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Roman Polanski (né Raymond Roman Liebling le 18 août 1933 à Paris) est un comédien, metteur en scène de théâtre et d'opéra, producteur, scénariste, réalisateur de cinéma puis un auteur franco-polonais[1],[2]. Il a notamment réalisé Répulsion, Cul de sac, Le Bal des vampires, Rosemary's Baby, Chinatown, Le Locataire et Le Pianiste.

Roman Polanski est né Raymond Roman Liebling le 18 août 1933 à Paris, d'un père peintre et juif polonais, Ryszard Liebling, et d'une mère d'origine russe, Katz Bula Liebling. Roman Polanski vit à Paris jusqu'à l'âge de quatre ans. Il passe ensuite son enfance en Pologne avec sa demi-sœur Anette.

Après l'invasion de l’ouest de la Pologne par les troupes allemandes en septembre 1939, il vit dans le ghetto de Cracovie et évite la déportation, contrairement à ses parents et à sa sœur. Sa mère meurt à Auschwitz. Échappé du ghetto, il se réfugie à la campagne chez des fermiers avant de revenir à Cracovie où, devenu vagabond, il détourne la vigilance allemande et arrive à survivre grâce à l'entraide souterraine avec des habitants et d'autres enfants, et grâce au marché noir. Il a alors 10 ans. Il ne revoit son père qu'après la guerre, lors de son retour du camp de Mauthausen. La relation est conflictuelle.

C'est après la guerre dans les camps de scouts qu'adolescent il découvre sa vocation d'artiste et de comédien prise peu au sérieux par son père. En 1946, il intègre la troupe de la Joyeuse Bande, destinée à enregistrer des spectacles radiophoniques à coloration communiste pour les enfants. Deux ans plus tard, après une audition, il est choisi pour le rôle principal du Fils du régiment, mis en scène par Josef Karbowski. Il s'agit d'un personnage de jeune paysan, coqueluche de l'Armée rouge, fait prisonnier par les Allemands durant la guerre. La pièce devient, au fil des représentations, un véritable triomphe national[3].

Ce succès lui ouvre les portes d'une carrière de comédien qu'il débute en jouant dans les films de jeunes auteurs encore peu connus mais futures pierres angulaires du cinéma polonais. Andrzej Wajda, son ami, le dirige notamment dans Génération. En 1949, il rate sa matura (bac polonais) mais entre à l’École des Beaux-Arts grâce à ses talents de dessinateur. Il en est renvoyé un an plus tard[4].

En 1955, Polanski est reçu au concours de l'école de cinéma de Łódź où il réalise huit courts métrages remarqués à l'international. En 1958, il gagne plusieurs récompenses pour Deux hommes et une armoire et épouse en parallèle l'actrice principale de la majorité de ses films courts : Barbara Kwiatkowska dont il divorce quatre ans plus tard.

En 1962, il réalise son premier long métrage, Le Couteau dans l'eau, co-écrit avec Jerzy Skolimowski et dont la musique est composée par Krzysztof Komeda (mort en 1969). Il y met en scène les rapports de forces entre un journaliste sportif brutal et un étudiant arrogant sur un voilier. Le film est mal accueilli en Pologne bien qu'il ne soit pas un réquisitoire explicite du mode de vie socialiste. Mais il fait planer un climat d'insécurité et laisse en suspens l'idée de tension sociale et de lutte de classes que les régimes communistes prétendent avoir abolie. Après un succès international et un prix obtenu à la Mostra de Venise, Le Couteau dans l'eau est projeté officiellement au Festival de New York et se voit choisi pour faire la couverture du Time magazine. Il reçoit également une nomination à l'Oscar du meilleur film étranger, qui lui échappe au profit de 8 1/2 de Federico Fellini.

Sollicité de toute part, Polanski part s'installer à Londres où il réalise un thriller ayant pour thème central la schizophrénie : Répulsion, avec Catherine Deneuve. L'année suivante, il se rend en Irlande afin d'y tourner une comédie proche du théâtre de l'absurde : Cul-de-sac, interprétée par Donald Pleasence et Françoise Dorléac. Ces deux œuvres lui permettent de remporter respectivement un Ours d’Argent et un Ours d’Or au Festival de Berlin en 1964 et en 1965. Produites par Gene Gutowski, elles marquent le début de la collaboration du cinéaste avec le scénariste Gérard Brach. En 1966, il retrouve ses deux collaborateurs et Krzysztof Komeda pour écrire, produire et mettre en scène la comédie horrifique Le Bal des vampires, qui se veut une parodie des productions de la Hammer[5]. Il y tient le haut de l'affiche avec celle qui sera bientôt sa nouvelle femme, la comédienne américaine Sharon Tate, qu'il épouse le 25 janvier 1968.

Après ces succès critiques et commerciaux, Roman Polanski réalise son premier film hollywoodien en 1968, le thriller fantastique Rosemary's Baby adapté du best-seller éponyme d'Ira Levin. Mia Farrow y interprète, au côté de John Cassavetes une jeune femme victime d'une secte de sorciers octogénaires adorateurs de Satan qui fait d'elle la mère de l’Antéchrist. Ce film d'épouvante se hisse au sommet du box-office de 1968 et lance la mode des thrillers sataniques (L'Exorciste, La Malédiction...). Ce succès est en large partie dû à la rencontre du cinéaste avec le producteur Robert Evans[6]. Reconnu comme l'un des meilleurs films fantastiques de tous les temps par sa manière de suggérer l'horreur et de jouer de l'angoisse quotidienne[7], Rosemary's Baby glane deux nominations aux Oscars 1968. Ruth Gordon, figure tutélaire du film, est récompensée par la statuette du meilleur second rôle.

Au faîte de sa gloire, Polanski est néanmoins ébranlé par un nouveau drame dans sa vie : alors qu'il est en pleine préparation d'un film au Royaume-Uni, sa femme Sharon Tate, enceinte de huit mois, trois de leurs amis proches, et un ami du jeune gardien de la propriété sont assassinés dans la demeure du couple, à Los Angeles sur Cielo Drive, par des proches de Charles Manson, gourou d'une secte appelée « la Famille ».

Malgré la dépression qu'il traverse[8], Polanski se plonge dans le travail et part en Grande-Bretagne pour tourner une adaptation grandiloquente et violente de William Shakespeare : Macbeth, produite en partie par Hugh Hefner et la filiale de production du groupe Playboy. Le film est mal compris et se solde par un échec. En 1972, il part un temps pour l'Italie afin d'y tourner une comédie grinçante à l'humour absurde avec Marcello Mastroianni : Quoi ?. Malgré le plébiscite de la presse, le film est un nouvel échec.

En 1974, il s'attèle à la mise en scène de l'opéra d'Alban Berg, Lulu, pour le festival de Spolète en Italie. La même année, revenu à Hollywood, il goûte à la plus belle réussite critique et publique de sa carrière grâce au drame policier Chinatown, conçu comme un hommage au film noir américain. Le film marque ses retrouvailles avec son ami producteur Bob Evans qui réalise lui aussi l'un de ses plus beaux succès professionnels. Chinatown qui a coûté six millions de dollars en rapporte trente rien qu'aux États-Unis. Le visage au nez pansé de Jack Nicholson, interprétant J.J. Gittes, un détective privé fanfaron, entre dans l'histoire du cinéma. Le rôle de la femme fatale est, lui, attribué à Faye Dunaway (dont les relations avec le metteur en scène ont été plus que désastreuses durant le tournage). Les deux stars principales se font cependant voler la vedette par le rôle secondaire de Noah Cross accordé au grand cinéaste John Huston. Grand vainqueur des Golden Globes en 1975, le film reçoit onze nominations aux Oscars. Seul le trophée du meilleur scénario original (signé Robert Towne) lui échoit, les votants ayant préféré cette année-là se tourner vers le deuxième opus de la série des Parrain, réalisée par Francis Ford Coppola.

Polanski revient ensuite un temps en France, à Paris pour concrétiser un vieux projet d'adaptation du roman de Roland Topor, Le Locataire chimérique. Le Locataire, qu'il fait éclairer par Sven Nykvist puis qu'il réalise et joue aux côtés d'Isabelle Adjani et de Shelley Winters, voit le jour en 1976. Cependant, même si l'étrangeté paranoïaque et cauchemardesque du récit séduit une fois de plus les critiques qui considèrent encore aujourd'hui cette œuvre comme l'une de ses plus abouties, cette fable sur l'aliénation urbaine et l'anomie sociale, d'une fantaisie noire proche du délire hallucinatoire, effraie les spectateurs. Polanski assure la même année la direction scénique du Rigoletto de Giuseppe Verdi pour l'Opéra de Munich.

Revenu à Paris après sa fuite des États-Unis suite à une affaire de mœurs où il est accusé de viol sur mineure, le metteur en scène s'attèle à une entreprise de grande ampleur dont Claude Berri est le principal producteur : en mémoire de sa défunte épouse Sharon Tate, il réalise un mélodrame rural et romantique, Tess. Il s'agit de l'adaptation du roman de Thomas Hardy, Tess d'Urberville, qui évoque les malheurs d'une jeune paysanne sous l'ère victorienne. Succès critique et public, le film croule sous une avalanche de prix dont trois Césars en 1980 (ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure photographie pour Ghislain Cloquet et Geoffrey Unsworth) et trois Oscars en 1981. Polanski passe ensuite par le théâtre avec Amadeus de Peter Shaffer, qu'il met en scène et interprète au côté de François Périer. Il publie en 1984, aux éditions Robert Laffont, son autobiographie : Roman par Polanski.

Il s’attaque par la suite au projet Pirates (financé par le producteur tunisien Tarak Ben Ammar) en hommage aux films d'aventures hollywoodiens des années 1930 qui ont bercé son enfance : ceux entre autres de Michael Curtiz avec Errol Flynn. En plus d'un tournage cauchemardesque, Pirates est un gouffre financier. Il devient un film qui échappe complètement à son réalisateur et qu'il finit par renier. Fiasco commercial, le film, pour un budget de quarante millions de dollars, en rapporte cinq. Après être revenu sur scène dans une adaptation théâtrale du classique de Franz Kafka, La Métamorphose, il assure la réalisation en 1988 d'un thriller parisien avec Harrison Ford : Frantic qui lui permet de renouer un temps avec le succès, mais Lunes de fiel, La Jeune Fille et la Mort et La Neuvième Porte, globalement peu épargnés par la critique, sont des revers au box-office.

Le 30 août 1989, il épouse en troisièmes noces sa nouvelle actrice fétiche de trente-trois ans sa cadette, Emmanuelle Seigner. Ils ont deux enfants : Morgane (née en 1993) et Elvis (né en 1998).

En 1998, il est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France dans la catégorie Création artistique pour le cinéma et l'audiovisuel (créée en 1985).

Dans les années 1990, son travail au théâtre et à l'opéra est prolifique : il dirige pour la scène de l'Opéra Bastille une nouvelle version des Contes d'Hoffmann d'Offenbach en 1992 avec José van Dam et Natalie Dessay. Quatre ans plus tard, il met en scène la pièce de Terrence McNally, Maria Callas, la leçon de chant qui lui vaut une nomination aux Molières. En 1997, il supervise la création d'une comédie musicale tirée de son classique Le Bal des vampires qui démarre à Vienne et entame une tournée triomphale de Stuttgart à Hambourg.

Il revient sur le devant de la scène en 2002 grâce au triomphe critique et public du Pianiste, une grosse production franco-germano-polonaise (adaptée de l'autobiographie du pianiste et compositeur polonais Władysław Szpilman) dans laquelle il évoque, de manière très personnelle, l’occupation de la Pologne et du ghetto de Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale, sujet qu’il s’était toujours refusé à filmer au point de décliner, dix ans auparavant, l’offre de Steven Spielberg de mettre en scène La Liste de Schindler. Le film remporte la Palme d'or à Cannes, sept Césars dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur pour Adrien Brody ainsi que trois Oscars en 2003 : ceux de la meilleure mise en scène, du meilleur premier rôle masculin pour Brody et de la meilleure adaptation pour le scénariste Ronald Harwood. Malgré les demandes, Polanski ne se rend pas à Los Angeles pour la Cérémonie où l'annonce de son nom suscite une ovation debout. Remettant le prix, Harrison Ford, acteur de Frantic, s'engage à lui transmettre personnellement le trophée, ce qu'il fait devant la presse en septembre au Festival du cinéma américain de Deauville.

En 2003, le cinéaste met en scène Hedda Gabler, le drame d'Henrik Ibsen, avec Emmanuelle Seigner dans le rôle-titre, au Théâtre Marigny. Puis il supervise à Stuttgart une nouvelle version de la comédie musicale tirée de son classique Le Bal des vampires. Il retrouve ensuite les coproducteurs et scénariste du film précédant : Alain Sarde, Robert Benmussa et Ronald Harwood ainsi que tous les chefs techniciens (Paweł Edelman pour la photographie, Allan Starski pour le décor, Anna B. Sheppard pour les costumes ou encore Hervé de Luze pour le montage) afin de produire et de réaliser en 2005 une nouvelle reconstitution historique adaptée de l'œuvre de Charles Dickens : Oliver Twist. Mais le film est un échec. En 2006, après avoir gagné un procès en diffamation contre le magazine Vanity Fair, il dirige Thierry Frémont au Théâtre Hébertot dans Doute (écrit par John Patrick Shanley). La même année, il entreprend de financer et de réaliser le péplum Pompeii, d'après le roman de Robert Harris, avec Orlando Bloom et Scarlett Johansson dans les rôles principaux. Mais il abandonne le projet suite à des problèmes d'emploi du temps, de financement et de retards de production dus à la grève des scénaristes à Hollywood, entamée à l'été 2007 et terminée en 2008.

Il tourne finalement une autre adaptation de Robert Harris : The Ghost Writer, avec Ewan McGregor et Pierce Brosnan.

En 2008, il fait l'objet d'un documentaire réalisé par Maria Zenovich, Roman Polanski: Wanted and Desired, qui tend à démontrer la manière dont il fut privé d'une procédure judiciaire équitable lors de sa mise en accusation pour viol sur mineure 31 ans plus tôt.

Le 27 septembre 2009, alors qu'il se rend à un festival de cinéma en Suisse, il est arrêté par la police suisse à Zurich, rattrapé par l'affaire de 1978. Il est libéré par les autorités suisses le 12 juillet 2010. De sa cellule puis de son chalet de Gstaad où il est astreint à résidence durant plusieurs mois, il achève la postproduction de son dernier film, The Ghost Writer, pour lequel il reçoit l'Ours d'argent du meilleur réalisateur au Festival de Berlin 2010. Il est en train d'adapter la pièce de Yasmina Reza, Le Dieu du carnage[9].

Depuis l'année 1977 Roman Polanski est poursuivi pour une affaire de crime sexuel sur une mineure de 13 ans. L'adolescente a déclaré avoir subi un viol sous l'emprise de l'alcool et de drogue. La victime, Samantha Geimer (née Gailey), a été sélectionnée pour une séance photos commandée par l'édition française du magazine Vogue. Selon la jeune fille, durant la séance, aux abords de la propriété californienne de Jack Nicholson, Roman Polanski lui a fait ingérer du champagne et lui a administré un sédatif, le méthaqualone, avant de la contraindre à un rapport anal[10].

Polanski est alors incarcéré 47 jours pour passer des expertises psychiatriques, puis il est libéré sous caution. Il a plaidé coupable pour la relation sexuelle avec un mineur[11] en échange de l'abandon des charges plus graves de viol, de sodomie et de fourniture d'alcool et de drogue à mineur, en accord avec le juge. Mais avant l'audience devant fixer la peine, alors qu'il est libre sous caution, Polanski part pour la France dont il possède la nationalité depuis plus d'un an[12] . Comme d'autres États, la France refuse généralement l'extradition de ses citoyens[13]. Sous le coup d'un mandat d'arrêt américain lancé en 1978, il ne revient jamais sur le sol américain. Certains ont estimé qu'il aurait pu être jugé en France[14],[15], mais la porte-parole du procureur de Los Angeles fait observer que ce n'est pas possible dans la mesure où Polanski a déjà été reconnu coupable des faits par la justice californienne, se heurtant ainsi au principe non bis in idem.

La justice américaine va alors tenter de mettre la main sur Polanski lors de ses déplacements à l'étranger. Des demandes d'extraditions sont adressées aux pays avec lesquels les États-Unis ont signé une convention d'extradition : en mai 1978 au Royaume-Uni, en décembre 1986 au Canada, en 1988 en Allemagne, au Brésil, au Danemark et en Suède, en octobre 2005 en Thaïlande et en 2007 en Israël. Cependant toutes ces tentatives ont été vaines[16].

En 1993, Roman Polanski se serait engagé à verser à Samantha Geimer une indemnité de 500 000 dollars dans un délai de deux ans. Polanski ne tiendra pas cet engagement dans le délai convenu[17] et la somme qu'il a finalement versée à Samantha Geimer (qui a souhaité retourner dans l'anonymat et a exprimé depuis son désir d'abandonner les poursuites contre le cinéaste, ce qui semble indiquer que le différend portant sur l'indemnisation ait été résolu[18],[19]) demeure inconnue. Celle-ci est sortie du silence à deux reprises : en 2003 pour écrire à l'Académie des Oscars et dire aux votants qu'il fallait juger l'artiste et non l'homme en lui-même[20] à propos du film Le Pianiste et en 2008 en apparaissant à la première du documentaire de Maria Zenovich, Roman Polanski: Wanted and Desired, réitérant pour l'occasion son souhait de délaisser toute procédure à l'encontre du réalisateur pour éviter de revivre ce traumatisme et pour protéger ses enfants[21]. Polanski ne lui a jamais adressé de message en retour[21].

Le 27 septembre 2009, alors qu'il se rend à un festival de cinéma en Suisse afin d'y recevoir un prix pour l'ensemble de sa carrière, il est arrêté par la police à Zurich sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis en 2005[22],[23]. Très rapidement, celui-ci reçoit le soutien personnel d'une centaine de représentants du monde politique[24] et artistique[25],[26] (notamment en France et en Pologne, les deux pays dont il a la nationalité), puis aux États-Unis[25].

La plupart des grands journaux américains approuvent cette arrestation[27], s'étonnant du soutien manifesté au réalisateur, étonnement partagé par la population américaine[28]. Ces soutiens soulèvent également oppositions et indignations dans l'opinion publique française et sa presse régionale [29],[30],[31]. Quelques journaux américains s'interrogent sur le coût de cette arrestation. Ainsi, dans son édition du 28 septembre 2009, le Los Angeles Times juge-t-il curieux que le district attorney du comté de Los Angeles, alors que l'État de Californie est en proie à d'immenses difficultés financières et à une surpopulation carcérale « scandaleuse », cherche à boucler Polanski pour une affaire vieille de 32 ans et alors même que la victime a exprimé le souhait que les poursuites cessent[32]. Néanmoins, dans l'ensemble, les journaux américains rappellent que la pédophilie est un crime grave et que Polanski a fui la justice[27]. La conseillère fédérale suisse en charge du département de Justice et Police Eveline Widmer-Schlumpf défend quant à elle l'arrestation comme conforme au traité d'extradition helvético-américain et comme manifestation de l'égalité devant la loi. Elle affirme par ailleurs que l'arrestation ne résulte d'aucune pression politique américaine[33]. Dans l'ensemble, la classe politique suisse approuve l'arrestation de Polanski[34].

Les États-Unis et la Suisse ont signé ensemble une convention d'extradition en 1990 qui est entrée en vigueur en 1997[35]. Roman Polanski s'oppose à son extradition. L'article 22 du traité d'extradition prévoit qu'il « s'applique pour tous les faits commis avant ou après son entrée en vigueur » sauf lorsque la procédure d'extradition a été lancée avant son entrée en vigueur, auquel cas un traité de 1900 doit être appliqué[36].

Le 25 novembre 2009, le Tribunal pénal fédéral suisse accepte sa libération conditionnelle contre une caution de 4,5 millions de francs suisses (environ 3 millions d'euros) et une assignation à résidence avec port d'un bracelet électronique en Suisse[37].

Le 22 avril 2010, la cour d’appel du 2e district de Californie a rejeté sa demande de pouvoir être jugé par contumace, ouvrant la voie à son extradition vers les États-Unis. La demande d’abandon des poursuites présentée par la victime a également été rejetée[38].

Le 2 mai 2010, Roman Polanski sort de son silence dans une lettre ouverte publiée sur le site de Bernard-Henri Lévy, La règle du jeu, intitulée, « Je ne peux plus me taire. »[39]

Le 14 mai 2010, l'actrice britannique Charlotte Lewis, que Polanski avait dirigée dans Pirates, accuse également le cinéaste d'avoir abusé d'elle « de la pire des façons » lorsqu'elle avait 16 ans[40]. Un des avocats de Roman Polanski, Me Georges Kiejman, a menacé de poursuivre Charlotte Lewis en justice pour ses allégations[41].

Le 12 juillet 2010, la ministre suisse de la Justice déclare que le cinéaste « ne sera pas extradé vers les Etats-Unis et les mesures de restriction de sa liberté sont levées ». Polanski est donc libre.

Par son cosmopolitisme, sa maîtrise des langues (il parle couramment le polonais, le français, l'anglais, l'italien, l'espagnol et le russe) et son parcours, Polanski est un réalisateur atypique. La diversité des genres qu'il aborde, la maîtrise technique de ses films, son sens aigu du récit et ses audaces formelles en font une figure majeure du 7e art[5]. Pessimiste et largement reliée aux traumatismes de l'enfance, son œuvre révèle une profonde unité dans la mesure où elle se veut une exploration du mal sous toutes ses facettes. Elle illustre les passions excessives de l'âme humaine et les méandres de l'oppression psychologique. Le réalisateur crée un univers absurde, paranoïaque et kafkaïen où l'homme peut basculer à tout moment.

L'ancien critique de cinéma et actuel président du Festival de Cannes Gilles Jacob distingue « deux Polanski », « Le réalisateur audacieux des premiers films et des courts métrages. Et l'autre celui des grands films à vocation populaire [..] L'un, inventeur de surprises, de formes cinématographiques, de trouvailles bizarres (les pommes de terre qui germent dans le frigo de Répulsion, les œufs de Cul-de-sac), l'autre, plus accompli peut-être, mais plus attendu aussi. ».[42]

Parmi les thèmes privilégiés du réalisateur, on retrouve[5] :

* Les intrigues fantastiques
* Les appartements maléfiques et les huis clos
* La folie
* Le cauchemardesque et le délire
* Le complot
* La paranoïa
* L'anomie sociale
* L'aliénation
* La barbarie
* Le point de vue des victimes et des dominés dans l'Histoire
* La perte de l'innocence
* L'enfance bafouée
* La dialectique maître-esclave
* L'ambiguïté du mal et du rapport entre victime et bourreau
* La relation au monde extérieur ou à autrui vécue comme une effraction ou une violation
* L'humour noir
* Le tragique absurde
* Un goût prononcé pour le baroque
* Le satanisme

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Anecdotes
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* La presse lui prête une idylle, pendant le tournage de Tess, avec l'actrice du rôle-titre Nastassja Kinski[43]. Kinski avait alors 18 ans et Polanski venait de quitter les États-Unis suite à ses ennuis judiciaires. Tous deux ont démenti la rumeur[44].
* En tant que président du jury à Cannes en 1991, il fait de Barton Fink des frères Coen (le seul film qu'il avait aimé[45]) l'œuvre la plus primée de l'histoire du festival : outre la Palme d'or, le jury, sous sa presidence, lui décerne le Prix de la mise en scène et le Prix d'interprétation masculine. Le cas ne s'était jamais produit et le délégué général Gilles Jacob prend des mesures pour éviter qu'un film ne puisse obtenir à nouveau trop de récompenses[46].
* À la Mostra de Venise en 1996, il déclenche une nouvelle polémique en tant que président du jury, cette fois pour avoir attribué la Coupe Volpi de la meilleure actrice à une fillette de 5 ans : Victoire Thivisol pour Ponette de Jacques Doillon[47].
* En mai 2007, à la conférence de presse pour le soixantième anniversaire du Festival de Cannes (pour lequel il a réalisé un court métrage dans le cadre d'un projet collectif : Chacun son cinéma ou Ce petit coup au cœur quand la lumière s'éteint et que le film commence avec d'autres réalisateurs tels que les frères Coen, les frères Dardenne, David Cronenberg et David Lynch), réuni avec des confrères comme Wim Wenders, Pedro Almodóvar, Takeshi Kitano, Jane Campion ou encore Alejandro González Iñárritu, il déclare devant l'assemblée de journalistes présents pour l'occasion, avant de partir brutalement : « Je crois que c'est une occasion unique, vraiment rare, d'avoir une telle assemblée de metteurs en scène importants, assis, faisant face à un public de critiques... et avoir des questions tellement pauvres ! (...) Alors franchement, je n'ai qu'une chose à dire : allons bouffer ! »[48].

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Films Roman Polanski
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Réalisateur

Courts métrages
* 1955 : La Bicyclette (Rower)
* 1956 : Meurtre (Morderstwo)
* 1956 : Rire de toutes ses dents (Uśmiech Zębiczny)
* 1957 : Cassons le bal ! ou Les trouble-fête (Rozbijemy Zabawę)
* 1957 : Kirk Douglas (documentaire)
* 1958 : Deux hommes et une armoire (Dwaj Ludzie z Szafą)
* 1959 : La Lampe (Lampa)
* 1959 : Quand les anges tombent (Gdy Spadają Anioły)
* 1960 : Le Gros et le maigre
* 1962 : Les Mammifères ou Les Bipèdes familiers (Ssaki)
* 1963 : La Rivière de diamants (sketch intégré au long-métrage Les Plus Belles Escroqueries du monde)
* 2007 : Chacun son cinéma ou Ce petit coup au cœur quand la lumière s'éteint et que le film commence - sketch "Cinéma érotique"

Longs métrages
* 1962 : Le Couteau dans l'eau ou Sillages (Nóż w wodzie)
* 1965 : Répulsion (Repulsion)
* 1966 : Cul-de-sac
* 1967 : Le Bal des vampires (The Fearless Vampire Killers ou Pardon me, but your teeth are in my neck)
* 1968 : Rosemary’s baby
* 1971 : Macbeth (The Tragedy of Macbeth)
* 1972 : Quoi ? (What ?, Che ?"Co?")
* 1974 : Chinatown
* 1976 : Le Locataire (The Tenant)
* 1979 : Tess
* 1986 : Pirates
* 1988 : Frantic
* 1992 : Lunes de fiel (Bitter Moon)
* 1994 : La Jeune Fille et la Mort (Death and the Maiden)
* 1999 : La Neuvième Porte (The Ninth Gate)
* 2002 : Le Pianiste (The Pianist)
* 2005 : Oliver Twist
* 2010 : The Ghost Writer

Acteur

* 1953 : Trois récits (Trzy opowiesci) - segment "Jacek", de Konrad Nalecki : Genek "le petit"
* 1955 : Zaczarowany rower, de Silik Sternfeld : Adas
* 1955 : La Bicyclette (Rower) (court-métrage), de Roman Polanski : celui qui veut acheter un vélo
* 1955 : Godzina bez slonca (court-métrage), de Pawel Komorowski :
* 1955 : Une fille a parlé (ou Génération) (Pokolenie), d'Andrzej Wajda : Mundek
* 1956 : Nikodem Dyzma, de Jan Rybkowski : le garçon à l'hôtel (non crédité)
* 1957 : Wraki, d'Ewa Petelska et Czeslaw Petelski
* 1957 : Koniec nocy, de Julian Dziedzina, Pawel Komorowski et Walentyna Uszycka : Little One
* 1958 : Deux hommes et une armoire (Dwaj Ludzie z Szafą) (court-métrage), de Roman Polanski : le mauvais garçon
* 1958 : Téléphonez à ma femme (Co rekne zena?), de Jaroslav Mach : un danseur
* 1959 : La lampe (Lampa) (court-métrage), de Roman Polanski : un passant (non crédité)
* 1959 : Quand les anges tombent (Gdy Spadają Anioły) (court-métrage), de Roman Polanski : vieille femme
* 1959 : La dernière charge (Lotna), d'Andrzej Wajda : musicien
* 1960 : De la veine à revendre (Zezowate szczęście), d'Andrzej Munk : le tuteur de Jola (non crédité)
* 1960 : Do widzenia, do jutra, de Janusz Morgenstern : Romek
* 1960 : Les Sorciers innocents (Niewinni czarodzieje), d'Andrzej Wajda : Dudzio
* 1960 : Le Gros et le maigre (court-métrage), de Roman Polanski : le maigre
* 1961 : Samson, d'Andrzej Wajda
* 1962 : Le Couteau dans l'eau (Nóż w wodzie), de Roman Polanski : la voix du jeune homme (non crédité)
* 1965 : Répulsion (Repulsion), de Roman Polanski : joueur de cuillière
* 1967 : Le Bal des vampires (The Fearless Vampire Killers), de Roman Polanski : Alfred, l'assistant du professeur Abronsius
* 1969 : The Magic Christian, de Joseph McGrath : le buveur solitaire
* 1972 : Quoi ? (What ?), de Roman Polanski : Moustique (non crédité)
* 1974 : Du sang pour Dracula (Dracula cerca sangue di vergine... e morì di sete!!!), de Paul Morrissey : l'homme dans la taverne (non crédité)
* 1974 : Chinatown, de Roman Polanski : l'homme au couteau
* 1976 : Le Locataire, de Roman Polanski : Trelkovsky
* 1982 : Chassé-croisé, d'Arielle Dombasle
* 1989 : En attendant Godot (TV), de Walter Asmus : Lucky
* 1992 : Back in the U.S.S.R., de Deran Sarafian : Kurilov
* 1994 : Grosse Fatigue, de Michel Blanc : lui-même
* 1994 : Une pure formalité (Una Pura formalità), de Giuseppe Tornatore : Inspecteur
* 2000 : Hommage à Alfred Lepetit, de Jean Rousselot
* 2002 : The Revenge (en) (Zemsta), d'Andrzej Wajda : Józef Papkin
* 2007 : Rush Hour 3, de Brett Ratner : Détective Revi
* 2008 : Caos calmo, d'Antonello Grimaldi : Steiner
* 2008 : Roman Polanski: Wanted and Desired, de Marina Zenovich : lui-même

Scénariste

* 1955 : La Bicyclette (Rower)
* 1956 : Meurtre (Morderstwo)
* 1956 : Rire de toutes ses dents (Usmiech Zebiczny)
* 1957 : Cassons le bal ! ou Les trouble-fête (Rozbijemy Zabawe)
* 1957 : Kirk Douglas (documentaire)
* 1958 : Deux hommes et une armoire (Dwaj Ludzie Z Szafa)
* 1959 : La Lampe (Lampa)
* 1959 : Quand les anges tombent (Gdy Spadaja Z Nieba Anioly)
* 1960 : Le Gros et le maigre
* 1962 : Les Mammifères ou Les Bipèdes familiers (Ssaki)
* 1962 : Le Couteau dans l'eau ou Sillages (Nóż w wodzie)
* 1964 : Aimez-vous les femmes?
* 1964 : La Rivière de diamants (sketch intégré au long-métrage Les Plus Belles Escroqueries du monde)
* 1965 : Répulsion, avec Catherine Deneuve
* 1966 : Cul-de-sac, avec Françoise Dorléac, Donald Pleasence, Jack MacGowran
* 1967 : Le Bal des vampires (The Fearless Vampire Killers ou Pardon me, but your teeth are in my neck), avec Sharon Tate, Jack MacGowran, Ferdy Mayne
* 1968 : Rosemary’s baby, avec Mia Farrow, John Cassavetes
* 1970 : A Day at the Beach
* 1971 : Le Bateau sur l'herbe (The Tragedy of Macbeth)
* 1971 : Macbeth (The Tragedy of Macbeth)
* 1972 : Quoi ? (What ?, Che ?"Co?"), avec Marcello Mastroianni
* 1974 : Chinatown, avec Jack Nicholson, Faye Dunaway
* 1976 : Le Locataire (The Tenant), avec Isabelle Adjani
* 1979 : Tess, avec Nastassja Kinski
* 1986 : Pirates, avec Walter Matthau, Cris Campion, Ferdy Mayne
* 1988 : Frantic, avec Harrison Ford, Emmanuelle Seigner
* 1992 : Lunes de fiel (Bitter Moon), avec Hugh Grant, Emmanuelle Seigner
* 1999 : La Neuvième Porte (The Ninth Gate), avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner
* 2010 : The Ghost Writer, avec Pierce Brosnan, Ewan McGregor

Producteur

* 1960 : Le Gros et le maigre (producteur)
* 1966 : G.G. Passion (co-producteur)
* 1970 : A Day at the Beach
* 1972 : Afternoon of a Champion
* 1992 : Lunes de fiel (Bitter Moon), avec Hugh Grant, Emmanuelle Seigner (producteur)
* 1999 : Castelnuovo (producteur)
* 1999 : La Neuvième Porte (The Ninth Gate), avec Johnny Depp, Emmanuelle Seigner (producteur)
* 2002 : Le Pianiste (The Pianist), avec Adrien Brody (producteur)
* 2005 : Oliver Twist, avec Ben Kingsley (producteur)
* 2007 : Chacun son cinéma ou Ce petit coup au cœur quand la lumière s'éteint et que le film commence - sketch "Cinéma érotique"

Auteur (bibliographie)

* Trois scripts de films : Le Couteau dans l'eau [scénario original de Jerzy Skolimowski, Jakub Goldberg et Roman Polanski], Repulsion [scénario original de Roman Polanski et de Gérard Brach], Cul-de-sac [scénario original de Roman Polanski et Gérard Brach], introduction et traduction par Boleslaw Sulik, New York : Fitzhenry and Whiteside. 275 pages (ISBN 0-0643-0062-5) (ouvrage en anglais)
* Roman Polanski, Roman Polanski's What?, Londres : Lorrimer. 106 pages, 1973 (ISBN 0-8564-7033-3) et What?, New York : Third press, 91 pages, 1973 (ISBN 0-8938-8121-X)
* Le Locataire (scénario adapté par Gérard Brach et Roman Polanski, d'après le roman de Roland Topor : Le Locataire chimérique), Paris : Avant-Scène, 1976
* Roman par Polanski, éd. Robert Laffont, 496 pages, 1984 (ISBN 2-2210-0803-0)
* Le Pianiste, Paris : Avant-Scène, 2003 (ISBN 2-8472-5016-6)

Théâtre

* 1948 : Le Fils du régiment de Valentin Kataiev au Young Spectator Theater, Varsovie (interprétation)
* 1978/1979 : En attendant Godot de Samuel Beckett (il interprète Lucky)
* 1981 : Amadeus de Peter Shaffer, Paris et Varsovie (mise en scène et interprétation)
* 1988 : La Métamorphose d'après Franz Kafka, mise en scène Steven Berkoff, Théâtre du Gymnase Marie Bell
* 1987 : Le Viol du soleil d'après Peter Shaffer, Paris (mise en scène et interprétation)
* 1997 : Master Class de Terence Mc Nally, adaptation Pierre Laville, Théâtre de la Porte Saint Martin (mise en scène)
* 1997 : Le Bal des vampires (Tanz der Vampyre), comédie musicale de J. Steinman et M. Kuntze tirée de son film, Vienne (mise en scène)
* 1999 : Amadeus de Peter Shaffer, Milan (mise en scène)
* 2003 : Hedda Gabler d'Henrik Ibsen au Théâtre Marigny, Paris (mise en scène)
* 2004 : Le Bal des vampires, comédie musicale tirée de son film, Stuttgart (supervision et vérification)
* 2006 : Doute de John Patrick Shanley au Théâtre Hébertot, Paris (mise en scène)
* 2006 : Dance of the vampires, comédie musicale, Berlin (mise en scène)

Opéra

* 1974 : Lulu d'Alban Berg, Festival de Spolète (mise en scène)
* 1976 : Rigoletto de Giuseppe Verdi, Opéra de Munich (mise en scène)
* 1992 : Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach, Opéra Bastille, Paris (mise en scène et production)

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Récompenses, nominations et distinctions honorifiques
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* 1958 : Golden Gate du Festival de San Francisco, Médaille de Bronze au Festival de Bruxelles et Diplôme d'honneur au 5e Festival du Film d'Oberhausen (Allemagne) pour le court-métrage Deux Hommes et une armoire
* 1961 : Mention du Festival de Tours pour Le Gros et le maigre
* 1962 : Grand Prix des Journées Internationales du Court-métrage de Tours pour Les Mammifères
* 1962 : Prix FIPRESCI de la Critique internationale pour Le Couteau dans l'eau à la Mostra de Venise
* 1963 : Nomination à l'Oscar du meilleur film étranger pour Le Couteau dans l'eau
* 1965 : Ours d'Argent pour le Grand Prix du Jury au Festival de Berlin pour Répulsion
* 1966 : Ours d'Or de la Berlinale pour Cul de sac
* 1969 : Nomination à l'Oscar du meilleur scénario adapté pour Rosemary's Baby
* 1974 : BAFTA du meilleur réalisateur pour Chinatown
* 1975 : Golden Globe du meilleur réalisateur pour Chinatown
* 1975 : Nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Chinatown
* 1976 : Sélection officielle en compétition au Festival de Cannes pour Le Locataire
* 1980 : César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Tess
* 1981 : Golden Globe du meilleur film étranger pour Tess
* 1981 : Nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Tess
* 1981 : Prix du Brigadier pour Amadeus de Peter Shaffer, Théâtre Marigny
* 1988 : Nomination au Molière du meilleur comédien pour La Métamorphose
* 1991 : Président du jury du Festival de Cannes
* 1993 : Lion d'or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise
* 1996 : Président du jury de la Mostra de Venise
* ....... : nommé chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
* ....... : élevé au rang d’officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
* ....... : élevé au rang de commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres.
* 1997 : Nomination au Molière de la meilleure mise en scène pour Maria Callas, la leçon de chant
* 1998 : Élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France.
* 1999 : Prix René Clair pour l'ensemble de son œuvre cinématographique.
* 1999 : European Award d'honneur pour sa contribution européenne au cinéma mondial
* 1999 : Prix spécial pour l'ensemble de sa carrière au Festival du film de Stockholm
* 2002 : Palme d'or du Festival de Cannes pour Le Pianiste.
* 2003 : Étoile d'or du réalisateur pour Le Pianiste
* 2003 : César du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Le Pianiste
* 2003 : BAFTA du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Le Pianiste
* 2003 : Oscar du meilleur réalisateur pour Le Pianiste
* 2004 : Globe de Cristal spécial du Festival de Karlovy Vary
* 2004 : Doctorat honoris causa de l'université nationale de Cinématographie de Bucarest
* 2006 : European Award d'honneur pour l'ensemble de son œuvre et pour une vie consacrée au cinéma (Life Time Achievment)
* 2007 : Aigle d'Or de l'Académie Nationale des Arts à Moscou pour l'ensemble de sa carrière
* 2010 : Ours d'argent du meilleur réalisateur au Festival de Berlin pour The Ghost Writer

Source : fr.wikipedia.org/.../r.wikipedia.org/wiki/Roman_Polanski
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