Opera 62 (2ème année) n° 3 - denise scharley - berthe monmart - jane rhodes - bruno walter...
MUSICA DISQUES [No 24] du 01/03/1956 - CLASSIQUE ET JAZZ - VARIETES ET DANSE - MOZART A PARIS ET LE PARIS DE MOZART - BELA BARTOK - BERLIOT- LISZT - LES MODERNES PANATHENEES - DENISE SCHARLEY - PIERRE SCHAEFFER ET JEROME PEIGNOT
Opera 68 (8ème année) n° 65 - le medium: denise scharley et eliane lublin - menotti - leontyne price - pierre-michel leconte - helene garetti...
MUSICA DISQUES [No 67] du 01/10/1959 - CLASSIQUE ET JAZZ - VARIETES ET DANSE - COMMENT DEBUSSY DECROCHA LE PRIX DE ROME - LA SYMPHONIE 6 DE TCHAIKOVSKY DEVIENT LA PATHETIQUE - LES DANSES DE L'INDE - AIX- ORANGE - MENTON - BAYREUTH - TURANDOT DE PUCCINI -
Denise Scharley (née le 15 février 1917 - morte le 26 juillet 2011 (à 94 ans) à Versailles) est une mezzo-soprano ou contralto française, à la voix unique puissante, profonde et émouvante, s'épanouissant du contre-mi grave au si bémol aigu sur une même couleur de timbre, et à l'incomparable tempérament de tragédienne.
Du Conservatoire de Paris, elle sort en 1942 avec troir premiers prix. Elle débute à l'Opéra-Comique le 29 novembre suivant dans le rôle de Geneviève de Pelléas et Mélisande. Elle y chante jusqu'en 1948. Elle débute à l'Opéra de Paris en 1951 dans Madeleine de Rigoletto. Elle y chante les principaux rôles de mezzo-contralto. Le 21 juin 1957 elle crée le rôle de la Prieure dans Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc. Parallèlement, elle poursuivit une brillante carrière à l'étranger, principalement en Europe.
Denise Scharley a occupé une place de tout premier plan au sein des artistes lyriques français. De Dalila à Carmen , de Charlotte à Dulcinée ou Geneviève, cette immense artiste s'est imposée sur toutes les scènes dans le grand répertoire. Deux rôles phares l'ont cependant tout particulièrement démarquée, valorisant un tempérament dramatique des plus forts : celui de Mme de Croissy, Première Prieure des Dialogues des Carmélites de Poulenc, en 1957, (le disque en restitue le vibrant témoignage) et celui de Mme Flora du Médium de Menotti, à Marseille d'abord (1961) dans une mise en scène d'Antoine Bourseiller, Salle Favart ensuite, pour des soirées gravées dans toutes les mémoires. Un film du Médium sera d'ailleurs tourné pour la télévision en 1968 par le compositeur Gian Carlo Menotti, avec la collaboration de Lila De Nobili pour les décors et les costumes.
Dès ses débuts Salle Favart, le 29 novembre 1942, dans le rôle de Geneviève de Pélléas et Mélisande, quelques mois après avoir obtenu trois premiers prix au Conservatoire de Paris, le répertoire de Denise Scharley semble constitué: Mignon, Charlotte, Carmen ... Dès la fin de la guerre, elle reçoit des engagements des grandes scènes étrangères. La Suisse, la Hollande, l'Angleterre, la Belgique, l'Espagne, l'Allemagne l'applaudissent. Attentive à cette voix de caractère rare et à l'intensité dramatique qu'elle dégage, l'Italie la réclame aussi. Naples, Bologne, Rome pour Pelléas et Mélisande, puis Carmen en avril 1947, auprès de Mario Del Monaco, prestigieux partenaire qu'elle retrouvera pour de mémorables représentations de Samson et Dalila au Palais Garnier en 1960.
Son mariage avec Jacques Hivert, baryton de l'Opéra-Comique et la naissance de deux enfants, Sylvie et Gérard en 1948 et 1949, l'ayant momentanément éloignée de la scène, elle quitte la Salle Favart pour la Monnaie de Bruxelles. Une année durant laquelle elle sera titulaire du rôle de Carmen et qui précédera son engagement à l'Opéra de Paris en 1951.
Dès lors, elle y assurera une activité considérable, toujours encensée par la presse, abordant, entre autres, Amnéris, Mary du Vaisseau fantôme , Carmen toujours, dans la production de Raymond Rouleau, Ulrica du Bal masqué (de 1958 à 1966) auprès de Régine Crespin ou Jon Vickers, dans la mise en scène de Margherita Wallmann. De Wagner, outre Mary, elle chantera Fricka de La Walkyrie, Erda de Siegfried, la Première Norne du Crépuscule des Dieux (Régine Crespin et Rita Gorr étant les deux autres) dans la Tétralogie, dirigée en 1958, par Hans Knappertsbusch... Lors de la création d'Obéron de Weber à Paris en 1954, elle deviendra Puck, sous la baguette d'André Cluytens, puis le jeune David, lors de la présentation scénique de l'oeuvre sacrée d'Arthur Honegger, Le roi David en octobre 1960. En 1972, elle sera à nouveau Mme de Croissy dans la nouvelle production des Dialogues signée Raymond Rouleau . A Genève, une scène qui l'aura beaucoup acclamée, elle aura eu aussi l'occasion d'aborder, en outre, le répertoire russe, comme La Dame de pique ou La Khovantchina. C'est en 1983 , après une série de représentations de Ondine de Daniel Lesur au Théâtre des Champs Elysées, que la cantatrice tirera sa révérence en prêtant avec élégance sa voix inaltérée à une série de représentations de Faust au Théâtre de la Halle aux Grains, à Toulouse, mettant ainsi un terme à quarante années d'un parcours sans faute.
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Répertoire
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Carmen (Bizet)
Werther (Massenet)
Don Quichotte (Massenet)
Mignon (A. Thomas)
Samson et Dalila (Saint-Saens)
Aïda (Verdi)
Dialogues des Carmélites (Poulenc)
Rigoletto (Verdi)
Le Médium (Menotti)
Le Bal masqué (Verdi)
Obéron (Weber)
Orphée (Glück)
L'Ange de feu (Prokofiev)
Zoroastre (J.P. Rameau)
Pelléas et Mélisande (Debussy)
Tango pour femme seule (R. de Banfield)
Le Consul (Menotti)
Maria Golovine (Menotti)
La Dame de pique (Tchaïkovski)
La Khovantchina (Moussorgski)
L'Annonce faite à Marie (Rossellini)
Les Indes Galantes (J.P. Rameau)
Rake's Progress (Stravinski)
Antigone (Honneger)
Siegfried (Wagner)
Le Crépuscule des Dieux (Wagner)
La Walkirie (Wagner)
Alissa (R. de Banfield)
Mariana Pineda (Louis Saguer)
La vie brève (M. de Faya)
Louise (Charpentier)
Les Noces (Stravinski)
Boris Goudonov (Moussorgski)
La Flûte enchantée (Mozart)
Bolivar (D. Milhaud)
Ondine (Lesur)
Le Bon Roi Dagobert (Samuel-Rousseau)
Le Prince Igor (Borodine)
Mireille (Gounod)
Faust (Gounod)
Source :
fr.wikipedia.org/.../.wikipedia.org/wiki/Denise_Scharley