Lectures de Madame d... : Les lettres de 1671
SEVIGNE: SELECTED LETTERS PENGUIN
Madame de Sévigné : Lettres de l'année 1671
Madame de Sévigné : Mère passion
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (5 février 1626, Paris - 17 avril 1696, Grignan) est une femme de lettres française. Orpheline en 1633 car son père meurt lors du siège de La Rochelle et sa mère le rejoint en 1663, Mme de Sévigné n'en eut pas moins une jeunesse choyée et heureuse, d'abord chez son grand-père, Philippe de Coulanges, puis, lorsqu'il mourut, chez le fils ainé de celui-ci. Une solide éducation lui valut une connaissance parfaite de l'italien, assez bonne du latin, et des notions d'espagnol.Elle épousa Henri de Sévigné en 1644.Elle devient veuve en 1651 à vingt-six ans.
La correspondance de Madame de Sévigné avec sa fille, Madame de Grignan, s'effectua à peu près pendant trente ans en lui écrivant chaque semaine trois à quatre lettres. Les lettres de Madame de Sévigné firent malheureusement d'abord l'objet d'une première édition clandestine en 1725, comprenant 28 lettres ou extraits de lettres. Elle fut suivie de deux autres, en 1726. Pauline de Simiane, petite-fille de l'intéressée, décida alors de faire publier officiellement la correspondance de sa grand-mère. Elle confie ce soin à un éditeur d'Aix-en-Provence, Denis-Marius Perrin. Celui-ci publie 614 lettres en 1734—1737, puis 772 en 1754. Les lettres ont été remaniées et sélectionnées suivant les instructions de Madame de Simiane : toutes celles touchant de trop près à la famille, ou celles dont le niveau littéraire paraissait médiocre. Les lettres restantes ont souvent fait l'objet de réécritures pour suivre le goût du jour.
La question de l'authenticité se pose donc de manière cruciale pour ces lettres. Sur les 1120 connues, seuls 15 % proviennent des autographes, lesquels ont été presque totalement détruits après usage. Néanmoins, en 1873, un lot de copies manuscrites, d'après les autographes, a été retrouvé chez un antiquaire. Il couvre environ la moitié des lettres adressées à Madame de Grignan.
La seconde moitié du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle marquèrent un bouleversement au sein de l'identité de la noblesse française. Privée d'une série de privilèges politiques et sociaux et subissant une crise financière, la noblesse a cherché une forme de défense en faisant valoir sa supériorité de lignage; mais elle chercha aussi à garder son identité à l'égard de la cour et échapper ainsi aux griffes des projets absolutistes de
Richelieu et de
Mazarin. C'est de cette manière que les "bienséances" sont devenues des valeurs pour cette aristocratie en pleine crise d'identité : le badinage, le naturel (ou négligence) et le divertissement leur ont fourni avant tout une certaine forme de liberté.
Pendant la première moitié du XVIIe siècle, toute une littérature - en même temps que les romans-fleuves d'Honoré d'Urfé et de Mademoiselle de Scudéry - exalte ces traits propres à la noblesse et aux milieux mondains. L'influence vint principalement de l'Italie: Le Livre du courtisan de
Baldassare Castiglione, le Galatée ou la manière de vivre dans le mo...
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Biographie de MADAME DE SEVIGNE
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Madame de Sévigné a vu souvent son image déformée par de nombreux critiques qui n'ont jamais sans do...
Votre article comporte une erreur : le père de Madame de Sévigné est mort en 1627 et sa mère en 1633...