SOMMAIRE
1ère partie : Biographie « L’aventure d’un Québécois dans la voie du Samouraï ».
2e partie : Description du Gu Lang Do.
3e partie : Curriculum vitae de Rémi Labrèche.
4e partie : Site Internet du Gu Lang Do et adresse courriel de Rémi Labrèche.
BIOGRAPHIE
L’aventure d’un Québécois dans la voie du Samouraï
Ayant comme mère une adepte des films de « Bruce Lee » et comme père un important fabriquant d’uniformes d’arts martiaux et de sports de combat, le tout dans une famille couronnée d’oncles anciens champions de Boxe, le jeune Québécois Rémi Labrèche avait alors des éléments qui allaient graduellement l’amener dans la voie du Samouraï.
Rémi était un enfant fragile et très solitaire. À cause de son indépendance, à l’école primaire il fût en quelque sorte le « punching bag » des autres enfants se faisant régulièrement intimider. Plusieurs fois, après les classes, ces derniers le frappaient chacun leur tour. Pour eux, Rémi était une cible facile afin de se valoriser ou de démontrer leur capacité de « leader » parmi les autres, mais aussi, pour déplacer leurs pulsions agressives qu’ils déchargeaient sur leur cible.
Près de chez lui, il y avait un groupe de jeune qui traînait au coin de la rue. Lorsqu’il revenait à la maison et qu’il était blessé des coups encaissés à la sortie des classes, ces autres jeunes se moquaient de lui car il était en larmes. Comme les premiers agresseurs, à leur tour, ils se servaient de lui comme sac de frappe. Le jeune Rémi a donc été une sorte de bouc émissaire au fait qu’il était plutôt faible et vulnérable. Ainsi, plusieurs petits vauriens s’en prenaient à lui en projetant leurs conflits émotionnels sur sa personne, ce qui lui apportait alors de grandes difficultés d’adaptation à la vie hors de son monde de jouets.
Malheureusement, à cause de ces événements, le petit loup solitaire n’a pas eu la chance de vivre une enfance normale et dû involontairement apprendre à encaisser les coups. Pour lui, ce petit pacifique, le fait de donner des coups en riposte à ses jeunes agresseurs était beaucoup plus cruel à ses yeux que d’en recevoir. Pourtant, vivant dans des quartiers à faibles revenus, il voyait bien son père, homme pacifique mais n’ayant pas « froid aux yeux », être de taille à régler défensivement ses différents avec succès face à certains voisins agressifs.
Ces années ont donc été très difficiles pour lui, car durant les heures de classes, il songeait toujours à ce qui allait arriver à la sortie. Il vivait ainsi sous le régime de la peur. Ses parents ont tenté par quelques moyens auprès de l’école de mettre fin à cette situation, mais les jeunes devenaient encore plus menaçants si Rémi racontait quoi que ce soit. Alors, lorsqu’il devait encaisser les coups il faisait en sorte d’éviter de pleurer à son retour à la maison. Cette situation le rendait très nerveux et extrêmement anxieux. C’est là que, malgré ce que la religion m’enseignait, il réalisa que ce n’est pas les personnes qui font du mal qui risque l’enfer, mais plutôt celles qui sont leur victime qui vivent en enfer. Enfin, à cause de son désintéressement lors des classes, la direction de l’école lui fit rencontrer une intervenante scolaire afin de chercher la solution à son problème. Par la suite, cette dernière venait le chercher pour quelques heures lors des classes. Cela lui faisait plaisir car cette intervenante lui faisait faire des tests d’intelligence sous forme de jeux. Malheureusement pour lui, cela n’a durée que quelques temps.
Donc, Rémi était très loin d’être le plus populaire de l’école. Lors des jeux ou des sports d’équipe, il était celui que les jeunes choisissaient le dernier et encore, ils auraient préférés qu’il reste sur le banc. Cela n’était pas causé par le fait qu’il n’était pas bon dans le sport, car il était quand même capable de fonctionner comme les autres, mais c’était plutôt à cause de son côté retiré et non confiant.
Rémi aimait bien collectionner les cartes de « La guerre des étoiles ». Un jour un jeune de son cartier est venu lui voler (taxer) ses cartes. Il a alors été voir son père et, ce dernier lui a dit de se débrouiller pour les récupérer. Face au jeune type qui était beaucoup plus gros et grand que lui, et devant son refus d’obtempérer, Rémi a alors monté sur les deux premières marches d’un escalier et lui a balancé un coup de poing a la figure. Par la suite, il a repris ses cartes. Le jeune type, surpris, furieux et en larme, a alors été se plaindre au père de Rémi. Pendant ce temps, Rémi était très nerveux car il avait peur de se faire gronder. Son père a alors retourné le jeune chez lui en lui expliquant qu’il avait cherché le trouble et qu’il devait maintenant en subir les conséquences. Par la suite, il lui a expliqué qu’il devait agir ainsi si il voulait se faire respecter. Mais cela n’allait pas encore le convaincre de s’imposer ainsi face aux autres jeunes.
Dans sa jeunesse, Rémi eu la chance de rencontrer plusieurs champions et instructeurs d’arts martiaux et de sports de combat de l’époque au fait que son père travaillait dans le milieu en question. Parfois même, son père l’amenait avec lui pour assister à des démonstrations et à des compétitions. Par contre, aux yeux du jeune loup solitaire, c’était là un monde qui semblait inaccessible pour lui, et la montagne à gravir pour devenir efficace en arts martiaux était trop haute. Ainsi, il vécu sous le régime de la peur sans riposter pendant tout son primaire et le début du secondaire.
Quelques temps plus tard, en jouant avec des amis, Rémi voit alors sa mère surgir dans la maison en état de panic. Elle avait été sujette d’un « hold-up » en allant au même marché de l’alimentation. Étant devant la caissière pour payer ses achats, un des voleurs était alors venu lui pointer son pistolet au visage. Ce qui était désolant dans tout cela, c’est que sa mère avait déjà vécu des crises d’anxiété lui rendant la vie difficile remplie d’insécurité lorsqu’elle sortait seule. Devant cette situation, Rémi était alors rempli de colère envers les agresseurs de sa mère. Il aurait tant aimé aller leur donner une solide correction. Mais bon, les voleurs s’étaient enfuis, et de plus, il n’était que le jeune Rémi, jeune homme qui ne prends pas sa place, écrasé par la majorité manquant alors de courage. Alors, comment imaginer qu’il puisse donner une correction à des braqueurs.
À l’âge de 13 ans, Rémi et sa famille ont déménagé dans un autre quartier de la ville de Montréal. Quelques jours à peine après s’être installés, marchant près d’un parc en compagnie d’un jeune voisin, un type s’écria en sa direction disant de ne pas le regarder. L’ami de Rémi dit alors nerveusement à voix basse qu’il devait faire attention car ce type était un chef d’un gang de rue. Le type en en question, en compagnie de plusieurs autres jeunes armés de bâtons de baseball, sont alors venu dans leur direction. Prenant une attitude de gangster, il dit alors à Rémi qu’il devait le respecter et ne jamais le regarder sans sa permission. Par la suite, il s’élançait et, d’un puissant coup de poing, il frappait le jeune Rémi à la figure. Sa tête n’avait que peu bougée déplaçant seulement ses lunettes de soleil. Surpris de l’encaissement, ce type lui dit alors de partir et de voir à ce que ça ne se reproduise plus. Son ami était tout aussi surpris que l’agresseur, mais pour Rémi, ce n’était pas la première fois qu’il encaissait un tel coup de poing.
Par la suite, chaque fois que Rémi voyait son agresseur sur la rue, il avait terriblement peur. Ce dernier avait une dure réputation. Un jour, un de ses « généraux » est venu voir Rémi et lui a avoué son étonnement face à sa capacité d’encaissement. Ensuite, en lui disant qu’il recrutait des membres sachant se battre, il a alors demandé à Rémi de faire partie du gang. Rémi ne savait pas quoi dire car il avait peur de la réaction du type face à un refus. Alors, le type l’invita à le suivre en compagnie du chef et de ses membres, pour ainsi, constater qu’il est amusant de faire partie de ce gang. En cette journée, tout ce que Rémi a pu voir c’était des actes de délinquance, des mauvais coups, du vandalisme, de la consommation de boissons alcoolisées, de la drogue, donc rien de très amusant pour un jeune de bonne éducation ou encore, de bonne conscience. Par chance, quelques jours plus tard, le chef de gang et quelques uns de ses membres ont été pris en flagrant délit par la police et amené dans un centre pour délinquants. Rémi était donc libre. Un an plus tard, Rémi et sa famille changeaient de quartier.
En 1985, à l’âge de 15 ans, alors qu’il éprouvait beaucoup de difficulté à accepter la tournure de son adolescence, un ami lui raconta qu’il venait de s’inscrire dans un club de Boxe près de chez lui et qu’il trouvait cela idéal pour se défouler. Côtoyant beaucoup de champions et d’instructeurs d’arts martiaux et de sports de combat depuis plusieurs années au fait que son père travaillait dans le domaine, il décide alors qu’il était temps pour lui d’apprendre sérieusement à se défendre et, du même coup, d’aller se défouler. Dès la première journée d’entraînement, ça lui faisait vraiment beaucoup de bien de cogner dans les sacs de frappe. Toute cette énergie négative accumulée et maintenant extériorisée lui redonna de l’espoir. Rémi avait maintenant la capacité de mettre fin à la violence des autres. Par son image et son attitude de confiance en lui, automatiquement, il éloignait les éventuels agresseurs. Ainsi, la vie prenait une toute autre tournure, et de plus, ces activités l’aidaient à faire passer son adolescence qu’il trouvait difficile.
Sur place, parmi les boxeurs, un jeune kickboxeur se nommant « Claude » découvrit alors la volonté que ce jeune loup solitaire portait à ses séances d’entraînement. Ce jeune homme invita donc Rémi à faire quelques coups de pieds dans les sacs de frappe. Surpris de son agilité, Claude, ceinture rouge en Tae Kwon Do, invita alors son nouvel ami à visiter l’école dont il faisait partie. Par la suite, le Tae Kwon Do est devenu un refuge pour Rémi qui, aussitôt le cours terminé, était impatient à l’attente du cours prochain.
Lors de sa première compétition « open », il se démarqua jusqu’à la semi-finale où il fit face à un adversaire sosie faciale et corporel de Bob Wall dans le rôle de « Ohara » co-vedette du film « Enter the dragon » de Bruce Lee. Maintenant dans la catégorie adulte et face à la force de frappe mature de son adversaire dont il était vraiment impressionné par la ressemblance au « méchant » du film de son idole, ce petit fonceur fit alors face à sa première défaite.
En 1986, Rémi se tenait avec un groupe de plusieurs jeunes qui sortaient au cinéma ou autres endroits de divertissement. Un jour, rue Ste-Catherine à Montréal, une partie du groupe entra dans un restaurant afin d’aller téléphoner et faire quelques achats, tandis que l’autre partie du groupe, dont Rémi faisait partie, était restée dehors. Sortant d’une voiture bondée de jeunes délinquants, un type hautement agressif est venu vers eux en criant qu’il allait tous leur casser la gueule. Il saisie brutalement un des amis du jeune Rémi, et le frappa violement pour ensuite, menacer verbalement le reste du groupe, invitant qui que ce soit à venir l’affronter. Devant le manque de volontaire, il est alors fièrement retourner rejoindre ses amis dans l’auto. La surprise a pris au dépourvu Rémi et son groupe qui ont tous figé devant ce genre d’agression. Par la suite, Rémi s’en ai alors voulu pendant de longtemps de ne pas avoir réagit en réponse à cette gratuite agression, lui qui faisait des arts martiaux.
Un soir, à la sortie des classes de l’école professionnelle où Rémi étudiait comme technicien en électronique, en prenant le métro, un type, adepte de Lutte Olympique, s’est alors approché de Rémi et, sans raison, c’est agrippé à son cou en l’immobilisant violement. Ce type était un ancien ami de Rémi qui fréquentait la même école de métiers. De façon sarcastique, il lui dit que son Tae Kwon Do n’avait pas de chance contre sa Lutte. Étant immobilisé et incapable de réagir à cette agression gratuite, Rémi revivait alors de la détresse qui lui rappelait son état de victime jadis vécu dans son enfance. En plus, c’était vraiment rabaissant pour sa fierté personnelle car il était fier de pratiquer les arts martiaux et aussi, parce qu’il y avait beaucoup de personnes aux alentours qui regardaient la scène. Tout à coup, une femme s’interposa et demanda alors à cet agresseur qu’il le lâche. Malheureusement, elle recueilli seulement un lot de bêtises de la bouche de ce lutteur aux mauvaises intentions. Ensuite, un homme bien bâti voulu aussi se faire entendre, mais en vain, le lutteur devenait de plus en plus violent physiquement avec Rémi et verbalement avec les gens.
Lorsque l’agresseur voulu sortir à la station désirée, il a alors essayé de traîner sa victime avec lui. Aussitôt, Rémi a profité de l’occasion pour pousser son agresseur dans l’ouverture de la porte. Les portes se sont alors refermées et il était enfin libre. Le soir venu, l’agresseur en question qui, dans le passé, s’était procuré le numéro de téléphone de Rémi, l’appela pour savoir si il était encore fâché et ainsi, tenter, de façon maladroite, de s’excuser de ses actes. Rémi, encore très furieux, lui dit alors que cela n’allait pas se terminer ainsi.
Le lendemain, à l’école, les cours étaient débuté quand Rémi fit irruption dans l’atelier qui servait de classe pour la partie pratique de ses cours de technicien en électronique. Ne voyant pas le professeur à son poste, il s’est alors dirigé en direction de son agresseur de la veille. Sans dire quoi que ce soit, il le saisit au collet avec une force qui lui était alors inconnue. Il l’amena ainsi au sol et, dans sa chute, l’agresseur fut lourdement étourdit. Après l’avoir maîtrisé par étranglement, Rémi lui dit alors que les rôles étaient maintenant inversés et qu’il était fatigué de toujours avoir peur face à ce genre d’individu. Par la suite, ce type ainsi que beaucoup d’autres furent enfin respectueux envers sa personne. Dans tout cela, Rémi compris que d’avoir l’attitude d’une victime, ça vient alors grandement augmenter la confiance de l’agresseur. Il compris aussi l’efficacité des combats au sol. Ainsi, il se dit qu’un jour, il devait voir à apprendre et pratiquer le combat au sol.
Dans les même année, le petit loup devenu plus confiant et un peu bagarreur, fit alors la rencontre d’un étudiant immigrant coréen expert en Tae Kwon Do. Ce précieux guide lui apporta de sages conseils afin qu’il vive la fin de son adolescence pacifiquement et ce, tout en respectant les valeurs des arts martiaux face aux tentations de valorisation ou de violence gratuite offert par plusieurs autres adolescents.
A la suite d’une importante compétition de Tae Kwon Do où il avait remporté la deuxième place en combat, Rémi s’est arrêté chez un nouvel élève de l’école de Tae Kwon Do qui demeurait avec son frère. Dans cet appartement insalubre, il y avait trois types et une fille qui étaient sous l’effet de drogues. Les trois types en question avaient des armes à feu et des cagoules en main et ainsi, se préparaient à aller faire un braquage de dépanneur. Devant ce spectacle, Rémi était quelque peu angoissé et ne savais pas si il devait avoir peur ou bien éprouver de l’indifférence. Se souvenant de la mésaventure de sa mère, il aurait aimé faire le super héro et tous les capturer, mais son courage n’était pas vraiment de la partie. Il a alors décidé de ne pas demeurer sur place trop longtemps, trouvant ainsi un prétexte pour rapidement retourner chez lui.
Peu de temps après l'obtention de sa ceinture verte, lors d’un combat de pratique dans l’école de Tae Kwon Do, en bloquant un coup de pied, Rémi blessa involontairement une élève ceinture noire qui était la favorite de l’instructeur. Rémi se sentait alors très mal alaise avec cela. Cours après cours, il avait de la difficulté à combattre et bloquer les coups sans penser à l’incident. De plus, l’instructeur avait adopté une attitude plutôt négative envers lui. Rémi a alors pris la décision de changer d’école et d’aller dans l’école du Maître de son instructeur. Le Maître en question, par vengeance personnelle vis à vis son ancien élève qui était partie dans de mauvais termes, s’occupa de Rémi, mais pas de la bonne façon. Il voulait en quelque sorte démontrer à ce jeune loup que son école était meilleure que celle de son élève, et ce, en prenant Rémi comme « punching bag » pour ses élèves avancés. Après quelques temps, Rémi, doué d’une extrême patience, eu la démonstration que la patience a ses limites. Cela a eu lieu après de longues frictions entre lui et deux élèves avancés quand le Maître ordonna un combat entre le loup solitaire et ses deux même protégés. Cela n’a pas duré longtemps. Après quelques secondes, il y avait deux ceintures foncées au sol. Devant Rémi, toujours debout en position de combat, un était au pays des rêves, tandis que l’autre croyait que son estomac faisait métaphoriquement partie de son anatomie cérébrale. Ce fut la dernière soirée pour Rémi qui quitta cette école sans aucun regret.
Avec ses nouveaux amis de l’école des métiers, Rémi avait commencé à fréquenter une discothèque pour jeunes. Avant une soirée, à la sortie de l’autobus, lui et un de ses amis, firent face à plusieurs individus d’un dangereux gang de rue qui les avaient pris du revers en les menaçant à l’aide de couteaux et de pistolets. Les agresseurs voulaient leur argent. Dans la tournure des événements, il y eu autant d’échanges verbales que physiques, prenant l’apparence d’une scène de film d’action. Par chance, un autobus arrivait près des lieux, et lorsque les passagers ont sortie, cela fit en sorte que les agresseurs prirent aussitôt la fuite. Aucun coup de feu ne fut tiré, mais à cause de certaines petites coupures de couteau ainsi que de coup de poing et de coup cross de pistolet, Rémi et son ami avaient du sang à essuyer. Une fois qu’ils ont réussi à se faufiler dans la discothèque, et ce, sans que les responsables à l’entrée ne s’aperçoivent de quoi que ce soit, ils se sont alors rapidement dirigés vers les toilettes afin de se nettoyer.
Sur place, d’autres jeunes impressionnés du brin d’action dans l’atmosphère, leur demandaient de raconter la mésaventure en question. Quelques minutes plus tard, des types plus âgés que la majorité sont alors venus les voir demandant à Rémi et son ami de les suivrent à l’extérieur. L’un d’eux leur demanda de décrire les agresseurs. Lorsque Rémi raconta que le gang était armé, le second type ouvra la valise de son automobile pour prendre des armes à feu. D’une voix sûr de lui, il leur dit : « Nous aussi nous sommes armés ». Aussitôt après, les deux types partirent à la recherche des agresseurs en question. Rémi et son ami n’ont pas alerté les autorités par peur de représailles et son retourné passer une soirée comme si rien ne s’était passé. Plus tard dans la soirée, les deux types sont revenu leur annoncer qu’ils n’avaient « malheureusement » pas retrouvés le gang en question, leur disant alors que ce n’était que partie remise. Par la suite, en repensant à cette mésaventure, Rémi a alors réalisé que l’autodéfense c’était bien plus qu’une histoire de coup de poing et de coup de pied car il y avait tout cet aspect psychologique à maîtriser autant face à l’adversaire que face à soi-même. Cela allait être un point déterminant dans son avenir de fondateur dans le domaine de l’autodéfense.
Après environ deux ans d’haltérophilie et de pratique libre de Boxe anglaise et de Tae Kwon Do dans un gymnase avec d’autres adeptes, son paternel lui donne alors l’adresse de l'un de ses amis qui venait d’ouvrir une école de Karaté Shorin Ryu à Montréal. Il invita un bon ami « Éric Tessier » à venir s’entraîner dans cette école. Cet ami en question, il y a quelques années, avait débuté les arts martiaux après que Rémi lui ait partagé sa passion. Ainsi, ce jeune homme ayant pratiqué le Tae Kwon Do, le Ju-Jitisu ainsi que le Kickboxing, est devenu pour Rémi son meilleur, plus difficile et plus fidèle partenaire de combat.
Dès les premiers cours, Rémi se démarqua par son agilité au combat. Cela eu lieu la deuxième soirée de cours lorsque l'instructeur déclara que la soirée serait réservée pour la pratique de combats. Parmi les élèves présents, il y avait un élève avancé qui, combat après combat, se défoulait sur les débutants et sur nouveaux venus. Rémi, détestant l'injustice et n'ayant pas encore eu la chance de combattre dans cette nouvelle discipline, demanda alors à l'instructeur de combattre avec le type en question. Face à son adversaire, Rémi, portant une fois de plus la ceinture blanche, d’un seul coup de pied terrassait alors son adversaire qui sous-estimait le jeune loup par la couleur de sa ceinture. Ce dernier, totalement « K.O », eu une solide fracture au visage. Ce combat, qui dura quelques secondes, a beaucoup fait parler car le type en question participait aussi aux autres cours donnés dans les écoles affiliées, et sa réputation n'avait rien d'enviable.
Lors des passages de grades, Rémi et son ami Éric faisaient alors lever l’audience dans la démonstration de superbes combats rarement démontrés entre deux grands amis. Il est bon de mentionner que chacun des combats étaient durs, vigoureux, mais aussi très respectueux. Dans cette période, Rémi avait découvert le Kickboxing qui, dans le début des années 90, était très populaire au Québec. Son intérêt pour ce sport a surtout débuté après qu’il fut invité à l’avant première du film d’un de ses idoles « Jean-Yves Thériault », champion mondial en Kickboxing. Ce film « La rage de vaincre » faisait connaître l’homme sympathique, le bon père de famille, mais aussi « The Iceman » l’homme de glace, l’incroyable guerrier. Alors, pour Rémi qui jadis croyait ce sport réservé aux brutes, cela a été comme une révélation sur ses propres possibilités en combat. Il décida donc de s’y mettre en pratique libre chez lui dans son petit Dojo au sous-sol de son habitation. Étant ancien boxeur aromatisé de Tae Kwon Do et de Karaté, Rémi était très à l’aise dans ce sport de combat assez vigoureux.
Par la suite, dévoué par son sérieux aux cours, Rémi devins aide instructeur de Karaté et donnait des cours d’assistance et de remplacement avec honneur et passion. Lorsqu’il revenait des cours de Karaté, Rémi prenait alors des notes sur ce qu’il avait appris et observé et aussi, il imaginait et notait les compétences idéales que devrait détenir un bon instructeur. Par la suite, les élèves de l’école venaient chez lui dans son petit dojo pour apprendre ou performer leur entraînement. Il a alors réalisé que les arts martiaux et les sports de combat n’allaient pas faire que passer dans sa vie, mais que la possibilité qu’un jour il puisse avoir le titre d’instructeur était probablement bien réelle. Mais pour cela, il devait faire preuve d’une très grande discipline, et ainsi, faire plusieurs concessions.
Le Karaté Shorin Ryu allait durer quelques années, et ce, jusqu’au jour où il y eu un conflit d'avec son instructeur. Rémi n'était pas en accord avec l’attitude déplacée de son instructeur et aussi de la façon dont les examens de passages de grades se déroulaient. Autrement dit, Rémi trouvait que ces examens mettaient un peu trop l'accent sur la quantité de katas à effectuer et non sur la qualité des katas. Il était aussi en désaccord avec le fait que tous les élèves passaient leur examen la même journée et que tous, à coup sûr, allaient être montés en grade. En guise de contestation face à cette facette illogique visible dans plusieurs écoles, Rémi ne s'est alors pas présenté le jour de son examen de ceinture verte. Et quelques temps après il quitta l’école.
Depuis la fin des années 80, Rémi qui avait un emploi comme agent de sécurité et qui songeait à peut-être devenir policier ou militaire, pour se préparer et développer les autres formes d’agilités d’un guerrier, participait à des entraînement, joutes et tournois de type paramilitaire avec marqueurs de peinture. Il a d’ailleurs été dans les premiers à participer à ce genre de tournois sportif qui était encore à ses premières années. Chaque fois qu’il participait à une joute ou un tournois, dans son esprit il adoptait la pensée qu’il devait agir comme si les balles de peinture étaient de vraies balles de pistolet. Ainsi, dans son esprit cela n’était plus un jeu et il devenait encore plus efficace. D’ailleurs, lors d’un important tournoi organisé chaque année et qui n’avait jamais été remporté par quiconque, Rémi en compagnie de son ami Éric et de trois de leurs confrères de l’école de Karaté ainsi que d’autres participants ont été, grâce à l’élaboration d’une stratégie militaire créée par Rémi et Éric, les premiers à remporter ce tournoi.
Après un certain temps, un confrère de travail lui fit part d’une école de Karaté où venait de s’inscrire, le Karaté Kenpo. Dans cette école, il y avait des cours intensifs spécialement pour évoluer en combat, et ces derniers étaient uniquement réservés aux ceintures avancées du Karaté Kenpo. Alors, pour les nouveaux venus, une qualification était requise. Donc, une fois de plus, et toujours accompagné de son partenaire de combat, Rémi n’a pas vraiment eu de difficulté à convaincre les instructeurs de ses capacités à participer aux cours. Dans le dojo, il y avait un étrange instructeur. Avant les cours, il était toujours en méditation, seul dans son coin. Lorsqu’il n’était pas dans son monde interne pour ne pas dire « sa bulle », il impressionnait Rémi en pratiquant des séries de techniques explosives avec « la force et les nerfs du tigre ».
Après quelques temps et plusieurs durs combats, le loup défia courageusement le tigre. Les premiers combats étaient désastreux et douloureux pour le loup qui, lors de ses retraites, accusait la défaite en soignant ses nombreuses blessures. Tenace et orgueilleux, Rémi étudiait donc toutes les possibilités afin d’atteindre « la bulle » de ce fameux tigre, mais en vain car les résultats n’étaient pas concluant. Un jour, il eu l’idée de combattre « le feu par le feu ». Donc, pour se faire, il adopta alors le même style défensif que son adversaire et ce, pour éviter que celui-ci soit préparé à l’assaut impulsif d’un adversaire voulant mordre sa proie à tout prix. Cela mit ainsi fin à cette longue et pénible souffrance. L’instructeur « ce fameux tigre » félicita le jeune loup, qui lui, avait beaucoup évolué par cette prise de conscience. Après quelques mois de pratique en étant enrichi d’une très bonne expérience en combat, il dû arrêter les arts martiaux dans cette école au fait qu'il aurait encore une fois dû obligatoirement faire face à une bonne quantité de katas à apprendre, mais surtout pour des besoins familiaux car sa conjointe attendait un premier bébé, et il devait ainsi voir à ses devoirs de nouveau père de famille.
Il commença donc à écrire et faire des études et recherches sur la meilleure façon de s’entraîner et de combattre. Deux disciplines faisaient principalement partie de ses études : le Ju-Jitisu japonais et le Jeet Kune Do. C’est alors qu’en étudiant la philosophie de Bruce Lee à travers son best seller « Tao of Jeet Kune Do » qu’il découvrit un ensemble d’indices qui l’aida dans sa recherche de son propre moyen d’expression.
En 1996, une rencontre avec son ancien instructeur de Shorin Ryu ramenait ce jeune homme dans le Karaté, mais seulement pour quelques mois. Rémi qui avait d'ailleurs sérieusement pratiqué librement ses katas de Karaté et sa méthode de combat pendant l’année précédente, avait grandement évolué et était alors prêt pour passer son examen de ceinture verte qu’il avait jadis contesté, mais aussi de ceinture bleue. Malheureusement, le jour de l’examen n'a jamais eu lieu car les cours pour adultes furent annulés. Par la suite, Rémi et sa conjointe qui attendaient un second bébé ont déménagé à l’extérieur de la ville. Sur place, il ne pouvait pas poursuivre le Karaté Shorin Ryu dans une école affiliée au fait qu'il n'y en avait pas dans son secteur. Rémi allait devoir réorienter sa carrière d’adepte d’arts martiaux. D’ailleurs, il avait pris goût à la nouvelle vague que Bruce Lee avait prédit avant sa mort, les arts martiaux et sports de combat mixtes.
Suite à la prise de conscience que la popularité montante des arts martiaux et sports de combat mixtes avait créée, pour ainsi dire, une vague d'insécurité psychologique chez les adeptes d'arts martiaux traditionnels, Rémi eu l'idée de créer un concept d’autodéfense de haut niveau à partir de plusieurs des meilleures techniques, principes et stratégies logiques et réalistes provenant de plusieurs arts martiaux et sports de combat. Cette synthèse fût donc créée en adoptant et respectant certains principes pédagogiques traditionnels, le tout afin d'augmenter l'efficacité et la polyvalence de la personne pratiquante. Alors, comme ce fût le cas pour l'évolution des concepts modernisés, à son tour, le loup solitaire codifia scientifiquement le tout, sans discrimination, en ayant comme principal objectif d'utiliser tout ce qui permettra d'évoluer adéquatement.
En 1997, la synthèse scientifique dont il rêvait pris forme. Par la suite, ce loup solitaire travaillait d’arrache pied pendant presque deux années, s’entraînant rituellement tous les jours sans exception et étudiant tous les soirs avant son sommeil. Cette discipline fût pour lui incontestablement nécessaire afin de perfectionner sa formation personnelle en arts martiaux et en conditionnement physique, ainsi que pour faire évoluer sa conception, donc son interprétation personnelle de façon sécuritaire.
Au début de l’année 1999, après près de deux ans d'évaluation comportant diverses mises à l'épreuve dont le petit loup s'impliquait souvent lui même, Rémi ouvra une école de Karaté sportif sous la tutelle d’une amie instructeure de Karaté ceinture noire première dan. Par contre, l'école changea rapidement de nom au fait que Rémi enseignait aussi l'autodéfense et le Kickboxing. Du nom Karaté Sportif, un compromit entre les mots « Autodéfense et Kickboxing » donnait le nom de « Kick-Défense » Kick pour Kickboxing et Défense pour autodéfense. Il enseigna à quelques amis incluant Éric Tessier ainsi qu’à sa plus jeune soeur Annie qui avait aussi pratiqué le Karaté. Afin de s’habituer au contrôle autonome d’une école d’arts martiaux, Rémi ne voulait pas trop d’élèves pour débuter, ainsi sa publicité se faisait surtout de « bouche à oreille ».
Après environ six mois d’enseignement, il fut approché par un promoteur en Kickboxing. Ce dernier l’intégra dans le monde du Kickboxing compétitif amateur qu’il voulait re-populariser comme dans le début des années 90. Rémi eu alors droit à une formation afin de devenir entraîneur pour les compétitions de Kickboxing amateur. Dans sa formation, il eu entre autre l’honneur de se faire entraîner par le célèbre Don « The Dragon » Wilson.
Lors d’une compétition de Kickboxing amateur à Montréal, Rémi participait pour la première fois en tant qu’entraîneur de Kickboxing. Il avait alors amené combattre un de ses premiers élèves, son fidèle ami Éric Tessier. L’adversaire de ce dernier était un élève de l’un des idoles du petit loup, Jean-Yves Thériault. Ainsi, Rémi était maintenant dans la cours des grands face à celui qui aimait tant voir combattre lors des nombreux galas qu’il avait assisté en tant que spectateur tout au long de sa jeunesse.
Par la suite, à cause de malchance monétaire, le promoteur dû abandonner ses projets. Avec la fermeture de son école, il confia plusieurs de ses élèves à Rémi, nouvel instructeur en chef de Kickboxing amateur. Les cours étaient maintenant divisés en deux parties ; en première partie, le Kickboxing et en seconde partie, l’autodéfense.
À la fin de son bail de location, il dû déménager son dojo car le nombre d’élèves grimpait de plus en plus et il manquait alors d’espace d’entraînement. Mais la recherche d’un local adéquat et économique était plutôt difficile et Rémi ne savait plus où il irait pour ne pas interrompe ses cours. C’est alors qu’un ami, instructeur de Kenpo Karate, l’accueillit dans son petit dojo pendant quelques mois. Rémi et son ami regardaient ensemble pour voir à aménager un plus grand local. Pour ne pas faire compétition à son Hôte, en été de l’an 2000, Rémi fondait alors son équipe de kickboxeur et son entreprise d’enseignement du Kickboxing sous le nom de « Division Kickboxing + ». Par contre, cette courte période hospitalière dura jusqu’au jour où son ami décida de ne pas déménager son dojo. Rémi reçu alors l’offre de s’installer dans les locaux d’une ancienne Église, là où était situé une Association jeunesse « les Rameurs sans frontières ».
En fin de l’an 2000, Rémi fit la rencontre de Michel Gouin. Ce dernier avait fait beaucoup parlé de lui dans l’histoire de la Boxe amateur du Québec des années 60 pour avoir remporté les « gants dorés », mais aussi pour avoir été le seul à avoir mit « K.O » un des plus célèbre criminel que le Québec ait connu, Richard « Le Chat » Blass. Peu de temps après, ce dernier, humilié, voulant sa revanche, infligea un coup de poignard à la jambe de Michel et fut arrêté, mais pour la victime c’était l’irréparable. À cause de la gravité de sa blessure, ce triste événement mit fin à carrière de champion. Maintenant entraîneur de Boxe, Michel et Rémi avait un intérêt en commun. Afin perfectionner sa technique de coup de poing, donc pour mieux enseigner le Kickboxing, Rémi demanda à cet ex-champion de lui faire l’honneur de devenir son entraîneur privé en Boxe amateur. Les mois passés en compagnie de ce sage homme furent philosophiquement et techniquement enrichissant pour Rémi.
Pendant un certain temps, il a participé à une période formations professionnelles afin d’obtenir son certificat d’entraîneur privé en conditionnement physique ainsi qu’une attestation en nutrition sportive, une en psychologie de l’obésité et une autre en prévention sportive. Cette période de formations intensives a durée quelques mois. Après cette période, Rémi a constaté qu’il devait quand même approfondir ses connaissances en la matière. Il a alors acheté un bon nombre de livres afin de pouvoir un jour créer son propre livre de formation. Sur ce, il s’est aussi procuré un ouvrage collégial sur l’introduction à la psychologie qu’il a très sérieusement étudié.
Au mois de février 2001, il était invité pour une entrevue d’une durée de une heure en simultanée par un animateur de radio FM. Ce dernier voulait faire connaître à ses auditeurs et auditrices la philosophie de Rémi à propos des arts martiaux et des sports de combat. Sur ce, il lui a posé une question à savoir si il était encore actif à la compétition. Après lui avoir répondu que cette partie appartenait au passé dans sa carrière, le doute est alors venu envahir son esprit. Même si il a participé à quelques compétitions et qu’il a amené quelques élèves en compétition, Rémi n’avait jamais vraiment été un adepte de cette facette sportive des arts martiaux. Chaque fois qu’il était « obligé » d’aller en compétition pour combattre ou pour amener ses élèves combattre, il y allait plus souvent qu’autrement à contre cœur. A ses yeux, la pratique du combat a toujours été dans l’unique but de mettre en application les techniques apprises, et non pour tenter de gagner des médailles ou des trophées de bois et de plastique. Par contre, après avoir écouté l’enregistrement de son entrevue, il se posait alors la question à savoir si il ne passait pas à côté de quelque chose, ou encore, si il n’était pas entrain de se mentir à lui-même. Rémi a d’ailleurs été le partenaire de combat de beaucoup de ses élèves ayant participé à des compétitions. Ayant, majoritairement le dessus sur la plupart des élèves en préparation (peu importe leur poids) qui, par la suite, devenaient des champions, il avait alors de fortes chances de devenir lui-même un excellent pugiliste.
Peu de temps après, en allant voir un galla de Kickboxing, les organisateurs ont alors annoncé officiellement la venue des Championnats Canadiens de Kickboxing Amateur. Ces derniers venaient ainsi de donner une raison à Rémi de mettre fin à son questionnement déclenché lors de l’entrevue radio quelques semaines plus tôt. Il s’est aussitôt inscrit. Les futurs Championnats Canadiens de Kickboxing amateur ramena ainsi le loup solitaire en entraînement intensif. Sa forme physique était à son meilleur, mais par contre, il avait quelques difficultés à cause d’une blessure aux épaules causée par une surcharge dans la pratique d'haltérophilie quelques mois auparavant. Ayant son école avec une bonne réputation de combattants en compétition, Rémi avait beaucoup à perdre si la préparation était négligée. Mais par contre, il n'avait jamais fait de combat de compétition en Kickboxing, et sa fiche était à zéro. Rien ne semblait le ralentir, il était comme « une vraie machine ». Ses épaules étaient de plus en plus douloureuses à l'entraînement, mais il était grandement déterminé. Donc, ayant dans son équipe son entraîneur de Boxe, son entraîneur en conditionnement physique ainsi que deux partenaires de combat et une spécialiste « ramancheuse » qu’il allait voir pour pouvoir remettre les choses en place afin de continuer l’entraînement, il s’était assuré de ne rien négliger.
Lors d’une journée d’entraînement dans un club de Boxe, Rémi constata qu’il y avait sur place plusieurs boxeurs enrhumés. Deux jours avant les championnats, il ressentit une faiblesse physique. Il s’avéra que cette faiblesse était un début de grippe qui s’attaqua ensuite aux poumons. Malgré cela, le petit loup ne déclara pas forfait et alla quand même se battre. Lors des éliminatoires des championnats, il dû encaisser plus de coup que dans ses habitudes, et ce, afin de se réserver de l’énergie et du souffle jusqu'à la fin du combat. Décision rendue, Rémi dû essuyer la défaite par un point et demi de différence d’avec son adversaire qui s’était quand même bien défendu face à l’agilité et la force de frappe du loup solitaire.
Quelques mois plus tard, l’annonce de la fermeture des locaux de l’Association des Rameurs sans frontières où était située l’Académie fit encore une fois bouger les choses. Au mois de février 2002, l’Académie Rémi Labrèche s’installe à St-Michel, tel était titré l’article publié suite à la première d’une série d’entrevues journalistiques par le journal de St-Michel. Rémi passait alors beaucoup de temps à enseigner et s’entraîner dans son académie. Après quelques temps, il a pris la décision de prendre une petite partie du local et se faire un petit loft pour y déménager ses effets personnels et vivre sur place.
Afin de tenter de se créer une fiche de combat en compétition et pour essayer d'obtenir de l'argent afin d'acheter de l'équipement supplémentaire pour son Académie, Rémi décide alors de se préparer pour un grand tournoi réunissant plusieurs styles dont la bourse au vainqueur est alors très alléchante. Dans la malchance, lors d'un combat avec un de ses élèves, il se foula sérieusement une cheville l'empêchant ainsi de continuer sa quête.
Quelques temps après l’ouverture de son académie, Rémi inclus l’enseignement du Combat libre dans ses cours de Gu Lang Do, donnant ainsi l’opportunité à son école d’être parmi les premières écoles au Québec à enseigner cette nouvelle discipline sportive qui, d’ailleurs, était devenu légale depuis peu mais qui était encore très controversée. Après avoir fait combattre un de ses élèves en combat de championnat professionnel, face à cette nouveauté, Rémi préféra alors se concentrer à l’enseignement sportif du Combat libre plutôt qu’à la compétition. Il prit fermement cette décision afin de laisser encore un peu plus d’années d’évolution faire mûrir ce sport et apporter une réglementation qui, idéalement, affichera une plus grande sécurité qui permettra la pratique de la compétition au monde amateur, donnant ainsi de meilleures chances pour tous ceux et celles qui veulent graduellement devenir combattant(e) professionnel(le).
Lors de son cheminement, Rémi eu un choix à faire sur la façon dont il devait amener la discipline et le traditionalisme dans le monde plus libre du Kickboxing et du Grappling de son académie. Ayant toujours pour importance l’aspect pacifique d’autodéfense de ses enseignements, c’était alors quelque chose qui devait être réglé afin que les bases de la voie qu’il avait créée fassent correctement grandir ce concept dans les années à venir. Dans le but de former et de faire le suivit de ses élèves d’une façon plus professionnelle, il termina alors l’écriture d’un premier livre de formation contenant plus d’une cinquantaine de sujets reliant entre autre la santé physique, la psychologie et la réglementation dans les arts martiaux et les sports de combat. Dans cette période d’évolution, à l’Académie Rémi Labrèche, il eu aussi l’instauration du terme « Gu Lang Do » un mélange de chinois et de japonais qui veut dire « La voie du loup solitaire ». Le loup solitaire avait enfin trouvé la traduction linguistique pour désigner la voie qu’il avait créée en 1997.
En juin 2003, Éric Tessier (un des premiers et plus fidèles élèves et amis de Rémi) obtenait le grade de ceinture noire accordé à un élève pour la première fois dans l’histoire du Gu Lang Do. Dans la malchance concernant certaines normes municipales de sécurité du bâtiment sur la rue St-Michel à Montréal, Rémi dû déménager son Académie dans un local qu'il trouva dans la ville de Laval. Par contre, par manque d’élèves causé par le déménagement dans une autre ville, après une année, en avril 2004, il dû fermer définitivement son Académie pour s’installer temporairement dans des locaux communautaires à Montréal.
Dans la même période, Rémi et un de ses élèves avait créé le site Internet Dojo 911, site annuaire informant les internautes sur ce qui se passe dans le monde des arts martiaux. Ensuite, lors de plusieurs recherches afin de trouver un local adapté pour enseigner son Gu Lang Do, il tombe alors sur une annonce de salles d’arts martiaux à louer à l’école d’arts martiaux Budokan. Il s’informe donc de l’endroit en question et, à sa grande surprise, elle était située juste à côté de l’école primaire où tout a commencé, là où la violence gratuite et l’intimidation venant de certains jeunes avait peut-être déclenché ce besoin pour Rémi d’enseigner une méthode efficace d’autodéfense pour que son prochain n’ai pas à vivre les terribles souffrances que d’être une victime. Il y installa donc son Gu Lang Do.
L’année 2005 fut une année assez chargée pour Rémi. En février, le Gu Lang Do fit sa première apparition télévisée lors d’une émission sur la santé physique et psychologique. Rémi était alors interviewé sur sa participation à la recherche et à l’aide apporté aux personnes souffrant du trouble obsessionnel-compulsif. En mars de la même année, le loup solitaire avait créé sur son site Internet le journal Dojo 911. Ce dernier informait les internautes de ce qui se passait dans le monde des arts martiaux et des sports de combat au Québec, offrant aussi d’intéressants articles sur le comportement humain. D’ailleurs, Rémi allait parfois d’école en école afin de créer des articles et prendre des photographies.
En avril 2005, ce passionné des arts martiaux et des sports de combat qui avait alors accumulé plus de 4000 heures d’enseignement, repris l’étude et la pratique du Ju-Jitsu japonais sous la supervision de Hanshi Robert Panneton, ainsi que d'autres études et pratiques supervisées en Judo et en Tae Kwon Do, et ce, afin de se perfectionner et de continuer à faire évoluer son Gu Lang Do. Dans cette même période, il instaura à son concept l’étude et la pratique du code du Bushido.
En octobre 2005, Rémi fut certifié d’une reconnaissance honorifique pour ses connaissances en Ju-Jitsu japonais incluant celles en Karaté et autres arts martiaux au grade de ceinture noire 3e dan par l'Organisation Jiu-Jitsu International présidée par le grand maître Robert Panneton 10e dan ainsi que par la WEBBS (World Élite Black Belt Society) et le Jokushin Ryu International présidés par le grand maître Bryan Cheek 10e dan. Dans la même période, Marc Lucien Delice obtenait le grade de ceinture noire accordé par Rémi à un élève pour deuxième fois dans l’histoire du Gu Lang Do. Et en décembre, Rémi ouvrait les bureaux du Dojo 911 dans Pointe-aux-Trembles et y installa son dojo pour enseigner son Gu Lang Do.
En avril 2006, le loup solitaire participait comme instructeur de Kickboxing lors du troisième séminaire de l'OJJIQ. Une vidéo (DVD) fût ensuite tournée afin de démontrer aux intéressés l'expertise technique des instructeurs présents. Quelques temps après, en compagnie de quelques élèves, Rémi décide de s'inscrire à un championnat de Kickfighting avec low kick. Lors de sa préparation intensive, sa cheville et ses épaules refont encore des siennes et, à sa déception, il doit encore déclarer forfait dans ses projets pour alors, se contenter d'être homme de coin pour ses élèves. Dans la même période, Philippe Emanuel Delice obtenait le grade de ceinture noire accordé par Rémi à un élève pour la troisième fois dans l’histoire du Gu Lang Do. En mai, Rémi reçu le titre d'instructeur régional de l'année en Mixed Martial Arts venant du Temple de la Rénommée Internationale (International Hall of Fame) de la World Head of Family Sokeship Council présidée par le grand maître Frank E. Sanchez 10e dan. Et en septembre, Sven Olaf Albers obtenait le grade de ceinture noire accordé par Rémi à un élève pour la quatrième fois dans l’histoire du Gu Lang Do.
En mars 2007, le Gu Lang Do célébrait ses dix années d'existence. Pour l’occasion, Rémi fut certifié d’une reconnaissance honorifique pour son concept et pour son titre de fondateur du Gu Lang Do par la Fédération Hoshinkido Hapkido Internationnale présidée par le grand maître Serge Baubil 9e dan, fondateur reconnu par le Gouvernement Coréen. En avril, le Gu Lang Do voit son apparition en Algérie dans l'école de Yoseikan Budo de Sensei Farid Ikache du village de Takerboust. Ce dernier étant en formation pour atteindre le grade de ceinture noire en Gu Lang Do devenait, par le fait même, le premier représentant du Gu Lang Do sur le continent africain. En mai, le Gu Lang Do partagea bénévolement un stage de la Division Self-défense qui dura plusieurs semaines dans une école de Tae Kwon Do de Montréal.
En septembre 2007, Rémi fermait les bureaux du Dojo 911 et son dojo dans Pointe-aux-Trembles pour économiser en partageant des plages d’heures de salles à multiples disciplines. Et en décembre, après deux ans d’étude, Rémi recevait son Diplôme de psychologie et travail social. Ces études ont d’ailleurs été entreprises dans un objectif de compréhension du comportement humain afin de permettre une approche humaine adaptée à la société d’aujourd’hui, aidant ainsi l’évolution de la philosophie du Gu Lang Do.
En février 2008, Rémi participait à une formation certifiée pour devenir officiel en Kickboxing amateur par la CKBAQ. Et en mars, Rémi et sa famille perdaient leur père Antonio Labrèche décédé des suites de maladie.
En début 2009, Rémi s’était installé avec ses classes de Gu Lang Do et de Kickboxing dans quatre établissements d’arts martiaux à multiples disciplines. Devant le fait que tout cela prenait des allures beaucoup trop commerciales, durant l’année il fusionna une à une ses classes en un seul établissement, soit l’école d’arts martiaux Budokan de Montréal. Adoptant toujours sa philosophie disant que « ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité » les classes de Rémi ne s’adressent plus à qui bon veux se divertir et se faire des beaux petits abdominaux, mais aux personnes qui désirent sérieusement évoluer en Gu Lang Do. D’ailleurs, il s’arrangea pour que ses heures de classes soient limitées à de petits groupes d’une douzaine de personnes chacun afin de conserver une complicité entre tous et d’offrir une meilleure supervision à chacun. En novembre, après plusieurs mois d’études, Rémi recevait son Diplôme de premier cycle en métaphysique (philosophie de la pensée positive et application de la méditation). Ces études ont été entreprises dans un objectif de perfectionnement du côté spirituel présent dans l’approche humaine du Gu Lang Do.
En 2010, Rémi célébrait fièrement mais humblement ses 25 ans d’expérience ainsi que ses 7000 heures d’enseignement dans le monde des arts martiaux et des sports de combat. En mars, après environ 6 ans d’activité, il ferma le site Internet Dojo 911 pour ainsi pouvoir consacrer plus de temps à l'écriture de ses livres.
En 2011, Rémi Labrèche créa l’Institut GLD. Par la Mission GLD, il développa aussi un nouveau programme national nommé « Cadeaux du ciel » venant en aide aux défavorisés de la société québécoise. En octobre, Kunthy Chhim obtenait le grade de ceinture noire accordé par Rémi à un élève pour la cinquième fois dans l’histoire du Gu Lang Do. Il est à noter que c’est la première fois qu’un élève du Gu Lang Do est gradué ceinture noire au programme supérieur d’évolution dans les trois divisons en même temps.
Tout au long de sa vie, Rémi a eu à vivre plusieurs aventures qui ont mis et qui auraient pu mettre sa vie en danger. Mais grâce en partie à ce qu’il a apprit dans les arts martiaux, il a automatiquement pu faire preuve de bon jugement et d’un certain courage. Ainsi, comme un Samouraï, il a été plus souvent qu’autrement, et sans hésitation, disponible pour aider son prochain. Il s’est souvent questionné sur le pourquoi que cela lui arrive aussi souvent. « Est-ce que c’est parce que la majorité des gens ne veulent rien voir, ou bien, qu’ils sont insensibles à aider leur prochain ? Est-ce que la majorité des gens sont aveugles par peur de déranger leur quotidien qu’ils croient sécuritaire ? Est-ce qu’ils ont trop peur des représailles ? »
Ainsi, pour répondre à ces questionnements, il s’est professionnellement intéressé au domaine du comportement humain. D’ailleurs, ses études l’on amené à bien comprendre ce que l’on appelle « l’effet du spectateur » ou « apathie du témoin », voulant qu’un individu a moins tendance à apporter son aide lorsqu’il y a d’autres spectateurs ou spectatrices sur les lieux d’un malheureux événement. Il est également conscient que plusieurs personnes ne peuvent pas agir à cause de problèmes physiques ou psychologiques. Mais par contre, il a de la difficulté à accepter le fait que certaines personnes qui auraient pu faire quelque chose (si minime soit-elle) restent « inertes » et ne font rien. « Comment peuvent-elles faire pour vivre harmonieusement avec la honte de n’avoir rien fait » se dit-il. Encore là, laisse-t-elles place à la honte ? C’est facile de trouver des arguments pour éviter la honte. A cause de cela, Rémi croit que la société perd grandement de sa valeur et la sécurité des gens s’amoindrit. Il dit souvent que chaque personne devrait se questionner à savoir que si un tel événement de danger ou de violence faisait d’elle ou de ses proches des victimes, aimerait-elle que personne ne bouge le petit doigt ? Comme le dit souvent Rémi : « Malheureusement, c’est dans les moments de crise que l’on constate les vraies valeurs de chaque personne. »
Par exemple, un soir, lors d’une tempête de neige, alors qu’il attendais pour traverser la rue, Rémi vit un homme à la course en direction d’un autobus qui était sur le point de repartir. En traversant la rue, cet homme c’est alors fait violement percuter par une voiture de taxi qui filait à toute vitesse. L’impact l’avait projeté à plusieurs pieds dans les airs. En voyant la scène, Rémi accouru aussitôt à sa rescousse. Couché au sol, dans la neige, cet homme était en état de choc. Le chauffeur de taxi est alors sorti de son véhicule. Nerveusement, il dit qu’il allait reconduire sa cliente et revenir par la suite, et il reparti aussitôt sans que Rémi ne puisse réagir ou dire quoi que ce soit. Rémi s’empressa alors de prendre son numéro de plaque et de le garder en mémoire. Tout en réconfortant et rassurant l’homme couché au sol, il demanda à une passante d’aller appeler le « 911 » afin de faire venir l’ambulance et la police. Même si la scène s’est déroulée rapidement, tout cela lui semblait une éternité. Un chauffeur d’une remorqueuse s’est alors arrêté pour l’assister et bloquer la rue, car en plein centre de cette rue Rémi et le blessé étaient loin d’être en sécurité. Pendant ce temps, l’autobus et ses passagers trop occupés pour offrir leur aide, partirent comme si rien n’était arrivé. Incroyable ! Les secours arrivés, Rémi s’empresse alors de donner le numéro de plaque aux policiers quand, derrière la scène, il aperçu le taxi en question et son fameux chauffeur. D’un cri, il alerta les policiers et, sans tarder, ils se sont dirigés vers le véhicule pour l’intercepter.
Quelques années plus tard, un jour, il y eut un incendie dans le sous-sol d’un immeuble abritant une soixantaine de locataire en face du lieu où Rémi habitait. Voyant les flammes sortir violement des fenêtres du sous sol de cet immeuble, et apercevant quelques personnes qui essayaient de l’éteindre avec des seaux d’eau, il dit alors à sa copine d’appeler rapidement le 911 et, de son côté, il partit offrir son aide. Sur place, les gens étaient tous affairés à arroser l’incendie et à sauver le matériel, mais personne n’avait pensé à faire évacuer les êtres humains encore à l’intérieur de cet immeuble alimenté au gaz. Réalisant qu’une explosion pourrait survenir à tout moment, sans perdre de temps Rémi entra dans le vestibule et appuya sur toutes les sonnettes. Par la suite, il frappa à toutes les portes pour être certain que tout le monde soit alerté et être aux aguets d’évacuer rapidement. Une fois les pompiers sur place, l’incendie qui n’a pas encore causé trop de dommage fût vite maîtrisée. Étrangement, certaines personnes avaient l’air furieuses après Rémi de les avoir dérangés.
Peu de temps après, lors d’une promenade en automobile avec sa copine et ses filles, Rémi aperçu un véhicule accidenté hors de la route et il y avait de la fumée qui sortait du devant semblant alors être en danger de prendre en feu. Sans hésiter, il alla rapidement offrir son aide (encore une fois, il y avait beaucoup de spectateurs mais aucun volontaire). À l’intérieur du véhicule, il y avait deux femmes âgées à demies inconscientes avec les coussins gonflables gisant devant elles. Avec l’aide d’un autre volontaire ayant par la suite suivit son initiative, ils ont délicatement sorti les dames en les éloignant du véhicule. Par la suite, en attendant les secours, Rémi a demeuré sur place rassurant psychologiquement une des deux dames en la prenant dans ses bras car elle était en état de choc.
Lorsque les secours sont arrivés, un jeune policier est venu vers lui et la victime. Il demanda à Rémi si il était impliqué dans l’accident. Rémi lui explique alors qu’il était là pour aider. Étrangement, tout ce que le policier a trouvé à dire c’est « bon, allez, circulez ». Cet individu a alors questionné la dame, et ce, sans compassion comme si les événements étaient le sujet d’une simulation sur un appareil électronique qui n’a pas d’âme. Rémi trouvais son attitude désolante et déshonorante à la profession car il a plusieurs ami(e)s dans la police et de telle attitudes adoptées par certains individu comme ce policier, viennent ainsi entacher leur propre réputation. Encore une fois, l’ensemble de la situation impliquant plusieurs personnes plus ou moins victimes de l’effet du spectateur ainsi que l’attitude procédurale manquant d’humanisme décevait énormément Rémi.
Autre exemple, un soir, Rémi décide d’aller au cinéma voir un film en solitaire. À la sortie du cinéma, il part prendre l’autobus afin de revenir chez lui. Destin le voulant ainsi, l’arrêt était à l’endroit même où, près de 20 ans plus tôt, il avait été lâchement attaqué par un gang de rue armé de couteaux et de pistolets. Une fois l’autobus arrivé à l’arrêt, les personnes présentes s’apprêtaient à entrer. Mais là, il y avait un gang de jeunes délinquants sans scrupule qui sont alors venus tenter de passer devant tous le monde afin d’éviter de faire la queue. Étant au début de la file, Rémi a rapidement barré leur chemin, pour ainsi, laisser passer les autres personnes devant lui, ce qui ne faisait pas l’affaire de ce gang qui dû s’armer de patience face à sa détermination. Une fois à l’intérieur, il a été s’asseoir à côté d’un jeune homme qui, l’ayant vu agir, ses mis à raconter ses exploits face à des délinquants, lui expliquant qu’il en avait mis plus d’un au tapis et patati et patata.
A quelques arrêts plus loin, une douzaine d’autres jeunes sont soudainement venus forcer l’entrée de l’autobus, bousculant ainsi les passagers en ayant comme objectif d’aller frapper un autre jeune présent avec sa copine. Les coups de pieds et coups de poing virevoltaient dans la direction de leur cible et accrochaient les gens qui étaient dans leur trajectoire. Rémi se leva rapidement afin d’intervenir et disperser cette foules de jeunes indésirables qui ne se souciaient point des enfants, des personnes âgées et des autres en les bousculant brutalement. Rémi avait les yeux qui scrutaient les moindres mouvements de chacun d’eux pour ne pas que, hypocritement, il se fasse frapper par derrière, ou pire, qu’il se fasse poignarder. Sans qu’il eu à faire acte de violence, mais uniquement en faisant pression sur eux en compagnie de quelques femmes présentes, les jeunes sont alors sortie de l’autobus en criant et sautant partout comme de réels animaux sauvages. Rémi s’est alors dirigé vers le chauffeur pour voir si il allait bien et si il était en état de continuer sa route.
Tout à coup, un type bien musclé se leva violement, et probablement pour impressionner sa petite amie, se dirigea vers l’extérieur crier des bêtises aux jeunes délinquants qui étaient déjà rendu assez loin. Rémi, loin d’être impressionné par ce « Roméo » devant sa « Juliette », retourne alors s’asseoir à côté du jeune homme qui demeurait étrangement bouche bée et sans commentaire. N’était-il pas un ancien héro ? Et là, un autre type se leva violement, un peu tard pour intervenir, et sorti de l’autobus crier des bêtises, frapper une poubelle à coup de pied et ensuite, courir en direction de l’endroit où les jeunes s’étaient dirigés. Mais bon, pauvre type, il était un peu tard pour se réveiller, l’action était déjà passée. Quelle belle bravoure qu’ont certains citoyens aux gros bras se disait Rémi qui réalisait qu’il avait été assisté de femmes courageuses sans qu’aucun homme ne bouge le petit doigt. Ha oui, c’est vrai, il y a des risques de se faire poursuivre en justice…
Dans cette même ligné de mésaventures contre la violence en milieu urbain, une journée, par la fenêtre de son bureau, Rémi entendit d’étranges détonations. Jetant un coup d’œil par la fenêtre, il aperçoit un jeune homme probablement dans le début de la vingtaine avec en main une arme à feu (pistolet). Ce type était entrain de vérifier son bon fonctionnement. À savoir pourquoi, là était les inquiétudes de Rémi. Sans avoir le temps de réfléchir à savoir si dès lors, il appelait la police, il parti rapidement à sa poursuite, mais lorsque qu’il était arrivé à l’extérieur de l’édifice, le type n’était déjà plus dans les environs. De prévenir la police aurait pris trop de temps, alors Rémi n’avait pas de temps à perdre et alla tenter de retrouver le type dans les dépanneurs et commerces du secteur là où un vol pourrait être fait.
Quelques minutes après, il aperçoit un jeune homme qui correspond assez bien au profil de celui qu’il avait aperçu de la fenêtre de son bureau. Toujours conscient que quelque chose de grave venant de cet individu pourrait survenir mettant en danger la vie de citoyens, il décide alors qu’il était plus que préférable de le suivre. Dans une complète discrétion, mais prêt à intervenir, telle une ombre, Rémi marchait vraiment très près de lui car il est conscient que c’est plus facile de désarmer un individu de près que de loin. Il songe alors que c’est peut-être aujourd’hui que sera sont « moment de vérité », que c’est peut-être son heure et, étrangement, il demeurait calme et prêt, mais vraiment prêt à intervenir. Il épiait tout les faits et gestes du type en question. Ce dernier entra alors dans un centre de loisir pour se diriger vers la réception. Toujours prêt à intervenir, Rémi songeait aux tueries que certains individus ont fait dans les écoles de Montréal. N’ayant pas l’air content des renseignements reçus à la réception, l’individu s’est mis à cracher au sol, pour ensuite, d’un air frustré, se rediriger rapidement vers la porte de sortie. Par ses gestes violent, Rémi songe alors c’est là que ça va se passer. Sans qu’il réalise que Rémi était sur ses pas, l’individu franchis la porte menant vers l’extérieur et alla s’assoire dans une cabine d’autobus.
Profitant de cet instant, Rémi compose alors le 911 sur son téléphone cellulaire. La réceptionniste du 911 le transfert rapidement aux policiers afin qu’il leur donne la description de l’individu. Ayant un poste de cartier non loin, les policiers avaient une chance de survenir très rapidement sur les lieux. Tout à coup, Rémi aperçu plusieurs jeunes sur le point de sortir du centre. Pour éviter qu’ils aillent à l’arrêt d’autobus, donc pour éviter un drame dans une possible fusillade lors de l’intervention des policiers, il a alors cru bon de les garder à l’intérieur du centre. Arrivés sur les lieux, les policiers ont rapidement interceptés l’individu qui, avec plusieurs pistolets pointés dans sa direction, n’offrit aucune résistance. Il avait bien une arme qu’il dissimulait dans son sac à dos.
Dans toute cette série d’aventures et de mésaventures, Rémi a dû passer au travers un problème bien particulier. En 1995, suite à de grands changements dans sa vie, des besoins de sécurité l’amenant à tenter de prévenir quelconque événement malheureux dû au hasard, ainsi que des besoins de contrôler la propreté et l’état de son matériel, sont alors venues lui pourrir l’existence pendant presque dix années. Les comportements préventifs qui pouvaient être interprétés comme une définition de sa personnalité, tournaient alors à l’obsession incontrôlable remplie de compulsions, de rituels et de manies qui lui faisait faire de la vérification physique et mentale ainsi que des actes à la recherche de la perfection en la prévention qui prenaient alors des allures plutôt irrationnelles. Chaque jour, il tombait dans des tourbillons de vérification. Il cherchait à tout contrôler, mais il n’arrivait même plus à se contrôler. C’était vraiment très épuisant. Il avait honte de ses comportements et il a ainsi développé la peur du mépris car il savait que cela n’était pas normal.
À la fin de 2003, grâce en partie à un ouvrage sur le trouble obsessionnel-compulsif, il a alors découvert la raison de sa souffrance. C’était donc un problème psychologique connu. Cela lui faisait chaud au cœur de savoir que des scientifiques étaient à la recherche d’une solution au problème, donc qu’il n’était pas le seul qui vivait une telle souffrance face à ce désordre. Avec un intérêt naturel pour la psychologie, il décidait alors d’y consacrer beaucoup plus de temps. Ayant peu de moyen financier pour demander de l’aide régulière d’un psychologue, après une séance qui lui avait coûtée le prix son épicerie du mois, il avait alors pris la décision de participer à des thérapies de groupe pour les personnes anxieuses offert par un organisme québécois appelé « Phobies-Zéro ». Voyant que son trouble obsessionnel-compulsif (communément appelé le TOC) avait une particularité psychologique qui différait en plusieurs points des autres personnes anxieuses présentes, après quelques mois de fréquentation, malgré le fait qu’il aimait et qu’il avait, grâce à ses connaissances en psychologie, une facilité d’aider les personnes qui souffraient d’anxiété, il perdit alors confiance en la possibilité de sa guérison et ainsi, il abandonnait le groupe. Après deux mois d’absence, il décidait alors de ne pas se laisser aller et de revenir pour continuer à aider les personnes souffrants d’anxiété.
Après s’être porté volontaire, il débutait comme animateur de ces thérapies de groupe de soutien traitant d’anxiété. Par la suite, afin de s’aider personnellement à comprendre et combattre ses comportements causés par le TOC, il s’est introduit dans des recherches et études intensives en psychologie ainsi que l’écriture d’un important ouvrage. Dans cet ouvrage, il a aussi rédigé une brève autobiographie relatant la présence du TOC dans sa vie qu’il a écrit afin de décrire la façon que le TOC peut ravager l’intérieur de l’esprit mais aussi afin de faire une investigation psychologique pour tenter d’y trouver les indices pouvant mener à la source responsable de son trouble.
Lors de son cheminement pour un mieux être, Rémi a volontairement essayé toutes sortes de possibilités cognitives et comportementales, et cela lui a alors permis de trouver des indices intéressants afin de réussir à reprendre le contrôle de sa vie. D’ailleurs, pendant ces expérimentations qui ont graduellement pris la forme d’une psychothérapie autonome, il a eu à faire face à beaucoup de souffrance, mais aussi à des résultats étonnants. Malgré la souffrance, il était ainsi prêt à se sacrifier car il était convaincu que, de cette façon, il allait enfin parvenir à se rapprocher de la source et l’explication de cette problématique qui fait souffrir plus de 3% de la population. Comme on dit : « Qui risque rien, n’a rien ! ». Il n’avait pas tort ! Grâce à ses trouvailles, son état s’est grandement amélioré. Cela fut donc les fondations de ce qu’il a un peu plus tard nommé la « toc-thérapie ».
En été 2004, il participait à un journal d’aide en faisant son tout premier témoignage public pour une revue nommée « l’Express ». À la fin de cette même année, en compagnie de Phobies-Zéro, Rémi fondait alors un groupe d’entraide (thérapie de groupe de soutien) spécialement pour les personnes atteintes du trouble obsessionnel-compulsif. Un mois plus tard, il faisait un deuxième témoignage sur son TOC qui fût présenté avec photos dans les premières pages d’un quotidien très populaire de la région de Montréal (Le journal de Montréal). Au début de l’année 2005, il a été interviewé en tant que témoin et consultant pour expliquer les aspects de la problématique du TOC, et ce, par plusieurs médias (journaux, magazines et télévisions) incluant une entrevue faite à l’émission « Une pilule, une petite granule » diffusée sur la chaîne de Télé-Québec, et aussi d’une autre lors d’une émission spéciale nommée « RDI 10 ans » diffusée sur la chaîne de télévision de Radio Canada et vue en simultané par plusieurs milliers de téléspectateurs et téléspectatrices.
Ainsi, par son Gu Lang Do, la mission de Sensei Rémi Labrèche a principalement pour but d'offrir à ses membres une certaine connaissance générale permettant d’atteindre une bonne maîtrise de soi, un éveil de conscience au niveau social et spirituel, une meilleure santé physique et psychologique, ainsi qu’une grande capacité en autodéfense permettant une meilleure sécurité personnelle. En adoptant ainsi un mode de vie plus sain et sécuritaire amenant alors une meilleure résistance au stress et à la maladie, cela pourra d’ailleurs aider psychologiquement la personne participante à atteindre une force de caractère idéale à réaliser ses objectifs de vie, ce pourquoi Sensei Rémi encourage les régions défavorisées à adopter son concept pédagogique.
À suivre…
DESCRIPTION DU GU LANG DO
Gu = Solitaire / Lang = Loup / Do = Voie
Créé par Rémi Labrèche, au Québec, en 1997, le Gu Lang Do qui se traduit par « La voie du loup solitaire » est une voie pédagogique basée sur une synthèse scientifique de plusieurs des meilleures techniques, principes et stratégies logiques et réalistes provenant de plusieurs arts martiaux et sports de combat. Le Gu Lang Do qui se présente d’abord comme un concept d’autodéfense de haut niveau, est aussi une philosophie de vie aidant la préservation de la santé physique et de la santé mentale tout en élargissant le champ de connaissance de soi.
Ainsi, afin d'atteindre un tel objectif de préservation et d’évolution, il devient essentiel de voir à étudier plusieurs facettes de la science du corps et de l’esprit humain, et ce, tout en adoptant de bonnes habitudes en matière de santé physique et de santé mentale. Il faut aussi voir à la protection de son corps et celui de ses proches en faisant l’étude d'un système d'autodéfense efficace contre tous les types d’agresseurs. Sur ce, le Gu Lang Do est ainsi constitué de l’étude et la pratique d’un ensemble de techniques pouvant aider la personne à faire face aux agresseurs qui utilisent le combat rapproché à main nue comme à main armée, ainsi que pour les autres qui utilisent les attraits sportifs comme le Kickboxing, le Grappling et le Combat libre. Le Gu Lang Do est donc un système de formation très complet côté technique, mais il enseigne aussi, théoriquement, plusieurs facettes de la science du corps et de l’esprit humain incluant ; la physiologie, les principes de l’énergie et de la nutrition, la prévention dans l’activité physique, la relation d’aide, l’attitude en société ainsi que plusieurs autres sujets.
Question d’attitude, pour en comprendre le sens, il est important de récupérer une bonne partie ou une bonne base de ce dont nos ancêtres ont désiré nous laisser en héritage. Sur ce, par le code d'honneur chinois historiquement appelé « Vertus des guerriers faisant la guerre » qui, par la suite, fût adopté par les Japonais lui donnant le nom de Kyuba No Michi « La voie du cheval et de l'arc », pour enfin devenir le Bushido « La voie du guerrier » synthèse élaborée par le grand Samouraï et philosophe, Miyamoto Musashi, la personne pratiquante du Gu Lang Do apprend à cultiver les vertus enseignées par les anciens grands guerriers ; Honneur, Courage, Droiture, Respect, Sincérité, Compassion et Dévotion. Ces vertus d'évolution qui, pour plusieurs, sont méconnues, ignorées ou sous estimées, ont principalement pour but d'atteindre un meilleur niveau de maîtrise de soi et de comportement social exemplaire, préservant ainsi une paix intérieure et une meilleure qualité de vie.
Ce concept pédagogique n'a pas comme prétention de se faire valoir comme apportant une nouvelle méthode révolutionnaire. Malgré sa longue liste philosophique de l'attitude qui fut créée pour mieux pratiquer le Bushido, également, malgré son approche scientifique d'assimilation faisant de la base défensive un « réflexe » simple et logique, le Gu Lang Do ne fait pas exception aux autres concepts d'autodéfense, mais en réunis plusieurs des meilleurs éléments. Historiquement, de partout dans le monde, des techniques d'autodéfense ont été développées par divers maîtres pour former une prévention efficace face à d'éventuels agresseurs. Par la suite, certaines personnes pratiquantes se voyaient insécurisées face aux connaissances identiques qu'avaient leurs agresseurs. Alors, à leur tour, elles décidèrent de créer d'autres techniques pour faciliter et améliorer la prévention. Par exemple, le Ju-Jitsu japonais qui, jadis, avait été transmit à différents maîtres, eu sa transformation selon leurs différentes visions, créant principalement ; le Judo, l'Aïkido ainsi que le Jiu-Jitsu brésilien. Par la suite, ces concepts ont été codifiés à d'autres arts martiaux et sports de combat de partout dans le monde, toujours selon la vision des personnes pratiquantes. Que ce soit le Kung Fu, le Karaté, le Hapkido, le Tae Kwon Do ou des types de Boxe comme la Boxe anglaise, la Boxe française, la Boxe thaïlandaise ou encore, de différentes formes de Lutte, chaque maître voulant partager sa propre vision conceptualise ainsi ce qui permettra de créer une sécurité et une prévention efficace.
Au milieu du vingtième siècle, la venue d'une société mondialement plus accessible, créa une possibilité d'échanges plus diversifiés. Les arts martiaux ont aussi été le sujet de ces échanges, amenant ainsi une vague de concepts modernisés axés sur l'efficacité au combat, comme c'est le cas pour le Sambo, le Jeet Kune Do, le Krav Maga, le Yoseikan Budo ainsi que beaucoup d'autres incluant le Gu Lang Do.
Le Gu Lang Do qui fût reconnu officiellement dans le monde des arts martiaux lors de la célébration de ses dix ans d’existence, a d’ailleurs beaucoup de bagages et d’histoires dans ses fondations. Son fondateur, ayant vécu une enfance « empoisonnée » d’intimidation et de violence venant de la part de jeunes agresseurs, en 1985, débutait son expérimentation par la Boxe anglaise, suivit du Tae Kwon Do coréen, du Karaté japonais, du Kickboxing américain ainsi que plusieurs autres études en arts martiaux et en sports de combat. Suite à la prise de conscience que la popularité montante des arts martiaux et sports de combat mixtes avait créée, pour ainsi dire, une vague d'insécurité psychologique chez les adeptes d'arts martiaux traditionnels, celui que l'on surnomme « le loup solitaire », créa alors son concept d’autodéfense de haut niveau à partir de plusieurs des meilleures techniques, principes et stratégies logiques et réalistes provenant de plusieurs arts martiaux et sports de combat. Par la suite, Rémi Labrèche fit évoluer son Gu Lang Do en étudiant la science du conditionnement physique et celle de la psychologie de même qu’en s’initiant au Jiu-Jitsu brésilien et au Ju-Jitsu japonais ainsi qu’au Muay Thai thaïlandais et, bien entendu, au Combat libre. Alors, comme ce fût le cas pour l'évolution des concepts modernisés, à son tour, le loup solitaire codifia scientifiquement le tout sans discrimination tout en adoptant et respectant certains principes pédagogiques traditionnels. Parmi ces derniers, il y a le système de ceintures, la pratique de certains saluts et rituels traditionnels et le code du Bushido adapté au monde moderne. Cet ensemble pédagogique amène ainsi une préservation des bonnes manières étant un langage qui démontre que l'on a du respect pour soi et pour son prochain. Ainsi, c’est en ayant comme principal objectif d'utiliser tout ce qui permettra d'évoluer adéquatement que le Gu Lang Do prit sa place dans ce vaste inventaire de concepts venant de partout dans le monde.
Ainsi, par son Gu Lang Do, la mission de Rémi Labrèche est principalement dans un but d'offrir à ses membres une connaissance générale des méthodes de combat pour une meilleure capacité d’autodéfense, mais également, la science du corps et de l’esprit humain afin de mieux se connaître pour pouvoir vivre une vie en santé. En adoptant ainsi un mode de vie plus sain et sécuritaire amenant ainsi une meilleure résistance au stress et à la maladie, cela pourra d’ailleurs aider psychologiquement la personne participante à atteindre une force de caractère idéale à réaliser ses objectifs de vie, ce pourquoi Rémi encourage les régions défavorisées à adopter son concept pédagogique.
En ce qui a trait aux arts martiaux traditionnels, nous pouvons constater que l’évolution de la société et des sports de combat amène logiquement un besoin d’ajustement ou de modification qui, malheureusement, entre souvent en conflit d’avec la philosophie de base des anciens fondateurs. A cause de cela, la voie du fondateur est tellement modifiée ou transformée de façon sportive, que l’on n’y retrouve plus vraiment la forme ou le but anciennement voulu. Nous savons que les traditions, pour se nommer ainsi, doivent alors être respectées dans l’authenticité la plus complète. À moins de besoins essentiels d’ajustements face à la sécurité préventive des risques de blessures au niveau physique lors des exercices, les arts martiaux traditionnels doivent alors, et avant tout, respecter la voie que leurs fondateurs leur ont donné. Malgré la mort physique du grand maître fondateur (si il y a lieu), les héritiers, pratiquants et diffuseurs, doivent grandement respecter ce qui a été créé afin de continuer la voie jadis partagée par son sage créateur. Si quiconque veux modifier cette voie, il doit alors faire en sorte de se démarquer autrement que du nom déterminant la voie que le fondateur avait choisit pour démontrer sa vision. C’est pour cette raison qu’il existe des milliers de voies divisées dans les principales catégories suivantes ; Kung-Fu, Kempo, Ju-Jitsu, Karaté, Hapkido et autres incluant les styles hybrides modernes. Le Gu Lang Do respecte tous les arts martiaux et les sports de combat car, sans leur présence, il n’en serait rien de la technique d’autodéfense de ce concept. D’ailleurs, les écoles d’arts martiaux traditionnels et les clubs de sports de combat peuvent intégrer une division de Gu Lang Do afin de pouvoir évoluer et, en même temps, respecter la voie traditionnelle ou sportive qu’ils ou elles ont choisit.
La science du Gu Lang Do se partage donc en diverses pratiques techniques spécialisées en trois divisions : Division Kickboxing, Division Grappling et Division Self-défense. Ainsi, les pratiquant(e)s peuvent (selon l’école) choisir et évoluer dans un apprentissage technique (une ou plusieurs divisions) qui les intéresse personnellement.
Active depuis l’année 1999, la division Self-défense enseigne un ensemble de plusieurs des meilleures techniques simples et réalistes utilisables pour se défendre venant en partie du Ju-Jitsu Japonais, mais aussi de concepts d’arts martiaux et de sports de combat tels que le Krav Maga, le Jeet Kune Do et autres. Le désarmement et la gestion psychologique par simulations ainsi qu’une bonne mise en forme font aussi partie de cette division.
Active depuis l’année 2000, la division Kickboxing enseigne une méthode de combat sportif très complet au niveau du conditionnement physique et qui utilise plusieurs des meilleures techniques et stratégies de la Boxe anglaise, du Karaté, du Tae Kwon Do, de la Savate et du Muay Thai. Ainsi, en combat debout, cette division met surtout l’accent sur les combinaisons de coups de poing, de coups de pied, de coups de coude et de coups de genou.
Active depuis l’année 2002, la division Grappling étant aussi très complète au niveau du conditionnement physique, enseigne une méthode de combat sportif qui se travaille en grande partie au sol. Cette dernière est scientifiquement basée sur un ensemble de plusieurs des meilleures techniques et stratégies du Judo, du Jiu-Jitsu, de la Lutte et du Combat libre au sol. Cette division met donc l’accent sur les clés articulaires, les étranglements ainsi que les mises au sol et la frappe au sol.
Ainsi, plus la personne participe et évolue dans plusieurs divisions et plus elle devient complète dans le Gu Lang Do. D’ailleurs, Rémi Labrèche crois grandement que pour évoluer adéquatement dans le domaine des arts martiaux et des sports de combat, il faut alors être en mesure de détenir une connaissance et une pratique générale de plusieurs techniques, principes et stratégies de combat ainsi que ce qui entoure la science du corps et de l’esprit humain. Sur ce, en plus des trois divisions plus haut mentionnées, il a aussi créé une formation professionnelle spécifiquement pour les futurs enseignants et futures enseignantes désirants obtenir d’importantes connaissances dans le domaine en question, et ainsi, être certifiées en technique de l’enseignement pour les arts martiaux et les sports de combat. Afin que la diffusion de cette formation soit possible à l’échelle Internationale, elle est aussi offerte par correspondances sur Internet en incluant la technologie d’échanges de vidéos pour des fins de correction et d’évaluation. Cela est d’ailleurs un atout important pour les personnes qui pratiquent des sports de combat ne comportant pas de grade ou de certification. Une fois de plus, la science et l’enseignement offert par Rémi Labrèche demeure une importante référence dans le domaine.
Ayant fait des études professionnelles dans le domaine de la psychologie sociale, Rémi Labrèche comprend bien l’impact positif qu’ont les arts martiaux et les vertus des anciens Samouraïs correctement enseignées dans la société. Alors pour aider à la sauvegarde, la pratique et la diffusion d’information en la matière et pour aider les personnes pratiquantes à prendre conscience de l’importance d’aider son prochain, ce dernier a alors créé la « Mission GLD ». Cette dernière offre donc différents programmes d’aide autant à l’échelle nationale que internationale.
En effet, car au niveau national, Mission GLD est sensibilisé par la présence des défavorisés de la rue encore présents dans une société de « prospérité » où généralement tout le monde a la chance de se voir aider par les différents programmes gouvernementaux. Mission GLD a donc mis en place un programme spécial nommé « Cadeaux du ciel ». En premier lieu, ce programme encourage les organismes québécois venant en aide aux défavorisés en achetant des livres provenant de leurs ventes de charité. Ensuite, lorsque les gens achètent les livres que Rémi Labrèche revend par son entreprise « Aubaines et Liquidations Samouraï », 25% du montant total par livre vendu est automatiquement réservé afin d’aider à financer ce programme d’aide aux défavorisés. Grâce à Cadeaux du ciel, des sacs cadeaux (pouvant contenir nourriture, vêtements chauds, articles d’hygiène, etc.) sont alors directement et discrètement distribués tout les mois à des gens défavorisés choisit au hasard dans la société québécoise. Des gens malheureux pour qui la malchance ou la maladie est venue les mettre à la rue. Des gens qui ne peuvent point s’accrocher à du positif car même le positif semble les avoir oublié. Le but de la Mission GLD par ce programme d’aide aux défavorisés est donc d’offrir un brin de positif à ces pauvres gens afin de changer au moins une de leurs tristes journées.
Mission GLD comporte aussi un programme d'aide international d'étude par correspondance de la science du Gu Lang Do offert aux écoles défavorisées participantes qui enseignent les arts martiaux et/ou les sports de combat. Ce programme à donc pour but de permettre la distribution de matériel pédagogique qui sera offert gratuitement dans des régions où les ressources financières, le soutien technique et l’encouragement aidant au suivit et à l'évolution dans l’étude et la pratique des arts martiaux et des sports de combat sont loin d'être aussi disponibles qu’en Amérique du Nord.
En conclusion, nous pouvons ainsi constater que la création d’un concept d’arts martiaux n’est pas seulement une histoire de techniques de combat mais bien une complète pédagogie d’évolution pour la personne pratiquante. On peut d’ailleurs noter que, malgré une longue liste de concepts créés partout dans le monde, peu se développent et qui perdurent avec les années. Sensei Rémi Labrèche pour sa part figure parmi les 25 premiers fondateurs canadiens de concepts « officiels » d’arts martiaux et/ou de sports de combat créés au vingtième siècle. Il figure également parmi les 5 premiers fondateurs natifs du Québec à avoir créé un concept original qui se soit établi internationalement. Un travail continu et une intense persévérance est donc nécessaire pour qu’un concept puisse devenir décennies après décennies une voie que plusieurs emprunterons en faisant ainsi honneur aux anciens Samouraïs.
Sensei Rémi a créé et dessiné son emblème ou logo du Gu Lang Do dans une philosophie bien précise. En premier lieu, en observant dans le haut, au centre, nous pouvons y distinguer la fleur de lys, figure naturelle, symbole de la Foi chrétienne faisant partie intégrante de ce concept. Ce symbole démontre également que le Gu Lang Do a pris forme dans la province de Québec, qui elle, a la présence de quatre fleurs de lys séparés d’une croix blanche sur son drapeau. Derrière la fleur de lys, nous avons l’entrée traditionnelle à la japonaise désignant le chemin qui mène au Dojo. De chaque côté, nous avons les deux adeptes protecteurs du Dojo qui démontrent leur habileté technique en coup de pied. À l’intérieur du premier cercle, il y a les signes du Yin Yang qui sont dessinés différemment du côté gauche et du côté droit, car les deux réunis ou superposés forment un tout. Au tour du centre, il y a le médaillon en forme d’engrenage qui démontre philosophiquement que tous les styles ou concepts (maillons) réunis sont utiles à perfectionner le tout et rendre l’unité fonctionnelle, car l’union fait la force. Le loup solitaire, pour sa part, est le totem du Gu Lang Do, tout comme celui des archanges. Il désigne également le Samouraï qui ne dépend que de lui-même pour survivre à l’agression des forces du mal, mais également l’animal dont on peut percevoir le profil en suivant les contours territoriaux des terres du Québec.
CURRICULUM VITAE DE RÉMI LABRÈCHE
Il est le fondateur du concept pédagogique d’évolution en arts martiaux et en sports de combat qu’il a nommé Gu Lang Do (La voie du loup solitaire).
Il a débuté l’étude et la pratique des arts martiaux et des sports de combat en 1985 par la Boxe et ensuite le Tae Kwon Do, pour plus tard, continuer son évolution par la pratique du Karaté en devenant ainsi aide instructeur en 1992, et ce, tout en débutant la pratique du Kickboxing. En faisant l’étude et la pratique libre du Ju-Jitsu et du Jeet Kune Do, il a alors créé le Gu Lang Do en 1997, et est devenu instructeur dans sa première école en 1999.
Il a participé à un grand nombre de combat et a été entraîneur de plusieurs combattant(e)s en compétitions de Kickboxing amateur ainsi que pour d’autres combats de type full contact. Il a également été entraîneur professionnel en salle de musculation.
Il a été décoré et certifié en qualité d’instructeur régional de l'année 2006 en arts martiaux mixtes au Temple de la Renommée Internationale (International Hall of Fame) de la World Head of Family Sokeship Council présidée par le grand maître Frank E. Sanchez 10e dan.
Il est certifié d’une reconnaissance honorifique pour son concept et pour son titre de fondateur du Gu Lang Do par la Fédération Hoshinkido Hapkido Internationnale présidée par le grand maître Serge Baubil 9e dan.
Il est certifié d’une reconnaissance honorifique pour ses connaissances en Ju-Jitsu japonais incluant celles en Karaté et autres arts martiaux au grade de ceinture noire 3e dan par l'Organisation Jiu-Jitsu International présidée par le grand maître Robert Panneton 10e dan ainsi que par la WEBBS (World Élite Black Belt Society) et le Jokushin Ryu International présidés par le grand maître Bryan Cheek 10e dan.
Il est certifié au titre d’entraîneur en Kickboxing par la Corporation de Kick-Boxing Amateur du Québec et disciplines associées présidée par M. Pierre Breton.
Il est certifié au titre d’officiel (juge, juge de kick, chrono) en Kickboxing et Low kick par la Corporation de Kick-Boxing Amateur du Québec et disciplines associées présidée par M. Pierre Breton.
Il est certifié au titre d’entraîneur en conditionnement physique incluant des attestations en nutrition sportive, en prévention sportive et en psychologie de l’obésité par l’Académie E.C
Il est certifié en réanimation cardio-respiratoire par l’Urgence Médicale Code Bleu.
Il est certifié en techniques d’intervention par l’Intact présidé par Maître Yannick Grenon.
Il est diplômé en psychologie et travail social par l’Institut de formation professionnelle.
Il est diplômé en métaphysique (psychologie et spiritualité) par l’Institut international de métaphysique appliquée.
Avec 27 ans d’expérience, en 2012 il a atteint un total dépassant 7000 heures d’enseignement calculé depuis qu’il est instructeur.
Afin de perfectionner la création et l’évolution du Gu Lang Do, Sensei Rémi Labrèche a suivit les pratiques, cours, formations ou séminaires suivants :
Pratique supervisée de Boxe anglaise (1985).
Cours de Tae Kwon Do (1986-87 et 2005).
Pratique libre de Boxe anglaise et de Tae Kwon Do (1988-89).
Pratique supervisée d’haltérophilie (1988-89 et 2000-01).
Cours de Shorin Ryu Karaté (1990 à 1992 et 1996).
Pratique libre de Kickboxing (1992 à 2009).
Cours de Kenpo Karaté (1994).
Étude et pratique libre du Ju-Jitsu japonais (1995 à 1998).
Étude et pratique libre du Jeet Kune Do (1995 à 1998).
Séminaire en Kickboxing (1999).
Formation d’entraîneur en Kickboxing (1999).
Formation d’entraîneur en conditionnement physique (2000-01).
Formation en réanimation cardio-respiratoire (2000).
Formation en nutrition sportive (2000).
Formation en psychologie de l'obésité (2001).
Formation en prévention sportive (2001).
Formation en techniques d’intervention (2001).
Cours privés de Boxe anglaise (2001).
Pratique libre de Grappling, Lutte et MMA (2002 à 2009).
Cours de Ju-Jitsu japonais (2005).
Séminaires en Ju-Jitsu japonais (2005-06).
Cours privés de Judo (2005).
Séminaire en Jukoshin Ryu (2005).
Formation en psychologie et travail social (2005 à 2007).
Séminaire en Iaido (2006).
Séminaire en Grappling (2006).
Pratique libre de Muay Thai (2007 à 2009).
Formation d’officiel en Kickboxing amateur (2008).
Formation en métaphysique (2009).
Pendant deux années, il a été bénévole en tant qu’animateur d’une centaine de périodes de thérapies de groupe pour les personnes atteintes de troubles anxieux. Il a d’ailleurs été interviewé sur ce sujet ainsi que pour les arts martiaux et les sports de combat par divers médias dont, Radio Ville Marie, Radio Canada, Télé-Québec, Le journal de Montréal, Le journal Voir, Le journal de St-Michel, Le journal l’Oeil Régional et Le magazine Coup de pouce.
Sensei Rémi Labrèche est aussi auteur d’une formation professionnelle intitulée « Technique de l’enseignement pour les arts martiaux et les sports de combat ». Il est également auteur de plusieurs livres dans d'autres domaines tels que la psychologie et la métaphysique.