Coffret Tim Burton 3 Blu-ray [Blu-ray]
Alice au Pays des Merveilles
TIM BURTON (REVUE DADA N°171)
La Planète des singes (2001)
Tim Burton (né Timothy William Burton) est un réalisateur, scénariste et producteur américain né le 25 août 1958 à Burbank en Californie. Maître du fantastique fortement influencé par Edgar Allan Poe, excellent conteur et graphiste d'exception, on lui doit notamment Pee-Wee Big Adventure, Beetlejuice, Batman, Edward aux mains d’argent, Charlie et la Chocolaterie et Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street. Il a également rédigé les scénarios de L'Étrange Noël de monsieur Jack et des Noces funèbres, deux films d’animation réalisés avec des marionnettes évoluant dans des décors réels. Son cinéma se caractérise par des histoires mettant en scène des personnages marginaux et des êtres hors-normes confrontés à la méchanceté du monde réel. On y décèle également une grande influence du cinéma fantastique, du cinéma expressionniste allemand ainsi que des films de la Hammer Film Productions. Il fait partie des cinéastes qui parviennent à concilier succès critique et commercial. Il a été décoré de l'insigne de chevalier et d'officier de l'ordre national des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterrand en mars 2010[1]. Il a été le président du jury du Festival de Cannes en mai 2010.
Aîné des deux fils de Jean et Bill Burton,Tim Burton passe l'essentiel de son enfance en solitaire, se définissant lui-même comme un introverti. Au soleil de la Californie, dans sa ville natale de Burbank, qu'il définit lui-même comme l'antichambre d'Hollywood, il préfère les salles obscures des cinémas où il voit et revoit les films de monstres comme Godzilla, Frankenstein et ses nombreuses suites, les films de Hammer Film Productions, et surtout ceux avec Vincent Price. Très doué pour le dessin, il gagne un concours organisé pour décorer les camions de la ville. En 1979, il est embauché par les studios Disney. Il dira à ce propos : « Cela peut paraître stupide, mais je suis arrivé à une époque où le studio était en crise. Les dirigeants cherchaient à tout prix du personnel ». Avec toute la meilleure volonté du monde, Burton ne parvient pas à dessiner ce que le studio désire. Durant cette période, il écrit un poème qui, dix ans plus tard, sera la base du scénario de L'Étrange Noël de Monsieur Jack.
En 1982, Burton reçoit 60 000 USD pour réaliser, à partir du scénario qu'il a rédigé, Vincent. Julie Hickson, exécutif chez Disney, et Tom Wilhite, responsable du développement créatif, sont persuadés du potentiel créatif du jeune homme. Cerise sur le gâteau, Vincent Price, son idole, est le narrateur de ce petit dessin animé. Rick Heinrichs, collègue de travail et spécialiste de l'animation, travaille sur le projet. Il sera de presque tous les futurs films de Burton. Les cadres du studio sont effrayés par la noirceur de ce court métrage de seulement cinq minutes, et le mettent au placard. Il ne sortira qu'en complément de programme de L'Étrange Noël de Monsieur Jack en 1993. Néanmoins, ils reconnaissent à Burton un certain talent. Aussi, il est choisi pour mettre en scène un court métrage un peu plus long, avec des acteurs et des décors réels : Frankenweenie. Même résultat artistique et même conséquence.
La chance lui sourit en 1985. La firme cinématographique Warner Bros a passé un contrat avec l'acteur Paul Reubens qui incarne Pee-Wee Herman, sorte d'enfant dans un corps d'adulte, pour réaliser un film dont il est la vedette. Tim Burton parvient à décrocher le poste de réalisateur. Il n'entre plus dans les plans de Disney, et Warner veut un metteur en scène qui ne pose pas de problème. Avec un faible budget, Pee-Wee Big Adventure n'est pas l'une des priorités du studio qui concentre son attention sur Les Goonies, mais qui garde cependant un œil sur ce tournage record : le film est réalisé en moins d'un mois, sans aucun dépassement budgétaire. Danny Elfman signe la musique ; c'est le début d'une longue et fructueuse collaboration entre le compositeur et le réalisateur. Succès surprise au box-office.
Lucide, Burton refuse de réaliser la suite des aventures de Pee-Wee afin de ne pas être catalogué. Trois ans plus tard, il est désigné pour réaliser Beetlejuice, d'un budget de treize millions de dollars, dont un affecté aux effets spéciaux. Avec ce film, qui est, selon ses propres mots, une version parodique de L'Exorciste, il pose un peu plus les bases de son univers joyeusement morbide, délicieusement poétique et comique. Emmené par l'interprétation totalement déjantée de Michael Keaton, le film cartonne et récolte soixante-treize millions de dollars aux États-Unis seulement, et reçoit un Oscar pour le maquillage.
Warner lui propose de réaliser Batman. Il part à Londres, aux studios Pinewood où Stanley Kubrick a mis en scène Full Metal Jacket. Anton Furst, décorateur du film de Kubrick, est engagé pour réaliser Gotham City. Burton désire s'éloigner un peu de la folie qui entoure ce projet. Malgré tout, il est sans cesse sous pression : son choix de prendre Michael Keaton pour interpréter le justicier masqué est contesté. Le costume en tissu bleu de la série devient noir, avec une fausse musculature. La Warner est inondée de plus de cinquante mille lettres de protestations. Mais le cinéaste ne veut rien lâcher, soutenu par ses principaux acteurs. Il veut effectuer un retour aux sources qui prête à discussion, voire à polémique chez certains fans. Vincent Price, avec qui il est en contact depuis Vincent, lui écrit pour lui témoigner son soutien. Le film remporte cinq cent millions de dollars à l'échelle mondiale, et l'Oscar des meilleurs décors. Burton a désormais les coudées franches, mais le tournage l'a moralement vidé. Il souhaite revenir à un film plus intimiste. Ce sera Edward aux mains d'argent.
Burton sollicite le studio 20th Century Fox pour financer son film. Warner veut impérativement lui faire réaliser la suite des aventures de Batman, et ne manifeste aucun intérêt pour ce scénario basé sur un dessin d'homme avec des mains-ciseaux qui, sans le vouloir, casse tout ce qu'il touche. Il choisit la Floride pour mettre en scène ce film largement autobiographique. C'est également la rencontre entre Burton et l'acteur Johnny Depp. Tant pour l'un que pour l'autre, l'alchimie est parfaite. Nouvelle rencontre cinématographique entre le fan et l'idole, Vincent Price tient le rôle de l'inventeur d'Edward, son dernier rôle à l'écran. Une interprétation bouleversante selon Burton.[1] Véritable plaidoyer pour la tolérance, magnifié par l'interprétation habitée de Johnny Depp et de Winona Ryder, ainsi que la musique de Danny Elfman, ce quatrième long-métrage est salué par l'ensemble de la critique comme un chef-d'œuvre. Triomphe commercial, il demeure aujourd'hui encore l'un des sommets de la filmographie de Tim Burton.
En 1992, il accepte de réaliser le deuxième volet des aventures de Batman. Cette fois-ci, le justicier masqué est confronté à Catwoman et au Pingouin, joués respectivement par Michelle Pfeiffer et Danny DeVito. Les dirigeants de Warner se sont mordus les doigts d'avoir refusé Edward aux mains d'argent ; ils donnent donc une entière liberté artistique à Burton qui place le tournage à Burbank, sa ville natale. Encore plus noir et plus torturé que le premier, ce nouvel opus pose encore une fois problème, car Warner reçoit de nouvelles lettres de protestations, non pas des fans mais des parents qui jugent le film trop effrayant pour leurs enfants. Mais le film triomphe au box-office. En outre, il traduit l'influence du cinéma expressionniste sur Burton, et plus particulièrement Friedrich Murnau et son Nosferatu. Marque indiscutable de cette parenté, Christopher Walken incarne un homme d'affaires véreux appelé Max Shreck, le nom de l'interprète du vampire dans le film de Murnau.
L'année suivante, une surprise de taille arrive sur les écrans : L'Étrange Noël de Monsieur Jack. Le scénario est basé sur un poème écrit par Burton à l'époque où il était chez Disney. Il rappelle le Grinch du Dr Seuss, l'un des poètes favoris du cinéaste. Il s'agit d'un film d'animation image par image, une technique artisanale pour laquelle Burton a une grande passion. La mise en scène va nécessiter trois ans. C'est Henry Selick qui est chargé de la réalisation, mais Burton l'a surveillé très étroitement. Le film est produit par Disney, propriétaire du poème. Le contrat que Burton a signé en intégrant le studio en 1979 comprend une clause spécifiant que toute activité créatrice d'un membre de Disney est la propriété de la « Police de la pensée » : en clair, ne serait-ce que pour réaliser un scénario à partir du poème, il faut négocier avec Disney. Mais le succès de leur ancien employé rendent les dirigeants plus accomodants. Un budget de dix-huit millions de dollars est débloqué, soit le tiers du budget habituel d'un film Disney. Pour la troisième fois consécutive, l'action se déroule à l'époque de Noël. Tim Burton donne libre cours à sa passion pour la fête de l'Halloween. Danny Elfman compose les mélodies, mais également des chansons qui transforment le poème en une comédie musicale. Burton et Elfman se disputent souvent car, si les chansons s'insèrent très bien dans l'histoire et ne la ralentissent pas, elles nécessitent des aménagements scénaristiques. Cela a pour effet que les deux amis se fâchent ; une brouille qui durera trois ans.
En 1994, Burton met en scène la vie farfelue d'Edward Davis Wood Junior, réalisateur affublé de façon posthume du titre de « plus mauvais réalisateur de tous les temps ». Il sollicite Johnny Depp pour incarner un nouvel Edward qui, comme le précédent, entretient de nombreuses connexions avec son univers et sa vie. Avec cependant une nuance de taille : Burton est adulé alors que Wood fut dénigré. La relation entre Lugosi et Wood est un miroir de celle entre Price et Burton. Le scénario se concentre sur la période « fastueuse » d'Edward Wood. On le voit mettre en scène, non sans mal, trois films dont le légendaire Plan 9 from Outer Space. Pour la circonstance, il s'entoure de nombreux acteurs passés ou méprisés comme Bela Lugosi, la présentatrice de films d'horreurs Vampira et le lutteur suédois Thor. Toute cette troupe vit de nombreuses péripéties dans leur parcours cinématographique digne d'un film hollywoodien, mais précisément l'inverse du « rêve américain » cher à Hollywood qui préfère les histoires à succès. De plus, le film est tourné en noir et blanc. Tous ces choix expliquent probablement l'échec de l'un des meilleurs films de Tim Burton qui se surpasse comme rarement. Il retourne certaines séquences, à l'identique, des films de Wood avec une précision d'orfèvre. Généreux, il offre deux superbes cadeaux à Ed Wood : la rencontre avec Orson Welles (qui n'eut jamais lieu), et une première triomphale pour Plan 9 from Outer Space. Howard Shore compose la musique en lieu et place d'Elfman. Le film remporte deux Oscars : Martin Landau décroche l'Oscar du meilleur second rôle pour son interprétation de Bela Lugosi, et Rick Baker celui du maquillage, mais le film ne s'inscrit pas au box-office. Tim Burton connaît son premier échec commercial.
Son nouveau projet est Mars Attacks!. Jonathan Gems, collaborateur de Burton depuis Batman, également scénariste et auteur de pièces de théâtre, rédige un scénario basé sur un jeu de cartes représentant des martiens et des dinosaures. Burton donne volontairement à son film un aspect ringard, style film de science-fiction à petit budget des années 1950. Très éloigné du style gothique, expressionniste ou même coloré (Pee-Wee Big Adventure, Beetlejuice) qu'on lui connaît, la griffe de Burton se reconnaît à son humour. Ce sont des enfants qui sauvent la planète des envahisseurs pendant que le président fait face à des journalistes qui se demandent si les martiens ont un sexe. Version surprenante de La Guerre des mondes de H.G. Wells. Malgré une pléiade de stars, le film n'emballe ni la critique, ni le public qui lui préfère Independence Day, film traitant du même sujet mais sur un ton plus dramatique, et à grands coups d'effets spéciaux.
Néanmoins, ce premier échec commercial a un point positif : le retour de Danny Elfman à la musique. Burton a expliqué les raisons de cette brouille : « Danny, Henry Selick et moi nous disputions souvent sur le plateau de L'Étrange Noël de Monsieur Jack, à cause des chansons de Danny. Caroline Thompson et moi devions sans arrêt réaménager le scénario pour les insérer. On s'est tous conduits comme des gamins. Mais de ne pas nous voir pendant un certain temps nous a fait du bien à tous les deux.» Les deux artistes ne se quitteront plus. Burton a retrouvé son pendant musical.
On lui propose de réaliser un nouvel épisode de Superman, avec Nicolas Cage dans le rôle principal, plus axé sur la psyché du personnage. Burton accepte mais après un an, le projet est interrompu. Il se retrouve pleinement dans le scénario de Sleepy Hollow : ambiance sombre et gothique, cadavres décapités en série, humour noir, démon sans tête... Andrew Kevin Walker, responsable des effets spéciaux de la série Les Contes de la crypte, adapte la nouvelle éponyme de Washington Irving. Le tournage se fait en Angleterre, et plusieurs collaborateurs de Batman sont sollicités. Toujours peu enclin aux effets spéciaux numériques, qui sont limités au strict minimum pour un film de ce genre, Burton concentre toute l'attention de son équipe artistique sur les décors, allant jusqu'à réaliser lui-même certains arbres de la forêt. Appuyé par Johnny Depp, Christina Ricci, Michael Gough et Christopher Lee, le cinéaste renoue avec le succès critique et commercial, malgré une interdiction aux enfants de moins de 13 ans aux États-Unis. Elfman compose pour l'occasion une musique sombre et torturée. Sorti en 1999, le film semble être un récapitulatif de l'œuvre de Burton : citrouille, humour noir, ambiance gothique, moulin en feu, légende médiévale démoniaque...
LeXXIe siècle s'ouvre de manière ambivalente pour Tim Burton. Le succès de Sleepy Hollow, cependant très loin de ses premiers films, lui permet de retrouver le final cut, autrement dit le montage final, perdu après Ed Wood. Néanmoins, Burton n'est toujours pas en position de force. En 2001, il accepte de réaliser un remake de La Planète des singes. Pendant le tournage, il se sépare de l'actrice Lisa Marie qu'il a épousée huit ans auparavant, et rencontre Helena Bonham Carter qui va devenir sa femme. Il perd également son père. Le film obtient de bons résultats, atteignant les cent soixante-treize millions de dollars de bénéfices sur le sol américain. Deux ans plus tard, le studio Columbia le contacte pour mettre en scène Big fish. Entre-temps, sa femme lui a donné un fils. Un homme qui va devenir père mais qui va également perdre le sien ; Tim Burton ne peut que se retrouver dans cette histoire dont les événements sont très synchrones avec sa vie. Ewan McGregor tient le premier rôle. Le style du cinéaste change d'orientation, mais sa griffe est visible : sorcière, loup-garou, géant, nains...
Il concrétise en 2005 un projet vieux de plus de quinze ans : mettre en scène le chef-d'œuvre de Roald Dahl[2], Charlie et la chocolaterie. Pour la quatrième fois, Johnny Depp est en tête de la distribution. Il campe un Willy Wonka complètement survolté, rappelant le démon Beetlejuice, et dont l'apparence ressemble, à certains égards, au personnage Alex d'Orange mécanique de Stanley Kubrick. Ce dernier est cité avec la scène de la barre chocolatée télévisuelle : le film dans lequel la barre est projetée est 2001, l'odyssée de l'espace. Le cinéaste s'installe, pour la deuxième fois, aux studios Pinewood dont il utilise presque tous les plateaux. À titre d'anecdote, cent vingt mille litres d'un mélange couleur chocolat sont fournis par Nestlé. Danny Elfman signe la musique et prête sa voix pour le chœur des Oompas-Loompas. Si l'esthétique gothique habituelle fait place à un univers plus coloré, il n'en reste pas moins que la poésie propre à Burton demeure : le plan final avec la maison des Bucket arrosée par des canons à neige.
Quatre mois plus tard, Les Noces funèbres arrivent sur les écrans. Ce nouveau film d'animation a été tourné en parallèle de Charlie et la chocolaterie. Pour la circonstance, Burton s'entoure de ses collaborateurs habituels : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Christopher Lee, Albert Finney et Michael Gough notamment prêtent leurs voix aux marionnettes. Le scénario de Burton est basé sur un conte russe qu'un de ses collaborateurs lui a raconté, pendant le tournage de L'Étrange Noël de Monsieur Jack. Mais, cette fois-ci, pas de dispute entre Elfman et Burton. Les deux artistes ont retenu la leçon. Le cinéaste en profite pour égratigner un peu la bourgeoisie, présentée comme terne, cynique et arriviste, et afficher sa préférence pour le monde des morts, nettement plus haut en couleur et plus animé. Le résultat final est saisissant, très proche des oeuvres de Jean Cocteau et de Bertolt Brecht. Pour l'anecdote, Burton a avoué s'être étonné lui-même, car il a dessiné ses principaux personnages sans penser à Depp, Helena Carter, Christopher Lee.
De Vincent à Ed Wood, Tim Burton s'est fait le chantre des marginaux, des solitaires, des prétendus monstres renfermant des trésors de gentillesse. Avec Mars Attacks!, il passe à tout un groupe. Sleepy Hollow marque un nouveau cycle : celui de la famille. Big fish, Charlie et la chocolaterie et Les Noces funèbres poursuivent dans cette voie. L'enfant solitaire, prétendu anormal, a probablement réglé ses comptes et pense maintenant à fonder une famille.
Tim Burton est un réalisateur, amoureux des images, jouant aussi bien avec le Technicolor kitsch des années 1950 qu'avec le noir et blanc du gothique ou de la nostalgie, mais aussi un amoureux des monstres attachants qui peuplent ses délires visuels, comme dans Pee Wee Big Adventure (1985), Beetlejuice (1988), Batman (1989), Edward aux mains d'argent (1990), Batman, le défi (1992), L'Étrange Noël de Monsieur Jack (1993), Ed Wood (1994), Mars Attacks! (1996), Sleepy Hollow (1999), La planète des Singes (2001), Big Fish (2003), Charlie et la chocolaterie (2005) et Les Noces funèbres (2005). Dans une interview, il dit : « ... mon truc à moi ce sont les monstres. Déjà, môme, je les aimais. Je me sentais proche d'eux : en marge de la société et incompris, comme eux. De plus, j'ai toujours eu un faible pour les outsiders, ceux que l'on pense méchants alors que, en fait, ils ne le sont pas. Ce sont des personnages attachants, très intéressants à explorer. »
Il figure au palmarès des réalisateurs qui rapporte le plus au monde cinématographique en termes de bénéfices. Il est cependant l'un des rares réalisateurs américains à concilier de gros chiffres au box-office avec un univers et un style très personnels et une ambition artistique certaine, par ses histoires enchantées, dans lesquelles il travaille énormément les couleurs (décors et costumes). Il est aussi un des derniers grands réalisateurs à utiliser la méthode artisanale de l'animation comme nous pouvons le voir dans L'Étrange Noël de Monsieur Jack (qu'il n'a pas réalisé, contrairement à une croyance commune bien ancrée, mais qu'il a étroitement supervisé) ou plus récemment dans Les Noces funèbres.
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Box-office américain
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* Pee-Wee Big Adventure : 40 940 662 dollars[23]
* Beetlejuice : 73 707 461 dollars[23]
* Batman : 251 188 924 dollars[23]
* Edward aux mains d'argent : 56 362 352 dollars[23]
* Batman, le défi : 162 831 698 dollars[23]
* L'Étrange Noël de monsieur Jack : 50 003 043 dollars[23]
* Ed Wood : 5 887 457 dollars[23]
* Mars Attacks! : 37 771 017 dollars[23]
* Sleepy Hollow : 101 071 502 dollars[23]
* La Planète des singes : 180 011 740 dollars[23]
* Big fish : 66 809 693 dollars[23]
* Charlie et la chocolaterie : 206 459 076 dollars[23]
* Les Noces funèbres : 53 359 111 dollars[23]
* Sweeney Todd : Le diabolique barbier de Fleet Street : 52 898 073 dollars[23]
* Alice au pays des merveilles : 331 709 509 dollars[23]
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Divers
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* En 1979, il a débuté dans les studios de Walt Disney, où il a planché sur Rox et Rouky : « Ce n'est pas un très bon souvenir. Leur vision du dessin n'était pas la mienne. Je me sentais enfermé dans un schéma qui ne cadrait pas avec ce que j'étais. Mais […] grâce à eux j'ai pu travailler en parallèle sur mes premiers courts métrages. »
* Fan de l'acteur Vincent Price, Tim Burton lui rend hommage en 1982 dans Vincent, dans lequel Vincent Price lui-même prête sa voix au narrateur. Il retrouvera l'acteur dans Edward aux mains d'argent, et tentera de tourner avec lui un film appelé Conservations avec Vincent qui a été abandonné lors de la mort de l'acteur en 1993.
* En 1997, Tim Burton a écrit un petit recueil de poèmes, La Triste Fin du petit Enfant Huître et autres histoires (The Melancholy Death of Oyster Boy & Other Stories), qu'il a illustré lui-même.
* En 2006, il a reçu un prix spécial pour l'ensemble de sa carrière au festival d'Annecy, où quelques personnes ont pu le rencontrer et lui poser des questions durant 45 minutes environ.
* Le 5 septembre 2007, Tim Burton a reçu un Lion d'or récompensant l'ensemble de son œuvre à la 64e Mostra de Venise[24].
* Il a reçu en mars 2010 les insignes de chevalier des Arts et des lettres des mains du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand[25].
* Il préside le jury du 63ème festival de Cannes, du 12 au 23 mai 2010.
* Il a été le sujet de plusieurs biographies illustrées, notamment Tim Burton d'Antoine de Baecque par les éditions les Cahiers du cinéma mais aussi dans Burton par Burton de Mark Salisbury.
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Filmographie
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Réalisateur
Courts métrages
* 1971 : The Island of Doctor Agor
* 1979 : Doctor of Doom
* 1979 : Stalk of the Celery Monster
* 1982 : Aladdin and his Wonderful Lamp (dans l'émission Shelley Duvall's Faerie Tale Theatre)
* 1982 : Vincent (disponible en version française sur le DVD et la VHS L'étrange noël de Monsieur Jack)
* 1982 : Hansel and Gretel
* 1982 : Luau coréalisé et coscénarisé avec Jerry Rees
* 1984 : Frankenweenie (disponible en version française sur le DVD L'étrange noël de Monsieur Jack)
* 1985 : The Jar (dans l'émission Alfred Hitchcock présente (TV))
Longs métrages
* 1985 : Pee-Wee Big Adventure (Pee-wee's Big Adventure : The Story of a Rebel and his Bike)
* 1988 : Beetlejuice
* 1989 : Batman
* 1990 : Edward aux mains d'argent (Edward Scissorhands)
* 1992 : Batman, le défi (Batman Returns)
* 1994 : Ed Wood
* 1996 : Mars Attacks!
* 1999 : Sleepy Hollow
* 2001 : La Planète des singes (Planet of the apes)
* 2003 : Big Fish
* 2005 : Charlie et la chocolaterie (Charlie and the Chocolate Factory)
* 2005 : Les Noces funèbres (Corpse Bride) coréalisateur avec Mike Johnson
* 2008 : Sweeney Todd : Le diabolique barbier de Fleet Street (Sweeney Todd : The Demon Barber of Fleet Street)
* 2010 : Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland)
Projets
* 2012 : Frankenweenie (annoncé, en tournage)
* 2012 : Monsterpocalypse (annoncé, en cours d'écriture)
* 201? : The Addams Family (annoncé, en cours d'écriture, titre provisoire)
* 201? : Dark Shadows (annoncé, en cours d'écriture)
* 201? : Maleficent (en rumeur)
* 201? : Mai, The Psychic Girl (en rumeur)
Clips Videos
* 2006 : The Killers : Bones
Acteur
* 1992 : Singles de Cameron Crowe : Brian
* 1994 : A Century of Cinema de Caroline Thomas : lui-même
* 2001 : De Superman à Spider-Man: l'aventure des super-héros de Michel Viotte : lui-même
Scénariste
* 1971 : The Island of Doctor Agor
* 1979 : Doctor of Doom
* 1979 : Stalk of the Celery Monster
* 1982 : Hansel and Gretel
* 1982 : Luau coréalisé et coscénarisé avec Jerry Rees
* 1982 : Vincent
* 1985 : Frankenweenie
* 1988 : Beetlejuice
* 1990 : Edward aux mains d'argent (Edward Scissorhands)
* 1993 : L'Étrange Noël de Monsieur Jack (The Nightmare before Christmas) de Henry Selick
* 2005 : Les Noces funèbres (Corpse Bride)
Producteur
* 1988 : Beetlejuice
* 1990 : Edward aux mains d'argent (Edward Scissorhands)
* 1991 : Batman, le défi (Batman Returns)
* 1989-1992 : Beetlejuice série télévisée d'animation (producteur exécutif)
* 1993 : L'Étrange Noël de Monsieur Jack (The Nightmare before Christmas) de Henry Selick
* 1994 : Ed Wood
* 1994 : Cabin Boy de Adam Resnick
* 1995 : Batman Forever de Joel Schumacher
* 1996 : James et la pêche géante (James and the Giant Peach) de Henry Selick
* 1996 : Mars Attacks!
* 2005 : Les Noces Funèbres (Corpse Bride) coréalisé avec Mike Johnson
* 2008 : Sweeney Todd : Le diabolique barbier de Fleet Street
* 2009 : Numéro 9 de Shane Acker
* 2010 : Alice au pays des merveilles (Alice in Wonderland)
Directeur artistique
* 1993 : L'Étrange Noël de Monsieur Jack (The Nightmare Before Christmas) de Henry Selick
Animation et effets visuels
* 1996 : James et la pêche géante (James and the Giant Peach) de Henry Selick
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Bibliographie
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Ouvrage écrit par Tim Burton
* (en) Tim Burton, The Melancholy Death of Oyster Boy and Other Stories, 1997.
* (fr) Tim Burton, La Triste Fin du petit Enfant Huître et autres histoires, édition bilingue, traduit de l'américain par René Belletto, 1998. (ISBN 978-2-264-02768-9)
Ouvrages sur Tim Burton
* Marck Salisbury, Tim Burton par Tim Burton, Le Cinéphage, 1999. Édition originale en anglais : Burton on Burton, Faber and Faber, 1995 puis révisé en 2000 (ISBN 0-571-20507-0)
* Antoine de Baecque, Tim Burton, Éditions Les Cahiers du cinéma, 2006.
* Aurélien Ferenczi, Les grands cinéastes: Tim Burton, Éditions Les Cahiers du cinéma, 2007.
* Tim Burton : entretiens / avec Mark Salisbury ; préface de Johnny Depp. Paris : Sonatine, 2009, 301 p. ISBN 978-2-35584-031-9
* Art of Tim Burton
* Tim Burton - Collection Positif. Coordonné par Pierre Eisenreich. Éditions Scope La Collection Positif (ISBN 2-912573-26-2)
Source :
fr.wikipedia.org/.../://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Burton