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The Cambridge Companion to Berlioz
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Correspondance Intime Publiée par Benjamin Rivière
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Catalogus der Handschriften
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Alexandrine-Caroline Branchu
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Correspondance Intime Publiée par Benjamin Rivière
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Angels & Monsters: Male and Female Sopranos in the Story of Opera, 1600 - 1900
Angels & Monsters: Male and Female Sopranos in the Story of Opera, 1600 - 1900
Caroline Branchu est un soprano français du début du XIXe siècle, née Caroline Chevalier de Lavit sans doute en 1780 à Cap-Français (auj. Cap-Haïtien) et décédée en 1850 à Passy.

Ses remarquables dispositions musicales lui valurent la protection du fameux chevalier de Saint-George, célèbre violoniste qui la fit entrer au Conservatoire 23 messidor an V ; elle en sortit avec le premier prix de chant en 1798 et celui de déclamation lyrique en 1799 (professeurs : Richer en l’an VII, Dugazon, an IX, Garat).

Son maître Garat l’avait en haute estime ; il écrit en 1797: « Cette enfant a un instinct étonnant de la scène. Elle dépassera Madame de Saint-Huberty. C’est une âme de feu, ayant à son service une voix dont le timbre réveillerait Gluck ».

Engagée à l’Opéra (alors théâtre de la République et de Arts) le 21 prairial an VI et 1er germinal an VII. Elle débute le 26/12/1798 dans Œdipe a Colone de Sacchini, puis dans Iphigénie en Aulide de Gluck.

Très vite elle devient la coqueluche du public, suscitant l’inquiétude de ses rivales. Ainsi Mme Maillard, première chanteuse de l’Opéra : les voilà qui font jouer des sujets de leurs écoles et nous restons là. En effet, le 8, il doit y en avoir une, la nommée Chevalier, une mulâtre qui chante assez bien, a-t-on dit.

En effet peu de temps après un jugement de la future duchesse d’Abrantès : l’orchestre avait commencé son sabbat harmonique, donnant le diapason à Laforest et Laîné qui criaient tous deux à qui mieux mieux, tandis que Mme Maillard leur tenait tête avec des poumons dignes d’une Romaine des temps antiques, nous faisant regretter que Mlle Chevalier n’occupât point la scène.

En 1800 elle épouse le danseur Isaac Branchu. En 1801 dans l’ordre des préséances des cantatrices, elle se trouve à la 5e place après Mmes Maillard, Latour, Henry et Armand.

Ce serait dans le rôle d’Iphigénie, le 5 avril 1802, tout de suite après la paix d'Amiens, que Caroline, aurait attiré l’attention de Napoléon et serait devenue sa maîtresse. En tout état de cause, sa carrière connut alors une belle accélération : elle passa alors du 5e au 2e rang parmi les cantatrices de l’Opéra, derrière Mme Maillard.

Le 24/9/1803 elle devient officiellement cantatrice de la musique particulière de Napoléon, puis sera première chanteuse de la Chambre Impériale, avec 3000F de traitement (et 2000 à son mari, danseur, intégré dans le Corps de Ballet).

A la retraite de Mme Maillard en 1815, Caroline passe enfin au premier rang des cantatrices de l’Opéra. Durant sa carrière, Mme Branchu tiendra 91 rôles au total, s’illustrera dans ses interprétations de Gluck, Puccini, Paisiello, Cherubini, Spontini. Parmi ses plus belles créations furent la Vestale (pour laquelle elle sera Julia, lors de la première en 1807), Fernand Cortez, les Bayadères, les Abencérages, la Jérusalem délivrée, Olympie.

Quelques jugements donnent une idée de son aura

Berlioz qui voyait en elle la tragédie lyrique incarnée, louait le type de ces voix de soprano, pleines et retentissantes, douces et fortes, capables de dominer les choeurs et l’orchestre et pouvant s’éteindre jusqu’au murmure le plus affaibli de la passion timide, de la crainte et de la rêverie

le critique musical Fétis écrit en 1860 : toutes les qualités se trouvaient réunies en elle... la puissance, l’étendue de la voix, un large et beau mécanisme de chant, un sentiment expressif et dramatique, enfin un jeu de physionomie intelligent et passionné, tels étaient les avantages par lesquels elle conquit d’abord la faveur du public. l’impression qu’elle produisait était irrésistible dans son rôle de début (Didon), dans ceux d’Alceste, de la Vestale, d’Ipermestre dans les Danaïdes. Quels que fussent ses succès, elle ne les considéra que comme des engagements envers le public. Ses études ne se ralentirent pas et jusqu’à la fin de sa carrière, elle reçut les conseils de Garat qui lui avait transmis ses belles traditions.

Caroline prend sa retraite le 27/2/1826 avec une représentation d’Olimpie (recette 12300F environ). Elle s’enflamme alors pour un aventurier désargenté, de 10 ans son cadet, Claude Charles Pierquin, qui se fait appeler Pierquin de Gembloux. On connaît le déroulement et la fin malheureuse de l’idylle par des billets échangés par les amants, qui se piquaient tous deux de poésie, et par la correspondance entre Caroline et son amie Marceline Desbordes-Valmore quand son compagnon l’eut abandonnée. Les deux femmes sont en effet très liées, elles logent même ensemble 20 rue Coquenard après 1834.

Le buste de Caroline Branchu se trouve à l’Opéra, il y eut également de 1859 à l’incendie de 1873 un portrait peint par Dupavillon, élève de David.

Elle est inhumée dans la 23e division du cimetière du Père Lachaise à Paris.

Source : fr.wikipedia.org/.../wikipedia.org/wiki/Caroline_Branchu
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