Qui je suis :

Biographe, écrivain et illustratrice, il m’arrive parfois également d’être Guide littéraire pour de nouveaux auteurs. De mon bureau à ma table à dessin, avoir la tête vide sans aucun programme ou objectif, j’ignore ce que cela veut dire.
Concernant
mon activité de biographe, mon site à ce sujet.
C’est vers les années quatre vingt que reconnaissais véritablement les tonalités qui me lient à l’écriture. Ce fut d’abord vers le monde du Cinéma pour la rédaction des dossiers de comédiens du « Fichier Européen du Spectacle”. Puis en direction de salles dont j’ai assuré des critiques de films. Enfin on me confie la direction de la rédaction chez un éditeur de guides touristiques. Pour cet éditeur je signerais une douzaine de titres. Dix ans plus tard, allégée de mes responsabilités éditoriales pour raison de santé, je trace amicalement des souvenirs pour des intimes. Captation du mot, de la psychologie et de l’investigation qui m’amèneront à mettre en chantier les mémoires de la propriétaire du palace le Négresco, Jeanne Augier.
Depuis lors, il y eut une longue suite de travaux biographiques. Parmi ceux-là, on trouve un abécédaire “Mais qui a peur d’Erostrate ?” sorti aux éditons Athéna ou bien le “Guide Littéraire de l’Autobiographie” chez Scripta. Suivra un cortège de mémoires et de biographies souvent traités dans des formes inattendues. Parmi eux “Le sang de la Sanguine” pour une ex productrice de Cinéma dont une suite devrait se faire un jour. Il y eut une recherche au sujet d’une femme sexologue ou encore une biographie à deux voix écrite pour un couple de rapatriés. Viendra également un long travail de deux ans d’investigation et d’écriture en deux eux versions lié à un membre de la Wermarth et à sa fille. Enfin, ce sera cette grande aventure biographique dédiée au millionnaire suisse Herbert Marti. Publiée à la fin de l’année dernière elle vient d’être traduite en allemand. L’été 2009 s’est achevé par le bouclage d’une Biographie/Témoignage d’un grand journaliste. Célèbre pour ses reportages jusqu'à la Cordillière des Andes orientale, ce reporter, Albert Brun, a couvert, entre autres, la traque de Klaus Barbie et la trajectoire du Che Guevara.

Les années d’études d’Art graphique pour la préparation au passage aux Arts décoratifs ont été une évidence pour moi jadis. Avec des parents tous deux cités au Bénézit, avec la présence d’une mère haute créatrice diplômée des Beaux-arts de Paris et d’un père fameux coloriste reconnu en son temps, je ne pouvais que me diriger dans ces voies. Une direction me conduisant tout droit à l’Académie Charpentier pour consolider de sérieux penchants pour le dessin et la couleur. J
J’y approcherais le sculpteur César, entre autres, et aurais à y croiser Danièle Graule dont on ne connaissait que le pseudonyme, Dani. Souvent flanquée de la jeune Zouzou, égérie manifeste des ateliers d’artistes, puis des plateaux de cinéma des années 60/70, Dani préparait son entrée au Quais Malaquais si je me souviens bien. Plus connue trente ans après, comme chanteuse aussi elle vivra un réel succès pour son duo avec Étienne Daho. Je fais un menu crochet par ma jeunesse pour rappeler que cet enseignement dans la plus courue des Académies d’Art, qui vit passer Eugène Delacroix, Cézanne, ou Manet, me permet aujourd’hui de tenir pinceaux ou mines avec autant de ravissement que j’active mon clavier d’ordinateur et mon écoute, dans le cadre des récit

s biographiques que l’on me confie.
Je n’hésite pas à rappeler alors que je navigue entre mots et tubes, entre les trajectoires des uns ou le profil des autres et veux étendre ce concept des « Carnets de Voyage de la Mémoire ». Je ne l’ignore pas, pour le vivre depuis des années, que de confier sa pensée correspond à un besoin profond, celui de revenir aux racines des choses en se rappelant l’essentiel. Mettre tout cela en images est une extension naturelle de ma mission de Biographe.