« Détermination » est le mot qui lui sied le mieux. Depuis l’enfance elle nourri des projets toujours plus ambitieux. Née dans la Petite Patrie de Montréal, Monique Larose grandit avec la ferme conviction de donner un sens à sa vie.
À l’aire où les études se conjuguent au masculin, Monique gradue de l’Académie Sainte-Anne. La mort prématurée de son père l’oblige à mettre une fin temporaire à ses études et à s’engager dans le milieu du travail. Elle se joint à un courtier de la Maccabee Mutuel et vend pour lui, en son absence, des contrats d’assurance-vie jumelés à des hypothèques.
L’amour sonne à la porte et la voilà mariée. Deux filles voient le jour. La mode l’intéresse; entrepreneur dans l’âme, dans les années 70 elle ouvre un magasin de vêtements haut de gamme. Bien que connaissant une bonne lancée, son divorce l’oblige à fermer boutique. C’est un nouveau départ qui mettra en valeur sa détermination de réaliser ses projets, d’aller toujours plus loin et de faire la différence.
Yves Nadeau, directeur aux ventes chez les Formules Mécanographiques Paragon embauche dans les années 70, la première femme représentante de formules d’affaires au Canada. Un succès sans pareil. Monique Larose conçoit des formulaires innovateurs pour les pharmacies Jean Coutu. Nommée directrice régionale des ventes, elle développe plusieurs comptes majeurs et aide les jeunes représentants et représentantes à démarrer leur carrière. Pendant ce temps, elle poursuit ses études. Après avoir étudié en philosophie et en psychologie à l’Université de Montréal, elle s’inscrit à Sir George William, maintenant Concordia et se dirige vers l’administration. Elle poursuit ensuite des études au Management Institute de l’Université McGill.
Après avoir développé la clientèle, géré les comptes spéciaux et négocié de nombreux contrats pour l’Imprimerie Canadienne Gazette, Monique Larose se joint à Coronet Régal, une entreprise manufacturière de matériel de cuisine en tant que directrice du marketing. Deux ans se sont écoulées. De retour aux sources, elle se joint à Graphique-Couleur, une entreprise en imprimerie, ce qui fut pour elle une étape marquante de sa vie. Intuitive et visionnaire, en tant que vice-présidente aux ventes et marketing, elle met sur pied une équipe de vente dont personne n’oubliera le dynamisme. Déterminée, elle parvient à persuader Paul A. Bronfman chez Astral Bellevue Pathé, de confier à Graphique-Couleur le montage et l’impression aux deux semaines, des magazines The Mailer et La Revue, deux publications destinées aux clubs vidéo. Il lui accorde le contrat. Pour coordonner et réaliser la première sortie, elle y travaillera sans répit ni sommeil cinq jours et quatre nuits. La production atteindra rapidement une valeur de plusieurs millions de dollars. Yvon Chartier, copropriétaire de Graphique-Couleur, lui permet de mettre en valeur ses forces. Elle embauche, met sur pied des services de coordination et d’estimation inexistants auparavant, rédige des contrats pour les futurs clients et les employés, élabore des outils promotionnels, des programmes publicitaires, prépare des programmes de formation pour les représentants et formule des plans d’affaires. Monique Larose introduit le Zéro défaut de Deming chez Graphique-Couleur qui deviendra quelques années plus tard, les systèmes qualité ISO.
Au début 1990, la vente de Graphique-Couleur à Québécor, est à l’horizon. Elle reprend les études. Elle s’inscrit à Polytechnique pour approfondir la normalisation, particulièrement celle reliée à la gestion. En 1992 elle démarre Chartier, Larose, une entreprise de consultation en gestion qualité. Les années folles d’ISO. Elle implante des systèmes, forme les dirigeants et leurs employés, rédige la documentation, conduit des audits, restructure des entreprises en difficultés. Elle étudie toujours et développe de l’expertise dans le domaine des instruments médicaux et des laboratoires. En 2000, elle fonde l’Association des conseillers en gestion qualité, l’ACGQ. Elle se taille une place dans le marché et est sélectionnée en tant qu’évaluateur aux Grands Prix Québécois de la qualité en 2003 et chef évaluateur en 2004. Depuis 2007, le programme de sécurité C-TPAT fait maintenant parti de ses expertises.
En parallèle à sa carrière dans le domaine des affaires, elle s’intéresse au milieu artistique. Avec ses ateliers de jeux caméra, Jean-Pierre Bergeron lui donne le coup de pouce. Après quelques sessions, elle démarre une troupe de théâtre, La Clique, et coordonne la production d’une à saveur humoristique qui lui permet de se joindre à l’Union des Artistes. La formation artistique ne cesse jamais. De la diction avec Huguette Uguay aux cours d’improvisation chez Danielle Fichaud, Monique Larose s’amuse et décroche des petits rôles.
L’engagement, la détermination, le pouvoir des rêves font que la vie est une aventure de plusieurs tableaux.