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rachida
reuil malmaison
France
63 ans
auteur
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rachida yacoubi

 
 
 
Un extrait de mon premier ouvrage " Ma vie, Mon cri" 
 
 
"Dieu, aidez moi à revivre ma bouleverssante vie à travers mes écrits, donnez-moi le courage d'aller jusqu'au fond de moi-même , de rouvrir ces plaies qui saignent encore et de supporter une deuxiéme foid leur douleur .
Dieu Tout- Puissant , donner moi la force de crier trés fort, aussi fort pour que je perçoive de trés moin l'écho de mon cri en espérant que ma voix perce le coeur de tout ceux qui m'ont aimée ou détestée . Que votre paix régne dans tous les coeurs !
cette paix, je l'ai tant cherchée auprés des Hommes toute ma vie durant, sans jamais dans la trouver. Je me retournais à chaque fois vers vous, vous mon créateur, et elle venait à moi par la magie de la priére . elle m'envahissais et je me sentais forte , protégée . C'étaient les seules instants où je n'avais peur de personne.
je souhaitais alors que le temps s'arrête pour demeurer dans cet état serein . hélas, le devoir, la voix et les appels au secours des miens que je traînais derriére moi dans ma chute me rappelaient à la réalité dure et amère .
 Je suis partie en me disant : aprés moi le déluge....je me trompais. le déluge se trouvait là, devant moi.
Naïve , confiante et sans défence, je pénétrais dans un univers inconnu en trébuchant de fatigue et de désespoir, à la recherche d'un refuge. Battue à mort, je m'étais enfuie en laissant tout derrière moi . sans le sou, je faisais mon premier pas dans ce nouveau monde , en quête d'un trou salvateur . Je ne souhaitais
qu'une chose, m'allonger, me reposer, dormir.
Oh! le beau rêve....
 J'avais quitté un homme pour me retrouver face à mille autres. je n'étais qu'une proie qu'ils dévoraient des yeux.
leurs regards me perçaient les os et me dégôutaient . mais je n'y pouvais rien. Eux, ils pensaient pouvoir tout se permettre puisque je n'étais la propriété de personne. Divorcée , j'étais devenue publique. Rejetée par tous, même mes amis les plus chers, je ne voyais plus que leurs nuques . j'étais dans la merde et tout le monde me fuyait ."
 
Un extrait de "Je dénonce"
 
"Qu'il en soit ainsi!
Et cela fut, tel qu'il est écrit sur les lignes de ma main. Seul l'inconscient pense pouvoir maîtriser son destin. Sans garder les bras croisés, je n'ai jamais rien pu changer au mien. La prison! une conclusion évidente à mesurer le temps perdu à traîner dans mes délabrements, let les larmes versées sur mon sort. Du temps perdu , vu le serieux qui peuplait l'horizon. Egarée dans un univers de drame , j'avais besoin d'être secouée pour accélérer le pas. Seule une bombe pouvait m'inciter à le faire . La prison en fut une , une toute petite, sous laquelle je n'ai pas péri , mais c'était tout comme. Et si j'existais encore, si ma foi continuait à palpiter au fond de mon être pour lui donner le courage de continuer à lutter , j'étais pourtant loin d'être en vie.
Comment l'être?
Lorsque le corps pris en otage se trouve condamné à l'impuissance, l'esprit est torturé au dernier degré et, à la place des yeux ,il pleure . La boule d'angoisse blôque toutes les émotions, et les empêche de venir s'exprimer à la surface . Se sont toutes les forces qui s'eclipsent a leur tour,abondonnant le corps à son sort. Attitude qu'avaient adoptée les miennes , alors qu'elles étaient les seules capable de m'apporter un soutien.
Réduite à un tas d'os et de chair, abondonnée dans le sous sol d'un tribunal, j'aurais souhaité être tronsformée en pierre , et non livrée au mal qui tiraillait chaque partie de mon corps. Rpngée par la douleur de tout ce qui m'avait été cruellemenr arraché, je n'étais plus qu'un sac poubelle qui attendait qu'on vienne l'embarquer vers une décharge publique .
Je hurlais la gorge nouée. Je pleurais mais mes larmes étaient un feu sans flamme. les verser m'aurait sans doute soulagée du mépris que je ressentais pour moi -même, de la haine éprouvée à l'égard des cisaillements qui me déchiraient silencieusement la chair. Ils extirpaient le centre vital de mon être, afin de creuser des tombes pour acceuillir les beaux sentiments quim'animaient jadis, et qui n'étaient plus qu'un poids inerte et froid.
L'injustice des hommes m'avait désormais déposédée de ce que j'avais de noble , ma naïveté , ma fierté et la confiance en l'autre. Tout avait été détruit, et je devais désormais porter le fardeau de mon propre cadavre. "
 
 
 
 
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