en 1961 et devient l'aumônier de l'université de Fort Hare. Fort Hare est à l'époque une des seules universités pour les noirs d'Afrique du Sud et d'Afrique australe; les principaux dirigeants actuels du pays y ont étudié. Desmond Tutu obtient en 1966 une maîtrise en théologie au King's College de Londres, et retourne ensuite en Afrique du Sud, où il travaille comme professeur de théologie.
De 1972 à 1975, il revient en Angleterre, où il est le vice-directeur du Theological Education Fund of the World Council of Churches (TEF), à Bromley dans le Kent. Nommé doyen du diocèse de Johannesburg en 1975, il est le premier noir à occuper ce poste. Il devient évêque du Lesotho (1976-78), puis premier secrétaire général noir du Conseil œcuménique d'Afrique du Sud (1978-85).
Après l'assassinat, en 1977, de Steve Biko, fondateur du Black consciousness movement (Mouvement de conscience noire) et l'un des organisateurs des manifestations de Soweto (réprimées par la police, elles dégénèrent en émeutes), Tutu fit le prêche lors de ses funérailles[1]. Il rendit par la suite hommage à Biko et au Black Consciousness Movement, qui avait attiré l'attention sur la dimension performative du langage et non simplement descriptive, conduisant ainsi les Noirs à se mésestimer eux-mêmes [1]. Tutu participe aux réunions clandestines du Black consciousness movement[2]. Au sein du TEF, Tutu participe aussi au mouvement de Black theology (théologie noire) et s'initie à la théologie de la libération venue d'Amérique latine [2].
Durant toutes ces années, il n'a cessé de faire passer son message de paix et de non-violence au cours de sermons et de prédications qui rassemblent des foules immenses et qui furent des temps fort de la lutte pacifique menée contre les gouvernements afrikaners[3]. Il dénonce aussi bien l'apartheid que les noirs qui réclament vengeance. Pour lui, la paix entre les peuples est la seule voie possible. C'est pour ce combat pacifiste contre le système de l'Apartheid, qu'il reçoit le 16 octobre 1984, le Prix Nobel de la paix. Le 10 décembre suivant, la cérémonie de remise du Prix Nobel, dans le grand amphithéâtre de l'université d'Oslo, est perturbée par une alerte à la bombe sans conséquences.
Auréolé de sa nouvelle stature internationale, le 7 septembre 1986, il est nommé Archevêque du Cap, pour l'église anglicane d'Afrique du Sud, devenant le premier Noir à occuper cette fonction. Cette nomination n'est pas du goût de ses opposants. Il organise alors des protestations contre la ségrégation raciale et des campagnes de boycottage, dont celle du charbon d'Afrique du Sud. Il milite également pour des écoles communes, qui représentent pour lui une étape essentielle dans la réconciliation de l'Afrique du Sud. Il milite aussi contre la réglementation des déplacements des noirs, les « pass-laws ».
Desmond Tutu devient en 1995 président de la Commission de la vérité et de la réconciliation créée par le président Nelson Mandela. Après trois ans d'enquêtes et des milliers d'auditions, il rend publiques les conclusions de la Commission en 1998. Ce dossier est aujourd'hui considéré comme l'une des pierres angulaires de la réconciliation sud-africaine [4].
Comme à son habitude, il continue de critiquer tout ce qui lui paraît anormal. C'est ainsi qu'il dénonce, entre autres, le montant des salaires des députés du Parlement sud-africain qu'il juge exorbitant. La politique de vente d'armes, qui rapporte beaucoup d'argent au nouveau pouvoir sud-africain, est également un sujet qui lui tient à cœur.
En ce qui concerne la politique étrangère de l'Afrique du Sud, il dénonce le silence de son pays envers le régime de Robert Mugabe, le président du Zimbabwe voisin. Il compare d'ailleurs Robert Mugabe à «une sorte de Frankenstein»[5].
Au niveau international, il critique l'attitude du gouvernement d'Israël envers les Palestiniens. Il reconnaît qu'Israël a le droit de vivre en paix au sein de ses frontières, mais pense également que la politique répressive d'Israël est « contre-productive » et ne fait au final qu'attiser la haine des Palestiniens envers Israël. C'est pourquoi il milite pour la création d'un État palestinien au côté d'Israël. En 2002, il compare la politique de l'Etat israélien à celle menées par les gouvernements sud-africains à l'époque de l'apartheid, déclarant: « cela me rappelle tellement ce qui nous est arrivé au peuple noir en Afrique du Sud »[6]
Il a été nommé en 2005, par le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, membre du Haut Conseil pour l'Alliance des Civilisations.
Le 18 juillet 2007, à l'initiative du milliardaire Richard Branson et du musicien Peter Gabriel, Nelson Mandela, Graça Machel et Desmond Tutu convoquent à Johannesburg une assemblée de dirigeants influents du monde entier qui veulent contribuer, à l'aide de leur expérience et de leur sagesse, à résoudre les problèmes les plus importants de la planète. Nelson Mandela annonce la formation de ce conseil des Global Elders (les anciens, ou sages, universels) dans un discours lors de son 89ème anniversaire [7]. Desmond Tutu est président du conseil et ses membres fondateurs incluent également Kofi Annan, Ela Bhatt, Gro Harlem Brundtland, Jimmy Carter, Li Zhaoxing, Mary Robinson et Muhammad Yunus[8].
Tutu soutient en 2008 le pasteur controversé Jeremiah Wright, figure de la théologie de la libération noire qui avait lui-même apporté son soutien au candidat à la présidentielle Barack Obama, avant que celui-ci ne rompe ses liens avec Wright [9]. Tutu lui-même s'est pourtant éloigné de la théologie de la libération, en définissant une éthique au-delà de la théologie de la libération [10]. Concernant Wright, il déclare ainsi que ce dernier a dit sans fioritures « ce que presque n'importe lequel Afro-Américain aurait envie de dire », c'est-à-dire que « la race est un enjeu central », appelant aussi à un « forum de réconciliation » aux Etats-Unis [11].
Lors des élections générales sud-africaines de 2009, il refuse d'apporter son soutien à Jacob Zuma et critique les dérives, selon lui, « d'une démocratie sous la coupe d'un parti ultramajoritaire »[12].
Il se joint fréquemment et inaugure des actions avec d’autres lauréats du prix Nobel de la paix pour soutenir Aung San Suu Kyi, et le 14e Dalaï Lama. Au mois de mars 2009, il a été rejoint par plus de 40 célébrités et 10 000 signataires dans une lettre sur TheCommunity.com exhortant les officiels chinois à « cesser de nommer, blâmer et abuser verbalement » le Dalaï Lama, et en appela au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme à visiter le Tibet et faire un rapport à la communauté internationale [13],[14].
Il est membre de la fondation PeaceJam et aussi membre d'honneur du Club de Budapest.
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Hommages
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En 1986, le trompettiste Miles Davis rend hommage à Mgr Desmond Tutu en lui dédiant Tutu, son avant-dernier album studio sorti en 1986. C'est le premier morceau qui donne son titre à l'album.
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Distinctions
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* En 1984 : prix Nobel de la paix.
* En 1997 : Prix Conscience Planétaire décerné par le Club de Budapest. Desmond Tutu a été
récompensé pour son rôle afin de surmonter l'apartheid en Afrique du Sud et pour son
engagement pour la paix mondiale et le dialogue interreligieux.[16]
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Bibliographie
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* Prisonnier de l'espérance (1983)
* Il n'y a pas d'avenir sans pardon (2000), le récit de la Commission de la vérité et de la
réconciliation
* Dieu fait un rêve (2008), éditions Novalis.
Source :
fr.wikipedia.org/.../kipedia.org/wiki/Desmond_Mpilo_Tutu