Sang royal - tome 1 - Noces sacrilèges
Le Dieu intérieur : Le sens caché de l'évangile de Jean
The Spiritual Journey of Alejandro Jodorowsky: The Creator of El Topo
Alejandro (ou Alexandro[1]) Jodorowsky, dit « Jodo », né en février 1929[2] à Tocopilla (Chili), est un réalisateur, acteur, auteur d’une poignée de films ésotériques, surréalistes et provocateurs ; il est également auteur de « performances » Panique (groupe actionniste qu’il crée avec Roland Topor et Fernando Arrabal), mime, romancier, essayiste, poète et prolifique scénariste de bande dessinée.
En 1953, il quitte le Chili pour Paris, et travaille avec le mime Marceau ainsi que Maurice Chevalier.
En 1962, il crée le groupe Panique avec Roland Topor et Fernando Arrabal, en réaction au mouvement surréaliste.
En 1965, il fonde au Mexique le théâtre d’avant-garde de Mexico. Il y tourne deux films, El Topo et La Montagne sacrée, ce dernier inspiré du Mont Analogue de René Daumal.
À partir des années 1980, il anime dans divers lieux de Paris (comme une université, un bar ou un dojo) une réunion ouverte hebdomadaire, intitulée « Le Cabaret mystique », où il témoigne — dans l’esprit d’une agora ouverte à ses auditeurs — de thèmes touchant à l’éveil intérieur comme la pratique du zen (qu’il étudia avec Ejo Takata), les arts martiaux, la tradition chilienne, l’héritage spirituel de l’humanité, le massage, la « sagesse des blagues », la psychanalyse, Carlos Castaneda…
Les univers qu’il développe sont en général des univers de science-fiction, voire des mondes fantastiques. Ses histoires se caractérisent par la présence de nombreuses métaphores et symboles, auxquels il mêle souvent une description sociale ; l’on pense par exemple aux révoltes contre la dictature dans L'Incal, la reconstitution de la colonisation du Mexique par les conquistadores (des crapauds dans La Montagne sacrée) ou encore la description des bas-fonds d’une grande ville et des religions populaires dans Santa sangre.
Son parcours singulier est retracé dans deux ouvrages autobiographiques, Le Théâtre de la guérison et La Danse de la réalité (Albin Michel).
En 1953, il quitte le Chili pour Paris, et travaille avec le mime Marceau ainsi que Maurice Chevalier.
En 1962, il crée le groupe Panique avec Roland Topor et Fernando Arrabal, en réaction au mouvement surréaliste.
En 1965, il fonde au Mexique le théâtre d’avant-garde de Mexico. Il y tourne deux films, El Topo et La Montagne sacrée, ce dernier inspiré du Mont Analogue de René Daumal.
À partir des années 1980, il anime dans divers lieux de Paris (comme une université, un bar ou un dojo) une réunion ouverte hebdomadaire, intitulée « Le Cabaret mystique », où il témoigne — dans l’esprit d’une agora ouverte à ses auditeurs — de thèmes touchant à l’éveil intérieur comme la pratique du zen (qu’il étudia avec Ejo Takata), les arts martiaux, la tradition chilienne, l’héritage spirituel de l’humanité, le massage, la « sagesse des blagues », la psychanalyse, Carlos Castaneda…
Les univers qu’il développe sont en général des univers de science-fiction, voire des mondes fantastiques. Ses histoires se caractérisent par la présence de nombreuses métaphores et symboles, auxquels il mêle souvent une description sociale ; l’on pense par exemple aux révoltes contre la dictature dans L'Incal, la reconstitution de la colonisation du Mexique par les conquistadores (des crapauds dans La Montagne sacrée) ou encore la description des bas-fonds d’une grande ville et des religions populaires dans Santa sangre.
Son parcours singulier est retracé dans deux ouvrages autobiographiques, Le Théâtre de la guérison et La Danse de la réalité (Albin Michel).
La carrière cinématographique de Jodorowsky commence en 1957, avec La Cravate, un court métrage adaptant une nouvelle. Par la suite, il réalise Fando et Lis en 1967, adaptant cette fois une pièce de théâtre de Fernando Arrabal, autre membre du mouvement Panique. Par la suite, il va développer une œuvre plus personnelle dont la dimension « mystique » lui a apporté une certaine renommée. Ainsi, El Topo en 1970, qualifié de western métaphysique, puis La Montagne sacrée en 1973 — très librement inspirée du Mont Analogue de René Daumal —, sont considérés comme des « films-cultes ».
En 1975, Jodorowsky commence à travailler sur une adaptation du roman Dune de Frank Herbert. Le projet devait voir la participation d’Orson Welles, les décors de Mœbius et H.R. Giger, et des musiques de Pink Floyd (qui travaillèrent à des morceaux), Tangerine Dream et Magma (un groupe de musique par planète). Salvador Dalí avait accepté de jouer le rôle de l’empereur Padisha Shaddam IV. Toutefois le projet tourne court quand les producteurs lâchent Jodorowsky. Quelques années plus tard, David Lynch tournera son propre Dune mais sans lien avec les travaux préparatoires du projet de Jodorowsky.
Après Tusk (1978) et l’échec de l’adaptation de Dune, Jodorowsky s’éloigne du cinéma pour laisser s’exprimer sa créativité dans la bande dessinée. Santa sangre (1989) et Le Voleur d'arc en ciel (1992, avec Peter O'Toole et Omar Sharif) lui ont permis de renouer avec le cinéma et une nouvelle reconnaissance.
Au début des années 2000, Jodorowsky, qui n’a pas tourné depuis près de dix ans, tente de donner une suite à El Topo : Les Fils d'El Topo (The Sons of El Topo). Suite à des problèmes juridiques avec le producteur Allen Klein, le projet est renommé AbelCain. Le réalisateur a affirmé plusieurs fois son intention de mener le projet à terme, mais on ignore si ce sera effectif. Dans la même période, Jodorowsky a commencé un autre projet, intitulé Triptyque (Tryptych), encore inabouti également.
Un film co-produit par David Lynch, King Shot (en), était annoncé pour 2010. Marilyn Manson, Asia Argento et Nick Nolte devaient faire partie de la distribution mais, par manque de financement, le projet a été abandonné[4].
2001 marque le retour au théâtre de Jodorowsky avec Opéra panique, à la fois comme acteur, auteur et metteur en scène. En 2008 il écrit L’École des ventriloques pour la Compagnie Point Zéro (le spectacle est créé à Bruxelles en 2008 dans une mise en scène de Jean-Michel d'Hoop). En 2009, il écrit pour son fils Brontis Le Gorille, monologue inspiré de Communication à une académie de Franz Kafka, qu’il met lui-même en scène (création à Bruxelles en mai 2009).
Depuis les années 1980, Jodorowsky travaille surtout comme scénariste de bande dessinée ; il est en particulier l’auteur de la série L'Incal, les premiers albums écrits avec son complice Mœbius, avec lequel il avait précédemment travaillé sur l’ébauche avortée de Dune. Associé au dessinateur Juan Gimenez, il produit La Caste des Méta-Barons, vaste saga se déroulant dans le même monde que L’Incal, où il donne libre cours à ses théories sur l’importance de la lignée, le rôle de la paternité et de l’union entre deux amants. Une autre série, Les Technopères, en collaboration avec le dessinateur Zoran Janjetov (avec lequel il a déjà collaboré sur la série Avant l'Incal), reprend et développe ses mythes personnels. Il scénarise également la série Juan Solo, un sorte de thriller dans une ville corrompue d’Amérique du Sud, où un jeune homme entame une sorte de parcours initiatique à travers la violence et l’immoralité. Jodorowsky et Mœbius se retrouvent en 2000 pour réaliser Après l'Incal, qui aurait dû constituer le début de l’histoire de la troisième série dans la chronologie de L’Incal, mais qui reste inachevé avec un seul album intitulé Le Nouveau Rêve. Finalement, c'est en 2008 que Jodorowsky crée la dernière partie du tryptique de L'Incal, avec le premier tome de la série Final Incal dessinée par José Ladrönn.
Il a aussi collaboré avec François Boucq sur les séries Face de Lune et Bouncer ainsi qu’avec Arno, Covial et Marco Nizzoli sur deux séries – Les Aventures d'Alef-Thau et Le Monde d'Alef-Thau – dans lesquelles le personnage principal, né enfant-tronc sans bras ni jambes, va acquérir au fur et à mesure des épisodes son intégrité physique et spirituelle.
Source :
fr.wikipedia.org/.../pedia.org/wiki/Alejandro_Jodorowsky