Mai 68 : Ah ! Les Beaux Jours...
Le contrat écologique pour l'Europe
German Anarchists, Including: Wilhelm Marr, Silvio Gesell, Max Stirner, Hanin Elias, Hans-Hermann Hoppe, Rudolf Rocker, Daniel Cohn-Bendit, August S
Grands soirs et petits matins 1968-78
Daniel Cohn-Bendit, né le 4 avril 1945 à Montauban (Tarn-et-Garonne), est un homme politique européen de nationalité allemande, dont la vie et carrière se déroulent principalement en France et en Allemagne.
Il est député européen depuis 1994 et coprésident du groupe Verts/ALE au Parlement européen depuis 2002[1]. S'il fut dans sa jeunesse marqué à l'extrême-gauche et l'un des principaux acteurs du mouvement étudiant au mois de mai 68 en France, il est aujourd'hui favorable au capitalisme et à « une écologie qui prenne acte de l'économie de marché pour mieux la réguler »[2]. Membre des Verts Allemands depuis 1984, il déclare dans L'Humanité à l'occasion de la campagne pour les élections européennes de 1999 prôner un « réformisme écologico-social lié à une tradition libertaire qui est effectivement non étatique ». Il revendique à cette même occasion l'étiquette de « libéral-libertaire »[3].
En 2009, à l'occasion des élections européennes, il conduit la liste Europe Écologie dans la circonscription Île-de-France. Il recueille 20,86 % des voix dans sa circonscription ; dans le même temps, Europe Écologie effectue une percée au niveau national à 16,28 %, talonnant ainsi le Parti socialiste[4]
Il s'est fait connaitre comme le principal animateur des manifestations de mai 68 à Paris.
Cohn-Bendit (surnommé « Dany le Rouge » par les médias de l'époque des événements de mai 1968) est né en France, à Montauban, le 4 avril 1945 de père allemand et de mère française. Il est apatride jusqu’à l’âge de 18 ans où il adopte la nationalité allemande pour ne pas faire son service militaire. Suite à son rôle symbolique lors des événements de mai 68 — c'est la menace de son expulsion de l'Université de Nanterre qui provoque l'occupation de l'université — il est interdit de territoire jusqu’en 1978.
Membre de la Fédération anarchiste, il quitte cette organisation en 1967 avec le groupe anarchiste de Nanterre pour rejoindre Noir et rouge. Il est l'un des principaux animateurs du Mouvement du 22 mars en 1968. Après son expulsion du territoire, il s’installe en Allemagne où il se retire de la vie politique jusqu’en 1981, date à laquelle il rompt avec l’anarchisme en militant pour l’élection de Coluche à la présidence de la République, et en 1984, lorsqu’il adhère aux Grünen (Verts allemands).
En 1986, il officialise son abandon de la perspective révolutionnaire dans un ouvrage-bilan : Nous l’avons tant aimée, la Révolution.
En 1986 Daniel Cohn-Bendit annonce la réalisation d’une suite des aventures d’Antoine Doinel avec Jean-Pierre Léaud et Claude Jade, mais le projet n’aboutit pas.
Depuis 1999, Daniel Cohn-Bendit est député au Parlement européen. Il se revendiquera la même année, libéral-libertaire. Il a été élu comme tête de liste des Verts en France (sa liste obtient 9,72 % des voix en juin 1999, second meilleur résultat des Verts français aux élections européennes après celui d'Antoine Waechter en 1989), puis comme représentant des Verts allemands le 13 juin 2004. Il est porte-parole du parti européen des verts créé en février 2004, puis co-président (avec Monica Frassoni) du groupe Vert au Parlement Européen. Il milite pour le fédéralisme européen. Ses options économiques nettement libérales l’éloignent un peu de la majorité des écologistes européens qui considèrent que le dogme libéral est incompatible avec les moyens que nécessitent la préservation de la planète et le combat pour la justice sociale et donc avec le paradigme écologiste.
En 2001, l’actualité le remet au premier plan avec la publication d'extraits de son livre « Le Grand Bazar » (Belfond 1975) où il raconte ses activités d’aide-éducateur dans un jardin d’enfants autogéré de Francfort. Il écrivait en particulier : « Il m'était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m'avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ? Mais s'ils insistaient, je les caressais quand même ». Il ajoutait encore : « J'avais besoin d'être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu'ils dépendent de moi ». Ces passages sont interprétés par certains, 25 ans plus tard, comme un acte de pédophilie. Cohn-Bendit se défend, expliquant que le texte n’avait pas fait scandale à l’époque et qu’aucune plainte d’enfant ou de parent n’avait été déposée.
«Prétendre que j’étais pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie.» Des parents de ces « crèches alternatives » ont d’ailleurs apporté leur soutien au leader écologiste [...]. « Nous savons qu’il n’a jamais porté atteinte à nos enfants », écrivent-ils. Les enfants eux-mêmes rejettent dans cette lettre « toute tentative de rapprochement entre Daniel Cohn-Bendit et des personnes coupables d’abus sexuels sur enfants » (extrait de l’article de Paul Quinio, Libération, 23 février 2001).
Daniel Cohn-Bendit lors d'une conférence en faveur du TCE avec la Cé.Pendant les mois précédant le référendum français du 29 mai 2005 sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, Daniel Cohn-Bendit a mené campagne pour le oui. Il a suscité l'indignation de la majorité des Verts français pour n'avoir pas respecté la consigne de ne pas faire campagne avec d'autres partis. Il a ainsi participé à des réunions avec le premier secrétaire du PS François Hollande, et à droite avec le président de l'UDF François Bayrou et le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier. Il a participé à un nombre important de conférences, dont certaines où il a été fraichement accueilli. Les Verts français ont refusé de le faire participer à leurs campagne sur le référendum, estimant que leur "oui" de raison, obtenu à une faible majorité, très critique sur le fond du traité européen et qui rejettait sa partie III, économiquement trop libérale à leur yeux, n'était pas le même que celui de Daniel Cohn-Bendit qui participait à réunions publiques aux cotés des représentants de la droite française.
Source :
fr.wikipedia.org/.../kipedia.org/wiki/Daniel_Cohn-Bendit