Missing in Action: Antoine de Saint-Exup Ry, Glenn Miller, Georges Guynemer, Gilad Shalit, G Nther Specht, Hans Bei Wenger, Helmut Wick
Kidnapped Israeli People: Israeli People Taken Hostage, Gilad Shalit, David Mark Berger, Nachshon Wachsman, Eldad Regev, Andre Spitzer
DIRECT MATIN [No 707] du 25/06/2010 - EQUIPE DE FRANCE / RETOUR EN FARCE DES BLEUS - SOLIDAYS / 3 JOURS DE CONCERTS CONTRE LE SIDA - PROCES KERVIEL / 4 ANS FERME REQUIS A L'ENCONTRE DE L'ANCIEN TRADER - MICHAEL JACKSON / UN AN APRES SA MORT - GILAD SHALIT
Gilad Shalit: Symbol du conflit israélo-palestinien
DIRECT MATIN [No 704] du 22/06/2010 - MUSEE / LE QUAI BRANLY FETE 4 ANS D'ARTS 1ERS - PROCHE-ORIENT / L'ESPOIR POUR GILAD SHALIT - VAR / SARKOZY A LA RENCONTRE DES VICTIMES - IMMOBILIER FRANCILIEN / DES PRIX A LA HAUSSE - FOOT / DOMENECH - UNE IMBECILITE
Guilad Schalit ou Gilad Shalit, également translittéré Guilad Shalit (hébreu : גלעד שליט), né le 28 août 1986 à Nahariya (Israël), est un militaire de l’armée israélienne, capturé, le 25 juin 2006, par un commando palestinien à Kerem Shalom. Son enlèvement est revendiqué par les Brigades Ezzedine Al-Qassam, les Comités de résistance populaire (CRP) et un groupe inconnu se faisant appeler l’« Armée de l’islam », annonçant leur intention d’échanger Gilat Schalit contre des prisonniers palestiniens détenus en Israël.
Ehoud Olmert refuse toute négociation et lance, le 28 juin 2006, l’Opération Pluies d’été, qui ne permettra pas la libération de Gilad Schalit.
Puis, avec l’aide des Égyptiens et d’un médiateur allemand, des négociations s’ouvrent. Le Hamas propose alors d’échanger G. Schalit contre près de 1 000 prisonniers palestiniens. Les Israéliens refusent initialement de libérer les détenus « avec du sang sur les mains » mais ils acceptent en décembre 2009 à condition qu’ils soient interdits de séjour en Cisjordanie. La proposition est rejetée par le Hamas.
Originaire de Mitzpe Hila dans la Basse-Galilée, Guilad Schalit détient la double nationalité israélienne et française. Selon le Hamas, qui a refusé de laisser le Comité international de la Croix-Rouge le voir, il aurait été détenu à Gaza, aucune preuve de vie n'étant fournie entre le 14 septembre 2009 et sa libération.
Le 11 octobre 2011, le gouvernement israélien approuve une proposition sérieuse de libération. Il est libéré le 18 octobre 2011.
Guilad Schalit naît le 28 août 1986 à Nahariya, en Israël, où il vit jusqu’à l’âge de deux ans. Il déménage alors avec ses parents à Mitzpe Hila en Galilée occidentale.
Il obtient son diplôme avec mention à Kabri Manor High School. À 19 ans, Guilad commence alors son service militaire dans les Forces de défense israéliennes et ce, « malgré un faible profil médical ». Il obtient le grade de caporal tankiste au sein de l’armée israélienne et sera promu sergent pendant sa captivité.
Le dimanche 25 juin 2006, il est capturé par des Palestiniens qui attaquent un poste armé à la frontière sud d’Israël via un tunnel près de Kerem Shalom, au sud de la bande de Gaza.
Les Palestiniens lancent une grenade dans un tank de l’armée israélienne, deux soldats sont tués, et Gilad Schalit, au poste de commande de tir du tank, sort blessé et est fait prisonnier. Deux autres soldats israéliens ont été blessés, et deux combattants palestiniens sont tués par les soldats israéliens durant l’attaque.
Mohammed Abdel Al, un porte-parole des Comité de résistance populaire, a révélé que l’attaque de ce lieu était planifiée depuis deux mois. L’armée israélienne estime pour sa part qu’il avait fallu entre 3 et 6 mois pour creuser le tunnel.
L’attaque est revendiquée conjointement par les Brigades Ezzedine Al-Qassam (branche armée du Hamas), le Comité de résistance populaire et « l’Armée de l’islam », un groupe créé fin 2005 avec l’aide du Hamas et se revendiquant du courant d’al-Qaida, ce qui conduit depuis le Hamas à une certaine circonspection à son égard.
Les efforts des forces israéliennes et de l’Autorité palestinienne pour le localiser pendant les deux jours suivants ayant été vains, Israël lance l’Opération Pluies d’été le 28 juin 2006. Celle-ci comporte bouclages, incursions, arrestations et frappes aériennes sur la bande de Gaza qui font plus de 200 morts et plus de 800 blessés. Des centaines de détenus dont des parlementaires palestiniens et des ministres Hamas de l’Autorité palestinienne sont ajoutés aux quelques 10 000 Palestiniens emprisonnés en Israël. Des dizaines de logements, bâtiments publics, routes, ponts et la principale centrale électrique du territoire sont détruits. Toutefois Guilad Schalit n’est pas retrouvé.
Le 25 mai 2011, l’ancien chef d’état-major israélien Gabi Ashkenazi reconnaît qu’Israël ne sait pas où est détenu Guilad Schalit.
Le 30 avril 2007, le dirigeant du Hamas, Khaled Machaal, appelle les autorités israéliennes à libérer plusieurs centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat Guilad Schalit, utilisé comme monnaie d’échange selon Le Monde, Libération ou le Point. Si Israël est disposé à cet échange, il refuse néanmoins que cette mesure soit appliquée à ceux qui auraient « du sang sur les mains », ce qui est le cas pour beaucoup d’entre eux, selon les Israéliens.
Selon Aljazeera, à la mi-2008, un échange de prisonniers palestiniens contre Guilad Schalit aurait été empêché par le lobbying de l’Autorité palestinienne, qui ne voulait pas laisser la part belle au Hamas.
En juin 2009, après la guerre de Gaza, le Hamas demande la libération d’environ 1 000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, dont 550 femmes, enfants et prisonniers malades. Le Hamas refusant tout changement dans cette liste, la négociation échoue encore.
En 2009, des négociations sont menées en Égypte entre les Israéliens et le Hamas sous l’égide d’un médiateur allemand. Le projet d’accord débattu le 21 décembre prévoit contre la libération de Gilad Schalit, celle d’un millier de prisonniers palestiniens, certains ayant participé à des attentats meurtriers en Israël. Ce projet divise fortement le cabinet israélien et l’opinion du pays, d’autant qu’un accord renforcerait encore le Hamas vis-à-vis de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Israël demande alors que 100 à 130 prisonniers qui sont responsables de la mort d’Israéliens soient expulsés vers la bande de Gaza ou en tout cas interdits de séjour en Cisjordanie. Le 30 décembre 2009, le Hamas rejette cette offre.
Le 11 octobre 2011, le cabinet israélien approuve un échange de prisonniers agréé avec le Hamas grâce à la médiation égyptienne, permettant la libération prochaine de Gilad Shalit contre celle de 1 000 prisonniers palestiniens en Israël. Trois ministres votent cependant contre cet accord, dont le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et le vice-premier ministre Moshe Yaʿalon3. Le 16 octobre, Israël publie la liste des premiers 477 prisonniers qui devraient être libérés le 18 octobre avant Guilad Schalit. Parmi eux figurent plus de 280 condamnés à perpétuité pour des crimes de sang, et notamment pour leur participation à des attentats meurtriers, ce qui a déclenché un vif émoi en Israël. Il est finalement libéré le 18 octobre 2011 en même temps que 477 prisonniers palestiniens sont libérés par Israël.
C’est un an après son enlèvement, le lundi 25 juin 2007, que le Hamas diffuse sur Internet un enregistrement audio de Guilad Schalit. Ce dernier y déclare notamment que « son état de santé ne cesse de se dégrader ». Lors de sa visite à la famille du soldat, le Président israélien Moshé Katsav appelle les ravisseurs à permettre une visite de la Croix-rouge auprès de leur prisonnier.
Le 2 octobre 2009, le Hamas échange une vidéo, datée du 14 septembre 2009, montrant Guilad Schalit, apparemment en bonne santé, contre 19 prisonnières palestiniennes retenues en Israël.
Depuis son accession à la présidence de la République française, Nicolas Sarkozy appelle à la libération de Guilad Schalit, qui a la double nationalité.28 La diplomatie française qualifie de « nécessaire » sa libération et insiste auprès de ses partenaires de la région pour l’obtenir.
Cette position suscite parfois la controverse ; les associations palestiniennes comparent la situation du caporal Schalit à celle de l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri arrêté en 2005 et condamné à 7 ans de prison pour avoir eu l’intention de commettre un attentat, fait qu’il a accepté de reconnaître sur les conseil de son avocat après trois ans de détention sans jugement30 et s’indignent de ne pas recevoir des autorités françaises le même soutien que celui exprimé à la famille Shalit.
Guilad Schalit a été fait citoyen d’honneur de la Ville de Paris le 16 décembre 2008, du Raincy en novembre 2008, de Miami en mai 2009, de Rome le 1er juillet 2009 et de la Nouvelle-Orléans en juin 2009.
En mai 2009, le pape Benoît XVI rencontre les parents de Guilad Schalit, lors d’une visite officielle en Israël.
Le 21 juin 2010, plusieurs milliers de personnes manifestent à Paris, au Trocadéro, en faveur de la libération de Guilad Schalit sur le Parvis des droits de l’homme.
Le 21 juillet 2010, lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations unies, M. Lynn-Pascoe, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires politiques, « soulignant que le soldat Gilad Schalit en est à sa cinquième année de captivité, a demandé sa libération immédiate et jugé inacceptable l’absence d’accès humanitaire à ce soldat israélien. Notant que 9 000 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, il a demandé que des mesures soient prises pour assurer leur libération et de parvenir à un accord sur un échange de prisonniers ». La représentante des États-Unis a aussi demandé la libération de Guilad Schalit.
Le 22 juillet 2010, le père de Guilad Schalit est reçu par le Premier ministre grec Georges Papandréou qui déclare vouloir « aider à apporter la paix dans la région».
Le 27 juillet 2010, sur Europe 1, après l’assassinat de Michel Germaneau, le Premier ministre, François Fillon, rappelle que la France a « quatre Français encore détenus » en incorporant à la liste le Franco-Israélien Guilad Schalit.
Le 29 août 2010, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, apporte son soutien à une manifestation organisée à Jérusalem en faveur de Guilad Schalit en faisant lire une déclaration à un membre de l’ambassade de France : « Gilad n’est pas un prisonnier de guerre, car les prisonniers de guerre ont des droits. Celui de recevoir la visite d’organisations humanitaires, celui d’échanger du courrier avec leurs proches. Gilad n’a pas ces droits car Gilad -disons les choses- est un otage. »
Le 20 janvier 2011, le ministre des affaires étrangères français, Michèle Alliot-Marie rend visite au père de Guilad Shalit qui déclare que « détenir un otage sans le laisser rencontrer des représentants de la Croix-Rouge, c’est un crime de guerre ». Michèle Alliot-Marie s’engage à intervenir auprès de l’Union européenne et « de faire passer le message pour que le prisonnier reçoive des visites de la Croix-Rouge ». Le lendemain, attribuant à tort la qualification de « crime de guerre » au ministre, des manifestants palestiniens conspuent Alliot-Marie lors de sa visite à Gaza. Elle est la cible de jets de chaussures. Les protestataires attirent l’attention sur le fait qu’en face du cas de « Gilad Shalit, [il y a] aussi 7 000 prisonniers palestiniens » détenus en Israël.
Le 17 juin 2011, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy demandent dans une déclaration commune la libération de Guilad Schalit.
Source :
fr.wikipedia.org/...//fr.wikipedia.org/wiki/Gilad_Shalit