Naissance Talence: Daniel Garrigue, Jos Bov, Thierry Meyssan, Philippe Sollers, Barbara Schulz, Christian Blanc, Jean D'Eaubonne
Un assassin blanc comme neige
Un assassin blanc comme neige (BLANCHE)
TOP'Fiches - Mathématiques, sciences physiques et chimiques Bac Pro Industriels
Christian Blanc l'inclassable
Christian Blanc, né le 17 mai 1942 à Talence (Gironde), est un homme politique français. Il est depuis le 18 mars 2008, secrétaire d'État chargé du Développement de la région capitale, poste nouvellement créé.
Proche de Michel Rocard dans les années 1970, il est élu député de la troisième circonscription des Yvelines en décembre 2002. Il siège en tant qu'apparenté UDF puis, suite à sa réélection en 2007, dans le groupe du Nouveau Centre. Il est vice-président du Nouveau Centre au sein de son organisation provisoire[1]. C'est l'un des rares députés issu du monde de l'entreprise, il a ainsi dirigé la RATP, Air France ou Merrill Lynch France.
Il naît en Gironde et effectue ses études à Bordeaux au Lycée Montesquieu puis intègre l'Institut d'études politiques de Bordeaux. À la fin de sa scolarité il est président de la MNEF entre 1964 et 1965. Il devient entre autres animateur de la base de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines au début des années 1970. Il rejoint alors entre 1974 et 1978 l'équipe de rénovation de la vie politique autour du socialiste Michel Rocard. Christian Blanc est marié avec Ingrid Arion.
Haut fonctionnaire [modifier]
De 1981 à 1983 il est directeur de cabinet d'Edgard Pisani, commissaire européen, puis commissaire de la République des Hautes-Pyrénées en 1983-1984 et secrétaire général de la Nouvelle-Calédonie en 1983-1985.
Il est nommé préfet de Seine-et-Marne en 1985. En 1988, il retourne en Nouvelle-Calédonie en tant que chef de la "Mission du Dialogue" envoyée par le gouvernement français dans le but de trouver une solution politique au violent conflit que connait l'ile. Il négocie les Accords de Matignon, qui seront adoptés par referendum en novembre 1988 et qui sont toujours en vigueur.
Dirigeant d'entreprises [modifier]
Il prend ensuite la présidence de l'entreprise publique RATP. Il y reste trois ans et démissionne quand, en 1992, le gouvernement refuse de le soutenir pour instaurer le service minimum dans l'entreprise. C'est pendant sa présidence qu'est décidée la création de la ligne Meteor.
Il devient PDG d'Air France en 1993 alors que la société traverse une grave crise. Il évite la faillite de l'entreprise et contribue à son redressement[2]. Il fait notamment adopter un plan de sauvetage par un referendum interne à l'entreprise. Il démissionne en 1997 suite à un désaccord stratégique avec le ministre des transports, Jean-Claude Gayssot, sur le rythme de sa modernisation. Il s'investit alors dans Action contre la faim dont il est administrateur entre 1999 et 2001, période pendant laquelle il préside deux start-ups. Il est président de la banque d'affaires Merrill Lynch France entre 2000 et 2002.
Carrière politique [modifier]
En juin 2002, il brigue un siège de député dans la 3e circonscription de Paris sous l'étiquette « Énergies démocrates » et essuie un échec. Six mois plus tard, Christian Blanc se présente à une élection législative partielle dans la 3e circonscription des Yvelines. Élu au premier tour, il rejoint le groupe UDF à l'Assemblée nationale en tant qu'apparenté.
En 2003, il se voit confier par le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, une mission sur le développement économique. Six mois plus tard, il remet un rapport intitulé Pour un écosystème de la croissance[3] dans lequel il recommande entre autres la création de pôles de compétitivité. Cette recommandation sera suivie d'effets puisque le gouvernement lance un appel à projets visant à créer de tels pôles en octobre 2004. En revanche, les réformes de l'organisation de l'Université et de la Recherche publique qu'il préconise dans ce même rapport ne seront pas mises en œuvre.
Il appelle à la démission de Jacques Chirac en 2006, pour « accélérer les réformes » et en finir avec l'« immobilisme »[4]. La même année il lance avec Alain Lambert (UMP) et Jean-Marie Bockel (PS) un « comité d’action pour la modernisation de la France », en faveur d'une modernisation « globale et cohérente » de l'économie et de la société française, en insistant sur le « péril de la dette » et la nécessité de la croissance[5]. Il participe à la Commission Pébereau, qui chiffre la dette publique française à 2 000 milliards d'euros[6].
Christian Blanc apporte son soutien à Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle de 2007[7] et rejoint le Nouveau Centre au moment des élections législatives. Il est réélu au premier tour avec le soutien de l'UMP. Entre 2002 et 2007, il est président du mouvement politique « Énergies démocrates » et fondateur d'Energies2007. Il est aujourd'hui l'un des vice-présidents du Nouveau Centre. En 2001, il a également fondé l'association citoyenne « L'Ami Public ». Il se présente aux élections municipales de 2008 au Chesnay contre le maire sortant divers droite, Philippe Brillault. Dans le cadre d'une triangulaire, sa liste réunit 36,28 % suffrages exprimés, devancée par celle du maire sortant.
Nommé secrétaire d'État chargé du « Développement de la région capitale » le 18 mars 2008, Christian Blanc cède son siège de député à sa suppléante Colette Le Moal. Il est chargé du projet de loi sur le « Grand Paris », voté en mai 2010, qui prévoit notamment un réseau de métro automatique autour de Paris.
En juin 2010, il fait partie des ministres impliqués dans une série de scandales liés à leurs dépenses jugées somptuaires par les médias[8],[9]. Le Canard enchaîné révèle d'abord que sa situation fiscale fait l'objet d'un examen approfondi par le fisc alors qu'habituellement la situation fiscale des ministres est examinée, et le cas échéant régularisée, à leur entrée en fonction[10]. Peu de temps après, il est critiqué pour avoir fait acheter sur le budget de son ministère pour 12 000 € de cigares en dix mois[11][12], qu'il se résout finalement, sur instruction de François Fillon, à rembourser en intégralité[13].
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Énergies démocrates et Énergies 2007
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« Énergies démocrates » est un mouvement politique créé au lendemain de la présidentielle de 2002 par Christian Blanc.
Le mouvement se caractérise par une affirmation de ses objectifs au sein d'une charte à laquelle les adhérents doivent se soumettre.
Ces objectifs sont :
* Construire une démocratie approfondie et efficace
* Participer à l’émergence d’une Europe rayonnante
* Réinventer l’État
* Débloquer l’économie
Dans la perspective de la campagne présidentielle, « Énergies démocrates » - parti politique - a transféré tous ses moyens à « Énergies2007 », association de promotion de réformes structurelles en matière économique, administrative et politique.
Après son ralliement à Nicolas Sarkozy, Christian Blanc a adhéré au Nouveau Centre dont il est un des responsables, puis est entré dans le gouvernement Fillon.
Énergies démocrates et Énergies2007 semblent depuis en sommeil.
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Synthèse des mandats et fonctions
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* Assemblée nationale, représentant la troisième circonscription des Yvelines
o 16 décembre 2002 - 19 juin 2007 : député de la XIIe législature, élu suite à la
démission d'Anne-Marie Idrac après sa nomination à la présidence de la RATP
o 20 juin 2007 - 19 avril 2008 : député de la XIIIe législature
* Depuis 2008 : membre du Conseil municipal du Chesnay, Yvelines (28530 habitants)
* 18 mars 2008 : secrétaire d'État chargé du « Développement de la région capitale »
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Publications
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* Le grand Paris du XXIe siècle - (Le Cherche Midi) - 2010
* La Croissance ou le chaos - (Odile Jacob) - 2006
* Pour un écosystème de la croissance (Rapport au Premier Ministre)- 2004
* Le Lièvre et la tortue (avec Thierry Breton - Plon) - 1994
* Pour un État stratège garant de l'intérêt général (Rapport de la Commission du Plan, La
Documentation Française) - 1993
Source :
fr.wikipedia.org/.../.wikipedia.org/wiki/Christian_Blanc