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OUATTARA Alassane

Biographie de
Alassane OUATTARA

Nom : OUATTARA
Prénom : Alassane
Age : 72 ans
Sexe : Homme
Nationalité : Ivoirien
Thème :
Naissance : Né le
01 janvier 1942
Mort : --
Statut : Homme vivant
Alassane Dramane Ouattara, surnommé ADO, est un homme politique de Côte d'Ivoire, né le 1er janvier 1942 à Dimbokro, près de la capitale Yamoussoukro ou à Kong (nord du pays).

Après un doctorat en économie aux États-Unis, au Drexel Institut of Technology et à l'université de Pennsylvanie, il devient économiste au FMI puis occupe différents postes à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dont celui de gouverneur. En 1990, il est appelé pour résoudre la crise économique qui frappe la Côte d'Ivoire en tant que président du comité interministériel, puis en tant que premier ministre l'année suivante.

En tant que premier ministre, il mène une politique de rigueur budgétaire qui est durement ressentie par la population ; mais il finit par assainir les finances publiques[réf. nécessaire]et redonner confiance aux bailleurs de fonds. Il crée également la carte de séjour pour les travailleurs étrangers. Pendant cette période, l'opposant et désormais depuis 2000 président Laurent Gbagbo, arrêté à la suite d’une manifestation pacifique, est condamné le 6 mars à deux ans de prison. Le Député Gbagbo et les autres condamnés, dont son épouse Simone Gbagbo et son fils ainé Michel Gbagbo, seront amnistiés fin juillet 1992, par le Président Félix Houphouët-Boigny. Remplacé de son poste de premier ministre par Daniel Kablan Duncan en 1993, Alassane Ouattara négocie un poste de directeur général adjoint au FMI.

ADO de par son parcours professionnel au sein de grandes institutions financières, jouit d'une bonne réputation[réf. nécessaire]auprès des organisations financières internationales. Il est très populaire dans le Nord du pays.[réf. nécessaire] et possède une assise politique réelle à l'issue des élections municipales en 2000.[réf. nécessaire].

Une partie importante de la presse et de l'opinion publique ivoiriennes le considère comme l'instigateur du coup d'Etat d'Etat manqué de 2002, transformé en rebellion et qui a valu la vie à des centaines d'ivoiriens dont le Ministre Emile Boga Doudou.

Ses partisans, désormais très nombreux dans le pays, le désignent comme président du Rassemblement des républicains (RDR) en 1995, parti fondé par le député Djéni Kobina un an auparavant (septembre 1994).

En 1995 Laurent Gbagbo conduit un boycott actif des élections contre une constitution ne permettant pas des élections démocratiques (absence de commission indépendante électorale, absence du bulletin unique de vote, etc). Cette constitution en fondant l'éligibilité de tout candidat à la présidence sur la nationalité ivoirienne de son père et de sa mère empêche la candidature de Ouattara aux élections. Ouattara ne se présenta pas, considérant que le Code électoral ne le lui permettait pas : selon l’ancien code électoral (et comme aux États Unis - ainsi que le rappelle Bernard Debré dans Le Figaro - 25 nov. 99), le candidat à la Présidence de la République devant être né ivoirien. À l'époque, le parti de Ouattara alors dirigé par Djéni Kobina, et celui de Gbagbo forment un même bloc : le Front républicain. Absent de la Côte d'Ivoire pendant toute la période pré et post-électorale, ce sont ses militants et ceux du FPI qui feront les frais de la répression du boycott actif. Plusieurs membres du Front républicain sont emprisonnés par le régime d'Henri Konan Bedié président à cette époque.

À Noël 1999, Le président Bédié est renversé par le général Robert Guéï. Les prisonniers de la MACA, la maison d'arrêt civil d’Abidjan, sont tous libérés, y compris les prisonniers politiques dont ceux du RDR. Ouattara rentre de Paris. Guéi installe un gouvernement dit “de transition”, composé de militaires et de civils, dont une majorité de RDR, au point que le FPI refuse dans un premier temps d’y participer, jugeant qu'il s'agit d'« un gouvernement RDR ». Ouattara parle de « révolution des œillets». Les supposées tensions ethniques s’estompent, puisque le nouveau gouvernement compte (comme le précédent) à peu autant de musulmans que de chrétiens (ce qui jusque là n’a jamais servi de critère en Côte d’Ivoire). Une commission consultative est formée par les militaires, avec des représentants de tous les partis, pour rédiger une nouvelle Constitution à soumettre à référendum dans les plus brefs délais. Il s’avère que les propositions de la commission concernant les conditions de nationalité pour se présenter à la Présidence de la République ne les assouplissent pas par rapport à celles de la Ière République (conditions toujours très proches de celles des États-Unis). D’où des tensions qui débouchent sur le départ du gouvernement des ministres RDR, qui y étaient majoritaires au lendemain du coup d’État.

Le climat social se dégrade et les partisans de Alassane Ouattara vont subir beaucoup d'injustices de la part des militaires : intimidations, enlèvement et meurtres seront leur quotidien.[réf. nécessaire]

Alassane Ouattara voit alors sa candidature à l’élection présidentielle à nouveau écartée par la Cour suprême en qui s'appuie sur la nouvelle Constitution adoptée par plus de 86% des électeurs 2000. Certains y verront le fruit d'un arrangement politique entre Gbagbo et le général Robert Guéi pour écarter les autres "Grands" dont l'ex-président Henri Konan Bédié. Cette situation contribue à provoquer des troubles qui feront des milliers de victimes dans le pays, dont le tristement célèbre « charnier de Yopougon » au lendemain des élections qui portent après plusieurs contestations Laurent Gbagbo à la tête du pays. 54 personnes supposées par l'opposition d'être toutes originaires du Nord et supposées être des partisans de Ouattara sont trouvées assassinées.[réf. nécessaire]

Quelques mois plus tard, pendant le mandat de Laurent Gbagbo, sa candidature est encore rejetée par la cour suprême pour les élections législatives alors qu'il était candidat dans la ville de Kong.

Le RDR la formation politique d'Alassane Ouattara décide d(un boycott violent des élections législatives, mais le mouvement subversif initié bute contre la fermeté du pouvoir légal : les législatives se tiendront sans le RDR.

Suite aux différents troubles initiés par l'opposition , le président ivoirien instaurera un Forum pour la réconciliation nationale (9 octobre-18 décembre 2001), réunissant les principaux responsables politiques du pays.

Depuis le 19 septembre 2002, une rébellion partie du nord occupe la moitié nord du pays (voir guerre civile de Côte d'Ivoire). En effet Ouattara avait fait remarquer sous la nouvelle république que : « je suis pacifique, mais mes troupes ne le sont pas : si je ne suis pas élu, ce sera un bain de sang».[réf. nécessaire]

Après avoir signé les accords de paix de Linas-Marcoussis, d'Accra II puis III, Alassane Ouattara, les rebelles des Forces nouvelles, Henri Konan Bedié et le président Gbagbo sont engagés dans un nouveau processus de médiation sous l'égide de l'Union africaine. À terme ce processus doit permettre d'avancer vers l'application des accords de Marcoussis et d'Accra III ainsi que l'organisation d'élection présidentielle transparente et ouverte à tous en octobre 2005.

S'affirmant menacé à Abidjan, Ouattara prend en 2002 le chemin de l'exil volontaire vers la France.

Le 15 janvier 2005, la direction du Rassemblement des républicains a annoncé qu'Alassane Ouattara serait son candidat pour l’élection présidentielle prévue en octobre 2005. Devant les questions sur la légitimité de cette candidature, le secrétaire général adjoint du parti indique que la candidature devra être confirmée par un vote des militants dans les mois à venir. L'élection présidentielle est repoussée à plusieurs reprises.

Le 26 janvier 2006, Ouattara revient de son exil volontaire en France pour mener campagne en vue de la probable future élection présidentielle.

ADO dispose de supposées amitiés en France, parmi lesquelles Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius.

Après avoir été repoussée à six reprises par Laurent Gbagbo, l'élection présidentielle a finalement lieu à la fin de l'année 2010. Quatorze candidats sont en lice. Au premier tour, le 31 octobre, Alassane Ouattara obtient 32,07 % des voix et se place en deuxième position, derrière le président sortant, Laurent Gbagbo, qui rassemble 38,04 % des suffrages. Le 7 novembre, Alassane Ouattara obtient le soutien d'Henri Konan Bédié, arrivé en troisième position avec 25,24 % des voix, puis est investi trois jours plus tard candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), alliance des quatre principaux partis d'opposition.

Lors du second tour, qui se déroule le 28 novembre 2010, le taux de participation s'élève à 81,1 %. Les deux camps s'accusent d'avoir empêché le vote d'électeurs dans certaines régions. Le 2 décembre, les résultats donnés par la Commission électorale indépendante, qui n'est cependant pas habilitée à prononcer les résultats définitifs, donnent Alassane Ouattara vainqueur avec 54,10 % des voix. Ce même jour, le Conseil constitutionnel, composé presque exclusivement de partisans de Laurent Gbagbo, invalide ces résultats et, le lendemain, proclame le président sortant réélu avec 51,45 % des suffrages en invalidant les résultats dans sept départements du Nord (soit 13 % des votants) sous prétexte de fraudes. La représentante de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, considèrent pour leur part que le vainqueur de l'élection est Alassane Ouattara. Les présidents français Nicolas Sarkozy et américain Barack Obama, puis la quasi-totalité de la communauté internationale, appellent dès lors Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir.

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo prêtent tous les deux serment le 4 décembre 2010. Alassane Ouattara reconduit alors le Premier ministre Guillaume Soro dans ses fonctions, après que celui-ci a reconnu son élection et lui ait remis sa démission. Laurent Gbagbo nomme de son côté Gilbert Marie N'gbo Aké au poste de Premier ministre.

Avec son gouvernement, ses conseillers et ses proches, Alassane Ouattara est reclus à l'Hôtel du Golf, assiégé par les forces de Laurent Gbagbo. Refusant initialement le recours à la force pour faire quitter le pouvoir au président sortant, il obtient le soutien de nombreux États étrangers, ainsi que celui d'instances économiques et financières tant régionales (Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest) qu'internationales, et parvient à paralyser l'économie et assécher les finances de l'État ivoirien, notamment les zones encore contrôlées par son adversaire.

Cette situation ne satisfait néanmoins aucun des protagonistes ; Alassane Ouattara concède alors que « les voies pacifiques sont épuisées ». Début mars, la tension gagne l'ouest du pays, où les Forces nouvelles prennent le contrôle de nouveaux territoires. Le 28 mars, une vaste offensive des forces pro-Ouattara, rebaptisées Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), est lancée : en quelques jours, celles-ci prennent notamment le contrôle de la capitale politique Yamoussoukro et du stratégique port de San-Pedro, puis se dirigent vers Abidjan. Les FRCI y entrent sans rencontrer de réelle résistance, l'armée régulière et la gendarmerie se rangeant aux côtés d'Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo et son épouse se retranchent dès lors dans la résidence présidentielle, protégés par un dernier carré de fidèles qui, le 9 avril, attaquent au mortier l'Hôtel du Golf dans lequel réside Alassane Outtara. La résidence présidentielle est assiégée par les FRCI jusqu'à ce que Laurent Gbagbo soit arrêté, avec son épouse Simone, le 11 avril 2011 . Conduit à l'Hôtel du Golf, il est transféré deux jours plus tard à Korhogo (nord de la Côte d'Ivoire).

Les médias insistent sur le fait qu'Alassane Ouattara doit avant tout rétablir la sécurité et réconcilier les Ivoiriens, divisés par plusieurs mois d'une crise qui aurait provoqué près de 3 000 morts. Le jour même de l'arrestation de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara prononce une allocution dans laquelle il annonce sa volonté de créer une « commission vérité et réconciliation qui fera la lumière sur tous les massacres, crimes et autres violations des droits de l'homme », et appelle « à s'abstenir de toute acte de représailles et de violences ». Deux jours plus tard, il affirme avoir pris contact avec le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo, pour engager des investigations sur les massacres commis. En outre, pour redresser l'économie (4 400 milliards de francs CFA ont été perdus pendant la crise, la croissance a chuté à - 8 %, les exportations de cacao ont été stoppées), il propose notamment un plan d'urgence de 45 milliards de francs CFA.

Dans une décision en date du 4 mai 2011, le Conseil constitutionnel ivoirien « proclame monsieur Alassane Ouattara président de la République » et « prend acte des décisions prises » par celui-ci. Deux jours plus tard, le 6 mai, il prête serment au palais présidentiel d'Abidjan, en présence notamment des membres du gouvernement, des diplomates, des responsables militaires, des chefs de partis politiques. Sa cérémonie d'investiture se déroule en présence de chefs d'État étrangers le 21 mai à Yamoussoukro.

Le quatrième gouvernement Guillaume Soro est formé le 1er juin 2011. Il comprend 36 ministres, dont quatorze membres du RDR, huit membres du PDCI et cinq représentants des Forces nouvelles, les autres ministres étant issus de la société civile et de petits partis. Le FPI, dont le comité central souhaitait notamment la libération de Laurent Gbagbo, ne participe pas à ce gouvernement. Le 9 août suivant, le président Ouattara demande aux ministres de signer une « charte d'éthique » pour lutter contre la corruption et le népotisme.

À l'issue des élections législatives de décembre 2011, boycottées par le Front populaire, le RDR obtient la majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale.

Le 20 juillet 2011, Alassane Ouattara signe un décret créant une commission nationale d'enquête (« Commission dialogue, vérité et réconciliation ») sur les violences postélectorales de 2010-2011. Cette commission, qui disposera de six mois pour transmettre ses conclusions et recommandations, doit mener des enquêtes « non judiciaires » pour aider à comprendre « comment et pourquoi des violations aussi graves et massives » des droits de l'homme ont pu être commises. Présidée par l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny, la commission d'enquête devra travailler « en parfaite synergie avec toutes les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme ». Mais rapidement, la commission piétine et souffre d’un déficit de consultation des citoyens dans la prise des décisions. Elle déplore une société profondément divisée, et se révèle impuissante par rapport aux violences armées qui interviennent encore régulièrement en Côte d'Ivoire.

Les premières décisions prises par le gouvernement, destinées à réformer les forces de sécurité intérieure, ont été la dissolution de plusieurs unités spéciales (compagnie républicaine de sécurité, brigade anti-émeute et détachement mobile d’intervention rapide) impliquées dans des violences et crimes lors de la crise ivoirienne de 2010-2011 et auparavant. Le centre de commandement des opérations de sécurité, dont les unités étaient assimilés aux « escadrons de la mort », est également dissout.

Après l'accord de défense signé en janvier 2012 avec la France, Alassane Ouattara fusionne les différentes factions armées et les éléments ralliés de l'ancien régime au sein de l'armée ivoirienne régulière et lance un programme de formation des militaires ivoiriens par des formateurs français, ce qui suscite une polémique sur l'intégration de soldats « instables » ou ayant commis des crimes ou des pillages dans les précédents conflits. Ceci met fin à une décennie de crise et de division politique du pays entre nord et sud.

À partir d'août 2012, alors que la sécurité du pays s'était sensiblement améliorée, plusieurs attaques ciblant l'armée ivoirienne et certains groupes de populations sont perpétrées, tandis que de nombreuses évasions se produisent. La réforme et la professionnalisation de l'armée prenant du retard (quand bien même il s'agit d'une priorité pour Alassane Ouattara), le ministère des affaires étrangères français et les Nations unies demandent plus fermement d'entreprendre des actions concrètes afin d'écarter les éléments perturbateurs dans l'armée et d'accélérer le processus de réconciliation, en panne. En effet, la nouvelle armée ivoirienne est constituée principalement d'hommes issus du nord de la Côte d'Ivoire, tandis que de nombreux gradés de l'ancienne armée du Sud, parfois mieux formés pour gérer des brigades et des unités, ont été mis à l'écart lors de la purge accompagnant la fusion des forces du Nord et du Sud.

Pour lutter contre les barrages illégaux et le racket au sein de l'armée et des forces de l'ordre, une unité de lutte contre le racket a été mise en place à la fin de l'année 2011. Si cela s'est traduit par la condamnation de policiers et de gendarmes véreux par un tribunal militaire, les efforts entrepris apparaissent peu efficaces par rapport à l’ampleur du phénomène.

Plusieurs anciens chefs de guerre du Nord, désormais intégrés dans l'armée, se trouvent dans le collimateur de plusieurs organisations des droits de l'homme. Ils sont en effet dénoncés pour des arrestations arbitraires, de mauvais traitements, des actes de racket et des exactions, pendant et après la crise postélectorale. En décembre 2012, des officiers de l’armée ivoirienne dénoncent le manque de discipline et le non-respect de la chaîne de commandement de ces anciens chefs de guerre, tandis que Mamadou Diané, conseiller aux Droits de l’homme auprès d’Alassane Ouattara, affirme que « les procédures ont été respectées » et réfute ces accusations.

À la suite de la publication d'un rapport d'Amnesty International, le 23 octobre 2012, plusieurs de ces chefs de guerre sont démis de leur fonction et placés à d'autres postes au sein de l'armée. Cependant, l'armée ivoirienne reste régulièrement accusée d'agir de façon non-professionnelle et d'effectuer des règlements de compte. Amnesty International continue de dénoncer les violences commises par l'armée ivoirienne et les chasseurs traditionnels Dozos depuis avril 2011, dans un rapport intitulé « loi des vainqueurs » et rendu public le 25 février 2013. L'ONG accuse également l'administration Ouattara de tolérer ces représailles et répressions contre les personnes présumées pro-Gbagbo, au nom de la sécurité, et souligne l'existence de détentions arbitraires et de traitements inhumains et dégradants. Enfin, l'ONG appelle à briser le cycle des abus et de l'impunité, indiquant que des soutiens d'Alassane Ouattara sont soupçonnés d'avoir commis aussi de graves crimes pendant la crise ivoirienne de 2010-2011, alors qu'aucun d'entre eux n'a été inquiété par la justice ivoirienne, pas plus que les militaires accusés d'avoir commis des exactions après les vagues d'attaques armées de 2012.

Malgré la formation de nouveaux cadres et le renforcement des effectifs de la police nationale, de la gendarmerie et des FRCI, ceux-ci continuent d'être régulièrement la cible d'attaques armées violentes. Les installations stratégiques sont également visées : en octobre 2012, la centrale thermique d'Azito, située à Abidjan et fournissant la majeure partie de l'électricité du pays, est attaquée par deux fois, endommageant les machines de la centrale et la poussant à réduire temporairement son activité.

Le 17 août 2012, Mamadou Koulibaly estime que près de 100 000 hommes circulent avec des armes et commettent des exactions afin de vivre et subvenir à leurs besoins, sans aucune tendance proGbagbo ou proOuattara. Il remarque également que les miliciens de l'ancien président Laurent Gbagbo et des Jeunes patriotes n'ont pas été désarmés et n'ont pas été pris en charge par les services de réintégration de l'État. De l'autre côté, des hommes s'étant battus aux côtés des forces d'Alassane Ouattara sont frustrés de n'avoir finalement rien reçu en échange de leur combat et circulent toujours armés. Cette frustration est partagée par de nombreux Ivoiriens apeurés ou anxieux par rapport à la mauvaise gestion de l'ensemble des forces de l'ordre et le retour d'un climat de forte insécurité dans le pays.

Le 6 octobre 2012, un rapport intermédiaire confidentiel de 26 pages, rédigé par cinq experts des Nations unies sur la Côte d'Ivoire, met en lumière un complot visant à renverser Alassane Ouattara. Le rapport souligne que ce complot repose sur un réseau de groupes armés situés au Ghana et au Libéria, et sont clairement soutenus politiquement et financièrement par des proches de Laurent Gbagbo et d'anciens dignitaires pro-Gbagbo exilés. De plus, des connexions ont été établies entre ces pro-Gbagbo exilés et la junte militaire malienne ainsi qu'avec le groupe islamiste Ansar Dine. Ces deux entités souhaitent compromettre les efforts au Mali effectués par Alassane Ouattara, également président en exercice de la CEDEAO, quitte à déstabiliser l'Afrique de l'Ouest.

Les violences contre les forces de l’ordre n’ont cessé qu’à partir de novembre 2012. Cependant, le taux de criminalité reste élevé dans les zones urbaines et sur les routes, notamment la nuit.

À partir de janvier 2012 est lancée la réforme de la filière café-cacao (parfois appelée « réforme Ouattara » par les médias), qui représente à ce moment près de 40 % des exportations et 10 % du PIB du pays. L'objectif est de relancer l'économie agricole en augmentant la production et le rendement des plantations. Le Conseil du café-cacao conduisant la réforme souhaite encourager l'utilisation de semences sélectionnées et de produits phytosanitaires homologués, lutter contre les maladies affectant les plantations tels que le Swollen shoot, faciliter l'accessibilité et la disponibilité des engrais et inciter les producteurs à cultiver le cacao plutôt que d'autres plantes. Enfin, une police de contrôle doit être mise en place pour prévenir le non-respect des itinéraires techniques de la récolte cacaoyère affectant la qualité du produit. La réforme se heurte cependant à l'inquiétude et au scepticisme des producteurs, qui font face à une forte concurrence avec le Ghana et sont dépendants du cours du cacao. La réforme permit tout de même d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE et d'alléger sensiblement la dette extérieure de l'État ivoirien.

D'autres pans de l'agriculture ivoirienne font aussi l'objet de réformes importantes, conduites par le ministre de l'Agriculture Mamadou Sangafowa. Ces réformes visent à accroître la professionnalisation et de la représentativité du secteur, à assainir le mouvement des coopératives agricoles, à créer une interprofession par la filière, et à une refonte de la Chambre d'agriculture. Le gouvernement applique également de façon plus stricte le code foncier rural pour lutter contre les conflits fonciers, cause de nombreux affrontements mortels dans les campagnes. L'ensemble doit permettre de renforcer le cadre institutionnel, maîtriser les coûts et encourager l'investissement agricole. L'État investit 1 000 milliards de francs CFA répartis sur cinq ans pour moderniser l'outil de production et relancer le secteur.

En 2013, de nouveaux plans (tels que le PRICI) sont mis en œuvre pour poursuivre la réhabilitation de l'ensemble des infrastructures publiques à travers le pays, et de renforcer sensiblement le secteur agricole dans le but d'augmenter le revenu des paysans et de stimuler la croissance intérieure du pays. L'objectif à l'horizon 2015 est de restaurer une classe moyenne ivoirienne affaiblie par les précédents troubles politiques, et de réduire le taux de pauvreté, de plus de 50 % aujourd'hui à 25 % de la population.

Source : fr.wikipedia.org/.../ikipedia.org/wiki/Alassane_Ouattara
fin de la biographie de Alassane OUATTARA

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