Vapaamuurarit: Jean Sibelius, Risto Ryti, Wolfgang Amadeus Mozart, Paavo Talvela, Anders Behring Breivik, Sigurd Wettenhovi-Aspa, Osc
PARISIEN (LE) du 24/07/2011 - MASSACRE EN NORVEGE / UN MONSTRE - ANDERS BEHRING BREIVIK - DETTE AMERICAINE / OBAMA SOUS PRESSION - FRUITS MADE IN FRANCE / ATTENTION AUX ARNAQUES - LES SPORTS / LE TOUR DE FRANCE ET EVANS - LA MORT DE AMY WINEHOUSE
Villains - Bombers: Arm, Al-Qaeda, Altair, Ancient Minister, Anders Behring Breivik, Apocalymon, Army of Faith, Artemis, Aum Shinrikyo, B.
Vapaamuurarius: Vapaamuurarit, Jean Sibelius, Risto Ryti, Wolfgang Amadeus Mozart, Paavo Talvela, Anders Behring Breivik
Villains - Supremacists: Adolf Hitler, Aggregor, Agram, Al Hakim, Anders Behring Breivik, Apocalypse, Aryan, Aryan Brotherhood, Bellatrix Lestr
Freimaurer (21. Jahrhundert): Billy Wilder, Douglas Wilder, M Rio Soares, Gerald Ford, Bob Dole, Robert Byrd, Otmar Alt, Anders Behring Breivik
Anders Behring Breivik – né le 13 février 1979, à Oslo– est un citoyen norvégien, principal suspect dans les attentats en Norvège de 2011, perpétrés initialement à Oslo, puis sur l’île d’Utøya. Le vendredi 22 juillet 2011, à l’issue du second attentat, il est appréhendé par la police norvégienne.
Séparés, les parents d’Anders Behring Breivik divorcent quand il est âgé d'un an.
Sa mère, Wenche Behring, est infirmière ; elle vit à Oslo.
Son père, Jens Breivik, est un ancien diplomate à la retraite; il s’est remarié avec Wanda Breivik. En 2010, le nouveau couple s’installe en France, dans l’Aude, à Cournanel, près de Limoux. À la date des attentats perpétrés par son fils, Jens Breivik est âgé de 76 ans5.
Quant au motif allégué de cessation de toute relation filiale, intervenue – depuis 1995 – entre lui et son père, Anders Breivik le justifie en ces termes : « Quand j’ai eu entre 13 et 16 ans, il n’a pas trop aimé ma période graffiti».
À l’adolescence d’Anders Breivik, la rupture paternelle est d’autant plus entérinée que, depuis lors, Jens Breivik n’aura jamais donné suite aux demandes de retrouvailles ponctuellement formulées par son fils.
Il se joint au Parti du progrès: un parti politique norvégien, à vocation conservatrice, libérale et nationaliste.
En 2007, après avoir quitté cette obédience, il en critique les fondements politiques, les jugeant trop libéraux à l’égard des immigrants issus des pays musulmans, en sus de s’afficher comme trop « politiquement correct », à l’instar des autres partis en vigueur.
Le 22 juillet 2011, selon des sources locales, il serait à l’origine de l’explosion ayant dévasté le centre d’Oslo. Revêtu d’un uniforme de policier, il est également suspecté d’avoir tiré à l’arme automatique sur une assemblée de jeunes sociaux-démocrates norvégiens assistant, sur l’île d’Utøya, à l’université d’été de leur mouvement.
Le 25 juillet 2011, les services hospitaliers estiment le nombre de morts imputables à ces deux actes à 76, soit :
68 décès découlant de la fusillade, survenue sur l’île d’Utøya.
8 autres décès directement liés aux conséquences de l’attentat à la bombe, perpétré à Oslo.
D’après certains éléments postés sur ses comptes de réseautage sociaux Facebook et Twitter, Anders Behring Breivik serait proche de la droite conservatrice radicale.
Il publie, sur Internet, un texte à connotation islamophobe et anticommuniste, dans lequel il se décrit comme « chasseur de marxistes».
Lors d’un point de presse, Roger Andresen, responsable des forces de l'ordre, argue que, sur la foi d’informations postées sur Internet, l’homme incriminé, Norvégien de souche, se considère comme étant « fondamentaliste chrétien», dont les opinions politiques pencheraient « à droite ». Tore Bjørgo, de l'École policière norvégienne, pense que cette caractérisation est incorrecte. En effet, selon lui, bien qu’Anders Breivik se qualifie de « chrétien », il n’en revêt pas pour autant la stature d’une personne particulièrement spirituelle. Bien que le cadre légal présidant aux nécessités de l’enquête oblige les autorités policières à ne pas dévoiler le nom du suspect, celles-ci ne démentent pas les informations des médias qui identifieraient l'auteur des attentats comme étant Anders Behring Breivik.
Sur son profil Facebook, l’homme, à la chevelure blonde mi-longue, se décrit comme « conservateur », « chrétien », célibataire. Il vivrait chez sa mère, dans une banlieue aisée d’Oslo. Il serait fan de la série télévisée Dexter. Ses livres préférés seraient : Le Procès de Franz Kafka, Le Léviathan de Thomas Hobbes et 1984 de George Orwell.
Sous le pseudonyme « Andrew Berwick », il rédige, en anglais, un manifeste de 1 500 pages intitulé : 2083 – Déclaration d’indépendance européenne. Avant les attaques, il en fait parvenir une copie, par courrier électronique, à 5 700 personnes.
Dans la préface, il se réfère aux attaques comme à « (...) des sacrifices – qui constituent une véritable opération de marketing – voués à la distribution de cet ouvrage15 ». Dans ce document, il parle de ses antécédents et y expose ses opinions politiques, s’inspirant de la théorie d’Eurabia; il détaille sa planification des attaques, dont – notamment : la préparation de l’ANFO, les méthodes d’acquisition des ingrédients chimiques, ainsi que la description circonstanciée de son état mental durant les jours qui ont précédé ses actes. Dans la préface, il déclare avoir consacré neuf ans de sa vie à écrire ce livre, dont les trois dernières années à plein temps.
Le texte retranscrit également des passages du manifeste d'Unabomber, sans en attribuer la paternité, tout en changeant les mots « gauchistes » en « marxistes culturels » et « noirs » en « musulmans».
La publication de ce pamphlet – qui illustrerait le principe selon lequel « les terroristes laisseraient toujours filtrer des signes annonciateurs tangibles, préfigurant ainsi la nature des actes qu’ils seraient sur le point de perpétrer » – n’a pourtant guère attiré l’attention de la police norvégiennenote.
Breivik rédige également de nombreux billets sur le site web documents.no33, décrit par le journal Aftenposten comme s’avérant « critique face à l’Islam et bienveillant à l’égard d’Israël ». Il assiste également aux réunions des « Documents Venner », eux-mêmes affiliés au site web précité36.
D’après le Dagens Næringsliv, Breivik essaie de démarrer une version norvégienne du Tea Party Movement, en coopération avec les propriétaires dudit document.no, mais ceux-ci – bien qu’ayant initialement exprimé leur intérêt – finissent par renoncer à toute persective de collaboration avec lui, après avoir dûment réalisé l’inexistence flagrante des contacts qu’il avait pourtant promis d’établir.
Suite à l'attention portée par les médias à ses activités sur Internet après les attaques de 2011, document.no compile une liste complète de tous les commentaires émis par Breivik sur son site web entre septembre 2009 et juin 2010.
Le 24 juillet 2011, alors qu'il était jusqu’alors affublé du titre de maître franc-maçon de la loge de « saint Jean Saint-Olaf aux trois colonnes », il est immédiatement radié de sa confrérie – après les évènements – par Ivar A. Skar, grand maître de l’Ordre norvégien des francs-maçons, lequel assortit son éviction de la déclaration publique suivante :
« L’exclusion reflète le fait que les actes qu’il est accusé d’avoir commis, ainsi que les valeurs qui semblent les avoir motivés, sont totalement incompatibles avec ce que nous défendons en tant qu’Ordre. Nous construisons notre activité sur les valeurs chrétiennes et humanistes et nous voulons que nos membres contribuent à la promotion de la charité, de la paix et de la bonté parmi les gens »
— Ivar A. Skar, grand maître de l’Ordre norvégien des francs-maçons.
Bien qu’il soit initialement présenté par les médias comme relevant de la typologie « fondamentaliste chrétien », le contenu de ses écrits15, en revanche, semble davantage s’apparenter à de l’agnosticisme, voire à une forme larvée d’athéisme, mâtinée de christianisme culturel :
« Puisqu’il s’agit d’une guerre culturelle, notre définition d’être chrétien n’implique pas nécessairement d’entretenir une relation personnelle avec Dieu ou Jésus. Être chrétien peut vouloir dire beaucoup de choses : que vous croyez en l’héritage culturel chrétien européen. Face à l’héritage culturel de ladite Europe, nos normes (incluant ses codes moraux et ses structures sociales), nos traditions et notre système politique moderne sont fondés sur la chrétienté (protestantisme, catholicisme, orthodoxie), ainsi que sur l’héritage de l’Europe des Lumières. (...) Il n’est donc pas nécessaire d’être empreint d’une relation personnelle avec Dieu ou Jésus pour se battre pour notre héritage culturel dans une vision européenne. (...) Il est essentiel de comprendre la différence entre une théocratie fondamentalement chrétienne (tout ce que nous ne voulons pas) et une société européenne sécularisée, fondée sur notre héritage culturel chrétien (ce que nous voulons). Il n’est de surcroît pas besoin de connaître une relation personnelle avec Dieu ou Jésus à dessein de se battre pour notre héritage culturel chrétien. Il suffit de se considérer comme chrétien-agnostique ou chrétien-athée. »
— Anders Behring Breivik, alias « Andrew Berwick », 2083 – A European Declaration of Independence.
Source :
fr.wikipedia.org/.../dia.org/wiki/Anders_Behring_Breivik