Jacques le fataliste - lu par didier bezace
Issu d'une famille de la bourgeoisie aisée, Denis Diderot, après avoir été l'élève des Jésuites au Collège de sa ville natale, poursuit à Paris des études de philosophie, de théologie, et de droit (1732). Gagnant sa vie comme il peut, clerc d'un procureur langrois, ou précepteur chez un receveur des finances, il étudie l'anglais, les sciences, et tâche de satisfaire son insatiable curiosité dans tous les domaines de la connaissance. Ami de
Jean-jacques Rousseau, qu'il a rencontré en 1742, il se marie en 1743 contre le gré de son père, et vivote en faisant des traductions de l'anglais. Il publie en 1745 une traduction libre de l'Essai sur le mérite et la vertu de Shaftesbury, à laquelle succède sa première œuvre philosophique personnelle, les Pensées philosophiques, en 1746, où répliquant à Pascal, il attaque à la fois l'athéisme et le scepticisme, sans ménager les bases traditionnelles de la religion.
Dès lors, Diderot est considéré comme un écrivain subversif. Dans la Lettre sur les Aveugles à l'usage de ceux qui voient, en 1749, il en vient même à démontrer la faiblesse de certaines preuves de l'existence de Dieu. Ce livre est prétexte à son arrestation et Diderot est emprisonné à Vincennes, où il reste trois mois (automne 1749). Chargé dès 1747, avec d'Alembert, de la direction de l'Encyclopédie, cette vaste entreprise l'occupe sans relâche jusqu'en 1772.
Mais Diderot ne peut pas vivre sans écrire, et, parmi les nombreux ouvrages qu'il rédige, romanesques ou philosophiques, certains, publiés, restent anonymes (Les Bijoux indiscrets), tandis que d'autres ne verront le jour que très longtemps après sa mort (La Religieuse, en 1796 ; La Promenade du sceptique et Le Neveu de Rameau, entre autres, au XIXe siècle). De même, les principales œuvres éclairant l'évolution philosophique de Diderot : l'Entretien entre d'Alembert et Diderot, le Rêve de d'Alembert avec sa Suite, où Diderot envisage l'avenir des sciences de la nature, ou le Supplément au Voyage de Bougainville (publié en 1796) qui établit les principes d'une morale de la nature.
La pensée philosophique de Diderot est mouvante et intuitive. Elle est faite de touches successives au moyen desquelles il tente de nuancer la conception complexe qu'il a du matérialisme (Réfutation de l'Homme d'Helvétius, rédigé en 1773-1774 ; Entretien d'un Philosophe avec le maréchal de ***, rédigé en 1776). Tandis que, contre vents et marées, il continue à éditer les volumes successifs de l'Encyclopédie, il s'exprime dans la Correspondance littéraire de Grimm, publie des Salons de peinture, s'intéresse à la physiologie, à la politique, à l'histoire romaine. Il se lie en 1756 avec Sophie Volland, jusqu'à la mort de celle-ci (1783), d'une relation amoureuse, source d'une des plus admirables correspondances de la littérature française.
Dès sa jeunesse, Diderot est au théâtre un spectateur attentif, cherchant à comprendre les ressorts du jeu de l'acteur et de l'émotion procurée au public. Il publie en 1...
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Biographie de Denis DIDEROT
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Denis Diderot - Wikipédia
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Grand philosophe des Lumières,
Denis Diderot a apporté son érudition débordante et ses qualités novatrices dans de nombreux domaines. Il s'est illustré aussi
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Denis Diderot - Wikipédia
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Biographie de Denis Diderot et ?uvres principales : Jacques le fataliste, Le Neveu de Rameau, Supplément au voyage de Bougainville.