Conversation avec Ai Weiwei
Ai Weiwei's Blog: Writings, Interviews, and Digital Rants, 2006-2009
Ai Weiwei: Art / Architecture
Hanging Man: the Arrest of Ai Weiwei
Ai Weiwei's Blog: Writings, Interviews, and Digital Rants, 2006-2009 (Writing Art)
Ai Weiwei, né le 28 août 1957 à Pékin, est un des artistes majeurs de la scène artistique indépendante chinoise.
Architecte, il a été conseiller artistique pour le cabinet d'architecture suisse Herzog & de Meuron lors de la réalisation du stade national de Pékin construit pour les Jeux olympiques d'été de 2008.
Il est l'un des 303 intellectuels chinois signataires de la Charte 08.
Ai Weiwei est arrêté le 3 avril 2011. La police de Pékin annonce, le 22 juin 2011, sa libération sous caution.
Son père est le poète Ai Qing, qui fut dénoncé et envoyé, en 1957, avec sa femme Gao Ying, dans un camp de travail de la province du Xinjiang. C'est là, à Shihezi, que Weiwei a vécu jusqu'à l'âge de 17 ans. En 1975, la famille a pu rejoindre Pékin. Ai Weiwei est marié à l'artiste Lu Qing.
En 1978, Ai entre à la Beijing Film Academy et étudie avec Chen Kaige et Zhang Yimou. En 1979, il fonde avec d'autres (Huang Rui, Ma Desheng, Li Shuang, Wang Keping, Zhong Acheng...) le groupe d'avant-garde Les Étoiles. Ses œuvres seront incluses dans les expositions anniversaires des Étoiles, « The Stars: Ten Years, 1989 » (Hanart Gallery, Hong-Hong et Taipei) et l'exposition rétrospective de Pékin en 2007, « Origin Point » (Today Art Museum).
De 1980 à 1993, grâce à un réseau de relations il part aux États-Unis, principalement à New York, où il se forme, vivant de performances artistiques et créant de l'art conceptuel en modifiant des objets readymade. En 1987 Ai prend une part active à la fondation de la Chinese United Overseas Artists Association, dont le siège est à New York. Ai a joué un rôle majeur au sein du mouvement de l'East Village, premier collectif d'art expérimental.
En 1993, son père étant malade, Ai revient en Chine. De retour à Pekin, il publie trois livres sur des artistes expérimentaux, Black Cover Book (1994), White Cover Book (1995) et Gray Cover Book (1997), faisant découvrir les œuvres et les personnages fondamentaux de l'art à un public chinois avide de connaissance.
Depuis, il produit un travail très iconoclaste, à la fois malicieux, destructeur et profond se consacrant à la culture classique chinoise et à l'environnement populaire occidental, il s'attache à la représentation du système politique centralisé et les contradictions de la modernité. Ai est entouré en permanence d'artistes et d'autres acteurs.
Les œuvres d'Ai Weiwei ont été exposées aux États-Unis, en Belgique, en Italie, en Allemagne, en France, en Australie, en Chine, en Corée et au Japon.
Son travail a été présenté à la 48e Biennale de Venise en 1999 (Italie) ; à la First Guangzhou Triennial de 2002 (Chine) ; à la Biennale de Sydney de 2006, Zones of Contact, (Australie); et à la documenta 12 de Cassel (Allemagne), où il a « importé 1 000 et 1 chinois ».
En tant qu'organisateur : « Fuck Off » (avec Feng Boyi), Shanghai, Chine, 2000.
Une de ses œuvres récentes les plus célèbres est l'installation Sunflower Seeds présentée dans le cadre des « Unilever Series », du 10 octobre 2010 au 2 mai 2011, à la Tate Modern de Londres. L'œuvre est constituée de plusieurs millions de représentations de graines de tournesol ; elle joue avec une métaphore célèbre de Mao Zedong où le peuple chinois devait se tourner vers lui comme les tournesols vers le soleil. Cette sculpture, selon le mot choisi par la Tate Modern pour présenter l'œuvre, est constituée de petites porcelaines peintes une à une, à la main, par près de 1 600 artisans et ouvriers de la ville de Jingdezhen (dont la porcelaine est historiquement l'activité économique principale et qui traverse une crise de l'emploi sans précédent) et installées sur 1 000 m2 du hall sur lesquelles pouvaient initialement se déplacer les visiteurs.
En juin 2009, aux prises avec la censure entourant toute tentative de commémorer le massacre de la place Tiananmen, il met en ligne un poème intitulé ironiquement Oublions9.
Le 3 décembre 2010, Ai Weiwei, qui souhaitait rejoindre la Corée du Sud, indique que la police a refusé sa sortie du territoire chinois car il mettait alors « en danger la sécurité nationale ». Il analyse ainsi cette interdiction : « la police et les autorités aux frontières augmentent leurs efforts pour empêcher des membres éminents de la société civile chinoise de voyager à l'étranger à l'approche de la cérémonie du prix Nobel de la paix » attribué au Chinois Liu Xiaobo qui est actuellement emprisonné10.
Ai WeiWei a été sélectionné par le site Sina.com dans la liste visant à élire l'« artiste de l'année » en dépit du gouvernement chinois11.
Le 3 avril 2011, Ai Weiwei est interpellé par la police à l'aéroport International de Pékin avant qu'il ne puisse prendre un avion en direction de Hong Kong. Son atelier et son domicile sont fouillés et des ordinateurs sont confisqués le même jour, alors que la Chine voit la plus large répression qu'elle ait connu depuis dix ans, commencée en février 201112. Le 17 avril une manifestation de soutien à Ai s'est tenue à Hong-Kong pour demander « la libération de ce militant des droits de l'homme13 ».
Le 15 mai 2011, l'artiste a pu brièvement rencontrer sa femme dans le lieu secret où il est détenu14. Suivant le témoignage de celle-ci, Ai Weiwei n'aurait subi aucune forme de torture par les autorités chinoises14 et il aurait aussi reçu les thérapies demandées par son état de santé (diabète et hypertension15).
Ai Weiwei est libéré sous caution annonce, le 22 juin, la police pékinoise, selon le site de l'agence officielle Xinhua. Ai Weiwei faisait l'objet d'une enquête pour crime économique, qui a conclu « à une importante évasion fiscale par la société Fake, que l'artiste contrôle, et à la destruction intentionnelle de pièces comptables. » Cette décision est prise « du fait de la reconnaissance par Ai Weiwei de ses crimes, en considération de son état de maladie chronique, et de son intention répétée de rembourser au fisc les sommes manquantes. »
Comme Hu Jia, et d'autres dissidents libérés récemment, il voit sa liberté de parole et d'intervention limitée, comme condition de sa libération.
Source :
fr.wikipedia.org/.../p://fr.wikipedia.org/wiki/Ai_Weiwei