Arlette Chabot, née le 21 juillet 1951 à Chartres, est une journaliste française. De 2004 à août 2010 elle est directrice de la rédaction de France 2.
Arlette Chabot débute sans qualifications particulières[citation nécessaire] à la rédaction d'Inter TV, en 1973, comme simple reporter. Ce service de l'ORTF, rattaché au ministère français des Affaires étrangères, était spécialisé dans la réalisation de reportages à destination de la coopération internationale, notamment vers l'Afrique.
De 1974 à 1984, elle dirige le service politique à France Inter où elle présente aussi des bulletins d'information.
Elle intègre en 1984 la rédaction de TF1, alors première chaîne publique du paysage audiovisuel. Elle y dirige, là encore, le service politique.
La journaliste quitte TF1 en 1990, trois ans après sa privatisation, pour rejoindre la rédaction nationale de FR3 où elle est nommée rédactrice en chef du service politique et économique. En 1992, elle est mutée au même poste à la rédaction de France 2. De 1994 à 1998, elle est directrice-adjointe de la rédaction de la chaîne publique aux côtés de Jean-Luc Mano puis de Jean-Loup Demigneux et Albert du Roy. Contestée par une partie de la rédaction[réf. nécessaire] qui désapprouve sa « brutalité » et son présumé engagement en faveur d'Édouard Balladur durant la campagne présidentielle de 1995 (en demandant à Jacques Chirac, lors d'une entretien, s'il souhaiter se retirer au regard de ses faibles chances [1]), elle est démise de ses fonctions lorsque Pierre-Henri Arnstam devient directeur de l'information.
Elle mène les débats dans l'émission Mots Croisés de septembre 1997 à septembre 2005, date à laquelle lui succède Yves Calvi.
En février 2004, Arlette Chabot dirige la rédaction de France 2, suite à la démission d'Olivier Mazerolle et la « gaffe Alain Juppé »[2]. Le 4 septembre, elle lance une nouvelle formule du journal de 13 heures, marquée par le départ rocambolesque du présentateur Christophe Hondelatte le 28 janvier 2005. Les innovations échouent toutefois à combler l'écart d'audience avec TF1. Côté JT de 20 heures, la distance se creuse même avec la chaîne leader (37% de part de marché pour la Une en moyenne contre 22% pour la Deux)[réf. souhaitée].
Arlette Chabot doit également faire face à une série de critiques, tant internes qu'externes, visant sa gestion de l'information au sein de la rédaction de France 2[3],[4]. Certains lui ont ainsi reproché de laisser Béatrice Schönberg présenter les journaux du week-end alors que cette dernière est l'épouse du ministre Jean-Louis Borloo ; d'autres ont pointé du doigt sa volonté de mettre à l'écart une autre journaliste ayant pourtant, selon eux, rempli son travail avec objectivité[5].
La Société des journalistes et le Syndicat national des journalistes ont quant à eux désavoué Arlette Chabot dans son choix de recruter Laurent Delahousse comme joker du 20 heures (puis présentateur titulaire les weeks-ends). Ces syndicats se sont émus que Delahousse, un ancien de M6, ait été préféré à plusieurs journalistes de France 2 qui auraient légitimement pu prétendre à ce poste[6].
Par ailleurs, elle anime depuis septembre 2005 À vous de juger sur France 2, un magazine politique mensuel.
Le 2 mai 2007, elle co-présente avec Patrick Poivre d'Arvor le débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.
Arlette Chabot est membre du Siècle, un club parisien fréquenté par des membres de la « classe dirigeante » française, et siège au conseil d'administration de la Fondation d’entreprise France Télévisions.
Alors que Rémy Pflimlin est nommé à la présidence de France Télévisions par le président de la République, Arlette Chabot est remerciée de son poste de directrice de l'Information du groupe[7].
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Distinctions
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* En avril 2004, Arlette Chabot est élevée par Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la communication, au grade de chevalier de la Légion d'honneur.
* En octobre 2008, elle reçoit, en même temps que Jean-Michel Aphatie, le Prix Roland Dorgelès, décerné aux journalistes qui « contribuent au rayonnement de la langue française »[8].
Source :
fr.wikipedia.org/.../r.wikipedia.org/wiki/Arlette_Chabot