Jan Fabre est né en 1958 à Anvers (Belgique) où il vit et travaille. Il est à la fois dessinateur, sculpteur, chorégraphe et metteur en scène de théâtre. La polymorphie de son œuvre fait de lui un artiste véritablement inclassable.
Après avoir étudié à l’École des Arts décoratifs et à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Anvers, il s’intéresse dès 1976 à l’art de la performance.
Certainement influencé et fasciné par les travaux par son presque parfait homonyme Jean-Henri Fabre, l'entomologiste français, il développe une observation et une analyse du monde des insectes et plus particulièrement des scarabées qui sont pour lui une source d’inspiration sans cesse renouvelée. Son choix s’est porté sur l’insecte roi de l’Égypte antique. Obsédé par la notion de métamorphose et les effets du passage du temps sur l’être vivant, il crée avec les carapaces des coléoptères des sculptures anthropomorphes : mystérieuses silhouettes d’anges évidées, chevaliers en armure à tête de lièvre, frocs de moines..., presque toujours des icônes médiévales. La lumière joue sur les nuances irisées des ailes éveillant des tonalités bleu vert venues des profondeurs sylvestres.
Jan Fabre a exposé ses œuvres, ainsi que ses créations théâtrales, à la Biennale de Venise, à la Dokumenta de Kassel, au Metropolis de Berlin, puis à Budapest et São Paulo. Des expositions personnelles ont eu lieu au Stedelijk Museum d’Amsterdam, au Museum of Contemporary Art de Gand, au Musée Pecci de Prato, au Kunstverein de Hanovre, puis à Helsinki, Lisbonne, Varsovie, Bâle, Francfort et Munich. Durant l’été 2003, Jan Fabre a exposé son travail à la Fondation Miró de Barcelone et à la Galerie d’Art moderne et d’Art contemporain de Bergame.
Une des œuvres les plus célèbres de Jan Fabre est le revêtement du plafond de la salle des Glaces du palais royal de Bruxelles, inauguré en octobre 2002 par les souverains. La reine Paola avait créé un comité artistique chargé d'intégrer l'art contemporain belge dans le palais royal, construit au XIXe siècle. Elle avait été séduite par le travail de Jan Fabre qu'elle avait rencontré à plusieurs reprises. Il lui proposa le revêtement du plafond par 1,4 million de carapaces de scarabées. Réverbérant la lumière, ces petites coques de 27 mm donnent des tons changeants, passant de toutes les teintes de vert à certaines formes de bleu. La confrontation avec les miroirs et les ors des murs donne un effet magistral montrant à quel point l'art contemporain et la tradition peuvent se compléter. En vrai mécène, la reine Paola monta un après-midi au sommet de l'échafaudage et colla elle-même les carapaces formant la lettre P au centre du plafond.
2000 :
Storage Room of a Warrior. Athènes, Alpha Delta Gallery
A Consilience. Londres, Natural History Museum
Jan Fabre & Ilja Kabakov. Sustret. Een ontmoeting/Bctpe4a. Zagreb, Muzej Suvremene Umjetnosti
Annonce au monde extérieur. Paris, Galerie Daniel Templon
2001 :
Swords, skulls and crosses. Madrid, Espacio Minimo (Exh. Cat.)
Umbraculum. Een plaats in de schaduw waar gedacht en gewerkt wordt, ver van het gangbare leven. Otegem, Deweer Art Gallery (Exh. Cat.)
Tekeningen Ilad of the Bic-Art 1980. Zurich, Galerie Elisabeth Kaufmann
Angel and Warrior. Strategy and Tactics. Marugame, MIMOCA Museum of Contemporary Art
Memento Mori. Luxembourg, Galerie Beaumont-Public
Umbraculum. Un lieu ombragé hors du monde pour penser et travailler. Avignon, Chapelle Saint-Charles
Neue Arbeiten. Munich, Galerie Bernd Klüser
Solo Exhibition Jan Fabre. Progetto Roma 2001 Umbraculum. Un posto ombreggiato dove pensare e lavorare lontano dalla vita quotidiana. Rome, Galleria Comunale d’Arte Moderna e Contemporanea. L’uomo che misura le nuvole - l’uomo dalle gambe di carne. Rome, Academia Belgica
2002 :
Gaude succurrere vitae (Verheug u ter hulp te komen aan het leven). Gand, Stedelijk Museum voor Actuele Kunst (SMAK)
The great confinement. Salzbourg, Galerie Academia & Galerie Mario Mauroner Contemporary Art
2003 :
Umbraculum. Oslo, Kunstnernes Hus
Sanguis/Mantis. Paris, Galerie Daniel Templon
Gaude succurrere vitae (Rallegratevi di soccorrere la vita). Bergame, Galleria d’Arte Moderna e Contemporanea (GAMEC)
Gaude succurrere vitae (Alegrate de socorrer la vida). Barcelone, Fundacio Joan Miró
L’homme qui donne du feu. Un choix dans l’œuvre sculpturale de Jan Fabre 1977-2003. Alex, Fondation d'art contemporain Salomon
Sélection d’expositions collectives depuis 2000 [modifier]
2000 :
5e Biennale d’Art contemporain de Lyon. Partage d’exotismes. Lyon, Halle Tony Garnier
La Beauté : nature à l’œuvre. Avignon, Clos de Trams & Espace Jeanne-Laurent & Palais des Papes
7 hügel - Bilder und Zeichen des 21. Jahrhunderts. Berlin, Martin-Gropius-Bau
Lost Paradise Lost. Kunst und sakraler Raum. World Expo 2000 – Hanovre, diverses églises
2001 :
Sonsbeek 9 : LocusFocus. Arnhem, divers lieux
Sous les ponts, le long de la rivière... Luxembourg, Les vallées de la Pétrusse et de l’Alzette / Fort Thüngen
1st Biennial of Valencia. The Body and Sin. Valence, Convento del Carmen
Collections d’artistes. Avignon, Collection Lambert
7th International Istanbul Biennial. Egofugal/Egokaç. Istanbul, divers lieux
2003 :
2003 Beaufort. Triënnale voor hedendaagse kunst aan zee. Divers lieux de la côte belge
De 1980 (Theater geschreven met een K is een kater) à 2005 (L'Histoire des larmes), Jan Fabre a mis en scène et en mouvement une trentaine de pièces mêlant théatre et danse. Ses œuvres peuvent être considérées par certains comme particulièrement choquantes (ces dernières années surtout) et déchaînent à chaque fois les passions dans le public. Images crues, corps dénudés, sexe, scatologie, violence sont parfois durs à supporter pour un public non averti, qui bien souvent finit par quitter la salle en hurlant ! De fait, il est réellement considéré comme un des artistes les plus polémiques de ces dernières années.
En 2005, Jan Fabre était artiste associé du Festival d'Avignon, ce qui provoqua une polémique particulièrement importante sur le supposé niveau de déchéance de la production de cette année-là.
Source :
fr.wikipedia.org/.../p://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Fabre