Jean-Charles Marchiani, né le 6 août 1943 à Bastia, est un haut fonctionnaire et un homme politique français.
Il a étudié au petit séminaire d'Ajaccio, ainsi qu'à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Il se joint aux services secrets français à l'âge de 19 ans. Après avoir passé plusieurs années dans l'industrie, à chaque fois dans des postes en rapport avec la sécurité, il rencontre Charles Pasqua dans les milieux corses parisiens. Les deux hommes ne se quitteront plus de vue, Pasqua le prenant dans son cabinet lors de ses deux passages au ministère de l'Intérieur et en le proposant à Jacques Chirac pour la fonction de préfet du Var en 1995. La collaboration entre les deux hommes continue avec la création du Rassemblement pour la France.
Carrière :
* 1962-1970 : agent du SDECE (devenu DGSE)
* 1970-1972 : employé chez Peugeot
* 1972-1985 : directeur du personnel et responsable de la sécurité de filiales du groupe Air France, il est notamment secrétaire général de Servair (commissariat aérien)
* 1986-1988 : chargé de mission au cabinet de Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, principal négociateur dans l’affaire des otages français au Liban (avec succès[1])
* 1988-1993 : membre de la direction du groupe Thomson
* 1989 : nommé conseiller du Commerce extérieur de la France
* 1993-1995 : chargé de mission auprès de Charles Pasqua, ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire
* 1995-1997 : préfet du Var
* 1996 : intervient dans les négociations, qui échoueront, visant à la tentative de libération des moines de Tibhirine
* 1997-1999 : secrétaire général de la zone de défense de Paris
* 1999-2004 : député européen, sur la liste RPFIE (Pasqua-Villiers)
* Août 2004 : préfet "hors cadre" (sans affectation)
Le 4 août 2004, Jean-Charles Marchiani a été mis en examen et écroué pour « recel d'abus de biens sociaux et trafic d'influence », dans le cadre d'un marché de fournitures de boîtes de vitesse pour des chars Leclerc destinés à être vendus aux Émirats arabes unis. Il est remis en liberté le 18 février 2005 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, qui l'a astreint à un contrôle judiciaire très strict avec assignation à résidence à Toulon.
Lors de sa détention, il recevra le soutien public de Jean-Paul Kauffmann, ex otage au Liban, dénonçant un « abandon en rase campagne »[2].
En octobre 2005, il comparaît devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, quatre ans de prison sont requis à son encontre.
Jean-Charles Marchiani est également impliqué dans une affaire des commissions versées par la société hollandaise Vanderland pour le marché de tri de bagages de Roissy.
Jean-Charles Marchiani a perçu avant redistribution 9,7 millions de francs sur son compte en Suisse de 1991 à 1994.
Son frère cadet, Claude Marchiani a admis avoir reçu 500 000 francs de commissions. Dix-huit mois avec sursis ont été requis à son encontre.
Claude Pasqua, cousin germain de l'ancien ministre, ancien directeur commercial de la firme hollandaise Vanderland, a été « le relais indispensable ». Il a transmis l'exigence de Marchiani : une commission à hauteur de 3 % du marché. Trois ans avec sursis sont requis à son encontre. Il a avoué avoir reçu une enveloppe de 350 000 francs des mains du préfet a titre de rétrocession.
En premier instance, poursuivant pour « recel d'abus de biens sociaux », le ministère public a requis 3 ans d'emprisonnement, 250 000 euros d'amende et 5 ans de privation des droits civiques en octobre 2005.
Le 14 décembre 2005, Jean-Charles Marchiani a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 18 mois d'emprisonnement ferme et 250.000 euros d'amende.
Le 1er mars 2007, la cour d'appel de Paris a alourdi sa peine initiale, le condamnant à deux peines de prison ferme, de trois ans et un an, et à un total de 400.000 euros d'amende pour perçu des commissions occultes en marge de deux marchés. Elle lui a infligé également une privation de droits civiques et civils pour une durée de cinq ans, entraînant son inéligibilité. Il s'est pourvu en cassation mais son pourvoi a été rejeté le 19 mars 2008[2]. Une demande de grâce a été faite auprès du Président de la République[2].
Source :
fr.wikipedia.org/.../dia.org/wiki/Jean-charles_marchiani