MADAME FIGARO N? 19819 du 19-04-2008 SPECIAL BEAUTE - ANNE LAUVERGEON - LINGERIE - ALICE TAGLION
La troisième révolution énergétique
La troisième révolution énergétique
La troisième révolution énergétique
Energy Security and Climate Change
L Ve de L' Cole Normale Sup Rieure de Jeunes Filles: Annie LaCroix-Riz, Pascale Hummel, Monique Canto-Sperber, Assia Djebar, Anne Lauvergeon
Anne Lauvergeon (née le 2 août 1959 à Dijon en Côte-d'Or), est une dirigeante française d'entreprises, présidente du directoire d'Areva. Selon le classement du magazine Forbes, en 2010, elle apparaît à la vingt-quatrième place des 100 femmes les plus puissantes du monde.
Son père est professeur d'histoire, sa mère assistante sociale. Elle passe son enfance à Orléans et fait ses études secondaires au lycée Voltaire de cette même ville.
Elle entre en 1978 à l’École normale supérieure, obtient l’agrégation de sciences physiques avant de devenir ingénieur du corps des mines.
En 1983, elle effectue son premier stage de formation dans la sidérurgie, comme ingénieur, puis comme chargée d'études économiques chez Usinor1. Son deuxième stage, en 1984, a lieu à l'Institut de protection et de sûreté nucléaire du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), où elle étudie les problèmes de sûreté chimique en Europe.
De 1985 à 1988, elle a la charge de l'Inspection générale des carrières (IGC) à la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) Ile-de-France.
De 1988 à 1989, elle est adjointe du chef de service au Conseil général des mines.
Sans être énarque ni socialiste, elle est nommée, en février 1990, chargée de mission pour l’économie internationale et le commerce extérieur à la Présidence de la République, auprès de François Mitterrand1.
L’année suivante, elle en devient secrétaire général adjointe sous la direction de Jean-Louis Bianco, alors secrétaire général, et devient le « sherpa » du président, c’est-à-dire sa représentante personnelle, chargée de préparer les sommets internationaux comme le G7.
Time la classe parmi les 100 personnes les plus influentes dans le monde.
En 1995, elle rejoint le secteur bancaire, et devient associée-gérante de la banque franco-américaine Lazard Frères. Mais, en conflit avec Édouard Stern, gendre et dauphin du PDG, elle démissionne deux ans plus tard.
En mars 1997, elle est nommée directrice générale adjointe d’Alcatel, avant d’entrer au comité exécutif du groupe.
En juin 1999, elle est nommée par Dominique Strauss-Kahn président-directeur général (PDG) du groupe Cogema, en succession de Jean Syrota, démissionnaire suite aux pressions des Verts. Avec le slogan « Nous n'avons rien à vous cacher », elle instaure une culture de communication grand public dans une structure plus habituée au secret.
Contre ses autorités de tutelle et le milieu industriel, elle décide de construire un groupe nucléaire intégré, de l'exploitation au retraitement en passant par la fabrication de réacteurs, en rachetant à Alcatel ses participations dans Framatome4. Avec d'autres sociétés, elle fonde en juillet 2001 la nouvelle entité qu'elle baptise Areva, du nom de l'abbaye espagnole Arevalo. Elle en prend la tête, entrant ainsi dans le cercle très restreint des femmes dirigeant des groupes d’envergure internationale.
Pour mener à bien l'expansion de son groupe, elle s'appuie sur un réseau influent, constitué notamment d'anciens de l'école des Mines4, de personnalités françaises et étrangères rencontrées lors de son passage à l'Élysée et au sein de think tanks internationaux5, mais aussi sur les syndicats4.
En 2002, Les Échos dévoile un rapport de la Cour des comptes qui critique sa rémunération (305 000 euros de salaire fixe et 122 000 euros de part variable, jugée supérieure à celle des dirigeants d’autres entreprises publiques, et son « parachute doré » de deux ans de salaire. Malgré les rumeurs, elle ne démissionne pas et dénonce une tentative de déstabilisation4. En 2009, sa rémunération est de 925 666 euros, soit le 79e plus haut salaire de patron français, et une rémunération totale de 1,12 million d'euros selon L'Expansion8.
En 2007, elle refuse un poste de ministre proposé par Nicolas Sarkozy, ce qui tend ses relations avec le nouveau Président de la République, et elle s'oppose régulièrement à un proche de celui-ci, Henri Proglio, nommé à la tête du premier client d'Areva, EDF. Dès lors, des rumeurs et indiscrétions alternent sur une éventuelle ou non reconduction d'un troisième mandat à la tête du groupe nucléaire5.
Les axes stratégiques suivis par Anne Lauvergeon à la tête d’Areva sont critiqués. On lui reproche sa gestion du départ de Siemens, l'un des actionnaires principaux d’Areva9, sa stratégie de positionnement haut de gamme de l'entreprise, l'échec de la vente de quatre centrales nucléaires à Abou Dhabi pour un montant estimé à 20,4 milliards de dollars10, le surcoût de 2,3 milliards d'euros lié aux retards sur le chantier du réacteur EPR commandé par l'électricien finlandais TVO11 et l'augmentation de capital de 900 millions d'euros difficilement bouclée5.
Le Fortune 500 2006, édité par le magazine américain Fortune, la classe no2 des femmes d'affaires les plus puissantes au monde (États-Unis exceptés) derrière Patricia Russo, future présidente d'Alcatel-Lucent. En 2006, elle reste la femme dirigeant le plus d’employés au monde. Elle entre en 2004 dans le classement des femmes les plus puissantes du monde du magazine Forbes, et est classée au 24e rang en 2010.
Le 16 juin 2011, le Premier ministre informe Anne Lauvergeon que son mandat n'est pas reconduit à la direction du groupe Areva.
En 2001, Roger-Gérard Schwartzenberg la choisit pour présider le concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes.
À sa demande, elle est radiée du corps des mines (cadres), en juillet 2004.
Anne Lauvergeon est également présidente du conseil d'administration de l'École nationale supérieure des mines de Nancy et administratrice de l'association des amis de l'Institut François-Mitterrand. Elle est également vice-présidente du conseil de surveillance du groupe Safran.
Elle siège à la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali, en 2008, et au Comité de l’énergie atomique, à partir du 28 novembre 2008, en qualité de personnalité qualifiée dans le domaine scientifique et industriel.
------------------------
Mandats sociaux
------------------------
Présidente du directoire d'Areva
Administratrice de GDF Suez et membre du Comité pour l’Éthique, l’Environnement et le Développement Durable de GDF Suez15
Administratrice de Vodafone
Administratrice de Total
------------------------
Publications
------------------------
Sur les traces des dirigeants, la vie du chef dans les grandes entreprises, (avec Jean-Luc Delpeuch), Éditions Calmann-Lévy, 1988, 1992. (ISBN 978-2-7021-1654-8)
La Troisième révolution énergétique, (avec Michel-H. Jamard), Plon, 2008 (ISBN 978-2-259-20692-1)
Les 100 mots du nucléaire, (avec Bertrand Barre), collection Que sais-je ?, 2009 (ISBN 978-2-13-057209-1)
Source :
fr.wikipedia.org/.../.wikipedia.org/wiki/Anne_Lauvergeon